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drogues

  • L'éclate et les hypocrites

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    Dans notre société moderne la plupart du temps d'une vacuité sans pareille, on ne fait pas la fête, on ne se réjouit pas entre amis, on s'éclate ! On se défonce !

    politique, société, hypocrisie, éclate, addictions, drogues, amaury watremez

    Dés qu'on peut ou que l'on en a encore les moyens :

     

    A savoir on baise, on bouffe, on picole, on se came.

     

    Il y a pourtant une différence majeure entre baiser et faire l'amour, entre bouffer et manger, entre picoler et boire...

     

    Dans un ordre ou un autre peu importe. On ne boit pas pour partager un bon moment, c'est de plus en plus un genre de compétition. C'est à qui sera le plus rapidement complètement saoûl, dans les soirées « djeuns » en particulier. On se drogue en se piquant, fumant, ou sniffant dans le même esprit, c'est pas grave, ça n'a pas d'importance, puisque l'on vous dit qu'on s'éclate. Un petit « pétard » de temps à autres pour se détendre ! Rien de bien méchant ! Une petite « ligne » entre amis ! C'est quand même bien sympathique ! C'est là l'essence de l'hédonisme particulièrement étriqué de notre époque....

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  • L'enfer en pilules, en poudre, ou en injections

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    Il y a encore de nos jours un romantisme des paradis artificiels. Malgré Baudelaire, malgré Théophile Gauthier, qui en parle dans « le club des hachichins ». Beaucoup parmi ceux qui ont des prétentions littérateuses (trices ?) sont persuadés que boire beaucoup, fumer de l'herbe et prendre des médicaments augmentent la créativité et décuplent les facultés de création alors que l'on écrit bien que lorsque l'on est complètement à jeûn, y compris La Vision de l'Enfer, de Jérôme Bosch (détail).jpgBukovski, voire Malcolm Lowry qui voyait des vautours dans l'évier de son taudis parisien. Et quand Aldoux Huxley écrit sur la mescaline, il attend d'être sevré.

    C'est ce romantisme petit-bourgeois et cette conception toute fantasmée du poète ou de l'écrivain maudit qui poussent des gosses ou des adultes à s'alcooliser ou a s'injecter n'importe quelle saloperie dans les veines, ou le désert affectif de leur vie familiale et le vide des valeurs de la société actuelle : en dehors du fric, à savoir, pas grand-chose. C'est normal d'essayer de combler ce vide, mais avec du néant, c'est un peu comme vider la mer avec une petit cuillère. Hélas, tout le monde n'est pas Rimbaud ou Verlaine, de toutes façons leur fée absinthe était une mégère et non une avantageuse sylphide.

    Le problème c'est que l'on ne guérit pas de la drogue, on ne peut que se soigner à coups de Subutex ou de Méthadone qui seraient vraiment efficaces si la prise de ces substituts était assortie d'un suivi psychologique, car la dépendance et les crises de manque induisent des pathologies psychologiques graves ou les font ressortir.

    Un drogué n'est pas fiable, on ne peut pas avoir confiance en lui, la drogue prend toute la place dans sa cervelle. Et le pire est que le premier à en être conscient, c'est lui.

    Il se précipite dans l'abîme en toute conscience.

    Au lieu de s'en occuper sérieusement on se contente d'enfermer les dealers et les consommateurs en prison, ce qui permet aux uns d'augmenter leur marge bénéficiaire, aux autres de se laisser un peu plus aller, sans omettre les sévices que subissent les plus jeunes ou les plus faibles ; l'assistante sociale leur fait la leçon une fois par mois et de temps à autres des bonnes gens se donnent bonne conscience ou se mettent en valeur en venant dire combien la nature est belle avec les petits z-oiseaux et la joie dans les yeux des n'enfants et que c'est pas bien de se camer à cause de ça. Ensuite, ils repartent chez eux, dans leur confort, la gueule enfarinée, persuadés d'avoir fait le bien de l'humanité.

    D'autres encore fument un pétard devant l'Assemblée en prétendant que ça n'est pas très grave un petit joint...

    C'est pas non plus la « zonzon » des rappeurs et des comiques pas drôles de « stand up », pleine de rebelles hargneux et arrogants, de racailles marrantes qui tchatchent comme Eddy Murphy dans « le flic de Beverly Hills ».

    C'est moins drôle, moins « bling-bling », moins culture mondiale, moins « tu 'ois , on est tous frères ».