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droits de l'homme

  • Réac ou réac ou pas réac

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    alexandre devecchio, société, réacs, révolution, république, droits de l'homme, amaury watremezDans la nouvelle livraison de "Causeur" j'ai lu avec beaucoup d'intérêt, non feint, l'entretien que mène Élisabeth Lévy avec Alexandre Devecchio au sujet de "les nouveaux enfants du siècle" par icelui. Il y décrit le "retour de balancier" de la politique au sein de la jeune génération vers des opinions de droite décomplexée sur le plan collectif ou personnel, sur celui de la morale individuelle ou collective. L'auteur de l'ouvrage se dit lui-même réac, assume, ce qui me  le rend instinctivement sympathique bien sûr. J'apprécie que l'on sorte des rails volontairement. J'ai des faiblesses et beaucoup de lubies que l'on connaît bien hélas. Mais c'est sur la définition de "réac" que nous divergeons grandement.

     

    Selon lui, être réac c'est souhaiter le rétablissement de l'autorité de la République et de ses valeurs, de la "Common Decency" y étant donc liée. Il oublie quand même une chose. Les valeurs issues de la Révolution Française sont par essence progressistes. Ce n'est pas un jugement de valeur de ma part, mais juste une constatation objective. Elles impliquent une évolution inéluctable de la société dans son ensemble et donc la disparition de l'Ordre ancien, moral et politique, pour le remplacer par un ordre, ou désordre, nouveau réputé émancipateur.

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  • Anh-Dao Traxel et les grands méchants loups

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    53991_0_b.jpgCe midi, Anh-Dao Traxel, la fille adoptive des Chirac, vietnamienne, passait à la radio chez Morandini (j'écoute parce que c'est toujours instructif sur "le pays réel") afin de parler des J.O. en Chine. Quelle légitimité a-t-elle pour en parler ? Mystère. Forte de son expérience de "boat-people", de la compassion que cela suppose, elle se permettait de remettre en cause ceux qui affirment qu'en Chine les droits de l'homme ne sont pas respectés, dont Robert Ménard, qui même si c'est une personnalité controversée, a raison quand il parle des camps de rééducation, des ouvriers exploités, de la presse muselée, et de l'arbitraire du Parti Communiste Chinois, qui bien qu'il n'ait plus grand-chose à voir avec Marx ou Mao, n'en impose pas moins un arbitraire totalitaire. Sous le refrain d'un "Tout peut s'oublier" lénifiant, elle nous dit que maintenant il faut pardonner et dialoguer, faire la paix, et que même si les chinois sont encore parfois méchants, au fond de leur coeur, ce sont des agneaux. Je plains cette pauvre femme, sans doute instrumentalisée, que Ménard prenait visiblement en pitié ensuite, lui rappelant qu'elle-même avait subi la violence de genre de régime.