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  • Y a-t-il une véritable opposition en France ?

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    En débat sur Agoravox

    Depuis que la comédie-ballet, ou opéra-bouffe, qui sévit à l'UMP se déroule sous nos yeux éberlués par tant d'ambitions étriquées et médiocres affichés, par une telle déconnexion d'avec le « pays réel », par un tel cynisme et une absence totale d'intérêt pour le bien commun au fond.

    politique,opposition,ump,ps,udi,fn,effarement,faux-culs,hypocrisieAu début, tout cela faisait rire, maintenant, cela devient sinistre, pour la Droite, mais aussi pour ce qu'il reste de pratiques démocratiques en France. Il est inquiétant à ce propos, et suite à ce cafouillage, de lire, d'entendre ou de voir un peu partout mettre en doute la démocratie elle-même qui si elle est « le pire des systèmes est aussi le moins pire » pour reprendre l'expression de Churchill, démocratie se réduisant pour la plupart des citoyens hélas à des échanges de slogans manichéens et brutaux.

    Après tout ces épisodes tragi-comico-grotesques on peut se demander ce qu'il reste d'opposition réelle en France.

    On me rétorquera que cet imbroglio fait au moins quelques heureux, à savoir les opposants « anti-Sarko » compulsifs, parfois à la limite de l'obsession pathologique, qui s'en donnent à cœur joie pour se repaître de leur cible préférée depuis que celui-ci pose à l'arbitre, ne songeant même pas, on peut en être sûr, à la présidentielle de 2017 où il pourrait poser en sauveur de la Droite.

    Des petits indices montrent que l'UMP, en temps normal, quand les ambitieux feignent de ne vouloir se consacrer qu'au bien du pays, ils sont de toutes façons sur le fond de la politique à appliquer en parfait accord avec le PS sur les bases économiques et sociales, à savoir une politique libérale mâtinée d'un zeste de poudre aux yeux vaguement sociale, un européisme qui n'admet pas la contradiction.

    Cet accord de vues se constate également sur des points sociétaux comme le « mariage pour tous », contre lesquels il n'y a guère qu'une minorité au sein de ce parti qui s'élèvent contre.

    Des parlementaires PS, sénateurs et députés ont été jusqu'à regretter cet imbroglio qui empêche le petit jeu habituel de se dérouler, chacun jouant sa partition sans grande sincérité, à commencer par les anciens diplômés des « grandes » écoles qui choisissent leur « poulain » une fois leur précieux diplôme en poche pour s'assurer le succès de leurs ambitions personnelles et non par réelle conviction.

    Ce n'est pas qu'il soit anormal ou négatif que des politiques nourrissent celles-ci en soi, tant qu'ils pensent quand même un petit peu à l'intérêt collectif. Ce qui est si peu le cas depuis longtemps.

    L'opposition en France, et ce objectivement parlant, se situe chez les opposants à l'aéroport prévu sur le site de « Notre Dame des Landes » qui ont ridiculisé la « tentative » de dialogue du gouvernement Ayrault en répliquant par des exigences irréalisables mais rigolotes, comme demander que les ministres pédalent pour avoir leur propre électricité.

    J'aurais conseillé encore plus « durable », une turbine fonctionnant à l'autosatisfaction des politiques, ce qui aurait assuré une source d'énergie quasiment inépuisable. Ces opposants sont constitués de groupes hétérogènes, « autonomes » et radicaux divers, qui prennent le prétexte de l'« Ayraultport » pour mener une lutte plus idéologique que réellement écologiste, certains parmi eux étant « paysans » dans le coin de « Notre Dame des Landes » depuis quelques semaines tout au plus.

    Tout comme d'ailleurs les opposants « verts », issus d'EELV qui sont une opposition au gouvernement, ce qui est paradoxal, à l'exploitation du gaz de schiste en France qui ne veulent pas en entendre parler, y compris d'effectuer des recherches sérieuses pour en diminuer le coût écologique, non pas parce qu'ils sont amoureux de la nature, des fleurs et des petits oiseaux mais parce qu'ils sont depuis toujours non pas intégralement « verts » mais « vert pastèque », verts à l'extérieur, rouges à l'intérieur, plutôt rouges trotskistes voire libertaires.

    Rappelons que cette exploitation pourrait contribuer au sauvetage de l'économie bien mieux qu'un plan d'austérité fût-il assorti de quelques lignes concernant la croissance.

    A gauche, l'opposition réelle est essentiellement au Front de Gauche, parmi les partisans de Mélenchon et au PCF, dont on peut reconnaître le mérite de présenter un projet concret d'alternative à la politique sociale-libérale actuelle.

    Je ne peux que reconnaître le bien-fondé de certaines mesures économiques suggérées par ce projet entrainé en granpolitique,opposition,ump,ps,udi,fn,effarement,faux-culs,hypocrisiede partie par Jacques Généreux, qui tiennent du simple bon sens, et qui au fond ne relèvent ni de la droite ni de la gauche. Si ce projet a été critiqué à droite, ce qui fait partie du jeu, il l'a été aussi à gauche, enfin la gauche théorique, sociétale.

    A droite, on ne peut pas vraiment dire que l'UDI constitue une réelle force d'opposition puisque les bases idéologiques ou théoriques sont rigoureusement les mêmes. En se basant sur une clientèle de centre-droit, Jean-Louis Borloo et Rama Yade, et d'autres, Hervé Morin ou Pierre Méhaignerie, s'assurent une possibilité de poursuivre leur « carrière » dans un créneau jusque là -mal- occupé par François Bayrou, et ont vu, je pense, la farce jouée entre Copé et Fillon, comme une « divine surprise » précipitant l'afflux chez eux de déçus de l'UMP, de cette « droite honteuse » qui a peur d'assumer son identité.

    La seule opposition de droite radicale, c'est le FN, un peu plus encore depuis qu'il a été rejoint par d'anciens supporters de Chevènement dont Paul-Marie Couteaux ou Florian Philippot, qui voient là l'aboutissement d'une démarche logique, considérant que la vraie fracture politique actuelle est entre européistes libéraux et nationalistes, ou souverainistes.

    Là aussi, ils ont vu arriver des militants du parti « gaulliste » (ou supposé gaulliste) logiques avec leur volonté de « droitisation » du discours.

    Concernant le FN, il est notable de constater qu'il est heureux pour leurs adversaires que ce soit la famille Le Pen, qui considère le FN comme sa propriété, qui soit aux commandes, car dans le cas contraire, ce parti serait à 30%.

    Pour un passionné de politique, comme je le suis, qui adore la polémique et ce depuis longtemps, cette perte de nuances dans le discours politique et démocratique est effarant et me semble très dangereux, c'est un décervelage qui ne dit pas son nom et mène tout droit à l'arbitraire, et le pire est que nous nous y précipitons en courant...

    illustration du haut empruntée à ce blog

    illustratiotion du bas prise à cet autre blog