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  • Redonner leur place aux Lettres

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    Littérature, société, politique, art de vivre, amaury watremez enseignement, éducation nationale, lettresJ'ai plus travaillé cette série de textes sur la littérature que les autres ceux-ci faisant partie d'un mémoire présenté au MUCEM de Marseille

     

    La Littérature avait auparavant une place centrale dans la culture collective. Démocratisée, on la trouvait au guichet des gares voire même un temps dans des distributeurs dans le métro parisien. Les émissions littéraires à la télévision étaient des institutions permettant de propager les Lettres dans les foyers, et étaient suivies quasiment religieusement par une bonne partie de la population, de « Lectures pour tous » de Pierre Dumayet à « Apostrophes » de Bernard Pivot. Il était facile au téléspectateur de s'identifier à Pivot de par son physique de bon vivant, de « français moyen » selon le cliché, posant des questions faussement candides.

     

    Les livres de poche peu chers, peu encombrants permettaient à tout un chacun d'accéder aux Lettres qui n'étaient plus le privilège de quelques érudits, d'une élite socialement favorisée. Cela ne faisait pas de toute la population une population de lettrés mais les rendait familiers avec la Littérature même si ce n'était que de la « littérature de gare » à laquelle des auteurs ont su donner des lettres de noblesse, en particulier Frédéric Dard, Albert Simonin et le créateur de la « Série Noire » Marcel Duhamel, proche des surréalistes et ami de Prévert.

     

    Cette littérature particulière dont les descendants sont Marc Lévy ou Guillaume Musso était méprisée, désignée comme indigne par les élites justement tout comme la littérature dite « de genre » en général. C'était et c'est toujours un point de vue fortement réducteur car des auteurs comme Jean-Patrick Manchette dans son fameux Journal littéraire, dans ses « chroniques noires » ont montré que « le genre » évoquait plus sûrement les marges d'une société, les mouvements l'évoquant aussi bien que des traités très savants de sociologie plus scientifiques.

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  • Chroniques du réel – Subversion efficace du pédagogisme

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    école, chroniques du pays réel, éducation, Education Nationale, société, amaury watremezL'histoire vraie que je raconte ci-dessous montre combien les clichés sur les « jeûnes » sont abscons, combien aussi cette société est criminelle laissant leurs aspirations aux idéaux, à la culture souvent en friche volontairement. C'est mieux d'avoir des individus uniquement soucieux de leur dernier gadget électronique que des personnes véritablement capables de mûrir et remettre en question leurs certitudes et celles de leurs groupes, de leur ethnie, de leur religion. Et puis les encourager à réfléchir par eux-mêmes c'est aussi les encourager à se libérer de l'arbitraire de notre monde consumériste.

     

    Quand j'étais enseignant en Lettres et Histoire en enseignement professionnel, dans un lycée de « cités » d'Évreux, je devais ainsi que les collègues des autres matière mettre en œuvre un « machin » pédagogiste s'appelant le PPRE (ou Programme Personnalisé de Réussite Éducative). Comme le contenu de la chose était loin d'être clairement précisé, nous ne savions pas trop quoi en faire. L'une d'entre nous se dit alors que cela pourrait être l'occasion d'ouvrir les élèves à une association humanitaire. Nous aurions présenté quelque chose aux élèves les faisant sortir un peu du cocon de leurs préjugés.

     

    Ce serait au moins ça...

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  • Pédagogie de la réforme du collège

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    politique, école, éducation nationale, société, najat vallaud belkacem, collège, amaury watremezLa réforme du collège produit de nombreuses turbulences ces derniers mois parmi les enseignants et les parents d'élèves, sans que ceux-ci ne soient vraiment écoutés, sans que leur anxiété exprimée en particulier dans des grèves ne soit prise en compte. Encore une réforme ne servant à rien selon la plupart des observateurs. A droite on l'imagine parfois construite dans les cabinets noirs de l'anti-France, désirant la détruire par plus de laxisme et un nivellement par le bas de l'instruction publique assortis d'une pédagogie qui s'inspirerait de doctrines infernales et cosmopolites. A gauche d'aucuns accusent les financiers, les plus riches, les réactionnaires, les cibles habituelles.

     

    Les professeurs sont chargés de mettre en place à marche forcée une réforme que pour la plupart ils n'approuvent pas et sur laquelle ils n'ont pas été consultés alors qu'étant les premiers concernés. Ils se doivent de mettre en place les fameux EPI (ou Enseignements Pratiques Interdisciplinaires) censés favoriser la synergie entre les enseignants sans en comprendre le contenu, sans avoir été réellement formés excepté ceux sortant des ESPE (ex-IUFM) et encore.

     

    Et Najat Vallaud-Belkacem est chargée de tous les maux alors qu'elle n'est ni décisionnaire ni responsable de la réflexion menée en amont. Généralement on oublie également que la politique menée par l’Éducation Nationale est essentiellement budgétaire. Elle a pour but de diminuer les dépenses en pratiquant un « turn over » du personnel que Pierre Gattaz lui-même n'oserait rêver, en les payant des salaires parmi les plus bas d'Europe, en leur déniant la moindre reconnaissance. Certains professeurs contractuels (remplaçants) cumulent ainsi jusqu'à quarante-deux CDD en une quinzaine d'années sans que cela ne choque les syndicats ou les représentants du gouvernement.

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  • Le Mammouth a le dos large

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    éducation nationale, société, politique, école, rentrée scolaire, parents, enfants, élèves, amaury watremezLes mammouths étaient des animaux un peu lents, à poil long car frileux. Il était très difficile pour les hommes préhistoriques de les chasser car il était quasiment impossible de lui faire prendre une direction qu’il n’avait pas choisi. On avait beau le cribler de flèches, il continuait à se mouvoir longtemps, même lorsque son cadavre était enfin à terre agonisant. A chaque rentrée, le  « Mammouth » actuel, l’Education Nationale,  est malmené, les décisions des ministres successifs le dirigeant ou essayant de le faire raillées, moquées, conchiées.  On prétend en conséquence que cet animal préhistorique refuse d’évoluer vers le XXIème siècle.

     

    Il lui est reproché de ne plus apprendre grand-chose aux élèves à commencer par les fondamentaux, de ne plus transmettre de culture ou de valeurs ni même d’éducation basique.

     

    Les enseignants sont jugés trop laxistes, trop idéologues, pas assez engagés, trop zélés et trop indifférents. Ils sont perçus à droite comme les anciens « hussards noirs » de la République, ce qu’ils ne sont plus, et à gauche comme les garants des progrès de la société, ce qui n’est pas non plus leur rôle exclusif. D’aucuns se disent que c’était « mieux avant », avant les multiples réformes de l’enseignement débutant en 1977 avec la réforme Haby. Mais « avant » bien que les élèves sachent mieux lire et mieux compter, beaucoup étaient laissés sur le bord du chemin, les trop rêveurs, ceux qui n’étaient pas scolaires, inadaptés aux normes.

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  • Nouveau conte pédagogique du chat perché

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    Hommage modeste  à Marcel Aymé (les « contes bleus et rouges du Chat Perché) furent mes premières lectures de « grand »

     

    éducation nationale, société, ifum, espe, pédagogie, amaury watremezà propos de « la Ferme aux professeurs » de Fabien Vermorel aux éditions de Paris (livre à ce lien)

     

    Chaque année à la ferme, plusieurs poulets et poulettes rêvaient de connaître la gloire de devenir des bêtes à concours afin d'aller au Salon de l'Agriculture, de bons volatiles pouvant à leur tour ensuite apprendre aux petits poussins à gratter le sol de la basse-cour pour trouver de quoi se nourrir, à devenir de bons et gros poulets nourris au grain, le cuissot ferme et charnu, ainsi que de bonnes poules pondeuses consciencieuses dont le fermier serait content donnant des œufs au blanc bien blacn et au jaune bien jaune.

     

    Et qui sait ?

     

    De nouvelles bêtes à concours aux plumes éclatantes de santé récompensées d'une médaille par Monsieur le ministre de l'Agriculture lui-même.

     

    Ces poulets et poulettes se faisaient beaucoup d'illusions. Ils croyaient encore fort naïvement qu'ils s'agissaient de transmettre les connaissances de tous les sages volatiles présents bien longtemps avant leur naissance. Il s'imaginaient déjà pris en photo avec leurs classes de poussins, fier de tout ce qu'ils leur avaient appris. Foin de tout cela, ils déchantèrent bien vite quand ils virent arriver ceux qui avaient la tâche après tout honorable de les préparer à devenir de bons professeurs....

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  • La mixité sociale c'est toujours pour les autres...

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    2292-ART_300200_-L1-1036-L2-1036-3976_0.jpg?itok=ccY8S3R2Je vais sans doute te surprendre ami lecteur mais je trouve très pertinente, au moins en intention, au moins pour l'idée, la déclaration de Najat Vallaud-Belkacem sur l'importance de favoriser la mixité sociale en France. Il y a cependant, elle le reconnaît elle-même, dans notre pays une très grande hypocrisie parfaitement assumée quant à ce sujet, le mélange des milieux et des classes sociales dans les écoles, ou ailleurs :

     

    Tout le monde trouve cela très bien mais à une nuance près, c'est très bien pour les AUTRES et pour les ENFANTS des AUTRES. Dans tous les autres cas, c'est une mesure que d'aucuns n'hésiteront pas à comparer aux décisions du « sublime leader » nord-coréen, c'est de l'égalitarisme atroce. Alors que dans les faits l'endogamie sociale, la consanguinité bourgeoise est de plus en plus marquée...

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  • Les profs boucs-émissaires commodes

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    Ecole, Education Nationale, société, politique, amaury watremez, parentsAu moment du bac cela ne rate jamais, on a le droit aux mêmes polémiques depuis des années, aux mêmes questionnements graves « d'experts » lunettés et cravatés sur la baisse de niveau des élèves depuis des décennies, sur leur manque quasiment total d'appétence des jeunes pour la culture. Sur les réseaux sociaux, l'on fait circuler les pires « tweets » des gosses après les épreuves, les plus décomplexés en matière d'ignorance crasse, avec le plus grand nombre de fautes dans une phrase, ce que je trouve toujours intéressant, dirons nous, quand c'est présenté par des « facebookiens » ou des « tweetonautes » commettant autant d'erreurs de syntaxe que les jeunes montrés comme des demeurés.

     

    Le tout est imputé uniquement à l’École et son « management » défaillant comme si l’Éducation des enfants, la transmission des valeurs et d'une culture ne relevait que des profs et de l'Institution, comme si les parents n'étaient pas des citoyens responsables s'engageant et capables de voter pour des candidats ayant les meilleures solutions pour l’École, éloignées de celles proposées par des idéologues détachés du terrain, proposant de revenir à la transmission des savoirs par exemple, ainsi que l'on en parlait ici...

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  • L'ingratitude de la « grande maison »

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    Paul fait partie de la « grande maison » dont je ne dirais pas le nom mais que l'on reconnaîtra, elle a charge d'instruction, du moins en théorie, depuis maintenant vingt ans. Il a exercé tous les métiers ou presque que l'on peut y trouver, dont depuis quinze ans celui de remplaçant dans l'enseignement de son domaine de prédilection. Il a gardé tout du long la même foi dans le désir de transmettre aux enfants et aux adolescents qu'il avait sous sa responsabilité sa passion pour les Lettres, voire pour l'Histoire, et aussi nonobstant, une ou deux valeurs élevées en lesquelles il croyait et croit encore. Et puis il aimait de temps à autre, c'était de plus en plus rare hélas voir dans le regard des jeunes de la gratitude d'avoir reçu quelque chose en plus, dont l'amour des livres.

     

    image ci-dessous prise sur ce site "radio londres"

    politique, société, éducation nationale, Amaury Watremez, hypocrisie

    Paul a toujours été ce que l'on appelle un « agent loyal », bien que reconnu travailleur handicapé, il prenait n'importe quel poste, à n'importe quel bout de sa zone d'affectation, il a très souvent accepté de devoir partir de chez lui à cinq heures et demie du matin, voire de dormir sur place ce qui excluait pour lui toute vie personnelle. Incidemment, on lui demandait parfois, comme en passant, un petit travail en plus sachant qu'il était sérieux, bien entendu sans pour autant lui donner en échange quelques subsides en plus, il le faisait pour la gloire et on était bien gentil déjà de le loger sur place. S'il faisait mine de protester on allait jusqu'à lui affirmer qu'il n'était pas le seul remplaçant, et que derrière si ça ne lui plaisait, il y avait plein de monde prêt à prendre sa place...

     

    Car dans la « Grande Maison » si on était de gauche, on respectait scrupuleusement la hiérarchie interne, encore plus que dans l'Armée, autre « Grande Maison ». Certaines années on lui fit miroiter qu'il pourrait rester peut-être, sous certaines conditions, sur le poste qu'il occupait. Bien entendu, à chaque fois, il fut amèrement déçu, il suffisait qu'un autre agent moins loyal mais plus haut dans la hiérarchie réclame le poste qui pour sa conjointe, qui pour son conjoint ou pour lui et Paul était dédaigné.

     

    Sur le plan financier, Paul a gagné toute ses années autant qu'une femme de ménage, même moins, mais comme on lui disait autour de lui : « oui mais tu as les vacances et seulement quelques heures de cours ! ». Ce n'est pas qu'il fût jaloux de ces dames, mais il aurait espéré avec ses études gagner plus. Paul songeait toujours aussi lorsqu'on invoquait les vacances à ce moment là aux classes de gosses auxquels les parents n'avaient que rarement pensé à donner ne serait-ce que des rudiments élémentaires de politesse et de courtoisie en collectivités. Il se rappelait des petits caïds pires que des boutures de miliciens des ordres noirs, quel que soit le milieu, et bien sûr il se rappelait aussi les avoir fait de temps en temps évolué dans le bon sans ces petits caïds, même eux.

     

    Non les vacances dans la « Grande Maison » n'étaient pas volées, mais ça comment le faire comprendre ? Comment faire comprendre l'usure, la lassitude qui s'installent à force de répéter les mêmes choses encore et encore sur la politesse et les règles de vie en communauté largement méprisées dans notre société, et la fatigue profonde que cela entraînait.

     

    Paul d'année en année perdait confiance en lui, par petits morceaux, il sentait bien que toutes ces tribulations avaient détruit progressivement sa confiance en lui et son espoir en l'avenir. Il avait fait tous les stages de perfectionnement qu'on lui recommandait pourtant, suivi tous les conseils, effectué toutes les démarches conseillées et rien ne changeait, son cas était trop beau, un remplaçant qui ne demandait qu'à travailler, sans réclamer de décharge horaire pour quoi que ce soit, ils n'allaient pas se passer de ses services comme ça !

     

    Se reprenant malgré tout, avec l'aide de ses proches et de ses amis, il passa la certification qui lui manquait pour s'élever dans la hiérarchie mais là encore il fut cruellement et amèrement déçu car recevant son affectation il lut qu'il était cette fois ci envoyé à l'autre bout du pays. A chaque fois qu'il ouvrait une porte, une plus lourde encore se dressait devant lui. Paul était en colère, furieux même. Toute la colère qu'il avait rentrée toutes ces années ressortait et se manifestait. Ayant contacté un syndicat pour être aidé il lui avait été répondu qu'en tant qu'agent de l'état loyal il lui fallait se plier aux instructions, ce qu'il ne comprenait car ces règles n'étaient en rien exigées d'autres agents plus malins mais aussi plus -faussement- obséquieux avec l'autorité.

     

     

    On lui disait encore « Et les vacances ? » mais là Paul avait la moutarde qui lui montait au nez, trop d'hypocrisie à la longue et justement ses vacances étaient foutues car son affectation se faisait attendre "pour des problèmes d'ordinateur", un ordinateur incompétent et fainéant semble-t-il...

  • On parle de moi dans le journal, et surtout on parle des précaires enseignants...

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    vincent-peillon-education-2_1016246.jpgEt oui je sais quant au journal, un "réac" de "la Manif pour tous", un "anar de droite" dans un journal communiste ??? A cela je réponds que l'AF a milité pour la création des syndicats contre la loi le Chapelier de la Révolution et défilé avec les anarchistes en 1923, cela n'empêchait pas d' s'opposer sur d'autres choses.


    Et à "l'Huma" ce sont les seuls qui le font dans le cas précis...


    Mais l'essentiel est surtout de d'abord et avant tout faire passer l'info sur les contractuels enseignants, les précaires du tableau noir car personne n'en parle, ils sont méprisés d'un peu partout, on va même jusqu'à leur demander "s'ils ont le bac" (hein on ne sait jamais). Ils doivent gérer des situations parfois catastrophiques plus vite que les autres, personne ne leur en sera gré. Ils doivent être plus réactifs et reprendre en main des classes souvent découragés, sans en tirer aucune reconnaissance...

     

    Car les précaires enseignants sont les grands oubliés des lois sur l'éducation à droite comme à gauche.

    Cela ne fait pas de moi un communiste, cela ne fera pas d'eux des réacs tant s'en faut. Il n'y a pas à avoir peur quand il s'agit de dire simplement la vérité des faits, celle qui fait mal...

     

    Après tout il y a bien des communistes qui écrivent dans "Valeurs Actuelles" ou "le Figaro Littéraire"...


    Et puis "Dieu écrit droit avec des lignes courbes"...


    Monsieur Peillon parle de "crise des vocations" mais ce n'est pas tout à fait exact, les enseignants précaires ont quand même la passion de l'éducation malgré un salaire parfois moins important que les dames de ménage des établissements où ils travaillent (ceci écrit sans aucun mépris). Les enseignants précaires ont la vocation mais tout est fait pour les dégoûter. Dans leur cas ce n'est plus une vocation mais un sacerdoce.


    Ils continuent à l'exercer, et s'entêtent, à tort visiblement, dans un métier dont les parents considèrent que c'est surtout un métier de gardiennage, dont l'administration attend une docilité aveugle, dédaigné par des jeunes pour qui la culture est quelque chose de très accessoire hélas, soumis à différentes pressions, différents lobbies et s'évertuant malgré tout à tenter de faire oeuvre d'éducation, pour un petit peu plus du SMIC, sans aucun espoir d'être augmentés.


    Un ami me fait remarquer qu'à coup sûr je vais avoir ma fiche à la DCRI, ex-RG, ce qui est déjà certainement le cas je suppose...

    Pour ma participation à Agoravox, pour mes engagements en Israèl-Palestine, pour mon article sur les guerres de Vendée dans une revue royaliste...


    Et après tout ? C'est une sorte de médaille, n'est-ce pas ?

     

    L'article de Laurent Mouloud dans "l'Huma" est ici.


    Ci-dessous un sketch presque trop réaliste des "Inconnus"

  • Contractuels de l'Education Nationale – un scandale bien caché à la Rentrée 2013

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    precarite_m1.jpgUn contractuel est un professeur remplaçant, ou professeur documentaliste remplaçant nommé pour quelques semaines, quelques mois, voire pour l'année scolaire. Même s'il reste contractuel d'une année sur l'autre son ancienneté n'est pas prise en compte et son salaire stagne autour du SMIC, et ce, selon son emploi du temps car il ne touchera ce salaire, 1400 Euros nets en moyenne, que s'il est à plein temps. Certains contractuels travaillent pour l'équivalent d'un RSA, et on leur recommande de ne pas se plaindre...

     

    Il peut espérer un Contrat à Durée Indéterminée, mais de par des conditions tellement drastiques que c'est très compliqué. Un contractuel en CDI n'a aucune certitude de garder son emploi, il n'a aucune garantie. Cela ne change que peu de choses finalement à sa précarité, alors qu'il prouve par son expérience sa compétence, expérience évaluée par des « visites conseils » des stages, des inspections.

     

    Il n'a pas le droit d'être handicapé, le handicap n'étant reconnu que s'il est titulaire, ou si il y a des besoins dans sa matière. Il n'a pas le droit d'avoir des difficultés de circulation. Il ne doit pas avoir des problèmes de santé. Il est toujours « suspect » et doit sans cesse prouver ses compétences et ses diplômes (il arrive souvent qo'on demande aux contractuels « s'ils ont le bac », on le soupçonne toujours d'incompétence etc...)

     

    Il peut espérer passer les concours, mais il faut savoir que les formateurs des ex-IUFM, maintenant ESPE, n'aiment pas du tout les contractuels qui ont souvent une expérience contredisant la formation qu'ils donnent, et que les « précaires » du public tentant ces concours sont plus sévèrement jugés.

     

    Quelques chiffres :

    Dans l'Académie de Rouen, sur 800 contractuels employés en 2012/2013, seuls 324 ont retrouvé un emploi.

     

    Pour une raison, beaucoup de collègues titulaires ont souhaité se mettre en « reconversion » et ont été favorisés dans l'attribuation des postes, parfois pour travailler dans le même établissement que le conjoint, qui fait jouer son ancienneté dans l'établissement. Ces collègues en « reconversion » sont par définition novices dans leur nouvelle matière, donc moins compétents que les contractuels qui exerçaient sur le même poste avant.

     

    De nombreux contractuels enseignants sont en grande majorité en surendettement, en grande précarité de logement, ce qui ne leur offrent pas toutes les conditions pour espérer réussir qui une formation, qui un concours.

    Ce scandale qui revient chaque année de ces « intermittents du tableau noir », la précarité enseignante est méprisé par la gauche, enfin, le PS, par la plupart des syndicats et par le gouvernement qui parlait de résorber la précarité comme par l'UMP...

     

    Enfin, une recommandation aux collègues contractuels : Surtout ne pas avoir peur d'évoquer cette précarité et de la faire connaître, la seule conséquence que cela risque d'entraîner c'est que celle-ci soit résorbée. Ecrivez à vos recteurs, à vos élus, à la presse.

     

     

    Grandgil (alias Amaury Watremez) – contractuel depuis 2001, et qui n'a plus peur


    image prise ici

  • Un témoignage de prof précaire

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    Un témoignage édifiant de prof précaire : si le boulot des profs titulaires est de plus en plus méprisé, c'est déjà le cas des profs remplaçants, dits précaires, et ce depuis des lustres.

    Merci à Jean-Claude Grosse de m'avoir signalé cet article du Monde du 2/12

    46b4d5d6-25db-11dd-90eb-43bd9e9a4b45.jpgPas simple de gérer sa classe lorsqu'on est une "prof de passage". Véronique Pot a 29 ans. Elle enseigne le français. C'est sa cinquième année de remplacement. Témoignage de sa dernière mission.

    Après la Toussaint, me voilà dans le Val-d'Oise. Lundi, mes élèves de 4e rentrent au compte-gouttes. Certains arrivent par grappes, en se catapultant contre la porte d'entrée de la salle de classe, qui s'ouvre sous le choc. Ils jettent leur sac, changent deux ou trois fois de place. Continuent à parler comme si je n'existais pas. Ne daignent pas sortir feuille, ou stylo. Un élève cherche à rouler une pelle ("embrasser" serait un terme inapproprié) à sa copine du moment, fait semblant d'être étonné que je lui demande des comptes. Un autre petit couple se tripote assidûment sous la table.

    la suite ici

  • Le retour des prix ? - une indignation du Père Fouettard

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    0489708ad51ba99ed087df2e9bf758de.jpgOn parle de retour des prix en Lycée Professionel, pour récompenser ceux qui travaillent et "ne pas toujours être négatif" comme je l'ai entendu. La plupart des élèves sachant à peine lire et écrire quand ils arrivent dans ce genre d'établissement, à de rares exceptions, que récompensera-t-on, à part la soumission et l'obéissance à un cadre strict, au fait d'entrer dans les normes iueffèmesques. Dans un monde idéal, je n'aurais pas été contre, dans le système éducatif actuel, je m'y oppose entièrement. Ce seront toujours les mêmes qui seront primés, les plus dociles. Par contre, il ne serait pas idiot de faire de la remise du diplôme une petite cérémonie pour tous ceux qui le réussiront. C'est assez ironique que ce genre de choses reviennent au goût du jour, cela montre la versatilité des opinions. Il y a vingt ans, cela aurait provoqué une levée de boucliers. Les élèves qui sont en LP sont dans une logique d'échecs, introduire encore un peu de compétition entre eux entrainera la radicalisation de ceux qui sont le plus rétifs aux cours.