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diversité

  • Se sent-on français dans les cités ?

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    société, immigration, diversité, cités, quartiers, aulnay sous bois, amaury watremez

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    Le propos de mon petit texte n'est pas une seconde de dire que les jeunes des « quartiers » ne sont pas français. Selon la loi, ils le sont à part entière. Ils ont des papiers français, suivent une scolarité française, ont les mêmes droits que les autres citoyens, les mêmes devoirs aussi. Par contre leur ressenti quant à cette citoyenneté est tout autre et fort différent. Se sentent-ils pour autant français à part entière ? La réponse est beaucoup moins évidente qu'ils soient de la deuxième, troisième ou quatrième génération « issues de la diversité » selon le vocable hypocrite.

     

    Et le fait est qu'à leurs yeux ils ne sont pas vraiment français...

     

    Il suffit de passer en revue leur manière de se présenter sur les réseaux dits sociaux. Ils se présentent généralement comme malien, marocain, algérien, sénégalais, vietnamien, chinois mais très rarement comme français. Ce seront des exceptions qiui confirment la règle, des exemples de réussite méritocratique montés en épingle alors que c'est loin d'être une généralité. Que ce soit dans la vie réelle ou virtuelle ils disent souvent « vous les français », disent nous et eux en évoquant les français indigènes. Quand ils parlent d'un blanc, d'un européen en général dans leurs quartiers, ils parlent d'un « français » ou « céfran ».

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  • La construction fantasmée de la diversité

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    politique, diversité, nation, société, amaury watremez, renan, qu'est-ce qu'une nationLa diversité est une idée qui séduit de moins en moins d'électeurs et de citoyens un peu lucides. Elle a encore ses adeptes, et fait encore très peur à la droite. Il convient d'être adepte du multiculturalisme, voire de l'identité réputée multiple de la France. Or, un pays est comme un individu, sa personnalité est une et indivisible, si elle est multiple c'est soit qu'il n'en a pas, soit qu'il est schizophrène. L'idée de diversité imprègne l'enseignement de l'histoire, le discours sur la citoyenneté. Elle terrorise encore la plupart de nos politiques qui n'osent que timidement encore parler de culture française, bien timidement par peur de passer pour des séides de Marine le Pen, des nostalgiques des fameux z-heures les plus sombres de notre histoire.

     

     

    Oser critiquer la diversité montrée toujours comme inéluctable c'est risquer de se faire traiter de raciste sans plus de jugement. On ne voit pas tellement en quoi il est raciste de revendiquer une culture française dans la multiplicité des accents, des régions, des traditions ce que d'autres peuples font sans que les bourgeois pédagogues ne s'en émeuvent.

     

    Cette idée pénètre y compris à l’extrême de l'extrème-droite où certains microcéphales et « minus habens » de la pensée sont persuadés dur comme fer, convaincus mordicus que la France serait née du mélange de peuples celtes, gallo-romains et païens. Le « juif Jésus » ainsi qu'ils disent a perverti tout cela avec une religion considérée comme une foi de faibles (oui, parfois l'antisémitisme, pardon « l'antisionisme » va jusque là).

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  • Chronique du pays réel – dans le bus

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    société, politique, diversité, racisme, violence, politique, amaury watremez

    Aussi sur Agoravox

     

    L'observation de la vie quotidienne en général, prendre le bus en particulier, en dit beaucoup plus long que bien des éditorialistes, journalistes et que nombre d'études savantes ou non. Il suffit de rester connecté au réel aussi. Et cela une bonne partie de la France l'est et l'est durement l'exprimant ainsi qu'on le dit dans les médias par son sentiment d'insécurité. Nul besoin d'aller très loin pour constater la coupure de plus en plus marquée entre les populations en France, celle dite « issue de la diversité » et l'autre, les allogènes, les autochtones.

     

    Hier soir, j'observe deux gamines, deux « beurettes » habillées selon les critères d'uniforme à la mode en 2016 : jean « slim » noir lacéré aux genoux, tennis blanches « vintage », veste-manteau géante, et look copié sur celui de Kim Kardashian (leurs cheveux bruns longs laissés libres, sourcils marqués, rouge à lèvres pétant, maquillées comme des camions volés). Les deux clones de la starlette virtuelle après avoir largement commenté et passé en revue tous les tweets et SMS reçus se mirent à s'en prendre aux autres voyageurs, en l'occurrence une dame assise non loin d'elles.

     

    Les deux clonettes commencent en commentant ce qu'elles voient dans la rue. Elles estiment qu'il y a trop de « céfran » dans les rues. Elles déplorent qu'il n'y ait pas plus d'africains ou d'arabes. Elles prétendent qu'on les regarde méchamment dans la rue, qu'elles subissent à les entendre un racisme continuel sans que les gens prononcent quelque injure que ce soit.

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  • Et si on parlait de tout les "apartheids" territoriaux ?

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    politique,société,urbanisme,citoyenneté,diversité,hypocrisie,amaury watremezTexte où pour une fois le blogueur ne fait pas part de son dégoût pour le cyberautisme moderne (smartphones etc...) et réagit à la déclaration intempestive de Manuel Valls

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  • La justice en France est-elle impartiale ?

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     Nicolas Sarkozy, mis en examen, réagit et se défend après sa garde à vue largement médiatisée. Je ne suis pas exactement un de ses fans, mais il se trouve que même si c'est pour se défendre, lui, et non pour poser les bases d'une réflexion sur la magistrature et sa partialité idéologique déjà perçue à travers le fameux « Mur des cons », sur lequel on trouvait quelques parents de victimes ayant osé se plaindre du laxisme des magistrats envers des coupables avérés, issus de la diversitude, il faut dire, donc certainement moins coupables qu'un méchant, un réac déloyal c'est sûr, avait filmé alors qu'en reportage au Syndicat de la Magistrature (voir ci-dessous).

    image ci-dessous prise ici

    Justice-aveugle.jpg 

    Éric de Montgolfier a essayé de lutter dans le sud de la France contre les réseaux occultes de la République, dont une bonne partie de la franc-maçonnerie locale qui participaient -et participent encore certainement- de la corruption. Il fût mis au placard assez vite alors que s'approchant très près. Dans un article il évoquait l'instrumentalisation de la justice par tous les politiques, y compris ceux au pouvoir actuellement, dont madame Taubira, actuelle garde des Sceaux qui a placé des proches aux postes clés, s'indignant du « racisme » de ceux qui osent en parler, comme les autres me dira-t-on ce qui n'excuse rien, et François Hollande, président de la République sans parler de ceux qui viennent donner des leçons comme monsieur Cambadélis :

     

    L'ancien procureur de Nice n'a jamais caché que la « promotion » dont il a bénéficié n'en était pas exactement une et qu'il s'agissait surtout de l'envoyer se faire voir ailleurs, à Bourges, ceci certainement à l'instigation du maire et du préfet de la ville de « la promenade des anglais » et des retraités friqués. Il s'était approché d'un peu trop près des « affaires » de ces beaux « messieurs coquins » ce qu'ils ne comprennent pas estiment que leurs privilèges et autres z-acquis les dispensent de tout respect de la loi commune.

     

    Les politiques entendus hier, comme Bruno Le Roux entre autres semblent avoir la mémoire courte, comme j'ai le sens du service ami lecteur je leur rappelle quelques faits. Le 2 juin 2006, Cambadelis est reconnu « coupable de recel d'abus de confiance », il est condamné, à six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende, dans l'affaire des emplois fictifs de la MNEF, par la 11ème chambre du tribunal correctionnel de Paris. Bien sûr, on se rappelle aussi de l'affaire Cahuzac ou de DSK sans oublier les tribulations judiciaires des Balkany (réélu à 73% dans sa ville ce qui fait dire que c'est beau la démocratie quand même !) dans les années 90. Dans les pays anglo-saxons, des politiques ayant vécu ce genre d'affaires ont la décence de ne pas revenir et de se faire tout petits.

     

    Coq-gaulois.jpgPas en France, certainement à cause de notre « exception culturelle », chez nous les pourris peuvent continuer à « faire carrière » en toute quiétude. Rappelons que le coq gaulois aime chanter les deux pattes baignant dans la merde et le purin..

     

    .(image ci-contre prise ici)

     

    En France, ils sont même très populaires, il y en a tellement sur le Net ou au zinc des cafés du Commerce pour regretter le travail qu'aurait pu faire DSK et d'autres à droite pour trouver que Juppé est encore « le meilleur d'entre nous ». Alors certes, ce n'est pas pour faire de la moralisation facile, mais si un politique ment sur un point qui regarde sa morale personnelle, il n'hésitera pas à mentir sur des éléments qui engagent le pays et à tromper les citoyens sans vergogne.

     

    Madame Taubira est-elle impartiale ? On ne peut pas reprocher son passé à quelqu'un me dira-t-on pour le décrédibiliser mais elle a été une militante trotskiste radicale, indépendantistes guyanaise dans un mouvement n'inclinant pas vraiment à la non-violence, et ses prises de positions dernièrement montre, y compris à travers sa réforme pénale, qu'elle n'y a pas entièrement renoncé. Manuel Valls qui parle de « faits graves » reprochés à Sarkozy connait le dossier et n'est pas impartial ? François Hollande encore moins, cela fait partie de sa stratégie pour se faire réélir au deuxième Tour en 2017, se retrouver face à Marine le Pen, en appeler à « l'Union Sacrée » et emballé c'est pesé c'est du moins ce qu'il croit...

     

    Cette instrumentalisation de la justice, ce n'est d'ailleurs que ça, un outil pour préserver les ambiions personnelles et opportunistes des uns et des autres...

     

    Ci-dessous "le mur des cons"

  • Un peu de diversité

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    Soyons divers, soyons dans le vent avec cet excellent sketch des Deschiens...

    Il me rappelle une blague qui sert à mesurer les préjugés concernant les minorités et ce que pense vraiment au fond les gens.

    Il suffit d'affirmer lors d'une conversation : "Tu sais en Albanie, on massacre les juifs (les africains, les arabes, les asiatiques etc...) et les coiffeurs", je garantis le résultat : 90% des personnes questionnés répondent : "Pourquoi les coiffeurs ?".

  • La diversité contre l'égalité ?

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    Note dédiée à Alain Minc

    Discuté sur Agoravox

    Au sujet de "La diversité contre l'Égalité" de Walter Benn Michaels aux éditions Liber collection "Raisons d'agir"

    MichaelsInterior.jpg

    Ci-contre : photo de l'auteur prise ici

    Que l'on ne se méprenne pas, l'auteur de cet article aime bien rencontrer des personnes de diverses origines. Il aime bien une certaine diversité. Il a adoré toutes les villes cosmopolites du Proche Orient, mais aussi Londres, Bruxelles ou Paris, ou de nombreux peuples se croisent, parfois hélas sans se rencontrer. A son avis, elle existera vraiment quand le fait de dire qu'une personne d'origine africaine, asiatique, arabe, juive (etc...) est con ou incompétente (etc...) sera anodin et ne soulèvera pas une tempête de protestations des associations se réclamant de l'anti-racisme.

    On remarque que cet antiracisme

    Le problème est que cette diversité est devenue une vérité imposée à laquelle il faut absolument souscrire sous peine de passer pour un raciste ou un affreux réactionnaire. Comme croire qu'Obama est un produit de la discrimination positivie alors qu'il est plus libéral que social-démocrate. L'autre chose à noter est que ceux qui soutiennent la diversité et le métissage le réduise à sa peau noire, Obama n'étant d'ailleurs pas noir mais métis.

    Dans les années 60, 70, dans les feuilletons américains, même ceux censés se passer sous la Renaissance ou à l'époque romain, il fallait absolument dans le casting un quota de minorités pour ne pas se faire taper sur les doigts par diverses organisations dites communautaires. Dans « Hogan's Heroes », « Papa Schultz » en français, on trouve même un noir dans un camp de prisonniers nazi alors que l'on sait bien qu'il aurait été derechef été envoyé en camp d'extermination. Actuellement, dans les feuilletons américains, on trouve en plus des hispaniques, une mère célibataire, un homosexuel ou deux, des noirs aussi « WASP » qu'Obama.

    Dans le « Marianne » de cette semaine donc, et aussi sur « Marianne 2 » on peut lire un entretien passionnant avec Walter Benn Michaels sur les méfaits du dogme de la diversité, un entretien hautement politiquement incorrect dans son pays, où la diversité est reine, dans le nôtre où elle également hautement taboue. C'est donc un entretien avec un chercheur de gauche, dans un journal de gauche avec un journaliste de gauche qui lancent quelques pistes de réflexion sur le sujet.

    (un lien vers une biographie de cet auteur)

    A commencer par le plus important, la diversité est au service du néo-libéralisme.

    La marque dont il est question dans la photo ci-dessous l'a compris très tôt... (photo emprunté ici)

    diversite.jpgComme le signale d'ailleurs le sous-titre du livre en anglais, le système néo-libéral privilégie, ou feint de le faire, l'identité du consommateur, et ignore totalement les inégalités. De fait, instaurer des quotas pour que quelques individus triés sur le volet, souvent cooptés pour leur docilité, puissent accéder à un niveau de revenu élevé et un statut enviable n'a jamais résolu quoi que ce soit quant à la précarité des communautés en particulier, ou en général non plus. Il s'agit surtout de se donner bonne conscience.

    Walter Benn Michaels note de toutes façons également que si il y a eu quelques efforts cosmétiques contre quelques discriminations, les inégalités n'ont cessé d'augmenter depuis trente ans dans les pays riches : Royaume Uni, États-Unis et France en particulier.

    Le but en imposant le tabou de la diversité c'est surtout d'imposer aux pauvres l'opinion que si ils le sont ce n'est pas de la responsabilité des riches. On s'aperçoit là aussi que la plupart des gens, même les pauvres, le pensent déjà, une célébrité « people » ou pas qui a de l'argent ne sera pas jalousé, ni même envié, elle sera portée aux nues même si elle se moque bien et de l'adulation et de l'admiration des moins chanceux qui la célèbrent.

    L'anti-racisme est devenu selon Walter Benn Michaels une des composantes essentielles du capitalisme contemporain, et d'aucuns, comme Yazid Sabeg, ne sont pas loin de penser que c'est la diversité qui sauvera l'hyper-consumérisme dans lequel nous vivons.

    Ce qu'il propose est limpide :

    Accentuer les politiques éducatives afin que l'Éducation ne soit pas seulement un privilège réservé à la progéniture de nos élites auto-proclamées.

    Réduire les inégalités en aidant les politiques d'insertion pour tous, sans que celles-ci ne soient fondées sur une quelconque discrimination fût-elle positive.

    Cela ne concerne pas seulement Sarkozy (et l'UMP). Selon l'auteur de « la diversité contre l'égalité », « il [Sarkozy] sait déjà qu'une élite diversifiée est une élite plus heureuse, plus autosatisfaite ».

    Le plus ironique étant que Sarkozy est lui-même issu de cette diversité.

    Cela concerne surtout ceux qui sont censés lutter contre les inégalités et la précarité, et qui pour l'instant ne proposent rien de concret ou de tangible.

     


    Les Inconnus - United Colors ... par 2fresh