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droite

  • Une France de droite et souverainiste, un président libéral-libertaire

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    droite, france, politique, société, présidentielles 2017, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Le pays est majoritairement de droite et souverainiste, c'est un fait connu depuis longtemps et méprisé par la plupart de nos politiques, y compris au sein de la droite dite républicaine. On se souvient également des déclarations de Claude Bartolone sur ce qu'il ne faudrait pas faire en particulier sur l'immigration si on se mettait à écouter les français, forcément xénophobes (voir ce qu'il dit du sujet à ce lien). Cette idée du souverainisme, cette « certaine idée de la France » transcende les clivages, car on la retrouve également à gauche. Le pays célèbre les valeurs de la transmission, du patrimoine, dont culturel, linguistique, régional, artistique, du travail de l'artisan, de l'agriculteur, de l'éleveur....

     

    ...Le «  bio » par exemple ce n'est que le retour de solutions déjà connues par nos ancêtres et remises au goût du jour.

     

    ...Et pourtant, au soir du deuxième tour des présidentielles il est à peur près certain que sera élu un président libéral-libertaire ou social-libéral, ce qui revient au même ; adepte des supposés bienfaits de la mondialisation. Celle-ci nous est sans cesse présentée comme forcément bienfaitrice sans qu'aucun discours contradictoire ne soit pris au sérieux ou qu'il ne soit de toutes façons immédiatement raillé et celui qui le prononce injurié, vilipendé.

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  • Plus de Causeur pour Grandgil

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    Causeur, amaury-grandgil, société, politique, droite, gauche, bourgeois pédagogues, amaury watremez

    Aussi sur Agoravox

     

    D'un correspondant sûr, m'ayant lui soutenu sans faillir, j'ai appris hier la raison de mon éviction "de facto" de Causeur. Des lecteurs arguant de mon style "prétendument relâché" (je reprends l'expression de mon correspondant) ont menacé appelant la direction du magazine de se désabonner si mes articles continuaient à être repris. Je pense que beaucoup étaient des admirateurs de certaines vieilles marquises dont j'ai raillé la prétention à écrire selon un style "classique". Il faut dire aussi que je l'ai bien cherché me moquant sans discontinuer depuis maintenant dix ans ne serait-ce que sur mon blog des ridicules, des prétentions, des vanités des bourgeois pédagogues fussent-ils de gauche ou de droite.

     

    Mon correspondant me suggère d'en prendre mon parti, certes, comment faire autrement ?

     

    Quant à laisser passer sans réagir, il n'en est pas question. Il ne s'agit pas de faire à mes calomniateurs l'aumône de mon mépris ou de ma colère, j'ai juste l'intention de continuer à me payer leur tête dans les grandes largeurs sans me priver d'aucun sarcasme.

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  • La vieille gauche et la jeune droite

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    droite, gauche, sociét"é, clivage, jeune droite, caution de gauche, michéa, amaury watremezSur Agoravox aussi

     

    J'ai de la sympathie pour ces jeunes auteurs de plus en plus nombreux se réclamant de la "Réaction", se réclamant de maîtres de gauche comme de droite. C'est il est vrai déjà courageux en soi à une époque où le cadavre de la gauche bourgeoise pédagogue bouge encore et est encore nuisible et puissant. Il faut bien entendu savoir ce que l'on entend par ce que cela signifie être réactionnaire, et ce n'est pas seulement souhaiter le retour des 'hussards noirs", des instituteurs à manches de lustrine, ou de l'autorité perdue de la République. Ils évoquent une "common decency" selon le terme d'Orwell qui me semble rêvée et idéale, magnifique et utopique ontologiquement.

     

    Ils semblent oublier également que l'idée d'un progrès continu est consubstantielle aux idées issues de la Révolution française, que ces idées ont mené  tout à fait logiquement à la crise morale et de Raison que ce pays traverse en ce moment, crise morale où d'autres voient une crise de transition vers une société selon leurs vœux progressistes. La jeune droite n'ose pas d'ailleurs remettre réellement cette Révolution mythifiée en perspective. C'est leur droit le plus strict. Mais réclamer le retour de l'autorité dans la République est déraisonnable puisque cette autorité était en somme une survivance de l'Ancien Régime qui a tout à fait disparu depuis que les dernières scories de la Monarchie se sont évaporées en France.

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  • Devoir(s) de réserve

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    politique, société, droite, gauche, syndicats, fonctionnaires, devoir de réserve, hypocrisie, amaury watremezEn France un fonctionnaire quel que soit son rang est, selon la loi, tenu au devoir de réserve et à souscrire voire à défendre au besoin les valeurs républicaines. Il se doit aussi de rester neutre sur le plan politique et religieux. Normalement, on devrait préciser : et ce quelles que soient ses opinions personnelles....

     

    Mais en France, pour leurs syndicats et la plupart des politiques, ce sont les valeurs de gauche qui sont les seules valeurs républicaines et les fonctionnaires de gauche les plus en avance sur le sujet, les plus à la pointe. C'est l'opinion qui court à droite également, enfin la droite dite « républicaine » souffrant toujours d'un incompréhensible complexe d'infériorité intellectuelle vis à vis de la gauche sociétale ou de celle étant « plus pressée » de faire la Révolution (enfin si le temps le permet).

     

    Ce complexe absurde est à s'arracher les cheveux car lorsqu'une opinion est raisonnablement présentée et argumentée pourquoi en interdire l'expression légitime ? Être de droite et l'affirmer ne veut pas dire que l'on fera l'éloge des camps de concentration. Las ! Il faut toujours et encore que l'électeur de droite se justifie de l'être sous le feu nourri des questions de procureurs politiques improvisés encore plus sévères que Fouquier-Tinville lui-même. Jusqu'à ce qu'il rende grâce ou qu'on lui fasse rendre gorge et s'inflige une sévère pénitence.

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  • Soldat perdu en 2016

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    piquemal, société, politique, droite, courage, hypocrisie, épouvantails, amaury watremez

    Je précise que l'histoire est vraie, comme l'affaire est en cours je n'ai pas mis le vrai nom de son protagoniste...

     

    A. est un de ceux que l'on appelle les « soldats perdus », un de ces soldats qui au regard de l'histoire se trompent de cause, ne choisissant pas celle qu'il faut au regard des arbitres des élégances politiques. Il y en eut particulièrement après les guerres d'indépendance de nos anciennes colonies.

     

    Ces soldats ont vu les populations qui voulaient que la France reste. Ils ont vu les villageois courir après leurs camions, s'y accrocher jusqu'au désespoir alors qu'on leur intimait l'ordre de les abandonner quitte à y aller à coups de crosse sur les mains. Ils ont dû laisser tomber également les 220000 « harkis » trahis par le pays qu'ils voulaient servir, massacrés ensuite...

     

    Évoquant ces « soldats perdus » je songe en particulier à Hélie de Saint-Marc, ancien déporté, résistant, participant au « putsch » des « généraux en retraite » de 1961 à Alger et ses camarades de combat...

     

    Je me rappelle aussi de Bastien-Thiry, lui aussi voulait servir son pays...

     

    Ces personnages sont maintenant frappés d'opprobre pour leurs actes par la postérité alors que leur histoire est largement plus complexe que ce que l'on veut bien en retenir, y compris à droite de la droite....

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  • Black M contre le pays réel

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    histoire, première guerre mondiale, verdun, black m, PS, LR, droite, pays réelL'affaire « Black M » est symptomatique de la coupure profonde entre le « pays légal » et le « pays réel ». S'y opposent d'un côté des élites mondialisées, pour qui la France et l'amour de la patrie sont deux idées mortes et bien mortes, de l'autre la « France périphérique » des petites gens, le « pays réel » oublié, celui des employés, des salariés trop riches pour être considérés comme pauvres, trop pauvres pour être considérés comme vraiment riches. En plus, ne faisant pas partie de « communautés » bien reconnaissables, les médias et le pouvoir les oublient dans les « poubelles de l'histoire ».

     

    Et puis parmi les oligarques et leurs obligés, on est « citoyen du monde », citoyens européens, c'est un fait entendu, on aime bien prendre l'avion et pouvoir éviter de changer sa monnaie dans un pays autrefois complètement étranger. On envoie les gosses en Angleterre, en Allemagne ou aux Etats Unis, des pays offrant des perspectives d'avenir autrement plus honorables économiquement que la France. La France c'est un vieux truc ringard, on la rêve mondialisée, multiculturelle, métissée ce qui est également une manière dans ces milieux hyper-favorisés de se mettre en valeur, de poser à l'humanisme et au progressisme anti-raciste.

     

    Au sein du pays réel demeurent quelques bribes d'identité ayant échappé aux réformes de l'enseignement de l'histoire, quelques restes de valeurs nationales auxquelles le peuple essaie de se raccrocher tant bien que mal tant qu'on le lui permet encore, tant que ce n'est pas encore totalement judiciarisé. Le souvenir des morts pendant les guerres en fait partie, des morts qui étaient des arrière grands-parents, des grands-parents dont l'absence se fit cruellement sentir dans les familles....

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  • La gauche en rèvait Lesquen le fait

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    lesquen2.jpgHenry de Lesquen est le candidat de droite rêvé pour la gauche. Il remplacerait idéalement le vieux le Pen dans son emploi d'épouvantail utile pour les bourgeois pédagogues et la cohorte des bien-pensants. C'est le « Goldstein » parfait. Il fait tout ce qu'il faut, semble-t-il, pour correspondre le plus possible aux caricatures qui sont faites des idées de droite ne ratant jamais une occasion de sortir la pire bêtise « hénaurme » possible. J'ai particulièrement entre autres exemples apprécié sa proposition de démonter la Tour Eiffel durant son interview sur « France Inter ». Il a dit pire depuis.

     

    Je pourrais presque penser qu'il travaille pour la gauche...

     

    Henry de Lesquen a pourtant un parcours somme toute parfaitement banal d'oligarque de la Vème République. Il fut administrateur civil, président du Club puis du Carrefour de l'Horloge, de « Radio Courtoisie », conseiller municipal à Versailles. Il se présente à la Présidentielle de 2017 sous l'étiquette « national-libéral » (voir son site de campagne), se réclamant comme tout le monde de De Gaulle ce qui est beaucoup plus commun. Ceux qui le rattachent au maurrasisme et donc à la droite anti-gaulliste et pro-Algérie française n'ont pas compris grand-chose. Lesquen est au fond un pur produit du système ce qui n'est pas si paradoxal que cela nous allons le voir.

     

    Depuis quelques temps, l'on parle beaucoup de lui de par ses déclarations tonitruantes sur les réseaux sociaux et dans la presse, surtout celles sur la Shoah et les juifs, le bougre inconscient, indécent, allant même jusqu'à qualifier de « faux grossier » sur son compte « Twitter » le « Journal d'Anne Franck » à cause des changements que le père de la jeune fille a demandé à faire dans le manuscrit originel (spécialement quand Anne racontait les transformations physiques dus à la puberté). Comme beaucoup de trublions faisant de toutes façons partie du spectacle il se dit « politiquement incorrect » et défenseur de la liberté d'expression pour tous fût-ce pour sortir des sottises....

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  • Pour en finir avec le matraquage sur Nuit Debout

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    politique, nuit debout, société, hypocrisie, gauche, droite, amaury watremez

    Un article également sur Causeur

     

    La gauche française, ou ce qu'il en reste, loin du « terranovisme » du Parti Socialiste, loin des libéraux libertaires comme Macron, c'est un peu comme les cathos progressistes. Ils ne sont plus très nombreux mais l'on n'entend qu'eux, ils sont encore à de nombreux postes décisionnaires. Et surtout ils se posent encore en arbitres des élégances politiques faisant valoir le plus possible leur capacité de nuisance quitte à se ridiculiser comme Badiou victime d'un canular comme ce vulgaire « sioniste » de BHL avec les dépositaires de la mémoire de Jean-Baptiste Botul.

     

    Il faut dire qu'ils ont beau jeu de le faire. La droite est litttéralement tétanisée par la peur panique d'être assimilée à la Réaction : tout ce qui rappellerait les fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire, des souvenirs « nauséabonds » de Vichy où il y avait des politiques de tout bord, sauf des communistes.

     

    « Nuit debout » est une émanation directe de cette « gauche morale » voire moralisatrice. Et ce sont ses enfants qui chaque nuit se rassemblent place de la République à Paris. Certains se sont demandés gravement, se demandent encore, qui sont ses gosses, de quel milieu viennent-ils. A noter que ce sont aussi des enfants perdus souffrant de carences d'éducations de la part de leurs géniteurs souvent absents à lire l'article de Ludovic Fillois sur Causeur. Leur milieu ? Voyons voir ? Quel est le milieu social où l'on peut se permettre de veiller toute la nuit pendant trois semaines sans incidences sur ses revenus ? Pas un milieu précaire en tout cas, cela paraît largement évident....

     

    Je m'étonne grandement soit dit en passant, en parlant de précarité sociale, que personne ou presque ne se soucie véritablement des personnels de nettoyage de la Mairie de Paris qui chaque jour viennent ramasser les ordures et passer le tout au jet. Eux sont des précaires par contre, le plus souvent mal logés. Où est donc leur place dans les diverses commissions mises en place au sein de « Nuit debout » ? Curieusement (sic) on ne le trouve nulle part. Ce n'est pas très étonnant me dira-t-on....

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  • Piloris médiatiques

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    Inteligentsinges-aveugle-sourd-muet.jpgMaîtena Biraben, présentatrice de « les Maternelles » le matin sur « France 5 » puis de « la Nouvelle édition » sur Canal pelu a midi, a un peu le look de la « bonne copine ». les mères au foyer, les chômeurs collés devant la télé, la connaissaient bien. Elle a été promu en « access prime time » depuis peu par le nouveau patron de la quatrième chaîne. Il y a quelques temp, sans doute téléguidée par ce patron, Vincent Bolloré, ell a pour faire parler de son émission en perte de vitesse évoqué le « discours de vérité » du Front National sachant très bien ce qu'elle allait provoquer. Elle a eu son « buzz », tout le monde ou presque est tombé dans le panneau et lui est tombé sur le râble.

     

    Les moralisateurs habituels, les arbitres des élégances en particulier se sont déchaînés sans faire vraiment dans la mousse et la pampre. Sans doute pourtant disait-elle ça au second degré pour parler de la forme et non du fond.

     

    Et depuis, non seulement son show « d'infotainement », « le Grand Journal » n'a pas regagné d'audience, la dégringolade continue....

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  • La droite qui n'ose pas être de droite

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    Dans cet article de la livraison de rentrée de "Mauvaise Nouvelle" j'évoque la droite n'osant pas être de droite, ayant peur de son ombre et des arbitres des élégances politiques...

     

    A ce lien

    politique, droite, démocratie, amaury watremez

  • La fin des clivages

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    clivage,gauche,droite,société,politique,histoire,révolution,amaury watremezSur "Mauvaise Nouvelle", à ce lien, on a commis un article pour essayer de faire prendre conscience de la fin des clivages traditionnels, qui ont d'ailleurs toujours été une illusion, le but du pouvoir étant surtout de préserver les intérêts de la bourgeoisie au pouvoir depuis 1789, l'ayant pris sur une imposture politique qui dure depuis maintenant plus de 200 ans....

     

    L'imposture, considérant la coupure entre "pays légal" et "pays réel", ne durera peut-être pas encore très longtemps...

     

    Sic Transit Gloria Clivagii, Grandgil

     


    £a €ampagne Électoral de La Droiche . par nicolacoche

  • Les z-heures les plus sombres de notre histoire à perpétuité

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    mjs.jpgHier soir j'ai écouté Serge et Beate Klarsfeld au « Petit Journal » de Canal Pelu (voir l'émission ici). Alors si dans un premier temps, il n'y a rien à redire à leur discours : leur rencontre dans le métro, très bien, sympathique, leur amour cinquante ans après, parfait, très beau, la traque de Klaus Barbie, l'évocation de ses exactions à Izieu, intéressant aussi, un roman policier. Et puis le présentateur, Yann Barthès, les emmène sur le terrain de la politique française actuelle, ça se gâte à ce moment. Il n'est alors pas chaussé de gros sabots mais de semelles orthopédiques, on le voit venir de loin.

     

    Et ça ne loupe pas, Serge K. n'hésite pas à comparer le FN au nazisme, et Le Pen père à un séide d'Hitler. Barthès est content, il a eu la réaction qu'il voulait, voire plus.

     

    Mais il le demande quand même lui tout seul pourtant :

     

    « C'est pas un peu « too much » cette comparaison ? ».... 

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  • L'antisioniste ou la revanche du cancre

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    Il y a quelques années quand le prof parlait de la Shoah en cours, le cancre, l'ignare assumé, l'élève qui n'avait pas beaucoup d'appétence pour le savoir, ni beaucoup d'empathie, était énervé après les « bons » élèves, les « premiers de la classe » qui réagissaient au quart de tour en même temps que l'enseignant, qui avaient la larme à l’œil quand il fallait et la compassion « citoyenne » sans se tromper de « timing ». A la décharge du cancre, il faut avouer que le fort en thème ne savait pas toujours pas trop pourquoi il devait être dans le compassionnel se contentant de le faire par docilité et non par adhésion réelle à des valeurs humanistes.

     

    la photo des cancres ci-dessous vient de là

    besancenot-une.jpg

    Le sale gosse n'osait pas trop le dire haut de peur de passer pour un salaud, mais selon lui, si les juifs s'étaient fait massacrer c'est bien parce qu'il n'y avait pas de « fumée sans feu », que c'était certainement leur faute, au moins en partie, qu'ils avaient commencé c'est certain, en gros que les massacres c'était de leur faute. Les plus hardis déchiraient une ou deux pages des livres d'histoire sur l'Holocauste au CDI de leur collège, ou lycée, et ça s'arrêtait là, ils gardaient leur judéophobie pour eux, se sentaient un rien complexés d'en parler...

     

    Et puis, Gloria, Allelouya, Internet arriva, et là le cancre, le mauvais élève, celui qui ne comprenait pas trop pourquoi il devait avoir de la sympathie pour les déportés, eut de quoi nourrir sa revanche : un tas de sites qui disaient ce qu'il pensait depuis longtemps, le lobby sionis...juif dirige le monde du fameux gouvernement souterrain situé à 3 kms sous le pôle Nord, ils sont en cheville avec des « aliens » hostiles, et à peu près toutes les communautés jugées dangereuses. Le « protocole des Sages de Sion », dont on sait que c'est un grossier montage de la police du tsar, retrouve une certaine popularité sans parler des thèses négationnistes que le cancre s'autorise maintenant à contredire en cours, car « c'est marqué dans Internet qu'en fait c'est un mensonge ».

     

    Bien sûr, comme il restait courageux mais pas téméraire, un peu trouillard quoi (ce n'était pas sa faute mais celle du lobby etc... qui contrôle la presse et la justice aussi), il comprit que pour ne pas tomber sous le coup de la loi il valait mieux pour lui dire « sioniste » et non « juif », ce qui ne changeait pas grand-chose à son propos de toutes façons. Et puis lui il cherchait surtout à exprimer sa haine et se consoler de frustrations plus ou moins réelles. Il fallait bien que sa vie minable, selon lui, ait une raison, que ce soit dû à quelqu'un ou quelque chose, ce n'était pas possible autrement.

     

    Le pire étant qu'entre les deux il faisait du mal à la cause légitime à la liberté, l'équité, la justice et la paix des palestiniens, et que ces « statuts » et slogans grandiloquents ne faisaient que légitimer un peu plus en Palestine l'association de criminels fanatiques du Hamas menant un régime de terreur à Gaza. Il oublie que Jean Sévilla lui-même, historien de droite que l'on ne peut soupçonner de philogauchisme dit bien qu'il y a effectivement eu six millions de morts juifs durant la Seconde Guerre mais que les occidentaux au fond s'en foutait, d'où l'obsession peut-être jusqu'à l'autisme des israéliens pour leur sécurité.

     

    Il s'en fout de tout ça, à commencer par la nuance, le cancre, que des palestiniens meurent finalement il n'en a rien à battre, tant que ça lui fait de beaux « statuts » et qu'il crée le « beuze », et qu'il se venge des « bons » « élèves »...

     

    La situation sur place, dans un territoire grand comme la Haute-Normandie, est infiniment complexe, il n'y a pas de blanc, pas de noir, juste une infinité de nuances de gris, pas de bons meilleurs que les autres, pas de méchants plus méchants que les voisins. Les palestiniens de Gaza ne pensent pas comme ceux de Ramallah, encore moins comme ceux de Jérusalem ou Haïfa où dés 1926 les dockers bientôt israéliens faisaient grève par solidarité envers leurs camarades palestiniens. A Hadassah à Jérusalem, des médecins israéliens envoient régulièrement des ambulances dans les « territoires » afin de ramener pour les soigner gratuitement des malades palestiniens, et en particulier des enfants.

     

     

    Je me suis souvent heurté à ce genre de cancres qui particulièrement sur le Net a quelque chose à compenser, qui ne peut pas croire que l'on se cultive, que l'on essaie de réfléchir en se rappelant de la complexité des situations, pour le plaisir car il reste à la fois un cuistre et un nul, et cerise sur le gâteau, il est persuadé que SON côté est le bon, les autres étant forcément dans l'erreur, ce qui moi, ami lecteur, pour tout t'avouer, quel que soit ce côté, me fait gerber...

  • Des milliers de Pol Pot sociétaux... : à gauche rien ne change

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    politique, société, droite, gauche, dogmes, Taubira, PS, UMP, FN, FranceUne ancienne candidate du Front National, virée assez vite du parti depuis, a été condamnée pour une injure certes inqualifiable et inopportune envers madame Taubira à neuf mois de prison ferme, 50000 Euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité, une injure plus populacière que réellement raciste d'ailleurs. Il me semble que l'on aurait voulu exacerber un peu plus les tensions et radicaliser les électeurs de ce mouvement que l'on n'aurait pas fait autrement. Car c'est le résultat que cela provoquera.

     

    Moi j'aurais conseillé le peloton d'exécution ou la pendaison c'était encore plus efficace...

     

    C'est toujours la même chose, plutôt que d'essayer de comprendre pourquoi il y a la montée de cette colère dans le peuple, colère qu'il exprime par le vote pour le FN, les z-élites méprisent, dédaignent, rejettent voire punissent judiciairement. Et pourtant ils auraient dû comprendre depuis fort longtemps que la moraline à haute dose ne donne strictement aucun résultat. Mais non, on s'en tient aux imprécations, aux condamnations de haut, au mépris absolu de ces « ploucs » qui ne comprennent rien et ne veulent rien comprendre, à la manière d'Aymeric Caron, ce « vegan » jovial et si rieur...

     

    politique, société, droite, gauche, dogmes, Taubira, PS, UMP, FN, FranceQuand on traite madame Morano de « conne » dans un spectacle c'est de la dérision subtile, une alerte « citoyenne », quand Charb (voire illustration ci-contre, montage de Paul Flotat), dessinateur de « Charlie Hebdo » représente la garde des sceaux en singe c'est également de l'humour subtil et « citoyen », et puis Charb est de « gôche » alors ce n'est pas pareil bonnes gens, lui il a le droit, il fait partie du système.

     

    Je m'inquiète, si je dis que madame Taubira est un « sapin de Noèl » en employant la vieille technique desprogienne qu'il employa dans un réquisitoire, citant une bisbille avec Michel Droit, je risque combien :

     

    Deux ans de « taule » ? Le bagne ?

     

    On aurait pu croire pourtant que la gauche française a évolué, et bien changé, à quelques exceptions notables, y compris dans sa part radicale, et que l'abandon par exemple de l'avènement de la dictature du prolétariat entraîne plus de tolérance, de capacité de dialogue et d'écoute, de compréhension du point de vue de l'autre, plus d'empathie. On aurait pu penser que les nouvelles préoccupations surtout sociétales de la gauche, ou alors dans le souci de la conservation des z-acquis sociaux de quelques uns, avait changé un peu les choses.

     

    Mais pas du tout.

     

    Que ce soit au travail, dans les médias, dans la vie politique, sur le Net ou dans la vie « réelle » les contradicteurs sont surveillés impitoyablement et châtiés s'ils osent ouvrir un peu trop la bouche ou si l'on considère qu'ils sont dangereux. On n'hésite pas à employer contre eux des procédés tenant de l'auxiliariat de police, des procédés d'« indics », à les dénoncer aux institutions, à faire circuler le plus possible leurs « forfaitures » , je sais de quoi je parle la photo ci-contre de votre serviteur ayant fait le tour de l'Académie de Rouen comme une traînée de poudre.

     

    J'avais « jeté bas les masques », je me révélais « d'estrème droite », un vulgaire fââchiiste sous les oripeaux de « l'anar de droite » !

     

    Je me souviens aussi de cette salle des formateurs dans un lieu dédié à la formation des maîtres, les quelques dizaines de casiers à deux ou trois exceptions tous recouverts d'une photo de madame Taubira au moment de la loi sur « le mariage pour tous », toujours la même, comme si tout le monde dans cet endroit devait acquiescer aux mêmes opinions sans broncher, ou faire preuve de la moindre velléité d'indépendance d'esprit.

    politique, société, droite, gauche, dogmes, Taubira, PS, UMP, FN, France

     

     

    A gauche, que ce soit la gauche sociétale ou celle qui conserve encore quelques restes révolutionnaires ou marxisants on a La Vérité, on sait ce qui est bel et bon pour le peuple, on sait ce qu'il lui fait, on sait comment le monde doit se mener, on sait comment les gens doivent penser pour accéder à un bonheur universel. Cela reste finalement une religion avec ses dogmes, ses prophètes, ses messies éventuels, ses Judas, ses gardiens du Temple. Et une religion fondamentaliste, qui s'écarte ne serait-ce qu'un petit peu du chemin tracé est excommunié aussitôt. Celui ne pense pas selon les dogme est considéré comme apostat et sans possibilité de se rédimer, il est perdu, bon à pendre ou fusiller.

     

    A chaque manquement à la parole idéologique ce sont des milliers de petits Pol Pot vengeurs qui se lèvent et éructent, injurient, dénoncent et condamnent avec violence, le tout sous couvert de « citoyenneté » et aussi Internet aidant sous couvert d'anonymat (ils ne sont pas fous...).

     

  • Petits -et grands- arrangements avec la morale

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    4426169_3_783e_jean-francois-cope-pendant-son-interview-sur_1994dd055f1ac6c72d5cb3d0528c0107.jpg Les cris d'indignation des militants, des politiques Péhesse (Et Cahuzac ? Et DSK?), des journalistes et des citoyens sur le Réseau ou dans la vie face au scandale « Bygmalion » m'amusent quand même un peu car c'est notre société dans son ensemble qui se caractérise par des petits et des grands arrangements avec la morale, chacun se justifiant comme il le peut, généralement très mal. C'est amusant car on sait très bien que dans tous les « grands » partis dits « républicains » on trouvera certainement des irrégularités de comptabilité, d'aucuns disposant peut-être de fiscalistes plus compétents. Et puis c'est aussi un « écran de fumée » bien utile pour faire oublier la victoire du FN aux européennes...

     

    Ce n'est pas que je dénie le fait que Jean-François Copé ait certainement une morale à géométrie variable, il ressemble en plus à ces canailles élégantes et policées des westerns de John Ford, mais ce n'est pas seulement l'UMP qui subit une crise morale mais la société dans son ensemble du fait de l'absence totale ou quasiment de projets de société justement qui aient une ambition, une vision d'avenir, qui se soucient du Bien Commun. Les institutions, les éducateurs, mais aussi les religieux pour beaucoup, ont complètement abandonné ces idéaux, se contentant de se comporter en gestionnaires, en entrepreneurs, et aussi du strict minimum.

     

    Curieusement, ils n'ont jamais autant parlé de « projets » pourtant, ceux-ci se résumant à énoncer des bonnes intentions qui ne mangent pas de pain, des lieux communs qui n'encouragent surtout pas le citoyen consommateur à prendre des responsabilités ou s'engager, ou tenir compte simplement du voisin pauvre ou non.

     

    Bien entendu, généralement, le citoyen consommateur de 2014 s'arrête là au « Tous pourris » englobant politiques et institutions croyant justifier par là sa paresse à aller voter, s'engager, à faire quelque chose, même un tout petit quelque chose, pour les autres, se laissant mener docilement par un système en train d'organiser cyniquement sa paupérisation pourtant, paupérisation qu'il est prêt à accepter si cela lui permet de consommer encore quelques temps les gadgets parfaitement inutiles que le système lui intime d'acheter.

     

    De toutes façons, comme on lui répète partout que faire la morale c'est mal, c'est culpabilisant voire stigmatisant, l'individu lambda de notre temps s'arrange quotidiennement avec la morale lui aussi. Ce n'est pas de sa faute s'il a grillé un feu, quelqu'un l'appelait au téléphone à ce moment là il était bien obligé de répondre, ce n'est pas de sa faute s'il a oublié de déclarer la bagnole de sa femme aux impôts, il pensait sincèrement que ce n'était pas obligatoire et puis « allez tout le monde le fait », il a pistonné ses enfants pour un boulot pour la même raison, tout le monde triche, donc pourquoi se gêner ?

     

    Etc « ad nauseam »...

     

    Tout ce beau monde sait très bien qu'il va contre la morale dont il a encore une perception malgré tout, vague mais elle existe encore, et malgré quelques décennies de décervelage intensif libéral-libertaire avec l'aide enthousiaste des « idiots utiles » de « Soissantuite » et de ses scories. La personne intègre ou tout simplement honnête qui ne veut pas se compromettre, qui ne veut pas tricher, qui rend service gratuitement, est prise d'ailleurs, comme pour compenser ce que l'on sait être de la malhonnêteté, pour une idiote, une débile légère qui a bien tort de ne pas faire comme tout le monde.

     

    Quant à moi ami lecteur loin de moi l'idée de moraliser, juste d'exprimer ma lassitude...

     

    image dans l'édition de "le Monde" daté du 26 mai 2014

  • La droite toujours complexée

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     A gauche, on a la vérité, on sait ce qui est bon pour le peuple : une Europe libérale-libertaire, des lois sociétales pour quelques « bobos » et milieux favorisés pour permettre à « Totor » de se marier politique, société, droite, gauche, hypocrisie, anar de droiteavec « Tatave », et surtout des sermons et de la moralisation à haute dose. A gauche on est sûr de soi, on ne se pose pas de questions. Être de gauche c'est finalement croire en une nouvelle religion, en des dogmes que l'on ne remettra jamais en question car l'on est convaincu de leur intangibilité. Personne, à gauche, enfin surtout à gôche, la gauche sociétale, ne se pose vraiment de questions, les convictions qu'impliquent l'appartenance à ce camp sont les seules possibles pour entrainer le progrès constant de l'humanité.

     

    L'on n'y verra pas de contradiction à se dire tolérants bizarrement, enfin tolérants avec ceux qui pensent la même chose, les autres étant des « fachos », des partis nauséabonds, des salauds malveillants et populistes qui rappellent les fameuses z-heures les plus de notre histoire (TM°), même et parfois des icônes issues de la diversité (TM°) comme Dieudonné, qui, s'ils vont trop loin dans l'expression de leurs opinions politiques, sont à n'en pas croire, des émules du petit caporal autrichien qui avait la même moustache que « Charlot ».

     

    Ils ne sombrent pas du tout dans l'hystérie ceux qui comparent les partisans de Dieudonné aux SS, non, non, non, à moins que ce ne soit tout simplement un « storytelling » pour dériver la colère des français vers des sujets anecdotiques...

     

    Enfin anecdotiques,..

     

    Les soutiens à Dieudonné montrent que dans les « quartiers » et dans les communautés « issues de la diversité » il y a un antisémitisme qui monte dangereusement et qu'il est bien plus puissant, bien plus implanté là qu'à droite...

     

    A droite, on a toujours peur de s'affirmer de droite. Je l'ai vécu moi-même. Ainsi, un condisciple, dans la salle commune à tous les collègues, jugea-t-il bon de m'entraîner dans le couloir alors que nous avions une discussion politique. Je lui communiquai mon étonnement, il me dit qu'il « voulait être discret » car dans un milieu très à gauche. Mais nous n'allions pas faire la promotion des chambres à gaz et nous mettre à marcher au pas de l'oie le menton arrogant et pointant vers le haut. De quoi avait-il peur au fond ?

     

    D'autres collègues n'hésitaient pas quant à eux à exprimer des opinions certes de gauche très radicales, consistant à affirmer qu'il fallait interdire en gros tous les partis politiques et journaux ne pensant pas comme eux, à faire la promotion de groupuscules ultra-minoritaires, et qui n'étaient donc pas exactement neutres, les mêmes exaltant par ailleurs les qualités d'écoute (oh, oh) et de tolérance (ah, ah). Il me semble que dans l'expression d'une opinion en politique, il ne devrait pas y avoir de barrières ou de passe-droits tant que cette expression respecte son interlocuteur et ne sombre pas dans l'injurieux et le diffamatoire de caniveau qui sont la règle de nombreux organes de presse de gôche sociétale étrangement ?

     

    Voir à ce propos la couverture de cette semaine du « Nouvel Obs » qui assimile Zemmour à Dieudonné et Soral, je pense aussi à Naulleau accusé d'être un « sous-marin » des fachos.par les éditorialistes « kicomptent » et « kipensent » comme Jean-Michel Aphatie par exemple au « Grand Journal »...

     

    A droite, on a toujours besoin de se justifier, de rappeler que l'on est de droite mais pas sur tout, pas pour tout, ainsi Éric Brunet chez Ardisson vantant les mérites de la dépénalisation de la fumette et du « mariage gay ». Comme on a peur d'être mal vu, on n'hésite pas à donner des garanties de républicanisme et de loyauté aux préceptes démocratiques. On est de droite mais « républicain », on est de droite mais « démocrate » comme si se prétendre de « droite droite » sans réticences ni restrictions c'était honteux ou amoral. A droite, on a peur de se dire de droite, on parle de son grand-père qui était drôlement à gauche, de son oncle syndicaliste, de sa tante au service d'ordre du MLF et que l'on a des très très bons amis qui sont de gauche, hein. Comme si c'était incompatible avec le fait d'avoir des convictions solides.

     

    On insiste bien également sur le fait que l'on respecte la laïcité et que l'on n'est pas vraiment catholique parfois...

     

    Quant à moi je suis de droite, ami lecteur, de droite droite même, si tu veux, un genre d'« anar de droite » et que c'est ainsi qu'Allah est grand

    image empruntée ici

  • Hommage à Hélie de St Marc

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    "Pour parler vrai il faut d'abord penser vrai"

    politique, société, christianisme, droite, héros, grandeur, honneur, fidélitéOn évoquait ici même il y a quelques jours la figure de Jacques Vergès, complexe, trouble et souvent troublée, Hélie de Saint Marc, résistant, déporté et militaire, lui, qui vient de s'éteindre à 91 ans n'avait aucune zone d'ombres dans sa vie, et il aimait la Vérité, l'Honneur et la Fidélité, trois idées que notre société rejette violemment chaque jour.

     

    Il a résisté non pas sur ordre, non pas pour obéir à un chef politique ou religieux mais parce que pour lui cela allait de soi (il avait 16 ans).

     

    Il a compris pendant sa déportation que généralement si les aspirations de la plupart des êtres humains sont vaines et absurdes, la vie d'une personne n'en est pas moins des plus précieuses.

     

    Obligé de taper à coups de crosse sur les mains des villageois d'Indochine qui voulaient que les français restent, qui savaient très bien ce qui les attendait, il a désobéi aux ordre en 61 pour ne pas avoir à exécuter de nouveau ce genre d'actes en Algérie.

     

    Et c'était un homme, debout, parmi les "champs de braise" de notre société malade...

     ci-dessous un entretien avec Hélie de Saint Marc

  • Les imbéciles de droite - article dédié à Tibor Skardanelli

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     politique, société, droite, gauche, libéral libertaireAprès quelques échanges avec de ces contributeurs de droite, libéraux convaincus, je me suis dit encore hier soir qu'au fond à un imbécile de droite, droit dans ses bottes et son monétarisme, je préférerai toujours un type ou une femme de gauche même du genre bloqué sur ses certitudes absurdes concernant le catholicisme, même imbécile, du moins s'il est ou si elle est sincère, conservant encore quelques idéaux qui, même brouillons, procèdent au moins de son désir de générosité.


    Notez que mener un imbécile de droite par le bout du nez n'est pas bien compliqué, car pour lui critiquer l'ultra-libéralisme, ou remettre en question la société d'hyper-consumérisme c'est être un suppôt du marxisme, un séide du stalinisme et un nostalgique de la Révolution prolétarienne.

     

    Bien sûr, ainsi que le rappelait fort à propos Zemmour dans sa chronique de mardi dernier, évoquant les « larmes de crocodiles » sur les morts dans l'incendie d'un atelier textile au Bangladesh, critiquer le système implique aussi être lucide sur soi-même et sa propre consommation de produits à bas prix, fabriqués dans des usines lointaines dont les ouvriers sont des esclaves : ainsi l'ordinateur sur lequel j'écris, le polo que je porte...

     

    Nonobstant cela, cet article est dédié chaleureusement à Tibor Skardanelli, commentateur émérite sur Tak.fr et contributeur brillant sur antidoxe.eu. Il vient d'écrire dernièrement une contribution étonnante, fruit on n'en doute pas de plusieurs années d'études de climatologie et de météorologie, afin de démontrer que le réchauffement climatique ne peut être le fruit de l'activité humaine, il le sait, il l'a vu, peut-être dans le marc de café, l'activité humaine n'a aucune incidence sur le climat.

     

    Par la magie des nouvelles technologies les « spécialistes en tout » que l'on ne croisait auparavant qu'au zinc du « Café du commerce » peuvent maintenant essaimer leur expertise partout dans le monde. Et être applaudis voire félicités par d'autres « spécialistes en tout » qui semble-t-il ont toujours quelque chose à compenser : frustrations diverses, complexe culturel, jalousie quant à l'éducation etc...

     

    Je m'étonne d'ailleurs toujours que l'imbécile de droite, si prompt à s'attaquer aux bobos prétentieux, épris de pseudo culture, soit si chatouilleux sur ce plan-là.

     

    Comprendre que prétendre cela interdirait aux bêtes à cornes dociles de s'acheter qui un ou un simili « 4X4 » polluant, qui de s'installer l'air con-ditionné chez lui ou se payer un de ces objets que la pression de la société impose d'avoir chez soi, n'entretenant ainsi plus la dynamique des marchés, ce qui est une sorte de crime pire que n'importe quel blasphème aux yeux des thuriféraires enthousiastes des bienfaits selon eux de la manne libérale.

     

    De plus cela reviendrait à contester les bienfaits du tout-économique chacun sachant très bien que si les pauvres sont pauvres et les plus faibles, faibles, c'est surtout de leur faute, qu'ils manquent d'esprit d'entreprise et d'initiative, que le darwinisme social à l'œuvre dans notre monde sert surtout à les motiver, qu'il n'y a pas à les aider, ou les protéger, ce serait les encourager à la paresse tout le monde sachant que le pauvre, le faible, est un gros fainéant.

     

    Enfin, l'imbécile de droite ne veut pas voir que la déliquescence sociale et nationale actuelle, bien loin d'être seulement le fruit du matraquage idéologique de professeurs, tous gauchistes; et de « soissantuitards » attardés, est aussi et d'abord la conséquence de l'idéologie libérale libertaire qui imprègne toute la société actuelle, de la gauche à la droite, la version actuelle, sociale libérale, revenant exactement au même. La société libérale libertaire (note personnelle pour Bertrand Redonnet, ou qui se prétend libertaire) a tout intérêt à ce que le consommateur pour plus de docilité soit coupé de tous les liens traditionnels le protégeant encore un petit peu dont la famille et la nation, ou sa foi religieuse. Elle a tout intérêt à une illusoire « libération » des mœurs, ou des pulsions, ce qui libérera de nouveaux marchés, entretenant donc le système avide.


    image prise ici

     

  • Survivre à un milieu dit de gauche

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     J'ai trouvé ce témoignage dans une bouteille non pas à la mer, mais dans une rivière. Je transmets ce texte tel que, sans rajouts personnels bien sûr, le laissant à l'appréciation des lecteurs :

     

    bobo-parisien.jpeg« Tout ce que je peux dire en commençant ce petit texte, c'est que j'écris d'expérience. Ce n'est pas que les personnes décrites soient réellement et profondément de gauche, ce ne sont pas exactement des « purs », chez eux, cela tient de la posture, et puis j'avais envie de pousser un petit coup de colère car on le sait j'adore râler.

     

    Dans ce milieu de gauche le bourgeois, le privilégié, c'est toujours l'autre, et généralement celui qui a plus ou dont on considère les mérites moindres que les siens propres pour être aisé, les privilèges dont on dispose sont des « acquis sociaux » incontestables et inaltérables que l'on ne saurait discuter même si complètement indus.

     

    Dans ce genre de milieu, les discours contre la discrimination et l'inégalité sociale sont légions, on en parle tout le temps, mais ce n'est pas que l'on y croit vraiment, il ne faut pas se méprendre, c'est juste pour mettre sa petite personne en avant et donner de soi une image flatteuse car la hiérarchie sociale et professionnelle c'est important voire fondamentale, surtout qu'à gauche on travaille souvent dans des environnements censés encore être méritocratiques, je dis bien censés, tout le monde sachant bien que ce n'est plus réellement le cas depuis belle lurette et que ce sont surtout les « lèche-bottes » et leur obséquiosité qui ont une chance un jour d'accéder à des fonctions de responsabilité.

     

    Pour se faire, il s'agit surtout d'être docile, de se couler dans le moule, d'être un larbin se comportant selon les règles, mais d'une façon qui ne soit pas trop voyante car ce milieu de gauche a des pudeurs de vieille paroissienne de saint Honoré d'Eylau.

     

    Les opinions ne sont même plus si importantes que ça à un certain degré de la hiérarchie, on tolèrera même des opinions de droite ou d'extrème droite, considérées alors comme une excentricité excusable.

     

    Si une personne à un statut inférieur exprime les mêmes choses, bien entendu, elle est automatiquement ostracisée, psychiatrisée, rejetée, devant subir sans broncher les pires ragots imputrescibles sur sa personne. Gare à celui ou celle qui, relevant de ce statut, attend de la reconnaissance de son travail ou se mêle de vouloir bien faire les choses. L'inconscient-e a déjà bien de la chance de travailler dans un milieu « éclairé », c'est en soi un privilège immense lui fera-t-on comprendre.

     

    Pour donner le change, surtout quand ce milieu a un rapport étroit avec l'éducation ou la culture, on rabâchera toujours les mêmes thèmes quitte à les banaliser, et sans jamais avoir peur de prendre le risque de pleurnicher dessus. Deux expositions d'histoire et,ou de littérature sur trois proposées à des jeunes par exemple seront sur la « Shoah » ou la « Seconde Guerre mondiale », les auteurs en ayant traités, dont on parlera jusqu'à la nausée quitte à chausser de très gros sabots pour relier le tout aux politiques que l'on aime détester en 2013, qu'il est convenable de détester, et sans pour autant transmettre quoi que ce soit d'important quant aux valeurs de tolérance, ou d'altérité.

     

    Curieusement, si on parle de la « Shoah » avec des larmes dans la voix, on est aussi antisioniste dans ce milieu, et évoquant les « sionistes » on retrouvera bien vite le vocabulaire de la propagande nazie les concernant en parlant de « l'arrogance » sioniste, de leur « expansionnisme ». Ce sera moins grave puisqu'ils vous disent que ce sont des « sionistes » dont ils parlent et non des juifs !

     

    Dans ce milieu de gauche antisioniste, on ignore souvent que le sionisme est au départ un mouvement laïc et socialisant.

     

    Finalement, la plus grande hostilité des idées dans ce milieu est réservée aux catholiques, considérés comme des empêcheurs de vivre tranquillement en bons libéraux libertaires vaguement préoccupés de « développement durable » (TM°) et de « commerce équitable » (TM°) pour se donner bonne conscience. Ces infâmes catholiques sont considérés comme des empêcheurs de profiter de son fric, et pire encore de pratiquer le vagabondage sexuel de bon aloi de nos jours quand on a moins de cinquante ans. »

     

    Le manuscrit s'arrête là, bien évidemment on relèvera que son auteur fait preuve d'un mauvais esprit déplorable envers ses bienfaiteurs, ce qui en gâchera le bénéfice de la lecture aux esprits éclairés qui feront preuve de magnanimité.

    La photo d'homme de gauche modèle a été empruntée ici

     Ci-dessous un sketch d'Alex Métayer pour définir plus sérieusement ce qu'est un homme, ou une femme, de gauche

  • La "Gauche morale" inspire-t-elle encore de l'effroi ?

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    Aussi sur Agoravox

    Dans les médias « officiels » et officieux, commentateurs politiques du Net ou de comptoir, ce qui souvent revient au même qui jouent la posture de l'indépendance et parfois même du « politiquement incorrect », il paraît que la droite « républicaine » est de plus en plus « décomplexée » sur sa frange la plus droitière et que la droite réputée « non républicaine » encore plus radicale n'aurait plus peur de l'être.

    C'est encore complètement faux.

    boboland.jpgQue ce soit du côté de la droite « républicaine » ou droite UMP, et de la droite radicale, je ne parle pas de la base électorale, mais de ses représentants, les politiques sont terrorisés par le jugement moral tombant de l'auguste bouche des belles consciences de la « gauche morale » voire moralisatrice, y compris les organisateurs de la « Manif pour tous » de dimanche dernier qui se sentent obligés de donner des gages de « bonne vie et mœurs » aux arbitres des élégances politiques pour ne pas subir d'anathème, croyant que cela les protègera des insultes des bien-pensants, que personne ne fera l'amalgame, y compris Frigide Barjot elle-même ou Laurence Tcheng qui croit bon de se justifier en évoquant son métier de prof en « ZEP », et qui ne serait que la caution « de gauche » du mouvement.

    Laurence, que tu sois de gauche à l'origine n'importe plus du tout pour les beaux esprits, tu es maintenant quoi que tu dises, quoi tu fasses, dans le camp des « réacs », des nostalgiques de l'Ordre Moral, à moins que tu ne fasses bien sûr amende honorable...

    Laurence Tcheng est représentative de ces personnes de gauche sincères, préoccupées de la précarisation du salariat, de la pauvreté endémique, et qui a compris que la loi sur « le mariage pour tous » n'est pas une mesure dans le sens de ces convictions, prise pour plus d'égalité, mais une escroquerie libérale-libertaire ainsi que le souligne un des soutiens de droite du « mariage gay », madame Jouanno et des commentateurs libéraux parfaitement assumés.

    Je suis toujours surpris du soutien de la majorité de ces militants de gauche tout à fait sincères à cette loi qui va contre leurs convictions.

    Et, ô surprise, même Marine le Pen, le diable, ou plutôt la diablesse incarnée en personne, elle-même, a refusé de défiler par peur de l'amalgame, pour continuer la « dé-diabolisation » de son parti et accéder au pouvoir à la manière d'un Pim Fortuyn en Hollande.

    Bien entendu, cela ne change strictement rien aux injures, allégations, diffamations, foudres balancées depuis le défilé « bleu, blanc, rose » sur tous ceux qui y ont participé de près ou de loin ou qui ont participé à celui de « Civitas », tous mis dans le même sac catholique traditionaliste, homophobe et réactionnaire.

    Les réactions dans la vie de tous les jours vont de la condescendance un rien dédaigneuse, allant de pair avec la leçon de morale politique avertissant sur les slogans homophobes que les bonnes consciences sont sûrs et certains d'avoir entendus dimanche sans en avoir la moindre preuve, sans avoir été présents sur place.

    Les humoristes « citoyen-ne-s » (rires), les observateurs avertis de la vie politique n'ont pas de mots assez durs, pas d'épithètes assez tranchants, dont des attaques au physique d'une grande bassesse, d'une servilité abjecte, des suppositions non signées sur Frigide et son mari Basile de Koch (les arbitres des élégances politiques sont souvent courageux mais pas téméraires), pour qualifier instantanément toute personne qui ose ne serait-ce que demander un embryon de débat sur le sujet du « mariage pour tous » ce qui semble parfaitement légitime en démocratie, mais qui en France ne l'est pas du fait de cette chape de plomb de plus en plus insupportable de la « gauche moraline ».

    La plupart des observateurs feignent de croire que le vote pour élire Hollande en mai 2012 était un vote d'acquiescement total à toutes ses propositions, dont les fameux « 60 engagements » alors que c'était d'abord et avant tout un vote anti-Sarkozy. Cette mesure « marginale », sans importance, que le gouvernement fera passer malgré tout, sans tenir compte de l'expression populaire, est une mesure électoraliste qui entérine la perte par le PS de son ancien électorat populaire, et la consécration de bourgeois urbains, aisés et libéraux dans les mœurs et économiquement.

    Ainsi que le rappelle pertinemment Éric Zemmour dimanche soir dernier sur « I-télé » (voir vidéo ci-dessous), « « Il y a toute une population de plus en plus lassée par l’évolution de la société depuis quarante ans, analyse-t-il, et sa contestation n’est pas seulement politique, mais culturelle. ».

    Cette population oubliée des élites, qui la méprise en les désignant comme « franchouillards », « beaufs », ces « vraigens » de la « France d'en bas » comme disait l'autre, commence à ne plus supporter les donneurs de leçons de morale, qui sont coupés totalement de leurs préoccupations depuis déjà quelques décennies.

    Ais-je parlé de « pays légal » et « pays réel », cette vieille notion maurrassienne qui semble au final toujours d'actualité ?

    illustration tirée de "Bienvenue à Boboland" de Dupuy et Berbérian prise sur ce site

  • La "gauche morale" selon Philippe Muray

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    Un extrait de "Homo Festivus" qui résume bien la posture de la gauche dite "morale" qui va peut-être revenir au pouvoir dimanche...

    L'auteur de ce blog vous cause bientôt du débat de technocrates d'hier, "dîner de cons" auquel étaient invités les français pris pour des naïfs encore une fois et qui ont l'air d'aimer ça...
    1968753_7d7e89f4-8d9c-11e1-b8e3-00151780182c.jpg"Il n’est plus le temps historique (Hegel). Homo festivus est pleinement satisfait par le nouveau monde homogène, mais, pour se donner l’illusion d’avoir encore un avenir, l’instinct de conservation lui souffle de garder auprès de lui un ennemi, un opposant absolu qui, parce qu’il s’oppose à lui absolument, lui permet de se croire lui-même vivant. Cet opposant (en France le Front national, Le Pen ; plus généralement le néo-fascisme, le racisme, etc.), c’est lui qui empêche Homo festivus de n’être plus que pure animalité en accord avec le donné."

  • Le retour des z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°) en Hongrie

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    Aussi sur Agoravox

     Les beaux esprits nous avaient pourtant avertis, les intégristes chrétiens, surtout catholiques, sont bien plus dangereux que tous les autres intégristes.

    On vous l'avait bien dit nous disent-ils, déjà qu'en France, ils nous empêchent de provoquer dans la soie au théâtre ou ailleurs, voilà qu'en Hongrie ils se mettent à réagir contre la crise de sens que connaît actuellement toute l'Europe, et provoqueraient même selon le terme utilisé par un article sur Rue89 une dérive autoritaire poussant les consciences progressistes hongroises à « pleurer de rage ».

    image de Viktor Orban prise ici

     

    le-premier-ministre-viktor-orban-a-inaugure-l-exposition-qui-glorifie-la-nouvelle-constitution-pho.jpgLes beaux esprits nous le disent pourtant sur tous les tons depuis quelques décennies, il n'y a pas de crise morale, il n'y a pas de crise des valeurs ou de crise de société. Toute nostalgie affichée, même avec quelque nuances, du lien social qui existait auparavant est aussitôt raillé, conspué, vilipendé, traîné dans la boue.

     

    Ils n'hésitent pas à évoquer pour certains la renaissance d'un catho-fascisme...

     

    Viktor Orban, l'un d'eux, un de ces chrétiens, un anti-communiste en plus, a-t-on idée, un ancien dissident, proclame que l'avortement n'est pas un droit de l'homme.

     

    Et ça aux yeux de nos z-élites, c'est un crime impardonnable, tout comme le fait que le Pape actuel ne soit pas un « pape en phase ».

     

    Car l'avortement, dans leurs esprits, n'est pas du tout une mesure d'humanité pour les jeunes filles violées, par exemple, mais un outil afin de se prémunir de grossesses non désirées, ce qui peut toujours arriver même en cas de contraception rigoureuse (car, oui, dans notre société, la grossesse, attendre un enfant, est un risque, une sorte de maladie, de handicap pour les femmes en attendant la parthénogenèse ou la naissance d'enfants en laboratoires).

     

    C'est un outil permettant de pouvoir continuer à jouir un maximum, ce qui est au fond l'idéal de notre société libérale-libertaire, boire, baiser, bouffer, consommer les choses et les gens, car tout est marchandisé en 2012 dans le grand bazar hyper-consumériste.

     

    Les belles consciences ne lui pardonnent pas non plus au fond d'avoir été un opposant au régime communiste en fait, fondant en 68 l'alliance des jeunes démocrates, participant à la table ronde avec le pouvoir communiste.

     

    Un dissident pensent-ils, mais ils n'osent quand même pas trop le dire, ne peut être qu'un partisan des ordres noirs, un réactionnaire, une « vipère lubrique » (selon le terme généralement employé lors des procès de Moscou) à la solde de l'impérialisme.

     

    Et finalement, pour les belles consciences, un anti-communiste est toujours « un chien », selon la formule assez ignoble de Sartre.

     

    Voilà Orban comparé à l'amiral Horthy, ami des nazis, et à Ràkosi, ami de Staline et du stalinisme.

    Ci-dessous, photo de Viktor Orban jeune prise au moment de sa dissidence, prise ici

     

    Features-Fischer.jpgOn le promet au pilori, car il commet un double crime, il est aussi nationaliste, et anti-européen, contre la mainmise technocratique sur son pays donc.

     

    En passant, je sais que ce n'est pas bien de comparer le stalinisme et le nazisme, deux abominations pourtant ayant conduit à des massacres atroces dans les deux cas, car le stalinisme partait d'une bonne intention qui était d'apporter le bonheur marxiste au monde entier, bonne intention hélas perdue en chemin, le goulag, les internements abusifs en hôpital psychiatrique étant des dérives malheureuses, tout comme les massacres commis pendant la Vendée militaire en 1793 étaient des évènements bien tristes mais inévitables du fait de l'entêtement des paysans vendéens, ces « brigands ».

     

    On oublie souvent que le décret du 14 Août 1793 fût la première décision prise par un gouvernement moderne, ou se voulant tel, décidant de l'éradication systématique et rationalisé d'un groupe religieux et politique, hommes, femmes et enfants..

     

    On note quand même que les belles consciences qui se sont enthousiasmé sans commune mesure pour le pseudo « printemps arabe », qui n'a pas vraiment eu lieu, feignent également de ne pas voir que ce sont les islamistes, « modérés ou pas, qui ont tous remporté les élections du Maghreb au Machrek, promettant pour certains l'établissement d'un califat arabe, ainsi le nouveau premier ministre de Tunisie après la victoire d'Enhada aux élections (rappelons que les beaux esprits disaient Enhada ultra-minoritaire avant celles-ci), donc d'un régime théocratique autrement plus dangereux que la Hongrie de Viktor Orban.

     

    Pour être équitable, on pourrait parler aussi de l'emprise de plus en plus prégnante des partis religieux ultra-conservateurs sur la politique israélienne, et du silence quasi-totale sur cette question dans les médias (excepté peut-être un article dans le « Marianne » de cette semaine sur la ségrégation imposée au femmes dans les bus de Jérusalem).

     

    Mais ça il ne faut pas le dire, ce serait faire preuve de néo-colonialisme. Et au fond dans l'esprit des belles consciences, les musulmans sont tous des fanatiques qui ne méritent pas encore une démocratie bien réelle.

     

    Alors oui, certes, certains catholiques me diront, mais « j'ai des amis communistes, j'ai des amis de gauche, voire libéraux-libertaires, ils nous arrivent même de nous taper sur les cuisses, dans le dos ou ailleurs et ils sont bien gentils ». Mais, chers amis catholiques, encouragez les donc vos amis à parler de religion, en particulier chrétienne, vous m'en direz des nouvelles...

     

  • Primaires chez les « petit-boutiens » - Conte inspiré par les primaires du PS

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     Aussi sur Agoravox

    Petit hommage en passant à Jonathan Swift, un grand sceptique devant les sauveurs auto-proclamés et les grandes théories fumeuses, d'un bord ou de l'autre, voulant faire le bonheur du peuple malgré voire contre lui.

    Samuel Gulliver, un descendant de Lemuel Gulliver, a vécu les mêmes mésaventures que son illustre aïeul, c'est de ses notes que je tire le texte ci-dessous :

    Ci-dessous, entrée de Lemuel Gulliver à Lilliput, photo prise ici

    19034_les_voyages_de_gulliver_28tv_film29_gullivers_travels__image_film.jpgA Lilliput, la situation avait bien changé, à l'Est, deux géants de Brobdignac régnaient en maîtres, l'un d'eux, celui qui était le plus à l'Est, n'hésiterait pas un jour ou l'autre, c'était certain, à écraser Lilliput en deux ou trois enjambées. A l'Ouest, un autre géant faisait mine de protéger Lilliput mais songeait surtout à ses propres intérêts. Les lilliputiens, homoncules quant à eux de plus en plus minuscules, n'en avaient cure, ils faisaient comme si Lilliput était toujours aussi puissante.

    A Lilliput, il existait un conflit politique depuis très longtemps entre « petit-boutiens », et « gros-boutiens ». Ceux-ci soutenaient que le sens du progrès était dans le fait de déguster les œufs à la coque en les entamant par le gros bout, les « gros-boutiens », quant à eux prétendaient qu'il fallait entamer par le petit bout, que c'était de tradition à Lilliput, où tout le monde faisait comme ça depuis longtemps. Certains « petit-boutiens », comme on les appelait, radicaux quant à eux, allaient jusqu'à affirmer que ceux qui n'acceptaient pas cette coutume devaient être absolument rejetés à la mer et chassés de la terre de Lilliput.

    Ils se déclaraient également seuls dépositaire de l'identité lilliputienne. On savait bien pourtant que gros et petits boutiens, radicaux ou pas, appartenaient à la même famille, il étaient tous cousins, et ne se mariaient qu'entre eux, ne se fréquentaient qu'entre eux, châtiant impitoyablement et avec une grande violence celui qui osait rappeler leur endogamie qu'ils n'assumaient pas du tout.

    Les choses avaient bien changé depuis le voyage de l'ancêtre de Samuel Gulliver, les monarques avaient été chassés de Lilliput, et les plus riches des homoncules avaient pris le pouvoir deux-cent ans plus tôt en prétendant le faire pour le bien de tous. Ils étaient en majorité « gros-boutiens » radicaux au fond, faisant mine de promouvoir le souvenir des coutumes « petit-boutiennes » mais finalement les rejetant au fond.

    Ceux qui étaient les plus extrêmes dans leurs convictions s'asseyaient à gauche de l'assemblée lilliputienne, ceux qui toléraient plus ou moins, voulant trouver un compromis avec les « petit-boutiens » les plus libéraux quant à eux assis à droite. Au centre de l'assemblée on trouvait des lilliputiens indécis, qui s'accordaient généralement avec le parti le plus puissant au pouvoir.

    Les « petit-boutiens » radicaux n'avaient pas le droit d'entrer à l'assemblée, certains « gros-boutiens » extrêmes.

    Les lilliputiens « petit-boutiens » ou « gros-boutiens », depuis la mort de leur dernier monarque, exécuté en place publique, s'imaginaient tous prendre sa place, car bien loin de leurs pompeuses déclarations, il ne s'agissait que de ça, rêver du pouvoir. Cela s'expliquait par divers complexes chez les politiques lilliputiens qui malgré leurs ambitions démesurées restaient tous des homoncules d'une toute petite taille. Rien n'y changeait.

    En tant qu'homoncules, ils ressentaient un immense ressentiment contre le monde entier que rien ne semblait compenser, car quels que soient leurs actes, ils demeuraient des homoncules.

    Les « petit-boutiens » libéraux et « gros-boutiens » étaient chacun leur tour au pouvoir, la mascarade allait bon train et chacun profitait du pouvoir et surtout de ses privilèges.

    Depuis quelques temps cependant, les « petit-boutiens » au pouvoir depuis quatre ans subissaient la colère du peuple, car leurs compromissions et leur malhonnêteté commençaient par se voir un peu trop. Les « gros-boutiens », inspirés par l'exemple des géants de l'Ouest organisèrent des élections dans leur parti, « des primaires », leur mouvement s'appelait le « parti social gros-boutien », en imaginant que cela les rendait aussi grands que leurs modèles et inspirateurs géants.

    Après d'âpres discussions qui les amenèrent à encore plus de disputes et de ressentiment, il était impossible qu'ils arrivent à gouverner ensemble visiblement vu leurs dissensions qui paraissaient irréconciliables, qui paraissaient seulement car chacun savait qu'ils se distribueraient le « gâteau du pouvoir » en bonne entente chacun selon ses intérêts (on appelait ainsi l'immense pièce montée très sucrée que les vainqueurs des élections présidentielles lilliputiennes se partageaient une fois celles-ci remportées).

    Furent désignés une lilliputienne toute petite se proclamant « petite-boutienne » radicale, et qui avait en elle encore plus de ressentiment que les autres, elle prétendait quant à elle venger le peuple de sa pauvreté, et un lilliputien venu du centre du pays de Lilliput qui affirmait représenter les petites gens lui aussi.

    La première affirmait se battre au nom des lilliputiennes et pour qu'une lilliputienne gouverne enfin Lilliput, en la voyant, on ne comprenait pas vraiment pourquoi elle insistait tant sur sa féminité n'en ayant que fort peu. Quand elle était en famille, elle suivait à la lettre des coutumes « petites-boutiennes », mais comme clandestinement. Le deuxième aimait se regarder dans les miroirs, prendre la pose, un peu plus encore depuis qu'il avait suivi un régime drastique.

    Tous deux étant cousins, cela n'était pas très crédible.

    Il était également de notoriété publique que les vainqueurs de ces élections jetaient dans une poubelle spécialement prévue à cet effet depuis des décennies toutes leurs belles promesses.

    Ils savaient bien que le peuple lilliputien, à de rares exceptions, avait une capacité de mémoire très réduite, à peine celle d'un poisson rouge.

    Et bien sûr, pour arriver au pouvoir, les « gros-boutiens » useraient de leurs stratagèmes habituelles, rappeler les méfaits des « petit-boutiens » radicaux, qui avaient cru leur heure de pouvoir venue, pendant une guerre qui avait eu lieu soixante-dix ans auparavant, avec le peuple d'homoncules voisins, dont le chef s'était cru un temps le leader fou d'homoncules supérieurs appelés à gouverner le monde entier, et qui avait été remportée grâce surtout à l'aide des géants de l'Est et de l'Ouest, ce que les lilliputiens avaient bien sûr oubliés depuis belle lurette.

    Ci-dessous, des lilliputiens désignent leur chef, photo extraite de l'adaptation moderne des "Voyages de Gulliver" avec Jack Black, photo prise ici

    Les-voyages-de-Gulliver-05.jpgCe leader avait commis des massacres atroces.

    Tout rappel des coutumes « petites-boutiennes » était assimilé à un soutien de ces affreuses tueries par différents libelles et publications tous rédigés par membres de la grande famille au pouvoir depuis l'exécution du monarque qui espéraient tous en tirer une récompense et les avantages subséquents. Les « petit-boutiens » modérés étaient montrés du doigt et désignés à la vindicte comme des « petit-boutiens » radicaux et extrémistes camouflés.

    Cela amusait beaucoup les géants de l'Est et de l'Ouest, et même le peuple d'homoncules voisins qui faisaient commerce avec ces géants sans aucun scrupule. Les « Houynms » étaient quant à eux tristes du comportement si désastreux des lilliputiens.

    Ici, les notes sur Lilliput s'arrêtent, on le constate, les français ont beaucoup de points communs encore maintenant avec cette peuplade.
    ci-dessous, "les voyages de Gulliver" par Max Fleischer


    Le voyage de Gulliver par imineo