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  • Philip K.Dick est vivant, sommes nous tous morts ?

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    « Ubik » le scénario de Philip K. Dick aux éditions Hélios (couverture prise ici)

    Cinéma, littérature, SF, Dick, Amaury Watremez

    Les éditions « Hélios » offre aux dickiens compulsifs et aux néophytes le scénario d'un des livres les plus célèbres de Dick, écrit après sa fameuse « crise mystique » de 1974, dessinée par Robert Crumb dans un numéro célèbre d'« Actuel », qui plus qu'une illumination serait due à une épilepsie cérébrale causée par l'absorption par l'auteur de « le maître du Haut Château » de beaucoup trop d'amphétamines pour écrire ses pages quotidiennes afin de le nourrir lui et sa ou plutôt ses familles, les amphétamines étant à l'époque dans les fortifiants que l'on donnait aux enfants en vente libre et non dispensés par des dealers.

     

    Une seule petite nuance sur cette réédition, on y trouve beaucoup trop de coquilles et quelques approximations orthographiques comme ces « voitures parkés » avec un « k » malvenu. Et sous couvert de « faire moderne », on trouve quelques vulgarités inutiles que Dick n'utilise que très rarement dans ses livres.

     

    Un rayon de lumière rose provenant d'une sagesse étrangère à notre monde lui aurait transmis un savoir jusque là inconnu, lui permettant en passant de guérir son fils atteint d'une malformation cardiaque congénitale, et il aurait eu de nombreuses autres révélations confirmant ses thèses sur la fragilité de la réalité, et la certitude que l'Empire Romain est toujours en place et qu'il est la réincarnation de Saint Paul. Et Dick s'est mis à écrire ce que ses exégètes appellent à tort sa « Trilogie Divine » qui est d'ailleurs une tétralogie celle-ci commençant avec « Radio Libre Albemuth ».

     

    Et comme c'est un écrivain de talent, il a su garder d'un bout à l'autre un recul, une distance, un second degré, et l'ironie qu'il fallait sur les errements de ses personnages, racontant non pas une histoire du futur, quoi que la société de l'avenir qu'il décrit soit plus ou moins la nôtre au fond, mais décrivant la désillusion que furent pour lui les années 70, la réélection de Nixon, alias Ferris F. Fremont (pour 666 le chiffre de la bête) dans la « Trilogie » et la « machinisation » progressive de l'être humain qui y perd son âme en passant devenant un genre d'androïde incapable d'empathie que seuls bien souvent les robots et les simulacres de personnes dans ses livres sont capables de faire preuve.

     

    On peut même se demander quelle est la part de mystification dans ce récit de la crise de 74. Invité à faire une conférence en France en 77, Dick, une croix pectorale autour du cou, fait ce que le public présent attend de lui, il joue à l'écrivain psychédélique (alors qu'il n'a jamais pris de drogues hallucinogènes contrairement à ce que sa réputation a laissé entendre jusqu'en 2014). Face à l'ahurissement de certains des auditeurs après un discours incohérent, et répondant à leur seule et unique question, Dick répond embarrassé qu'il a simplement voulu leur en donner pour leur argent.

     

    On peut préférer la lecture de ses quatre romans à son « Exégèse » gigantesque, contradictoire d'un chapitre à l'autre, écrite au fil de ses pensées et ratiocinations. « Ubik le scénario » est une réécriture du roman, qui resserre l'intrigue autour de certains thèmes, s'attache à moins de personnages, retravaillant son ouvrage.

     

    Dick répond à la demande enthousiaste d'un producteur français, qui voulait se faire connaître à Hollywood, après avoir produit quelques « bis » à alibis politiques et subversifs intéressants mais très loin de chefs d’œuvre comme « Punishment Park » de Peter Watkins,, de pouvoir l'adapter en écrivant ce scénario en trois semaines fiévreuses. L'auteur s'étonna que le producteur, Jean-Pierre Gorin, ne trouva jamais de financiers pour produire ce film impossible à faire avec les effets spéciaux de l'époque et qui aurait coûté deux ou trois centaines de millions de dollars.

    ubik1.jpg(Ubik ci-contre pris ici)

     

    Le lecteur rêve du film que cela aurait donné, très éloigné des adaptations parfois aseptisées et lisses de Dick, « Paycheck », « l'Agence », et s'il est doué d'un minimum d'imagination il le regarde vraiment en esprit sans avoir besoin de mâcher quelque buvard rose, et finalement cela aurait pu donner une œuvre très proche de « les Décimales du Futur » de Robert Fuest, d'après Michael Moorcock. Bien plus que l'explication mystique de la Trilogie, je reste cependant persuadé que toute sa vie Dick a douté de la réalité de ce monde et de cette société car ceux-ci avaient permis qu'une petite fille, sa jumelle, meurt du fait de la sottise des adultes, indifférents à cette mort, tout en se proclamant au faîte du progrès.

     

     

    Dick est toujours vivant, et dans cette société dans laquelle nous vivons qui est la même, exacerbée dans ses défauts, de ses livres, nous sommes pour la plupart en « semi-vie », congelés dans nos certitudes égoïstes, survivant en oubliant la plupart du temps notre conscience...

  • « Question de méthode » de Philip K. Dick

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     9782070449217FS.gifFolio SF continue (la grâce du Très Haut du Miséricordieux soit sur eux !) à rééditer l'intégrale des nouvelles de Philip K. Dick auparavant parues en « Présences du Futur » chez Denoèl, entretenant ma compulsion « dickienne » (quasiment tout un rayon de ma bibliothèque). Et ce recueil a l'avantage de ne pas être pour une fois un simple « coup » commercial lié à la sortie d'un film inspiré de l'auteur de « Ubik » ((TM°) en vente partout en aérosol, en sachets, en poudre et en solution liquide je le rappelle), et de proposer des nouvelles inédites et des traductions moins bâclées que les précédentes pour les deux nouvelles déjà sorties dont « un monde de talents ».

     

    Ce livre regroupe des histoires parues bien avant la crise mystique de l'écrivain en 74 et « la Trilogie divine », il échappe à l'influence de Van Vogt et vit à l'époque, les années 50, de manière à peu près stable avec sa deuxième femme (je dis bien « à peu près » car il fera de ce mariage une description très drôle et chaotique dans « Confessions d'un barjo » fielleusement dédié à cette seconde épouse). Il produit sans cesse, en s'aidant de tout ce que la pharmacopée de cette époque autorisait en vente libre, ou pas. Contrairement à ce qui est souvent dit ou écrit, Dick consommait peu de drogues illicites, mais beaucoup d'amphétamines, et il n'a pris du LSD qu'une fois, car son imaginaire provenait surtout de son cerveau en ébullition et non de l'influence de « trips » plus ou moins bien vécus.

     

    Un personnage fait pousser des vaisseaux spatiaux dans son jardin, les terriens acquièrent après l'Apocalypse le pouvoir de concrétiser toutes leurs hallucinations, les psys sont des robots qui comme d'habitude chez Dick sont plus « humains » que leurs patients, les bureaux sont insolents avec les cadres en costume et finalement une ménagère finit par penser, à la grande surprise des policiers, que la possession de son mari par un « alien » n'a pas que des inconvénients car la copie se révèle beaucoup plus attentionnée que l'original, dur, sec et sans cœur.

     

    Les dieux y sont de grands gamins immatures qui mangent trop de sucreries mais néanmoins plus sages que les « maîtres du monde » et on les appelle de "grands benêts". Le premier totalitarisme, fondé sur des platitudes et un discours fade qui dit tout et son contraire, et vraiment réussi envahit le monde par l'intermédiaire de réseaux électroniques et de la télévision, le monde entier finissant par se conformer aux lieux communs débités à longueur de temps par un avatar « gestalt » manipulé par les vrais maîtres de la société, ça ne vous rappelle rien ?, dans « à l'image de Yancy » qui est des plus prophétiques. Dans ce récit, le spectacle domine les esprits ; l'instinct grégaire et l'apparence y sont fondamentales.

     

    J'ai beau connaître par cœur les « ficelles » qu'il utilise, je me laisse surprendre à chaque fois par les retournements des histoires et le sens aigu de l'absurdité de Dick qui montre que même dans un lointain futur, même après une guerre atomique, même environné d'extra-terrestres bienfaisants mais mourants, les Biltongs, l'être humain se leurre tout autant que maintenant sur les véritables aspirations qui le motivent, et que celles-ci sont à de maints égards parfaitement grotesques.


    Finalement, dans ses livres, qui sont de la SF dite implicite (contrairement à Asimov et Clarke qui prétendent prédire le futur et expliquer le fonctionnement de tous les engins qu'ils inventent) Dick parle surtout de nous et de notre époque.


    C'est la raison pour laquelle il est beaucoup plus intéressant que les deux auteurs précités. Et tout comme Bradbury, c'est au fond un écrivain au sens propre, peu importe l'appartenance de ses œuvres à un genre ou l'autre. Pourtant, pendant des années, il a cru pouvoir écrire des romans dits « mainstream », souffrant du mépris des critiques, et d'autres écrivains, romans qui justement à l'exception de « Confession d'un barjo » sont beaucoup moins intéressants

    couverture empruntée au site "Decitre"

  • (Re)Lectures de vacances 3 – Philip K. Dick , les fans, et les commerçants

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    Sur Agoravox

    A propos de « le petit guide à trimbaler de Philip K. Dick » sous la direction d’Étienne Barillier et du recueil « Total Recall » paru en Folio SF

    image prise ici sur le site cultura

    1347679.jpgJ'ai commencé à lire Philip K. Dick au lycée, comme beaucoup, avec « Docteur Bloodmoney » où l'auteur raconte encore une fois une fin du monde, ce qui lui permet de parler abondamment du nôtre, et surtout, où il joue avec une narration chorale brillamment comme dans la plupart de ses romans.

    J'ai depuis cette époque une compulsion pour tous les livres de cet écrivain, et à son sujet car il me semble que c'est un des auteurs qui décrit le mieux les travers de notre société actuelle, et leurs conséquences sur notre intimité, à travers le prisme de la Science-Fiction.

    Hélas, dirais-je, car c'est celle-ci qui m'a poussé à acheter le recueil de nouvelles qui a le même contenu que celui sorti au moment de la diffusion du film du même nom de Spielberg, sous le nom de « Minority Report », et intitulé maintenant « Total Recall »ainsi que le film qui va bientôt sortir avec Colin Farrell, de Len Wiseman, « remake » modernisé de celui avec Schwarzenegger dans les années 90, qui était déjà éloigné de la nouvelle de Dick, le futur « Governator » étant très loin du « monsieur-tout-le-monde » qu'est Douglas Quail dans le récit de l'auteur du « Maître du Haut-Chateau » tout commme Tom Cruise était très loin du John Anderton de l'histoire de la « novella » de Phil Dick.

    Il est devenu depuis « Blade Runner », qui fut un échec retentissant, commercial et critique, au moment de sa sortie, et qui n'est devenu un film « culte » au sens exact du terme que très progressivement grâce à des amateurs éclairés, un des auteurs les plus adaptés au cinéma, pour des films à vocation surtout commerciale, du meilleur, « Substance mort », voire « Planète Hurlante », au moins bon « Paycheck », en passant par le très bon quand même, « Minority Report » ou malgré tout « Total Recall », sans parler de la première partie de « The Island » de ce gougnafier de Michael Bay, qui est très « dickienne » dans l'esprit.

    Du fait de cette compulsion évoquée plus haut pour Philip K. Dick, j'ai également acheté le « petit guide à trimbaler de Philip K. Dick », dont le problème est d'être essentiellement un travail de « fan » un peu trop radical qui a un amour immodéré de l'auteur de « Ubik », et qui n'a aucun recul critique sur l’œuvre de l'écrivain, ce qui est toujours un peu gênant. Je suis certes un « dickien » compulsif mais je garde néanmoins du recul sur les œuvres de cet auteur, sombrer dans un amour inconditionnel serait dangereux.

    C'est un problème qui s'aggrave avec le Net, dire que l'on aime un film, même en nuançant, ou un livre, en fait de vous un admirateur inconditionnel, en faire quelques critiques, et cela fait de vous un salaud et/ou un pourri aigri et méchant et/ou jaloux, sans la moindre nuance dans le jugement.

    Étienne Barillier commence son petit guide en rejetant, de manière argumentée il est vrai, ce qui est selon lui des « accusations » graves contre Phil Dick.

    Pour lui Dick n'est pas fou, c'est insupportable de dire que Dick est cinglé, alors qu'il l'était certainement effectivement, et que c'est ce qui fait aussi son talent, ou une partie de son talent. Ou alors c'était un mystificateur, ou peut-être d'abord un gosse blessé et mal-aimé qui n'a jamais vraiment guéri de ses souffrances d'enfant, la première étant la perte de sa sœur jumelle.

    Il rejette le fait que Dick manque parfois de style dans ses romans, mais c'est bel et bien parfois le cas, et curieusement surtout dans ses romans dits « mainstream » écrits très platement comme « Pacific Park » ou « Humpty Dumpty in Oakland ». Barillier fait d'ailleurs la même erreur que Dick, croyant bon de dire que celui-ci aurait été un excellent auteur de romans « normaux », ceci afin de lui redonner une légitimité qu'il croit entamé de par l'appartenance apparente de l'écrivain à la littérature dite « de genre ».

    Il écrivait toujours dans l'urgence, pour vivre et garder les avances offertes par ses différents éditeurs ce qui explique que certaines œuvres soient bâclées et « torchées » plus rapidement. C'est cette urgence, et l'exigence quant à son travail, qui a permis l'accouchement de quelques pépites incomparables. A notre époque, ce n'est pas très politiquement correct de dire que seuls le travail et l'exigence sur ce travail donnent quelque chose, de remettre son ouvrage sur le métier comme il le faisait, ses biographes notant qu'il y a plusieurs versions, parfois très différentes, de chaque roman.

    Tous les romans de Philip K. Dick ne sont pas bons, tant s'en faut. Cela ne remet pas en cause son talent de le dire tout comme la propension de l'auteur de ce petit guide à en faire un auteur « honorable » est assez agaçante à la longue. Que les critiques « honorables » ne reconnaissent pas cet auteur, après tout, quelle importance ? Aucune.

    C'est ce désir maladroit de donner à Dick une respectabilité « bourgeoise » qui plombe un peu tout ce petit guide, ce qui est bien dommage...

    Un article plus développé de mon auguste personne sur Dick sur "Aventure littéraire"

    Ci-dessous "teaser" du "remake" de Len Wiseman

  • « Inception » – Christopher Nolan

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    Qu'est-ce qui reste du réel ?

    inception-poster-2.jpegBeaucoup d'écrivains se sont déjà demandé ce qui est vraiment réel dans ce monde. La réponse n'est pas si évidente que cela, et nous vivons dans un monde où la réalité s'effiloche progressivement. L'un d'eux en est presque devenu fou, Philip K. Dick mais a approché plus que les autres les simulacres que l'on nous présente comme des certitudes bien tangibles, le pouvoir entre autres. Pour Dick, c'était lié aussi à la mort de sa sœur jumelle, pour lui il était mort et sa sœur vivait, ou l'inverse, ou alors il était le seul être vivant au monde et tout les autres étaient morts, ou des projections de son esprit, c'est un peu l'idée de « Requiem pour Philip K. Dick », excellent roman qui rend hommage à l'écrivain et ouvre des perspectives fabuleuses. Philip K. Dick avait déjà largement développé sa réflexion sur le sujet dans « Ubik ».

    « Inception » ressemble beaucoup à ses livres, du concept complètement dingue du film jusqu'à la narration à plusieurs niveaux. C'est aussi un « blockbuster » de l'été, un film d'action pour brouteurs de pop-corn, mais un film d'action cérébral et pervers, une sorte de méta-jeu vidéo où le joueur jouerait tous les niveaux en même temps, un film quantique en somme. J'en ai vu quelques uns parmi les brouteurs qui sont sortis en plein milieu du film car « c'était trop dur à comprendre » et que le réalisateur avait « fumé des trucs » car imaginer ou rêver, se hisser au dessus de la norme est devenu en 2010 pour le troupeau aveugle une forme d'aliénation mentale.

    Le deuxième thème du film est également passionnant, qu'est-ce qui se passe quand on a rencontré la femme de sa vie, celle que l'on attendait depuis longtemps et qu'on l'a perdue ? Qu'est-ce qui reste du réel quand l'absence de l'être aimé détruit la réalité ? Le passé, les souvenirs, les rêves, les fantasmes, deviennent la seule trame du quotidien et plus rien ne compte sauf le désespoir qui pousse aux remords et à l'auto-destruction.

    Dom Cobb, joué par Léonardo Di Caprio, est un extracteur, un voleur de secrets industriels qui entre dans les rêves des gens pour leur voler leurs idées. Il est aidé de Nash, l'architecte des pseudos-rêves qui permettent les larcins, et d'Arthur, qui s'occupe de la cohésion de ces pseudo-songes, le tout par la technique des « rêves partagés », dont on apprend au cours du film que c'est également devenu comme une drogue pour de nombreuses personnes dans le monde entier.

    Pour Philip K. Dick justement, l'amour était la seule réalité comme pour l'auteur inconnu de l'histoire d'Orphée et Eurydice. Combien d'hommes ou de femmes sont prêts à aller jusqu'aux enfers pour retrouver la femme,l'homme qu'ils aiment ?

    Les imbéciles, tant pis pour eux, s'arrêteront à l'image de stars pour midinettes de Léo, image bien écornée depuis « Shutter Island » entre autres, et ne se rappelleront que des niaiseries tournées en France par Marion Cotillard. Ici, bien dirigée, elle joue parfaitement son rôle. Dommage pour les imbéciles qui manqueront un film aux images proprement époustouflantes.

    Attention spoilers...

    Au début du film, le personnage de Léonardo Di Caprio essaie de violer l'esprit d'un certain Saito, Ken Watanabe, qui s'en aperçoit grâce à l'aide d'une mystérieuse femme qui n'est autre que la femme de Cobb, Mall, jouée par Mario Cotillard. Saito arrive à faire s'écrouler le rêve, Arthur et Cobb sont obligés de se réveiller dans un autre endroit, une chambre d'hôtel dans un pays africain en pleine guerre civile, Saito croit avoir piégé Cobb mais il réalise que c'est encore un rêve. Celui-ci, impressionné, propose alors un travail ultime à Cobb, lui promettant de l'aider à rentrer aux États Unis, où il risque une lourde peine de prison, et de revoir ses enfants. Cobb accepte et recrute une nouvelle équipe dont Ariane, Ellen Page, et Yusuf, expert en sédatifs. Il s'agit cette fois de créer un rêve dans le rêve dans le rêve afin d'implanter une idée dans le cerveau de Robert Fisher, joué par Cillian Murphy, le poussant à démanteler l'empire industriel de son père et ainsi aider Saito à devenir le numéro un. Cobb a cependant a cependant oublié de signaler à son équipe qu'il est hanté par la mort de sa femme, qui s'est suicidée, pensant ainsi revenir au réel, mais peut-être n'avait-elle pas tort, qui intervient dans tous ses rêves partagés, ainsi que par le visage de ses enfants. Mall, à chacune de ses « apparitions », lui affirme qu'il n'est toujours pas revenu dans le monde réel. Pour lui c'est qu'elle est perdue dans les « limbes » des rêves, incapable de distinguer rêve et réalité, seule dans le monde qu'ils s'étaient créés, un univers rien que pour eux.

    La fin du film semble montrer que Mall disait bel et bien la vérité...