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  • Les quatre figures d'intimidation culturelle réthoriques aujourd'hui

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    Photo : un café germanopratin typique

    La citation qui suit est tirée de "le Pari littéraire" de Jean-Philippe Domecq, paru en 1994, cité à son tour dans "Petit déjeuner chez tyrannie" de Jourde et Naulleau, excellent opus indispensable pour tout esprit un peu libre. Elle résume parfaitement le discours opposé aux contradicteurs de nos jours, que l'on soit d'un bord ou de l'autre. Il y en aura pour me dire qu'on le sait déjà, mais cela fait du bien de l'exposer clairement. Pour ce qu'il a écrit, Jean-Philippe Domecq n'a pu rien faire paraître depuis 1994. Comme le disait Eric Naulleau à la radio ce matin (en parlant de la nouvelle mouture du "Jourde et Naulleau", "précis de littérature du XXIème siècle") la plupart des "cibles" sont encensées par 98% des médias, ou ont une cour conséquente, les 2% restants sont pour eux incompréhensibles.

    Dans "Petit déjeuner chez tyrannie" page 73

    "I : le binôme réussite/frustration, le contestataire ne peut être qu'un aigri ; intellectuel ou écrivain raté ;

    II : La logique de ligue : Le contestataire participe d'un vaste complot qui dépasse de loin les enjeux apparents de ses prises de position ;

    III : La diabolisation politique : Le contestataire est, au choix ou tout ensemble, un poujadiste (vieilli), un réactionnaire, un lepèniste, un fasciste ;

    IV : La disqualification du travail sur les textes : Le contestataire n'étant pas de bonne foi, nulle nécessité de contre-argumenter, mieux vaut essayer de percer à jour ses intentions cachées"

    Ensuite, Eric Naulleau note l'importance de la psychologisation à outrance ; le contestataire, le contradicteur est un malade mental, un fou, un frustré, un déséquilibré.