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diable

  • Marine le Pen est-elle le diable ?

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    Quelques réponses à cet article sur Agoravox

    Un sondage publié dans le JDD (« Journal Du Dimanche ») donne Marine Le Pen à 36% d'intentions de votes chez les électeurs issus de la classe ouvrière.

    marine-le-pen.1247004405.jpgIl n'en faut pas plus pour que la plupart des commentateurs du net, qu'ils soient officiels ou non, de la radio, de la télé, ou de la presse se transforment en autant d'exorcistes politiques qui clament encore maintenant qu'il faut continuer à diaboliser le Front National, que ce ne sera jamais un parti comme un autre, et bien sûr que ce n'est pas un parti républicain (sans dire qui décide et comment quel parti l'est, quel autre ne l'est pas).

    Certains commentateurs, ou plutôt certaines commentatrices, sont pourtant de temps à autre totalement pertinents, ainsi Natacha Polony, voir vidéo ci-dessous.

    Et elle a raison, les français sont surtout en colère, continuer à parler de vote protestataire, ou de vote forcément raciste, proche du nazisme ou du fascisme, c'est ne pas le comprendre.

    Et ils en ont marre des « vaches sacrées » politiques dont il ne faut surtout pas débattre pour trouver des voies de sortie dont :

    -es questions de sécurité ou de laïcité, de violences dans les quartiers populaires

    - L'Europe et la mondialisation, sur lesquelles il ne faut surtout pas poser de question, qu'il ne faut surtout pas contester.

    Jouer les grands imprécateurs, les grandes âmes éprises de liberté, je conçois que cela puisse faire plaisir entre la poire et le fromage, que cela plaise aux filles qui aime bien le genre « Robin des Bois », que cela permette de se donner une posture.

    Par contre, et là c'est moins glorieux, cela permet aussi de ne pas répondre aux problèmes vécus tous les jours par les français, de quelques origines qu'ils soient, quelle que soit leur religion, et empêche d'avoir à y chercher une solution.

    Car ce qu'oublie les imprécateurs ou les exorcistes politiques c'est que ce sont les français des zones de non-droit, qu'ils soient de deuxième ou troisième génération, musulmans ou non, qui sont les premiers à subir la violence et le fanatisme importé par des imams qui souvent ne connaissent que deux ou trois sourates du Coran.

    Il est des quartiers entiers régis par une économie souterraine contrôlée par quelques caïds qui y font régner la terreur en toute impunité.

    Il faudrait se demander pourquoi ses quartiers ont besoin à la base d'une économie souterraine pour vivre.

    On remarque que les tenants de celle-ci ont parfaitement compris les tenants et les aboutissants du libéralisme, ce qu'est l'offre et ce qu'est la demande. Dans quelques uns de ces quartiers, on distingue tout à fait clairement l'influence du pire radicalisme religieux qui mène surtout pour les femmes à des conditions de vie totalement dégradées, et l'on ne parle même pas des accessoires vestimentaires traditionnels ou réputés l'être qui sont la partie émergée de l'iceberg.

    Dans la plupart de ces endroits, il n'est pas rare que les « Scarface » en herbe des quartiers fassent régner la terreur en laissant leurs séides brûler de temps à autre la voiture de celui ou de celle qui n'a pas respecté la loi du silence y régnant.

    Parler de tout cela, c'est risquer instantanément de se faire injurier directement par les grandes consciences auto-proclamées de notre République, de se faire traiter de raciste, de nostalgique des ordres noirs, alors qu'encore une fois c'est oublier que les premiers à souffrir de cette violence, faite en particulier aux femmes, ce sont les français musulmans de première, deuxième ou troisième génération, la plupart du temps précaires comme de plus en plus de français dits de souche.

    J'en entendais une, de ces grandes consciences de bronze (le bronze sonne creux mais émet un son agréable à entendre), sur Europe 1 ce midi (à partir de 37' sur la bande), Pascal Caubère, qui en appelait au souvenir de Mussolini en 1923 et à Hitler. Il était malgré tout totalement pertinent sur un autre point, les élites, l'oligarchie, en France, ne se soucie absolument pas de l'expression démocratique et prétend gouverner sans en tenir compte en gardant le cap selon leurs vulgates idéologiques, que celles-ci soient libérales, sociales-démocrates, centristes ou marxisantes.

    C'est de toutes façons dévier le problème central qui est la précarisation économique des ouvriers, des salariés, des employés, qu'ils soient du public ou du privé. Or, contre la précarité, on entend beaucoup de déclarations de bonnes intentions, on nous promet une resucée des emplois-jeunes qui ne résoudra rien à court ou moyen terme, que l'on appelle ça des emplois d'avenir ou pas (Notons aussi que ce n'est rien d'autres également qu'une adaptation du CIP déjà proposé par Balladur).

    Au bureau des PTT de Roubaix, il y avait dans les années 90 un de ces emplois qui était chargé d'ouvrir et de fermer la porte de l'endroit en souriant.

    On se doute bien qu'au bout de ses cinq ans d'embauche, il ne pouvait prétendre à grand chose d'autres.

    Sur l'Europe, il ne faut rien remettre en cause non plus alors que l'Union Européenne s'est construite dans les faits autour d'une idéologie clairement libérale et privilégiant d'abord et avant tout le libre-échange économique, et une Europe soumis aux marchés, qui n'ont que faire du bien-être des nations ou de l'Union Européenne, ne s'intéressant qu'à la prise de bénéfices et à rien d'autres, ou à fixer les prix des matières premières selon leur intérêt propre (voir ce qu'en dit Jean-Claude Trichet, le président de la Banque Centrale Européenne ici et ici)

    A la base, il s'agissait surtout d'empêcher que les peuples européens ne se fassent de nouveau la guerre, en commençant l'union par une nouvelle amitié franco-allemande, ce qui est une grande et noble intention en soi. Et on peut parfaitement comprendre que la génération ayant vécu la guerre soit convaincu que ce soit le seul moyen.

    Mais après, et pour y parvenir, que fait-on clairement ?

    A droite, on croit que l'union économique favoriserait tellement l'interdépendance que cela rendrait impossible tout conflit, les bienfaits engendrés par la liberté économique, dont une incontestable croissance du niveau de vie depuis 1945, à gauche on reste persuadé que l'union économique finira par entraîner à court ou moyen terme des progrès sociaux tels et la naissance d'une citoyenneté européenne tellement prégnante que la paix régnera ainsi partout sur le continent.

    Pour le PS, qui ne semble pas voir le réel, il y a « un besoin urgent d'Europe ».

    Pour l'UMP, même si ce n'est pas aussi clairement exprimé, aussi.

    Tout cela reste bien abstrait et lointain, ces grandes déclarations, ce que voit la plupart des français c'est surtout l'augmentation des prix depuis la mise en place de l'euro.

    Même ce document clairement pro-européaniste, qui en nuance la portée, le reconnaît. Pour voir, on peut regarder cette vidéo qui convertit les prix en euros, ce que ça donnerait les prix, en monnaie d'avant l'augmentation d'un peu tout...

    Ce n'est même pas qu'il faille être contre l'Europe et sortir de celle-ci, mais pourquoi au niveau de l'Union Européenne n'y a-t-il rien de prévu quant à l'harmonisation des politiques contre la précarité économique ? Sur l'immigration ? Sur la laïcité ? Sur la sécurité des citoyens ?

    Serait-ce donc que l'Union serait un paravent pudique pour camoufler le fait que finalement toutes les politiques menées depuis 1945 ont surtout pour but de favoriser le développement des marchés économiques et leur pouvoir ?

    On ne peut le croire...