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djihadistes

  • Le néant de la société occidentale et les djihadistes français

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    image prise ici

     

    Un des bourreaux abjects des soldats syriens et de l'otage exécuté est un jeune français embrigadé par le biais des réseaux dits sociaux originaire de Bosc-Roger non loin de Rouen. Personne ne semble comprendre ce qui pousse de plus en plus de jeunes comme lui, sans histoires apparemment, pourtant choyés, télé et ordinateur dernier cri dans la chambre, le portable qu'il faut dans la main, couvés, sans limites, à rejoindre des barbares fanatiques – et tarés - en Syrie et en Irak, des fanatiques pas si fous que cela d'ailleurs, prêts à faire des affaires -pétrolières- juteuses avec les occidentaux ce qui ne dérange pas une seconde les financiers américains et européens.  

     

    En appuyant sur le Net, en particulier, où la dictature de l'opinion personnelle sévit, ce qui n'empêche pas un comportement grégaire des internautes, sur l'affectivité, sans pour autant solliciter leurs capacités de réflexion, en montrant telle photo lacrymatoire appelant les sanglots pour faire pleurer Margot, en insistant sur une anecdote isolée et traitée bien mélo-dramatiquement, l'on en appelle aux plus jeunes, aux esprits malléables, grandement fragilisés par leur absence d'éducation, de repères, voire de beauté et de sensibilité, car l'individu se nourrit aussi intellectuellement et spirituellement de tout cela et pas seulement du dernier modèle de « smartefône » tactile.

     

    La plupart des journalistes et des observateurs, excepté peut-être Natacha Polony qui l'a fait remarquer ce soir pendant « le Grand journal », ne le comprennent pas, persuadés qu'ils sont que notre société réputée « multicul » et « diverses », et sociétalement libérée est l'apogée du progrès des consciences, la fin de l'histoire. Ils s'imaginent au pinacle de l'humanité, alors que la seule chose qu'ils transmettent aux enfants, leurs enfants, est un néant froid et grisâtre. Les « grandes personnes » ne songent qu'à consommer jusqu'aux derniers jours de leurs existences souvent bien mornes, s'imaginant « adulescents » alors que grisonnants, et découvrant dans leur miroir un petit matin tardif un,e inconnu,e qui n'est même pas Dorian Gray.

     

    Il en est qui font alors une crise mystique, orientale le plus souvent, ce qui permet de voyager, ou qui se mettent à la colle avec une jeunesse de vingt ans ou un peu plus achetée « sur catalogue » en Europe de l'Est, ce qui n'est pas donné non plus, qu'importe pour eux ils ont les moyens. D'autres sont plus simples, ou plus économes, ils vont en « boite à Q » baiser alors qu'ils le peuvent encore. C'est moins fatiguant que d'essayer de s'engager contre la pauvreté ou la crise morale que ce pays traverse, ou toutes les questions liées à l'identité nationale.

     

    Confits dans la mauvaise graisse de leurs privilèges et de leurs certitudes absconces, habitués aux moquettes épaisses et aux ors du pouvoir, à avoir un compte en banque bien dodu, qu'ils soient sociéto-libéraux ou libéraux-libertaires, ces « bourgeois pédagogues » qui sont partie intégrante du « pays légal » ne peuvent certes pas comprendre grand-chose à ce qui se passe, trop occupés à jouir de la satisfaction de leurs pulsions et de leurs désirs étriqués dans un hédonisme ne l'étant pas moins. Leur progéniture voudrait bien vivre de la même manière, dans cette « société de porcs », mais ils savent bien que le temps leur est compté la France devant bientôt finir comme la Grèce ou l'Italie. D'autres encore, beaucoup plus favorisés, ont des rêves humides en évoquant la « Singularité », ce post-humanisme ou trans-humanisme qui serait seulement grotesque s'ils n'avaient pas les moyens d'imposer ce cauchemar.

     

     

    Et pendant ce temps là, les enfants de l'Occident rêvent sur la fin du monde et de l'Humanité, la destruction de tout, dans le sang et les larmes, sous le regard finalement indifférent des adultes...