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dystopie

  • Se réfugier dans ses rêves et cauchemars... - les trente ans de « Brazil »

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    Billet à lire si l'on a vu le film où que l'on a la flemme de le revoir (ce qui est dommage)

    cinéma, politique, société, littérature,  Terry Gilliam, amaury Watremez, dystopieIl y a trente ans sortait sur les écrans de cinéma « Brazil » de Terry Gilliam (voir la bande-annonce en bas). Il imaginait les tribulations de Sam Lowry, interprété par Jonathan Pryce, petit bureaucrate encore capable de rêver. Celui-ci, après avoir découvert une injustice subie par un père de famille victime d'une erreur bureaucratique, tentait vainement de se libérer d'une société totalitaire douce où l'on affirmait que si l'on n'a rien à se reprocher pourquoi avoir si peur que cela de la surveillance généralisée ? Sam finissait torturé dans une sombre officine cachée du pouvoir par son pseudo meilleur ami, (incarné par l'ancien « Monty Python » Michael Palin). Il était accusé de terrorisme, et se réfugiait finalement dans la folie, s'évadant cette fois-ci définitivement.

     

    Sam Lowry commettait également une grave erreur, il tombait amoureux fou d'une femme, il la rencontrait peu avant en songe, sentiment strictement interdit par le pouvoir ne tolérant que les amours utiles pour entretenir sa dynamique....

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  • « La planète des Singes : l'affrontement »

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    Cinéma, SF, Pierre Boulle, dystopie, politique, société

     

    image ci-contre prise à ce lien 

     

     

    Ami lecteur, tu le sais, j'ai plutôt une légère tendance à la misanthropie (ne ris pas), légère, minuscule, et le public présent dans 

    la salle de cinéma ne m'a pas déçu en l'occurrence, certains rebutés par la noirceur, et la lucidité, du long métrage, sortant avant la fin. Je considère généralement que par son appétence à la haine, la violence et la bêtise la plus abjecte, l'être humain est juste un primate lamentable, m'incluant bien entendu dans le lot, faisant preuve de ces défauts moi-même de temps à autres, hélas.

     

    Le film que je suis allé voir, « Dawn of the planet of the apes » ne m'encourage pas à plus de compréhension envers mon semblable, plus de magnanimité. Je m'attendais à un récit « politiquement correct » dans lequel singes et humains auraient fini par travailler ensemble, contre les préjugés raciaux, mais il n'en fut rien, le film, excepté une ou deux nuances dans les dialogues, est dans la droite ligne des dystopies inoubliables des années 70, du « Survivant » à la série des films inspirés de « la planète des singes » de Pierre Boulle, fable « swiftienne » (j'emploie cet adjectif à dessein

    , Swift, l'auteur des « voyages de Gulliver » n'étant pas réputé pour sa sympathie envers l'espèce humaine.

     

    Le premier opus, « remake » du troisième film du cycle des années 70, m'avait agréablement surpris par sa fin très noire et pas du tout commerciale, les fins pessimistes n'étant pas réputées « «bankables » :

     

    Après que le réalisateur ait raconté l'histoire de César, premier singe intelligent, heureux puis emprisonné avec d'autres animaux qu'il finissait par libérer, l'espèce humaine était décimée par une épidémie due à un virus transmis par un laborantin enfui avec des échantillons dangereux, et les singes, isolés dans leur forêt, croissaient en nombre et en sagesse.

     

    Au début du film, César a un fils et un deuxième vient de naître, son aîné ainsi que son second, Koba, le trouvent encore bien trop proche des humains. Les singes vivent dans la forêt des hauteurs de San Francisco sans se soucier une seule seconde de ce qui est arrivé aux humains plus bas, dont ils supposent qu'ils se sont entre-tués. Mais un jour, des humains se présentent à l'entrée de leur forêt, souhaitant remettre en marche le barrage leur permettant de disposer d'électricité. La nature humaine, même au cœur des ténèbres, restant la même, ayant peur de l'autre quel qu'il soit, de sa différence, de l'étranger, lors de cette rencontre inopinée, un imbécile paniqué tue l'un des singes.

     

    Nonobstant cet incident dramatique, singes et hommes arrivent à travailler de concert et le barrage se remet à fonctionner. Mais César apparemment meurt d'une balle tirée par un fusil humain, ce qui entraîne la guerre, une guerre sans merci, chacune des deux espèces souhaitant la même chose : survivre. Le chaos et la haine s'installent, et Koba, le second haineux des êtres humains règne en maître, les singes envahissent la tour des humains dans ce qui reste de San Francisco, et les hommes ne doivent leur salut qu'à César qui soigné par la femme d'un des leaders de ce qui reste des êtres humains survit. Mais il est trop tard, et la guerre est déclarée.

     

    Ce film, comme toute dystopie, pose d'excellentes questions sur ce qui fait la valeur d'une société humaine, sur ce qui définit cette humanité, humanité finalement en 2014 pas encore réellement humaine au sens réel du terme. L'être humain se cache derrière beaucoup de prétextes, de beaux discours et d'idéologies se voulant généreuses, sincèrement parfois, mais il finit toujours par oublier ce qui fait l'essence même de son humanité se laissant aller, de diverses manières, certaines plus complexes, à son animalité...

     

    Et étant un pessimiste, un méchant, un caustique, je ne pense pas malheureusement que cela change un jour...

     

    Post-scriptum : Une seule réserve, la Bande originale de Michael Giachinno ne vaut pas celle de Jerry Goldsmith, beaucoup plus originale

     

    Ci-dessous la bande-annonce