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dieudonné

  • Les causes de la nouvelle judéophobie

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     Suite à l'« affaire Dieudonné » et dans les commentaires après les quelques slogans haineux de dimanche, dans « l'Express », un article du 10 janvier, on se demandait gravement comment enseigner la Shoah à l'école ? Cet article bien entendu faisait plus ou moins mine de croire que si l'on ne peut pas bien enseigner la Shoah à notre époque c'est principalement la faute au reliquat des idées catholiques et nationalistes, forcément antisémites, demeurant en France voire à des rigolos comme Soral.

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    Il y a incontestablement en France montée d'une nouvelle judéophobie. Celle-ci, contrairement à l'ancienne, ne prend pas ses racines habituelles dans l’extrême-droite groupusculaire mais naît dans les banlieues et les « quartiers » pudiquement dits sensibles du fait de haines ancestrales et « traditionnelles » envers les croyants d'une autre foi et d'un antisionisme radical où la haine envers Israël en particulier se double de la haine des juifs en général. On ne fait pas la différence entre la figure du juif et de l'israélien dans ces « quartiers » contrairement à ce que feignent de croire certains antisionistes de gauche qui assimile le « pansionisme » à une survivance de l'ancien colonialisme.

     

    Et bien entendu cela se double souvent d'une concurrence mémorielle où chacun se dispute un morceau du masochisme de mémoire sévissant dans notre société et ce sous différentes formes de la droite à la gauche. Ce discours masochiste consiste donc à énoncer que la France est en somme un pays qui ne mérite que la haine et le mépris, à le faire apprendre aux enfants quelles que soient leurs origines. Tout au long du parcours scolaire, il est seriné aux élèves sur tous les tons et tous les sujets que la nation française a beaucoup à se faire pardonner, que le récit de sa construction n'est qu'une longue suite de violences, de guerres, de haines cuites et recuites, que c'est une terre de racistes, sans parler du catholicisme à l'origine de tous les maux

     

    A entendre le plus souvent un français évoquer l'histoire de son pays, il n'est donc rien à sauver dedans. Il ne saura faire que dans l'autoflagellation. Dans le même temps pourtant, on enjoint les élèves habitant ces « quartiers », pour la plupart « issues de la diversité » (TM°) à respecter des valeurs d'écoute, de tolérance, de laïcité, de liberté, d'égalité et de fraternité.

     

    Et dans l'enseignement de l'Histoire, la « Shoah » tient une place très importante, les élèves en entendent largement parler du primaire à la Terminale, que ce soit en Histoire, en Lettres, en éducation civique. L'antisémitisme tient le rôle du racisme ultime, indépassable, aux yeux de beaucoup de gamins et adultes de ces quartiers on ne parle pas assez de celui qu'ils ont subi et subissent encore, racisme que les éducateurs eux-mêmes ressassent sans cesse

     

    Mais que l'on m'explique comment un gosse à qui l'on a appris à haïr systématiquement la France peut-il apprendre à respecter son instruction ? Comment peut-il se sentir responsable d'une judéophobie exercée par des « souchiens » (TM°) et des « babtous » (TM°), judéophobie se justifiant par les croyances traditionnelles dans sa culture originelle ? Cet appel à la haine de la France constamment répété ne peut qu'engendrer la violence envers tout représentant et toute représentation de son autorité...

     

    Comment peut-on concevoir que ces gosses des « quartiers » respectent les idéaux d'une nation dont on l'encourage continuellement à rejeter les fondements et à demeurer ancré dans sa culture d'origine ou celle de ses parents et grands-parents qu'on lui montre comme beaucoup plus positive que la culture française ?

     

    Comment peut-on croire qu'il aura le désir de lui-même de respecter les valeurs de la République et/ou du pays nonobstant le fait que vivre au sein d'une minorité entraine souvent le désir de se singulariser par réaction, ainsi que j'ai pu le vivre moi-même, comme d'autres expatriés, quand je vivais à Jérusalem où des éléments anodins de notre vite quotidienne en France qui nous manquaient revêtaient soudaine une importance au delà de toute proportions ? Bien sûr, de là à haïr Israël ou la Palestine, il y a un pas que nous n'avons jamais franchi, car nous aimions et aimons encore passionnément ces terres que nous avions appris à découvrir et apprécier.

     

    Bien entendu, comprendre que cette haine des juifs provient de milieux « issus de la diversité » est strictement impossible pour la majorité des bonnes consciences et aussi une bonne partie des représentants de la communauté juive de France souvent figés dans une posture doloriste et accusatrice envers ce pays et ce depuis des décennies. Ce serait aller contre leurs schémas de pensée habituels, ce à quoi ils se refusent préférant la « certitude, celle qui rend fou » à un questionnement et une remise en cause de celle-ci qui serait pourtant salutaire.

     

    image empruntée au site du  "café pédagogique"

  • La politique du pire

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    Il y a ceux qui moralisent et hystérisent à outrance sur le sujet, il y a ceux qui soutiennent à fond sans réfléchir, mais finalement personne ne se demande pourquoi des jeunes, en grande majorité, et des jeunes des « quartiers » en particulier, soutiennent autant Dieudonné 

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    On remarque d'ailleurs sur la moralisation et l'hystérisation que celles-ci sont clairement à géométrie variable car au moment de « Piss Christ » ou « Golgotha Picnic », au moment des caricatures de Mahomet, les mêmes « grandes consciences » qui demandent l'interdiction de Dieudonné hurlaient au risque de retour des « z-heures les plus sombres de notre histoire » et parlaient de « censure indigne » du fait de l'indignation de certains croyants chrétiens et musulmans tous assimilés à des fanatiques de la pire espèce. Ces « grandes consciences » oublient d'ailleurs que l'humour juif est le premier à pratiquer l'auto dérision et avec talent. Il ne faut pas confondre non plus le pseudo humour de Dieudonné avec des textes comme ceux de Desproges, voir ci-dessous, qui seraient à n'en pas douter mis dans le même sac de nos jours...

     

    On notera d'ailleurs qu'un article grotesque de « Politis », le journal des chrétiens de la « gôche kipense », soutient la thèse capillotractée du rapport étroit qu'il y aurait entre les dieudonnistes et les cathos qui ouvrent leur gueule, forcément réacs. C'est le me même refrain anoné depuis des années, et le même aveuglement assumé.

     

    Donc de deux choses l'une, ou bien l'on applique la loi quant aux incitations à la haine d'un groupe ou d'une communauté de croyants pour tous les groupes et tous les communautés, ou bien non. Hors, cette application est des plus sélectives. Et moraliser les fans de Dieudonné ne les amènera pas à plus de modération et de rationalité mais à se radicaliser quant à leur haine judéophobe souvent bien réelle et qui s'exprime déjà et depuis de nombreuses années, en particulier dans les « quartiers » et bien souvent sous couvert du fameux « antisionisme ». Il a bon dos l'antisionisme...

     

    Je me demande d'ailleurs si les militants de gauche qui ont soutenu depuis des décennies ce pseudo anti-sionisme se rendent bien compte de leur responsabilité dans la montée d'un judéophobie qui n'a plus rien à voir avec la droite extrème ?

     

    Bien entendu, l'autisme hystérique qui a cours en face est tout aussi détestable, celui-ci consistant à clamer au retour des nazis dés que quelqu'un ose exprimer la moindre critique envers la politique israélienne, et fût-ce un débile qui trace une croix gammée sur une porte cochère à qui on donne une importance démesurée.

     

    Le public de Dieudonné et ses fans sur le Net est également composé de précaires, de « laissés pour compte » du système, de victimes de l'abandon progressif de l'état face à toutes ses responsabilités d'éducation et de protection de l'individu, de ces anciens électeurs que le PS a décidé de laisser tomber sous la pression de « Think Tanks » exclusivement sociétaux comme « Terra Nova ». Ce public « se trompe de colère »...

     

    Ces laissés pour compte du « pays réel » savent pertinnement que les bonnes paroles des politiques, qu'ils fussent de droite ou de gauche, ne sont pas suivis d'actes concrets depuis fort longtemps, et que même ils n'en ont concrètement rien à foutre de la montée de la précarité et ce des syndicats traditionnels aux partis dits « républicains », c'est eux qui le disent. Notons d'ailleurs que les partis recrutant dans le peuple, FDG et FN, sont pointés comme forcément extrêmes et composés de nostalgiques des dictatures disparues depuis longtemps ceci afin de les discréditer.

     

    Plutôt donc que de répondre à l'angoisse de ces précaires face à l'avenir économique qui s'annonce sombre pour eux, plutôt que de chercher à les aider, plutôt que d'essayer de lutter contre le monde de la finance et un système européen notoirement libéral-libertaire, il est tellement plus simple, tellement plus commode de les désigner à la vindicte comme fachos, antisémites et racistes au lieu d'aider à l'éducation, à la formation, au lieu de lutter contre la paupérisation galopante...

     

    Dessin de Tomi Ungerer emprunté ici sur ce blog

  • Moraliser contre la bête immonde donne-t-il des résultats ?

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    Depuis quelques jours déjà, le facho des fachos en France est un noir, un type d'origine africaine, je trouve ça déjà assez ironique que Dieudonné soit montré comme la réincarnation en somme de certain petit caporal autrichien. Il est aussi un dérivatif parfait de la colère qui monte, plutôt que de se révolter contre tous les sujets qui le méritent beaucoup plus : la précarisation du salariat, les riches de plus en plus riches, l'Europe libérale libertaire imposant un monétarisme de plus en plus arbitraire, les politiques français se contentant de s'étriper sur des sottises sociétales et festivistes qui font illusion dans leur esprit et suggèrent aux français de s'énerver plutôt sur des histoires de « quenelles » et de provocations à la petite semaine qui ne méritent pas autant de bruit médiatique, à commencer par les z-écrits d'Alain Soral pour qui c'est une manière de prouver sa masculinité.

    politique, société, Dieudonné, quenelles, christianisme, sottise, hypocrisie

    On ne sait jamais, peut-être que cela cachera leur rupture d'avec les citoyens qu'ils sont censés soutenir et diriger, leur incompétence et leur inconséquence, se disent-ils tout mousse et pampre...

     

    Dieudonné est accusé d'être antisémite et d'inciter à la haine raciale. A sa décharge, rappelons que dés qu'en France l'on ose élever un embryon de toute petite critique de la politique israélienne, que se passe-t-il ? Aussitôt le « salaud » qui ose cela est soupçonné des pires vélléités de haine raciale, des pires avanies, et trainé dans la boue. Pour critiquer Israël il faut être absolument israélien ou juif, et encore. Ne parlons pas de ceux pour qui Israèl est seulement le poste avancé de l'Occident contre l'Islam qu'ils haïssent, en méconnaissant la complexité et surtout favorisant par leur sottise la montée des fanatiques.

     

    Arrivés au bout de leur discours, si l'on garde le calme en face d'eux, d'elles, ils invoquent aussitôt la « Shoah » et l'antisémitisme subi depuis des siècles en Europe qui interdiraient toute discussion des décisions de colonisation des territoires palestiniens, en toute illégalité selon le droit international rappelons, ou des répliques souvent brutales de « Tsahal » contre le « Hamas » ou le « Hezbollah ». Si Dieudonné n'est plus vraiment drôle dans ses provocations, on trouve en face un autisme politique qui vaudra à n'en pas douter à l'auteur de ce blog d'être un de ses soutiens.

     

    Si Dieudonné trouve des centaines de « disciples » sur Internet, souvent des gamins, parfois des gosses des « quartiers », commettant des « quenelles «  pour ce qu'ils imaginent être la postérité sur leur profil « facebook » ou Touitteure, reprenant ses arguments, y compris les plus rances, c'est aussi parce que les politiques ont perdu tout lien avec le peuple, en sont coupés depuis longtemps, et que c'est un moyen pour les plus précaires de faire entendre leur voir fût-ce par les pires des provocations, c'est aussi parce que ces gamins veulent se singulariser et donner de l'ampleur à leur « singularisation » par le Net.

     

    politique, société, Dieudonné, quenelles, christianisme, sottise, hypocrisieIl est presque trop tard pour rattraper cette rupture. Les précaires connaissent l'hypocrisie sans nom des nantis et des donneurs de leçons trop nourris, qui en plus de ne jamais se poser de questions sur leur avidité ont maintenant des prétentions moralisatrices et sociétales, des envies de poser aux penseurs, aux guides idéologiques et moraux beaucoup plus dogmatiques que les autres. Ils organisent régulièrement les lazzii et harcèlements divers contre tous ceux qui osent critiquer leur « bonne parole » qui consistent surtout en lieux communs vaguement humanitaristes qui ne mangent pas de pain.

     

    Le petit doigt en l'air, ils interdisent aux précaires de manifester leur colère, les sermonnant sur le besoin selon eux de plus d'Union Européenne du fric, et les injurient, les traitant de franchouillards ou de beaufs pour couper court à tout débat, ou parlant de « petits blancs », de « fachos ».

     

    Ils parlent aussi de « populisme » et de « poujadisme » ne voulant rien écouter. Selon eux, cela coupe court à toute critique tous comme le refrain de retour éventuel des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°) entonné dés que l'évangile des bourgeois « kipensent » est contredit. Leur moralisation contre les nazis en 1933 aurait donné on le pense d'étonnants résultats, les SA de Rhöm auraient certainement eu une peur bleue et n'aurait pas commis de « nuit de Cristal », les SS de Himmler auraient remisé au grenier leurs casquettes à tête de mort et leur imper en cuir noir. Et il n'y aurait jamais eu de « camps de la mort » !

     

    Et il y a quand même cette chose très intéressante, il y a eu toutes ces icônes de la diversité pour exécuter des "quenelles" devant les caméras ou les appareils photo. Bien sûr, non, non, non ils ne savaient pas ce que ça voulait dire (on nous prend pour des cons, non ?). Les réactions de la gôche kipense à leur encontre est intéressante, tant que ces icônes se conduisent en "bons" sauvages, tout va bien, mais qu'ils montrent des envie d'indépendance et d'autonomie, et qu'ils se conduisent en être humains pitoyables comme les autres, ça ne va plus du tout.

     

    Vous avez peur de l'antisémitisme ? Vous craignez son retour ? Sa montée en force ? C'est votre bêtise, votre aveuglement et vos prétentions de bourgeois positivistes qui n'ont guère changé depuis Guizot qui vont lui donner un succès fou.

     

    Image du haut sur le site d'Europe 1.fr

    Image du bas, blog de Maester, le papa de Soeur Marie-Thérèse des Batignolles

     

    Ci-dessous deux documents incitant à une réflexion nécessaire

  • Dieudonné : révélateur de haine et d'hypocrisie

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    Sur l'interdiction de Dieudonné

    Jusqu'à maintenant, quand un acte anti-sémite était commis (on devrait d'ailleurs plutôt parler de judéophobie), on accusait l'extrème-droite ou les skins bas du front du coin, sans voir que la "nouvelle" judéophobie la plus active ne vient plus de ces milieux, même si ceux-ci restent anti-juifs, mais d'une certaine partie des musulmans, du monde arabe et même de l'extrème-gauche où l'anti-judaïsme, ou c'est déjà assimilé à de l'anti-capitalisme, mais aussi et surtout de l'anti-sionisme. La haine pour Israèl a été importée en France par la plupart de ces mouvements. A gauche comme à droite, on ne voulait absolument pas le voir, la bien-pensance impose que quelqu'un qui a été victime du racisme ne peut pas être raciste alors que malheureusement si, hélas, en clair dans l'esprit bien-pensant un arabe ne pouvait pas être anti-sémite, tout comme un africain. Il faut rappeler quand même que les prêches du vendredi demandent régulièrement dans la plupart des pays de terre d'Islam la destruction totale d'Israèl.dieudoelie.jpg

    En public, on parle bas, on ne dit pas grand-chose, ils sont un rien faux-cul, mais dés qu'on les encourage un peu, c'est l'avalanche. Dieudonné quant à lui fait partie à la fois de cette tendance anti-sémite venu d'anciens "situs" très à gauche, comme Faurisson, ou Garaudy, et du fait que depuis quelques années, beaucoup d'intellectuels d'origine africaine font la comparaison entre la traite négrière et la Shoah qu'ils estiment sur-traitée dans les médias. En gros, c'est "mon génocide est plus gros que le tien".Sans parler bien sûr de l'antisémitisme encore un peu plus irrationnel qui sévit un peu partout sur le Net ou dans la société, engendré par les frustrations des uns ou les complexes des autres : "si je n'ai pas réussi c'est pas ma faute mais celle des juifs,...". Il est dangereux de défiler avec des individus pareils contre les bombardements à Gaza, c'est les encourager dans leur haine et les pousser à développer cette haine. Je me souviens de ces individus pro-palestiniens qui finissaient toujours par affirmer qu'on était trop sympas avec les juifs.

    De l'autre, Israèl joue continuellement sur la carte anti-sémite pour justifier sa politique. Si l'on ose critiquer Israèl, c'est que l'on est anti-juif. Si l'on ose critiquer Israèl c'est que l'on est raciste en somme. Alors que ça n'a rien à voir. Le problème est que ce pays ne base son identité que sur le traumatisme de l'Holocauste et le besoin de se protéger absolument des holocaustes futurs possibles, quitte à les entraîner en dialoguant par exemple depuis longtemps exclusivement avec le Hamas ou les pires fondamentalistes. Les bombardements de Gaza, ceux vers le Liban sont comme une fuite en avant de ce pays. Au risque d'embraser toute cette région du monde et nos pays avec.

    Dieudonne_texte.jpgSi Dieudonné a de l'audience, ce qui l'arrange, ces provocs c'est fait pour ça, si son spectacle rentre autant de places de spectateurs donc de fric, c'est aussi que la politique d'éducation et d'information sur l'anti-sémitisme est entièrement à revoir, et l'interdire c'est en faire une victime c'est encourager ses supporters à le suivre un peu plus loins. On y discerne un rejet de l'enseignement de cette partie de l'histoire, les préjugés, les lieux communs semblent plus forts que tout au bout du compte : la richesse, la mainmise sur le pouvoir, l'importance des groupes de pression sionistes (là ce n'est pas tout à fait faux...). Tout semble à revoir. Personnellement, je trouve d'ailleurs que les documentaires à répétition sur la Shoah, les films de témoignages, les cris d'alerte des associations juives, parfois pour rien (appeler à la patrie en danger parce qu'un débile trace une croix gammée c'était pas malin), ressortent d'une fascination morbide pour les bourreaux nazis plus que d'une dénonciation. Je préfère pour ma part "To be or not to be" de Lubitsch ou "The producers" de Mel Brooks qui sont considérés à tort comme de mauvais goût mais remettent les nazis pour ce qu'ils étaient ; des pantins grotesque et dangereux. La judéophobie de Dieudonné est maladive et grotesque, presque pathétique de connerie cruelle, et elle aussi très dangereuse.

    Et enfin, on voit bien que le fait de diaboliser toute inquiétude, tout questionnement, sur les populations idee-flyer-j-ai-fait-lcon-2-12201.jpgd'origine autre que française de souche n'a conduit qu'à les exacerber. On n'a pas cherché à les comprendre ou à y répondre concrètement, dire ce qu'ils vivaient, ces gens dans les cités, sans fioritures, c'est considéré encore maintenant être raciste : la vieille dame qui se fait piquer son sac quatre fois par an dans l'escalier de son immeuble, ce n'est pas une plouc franchouillarde raciste, c'est une vieille dame qui a peur de descendre dans la rue, le monsieur dont la voiture est incendiée, il a le droit d'être en colère, si personne ne l'aide, que va-t-il faire ?, le jeune qui se fait racketter quotidiennement parce qu'il est d'une autre religion ou d'une autre couleur, il ne va pas brûler d'un amour passionné pour ses racketteurs, quand un français écoute les paroles de haine de certains groupes de rap il ne voit pas pourquoi il soutiendrait des artistes qui le détestent, la jeune fille qui se fait insulter parce qu'elle met une jupe, elle va s'enfermer en elle-même pour supporter etc...

    Il y aussi que le racisme peut venir d'un africain, d'un asiatique, d'un juif aussi. Il est temps d'ouvrir les yeux. Et le scandale incompréhensible c'est que Dieudonné qui était la figure emblèmatique anti-Front National a choisi le Pen comme parrain de sa fille, le Pen ou l'épouvantail commode de ces vingt dernières années; le méchant absolu alors qu'il y a pire maintenant et que ses idées sont appliquées par monsieur Sarkozy. De fait on a également beaucoup promis aux jeunes de banlieue chaude, on leur a tenu des beaux discours. Certains s'en sortent par ce qui n'est rien d'autres que des quotas dans les concours, ce n'est pas malin non plus, il y aura toujours une suspicion avouée ou non sur leurs compétences. De temps en temps, pour se déculpabiliser, on nous sort une oeuvre comme "l'Esquive" ou un "Entre les murs" ou un" Kiffe kiffe demain". Bien sûr, tout n'est pas dangereux, ou sombre dans les cités, et la haine n'est pas si forte mais elle grandit. Et elle inquiète très fortement. Les imbéciles, les débiles, aiment la haine et la violence, elle les conforte dans leurs vices violents, ils en rêvent la nuit, comme une revanche sur ce monde qu'ils estiment en dette à leur encontre.