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dessin

  • Hommage à Aslan qui vient de mourir

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    Aslan vient de mourir, honorons son souvenir et profitons en pour nous payer la tête de Sartre...

    On sait maintenant pourquoi il louchait.

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  • Crobards sur Crumb

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    Crumb est aussi sur Agoravox

    Robert Crumb est à l'honneur au musée d'Art Moderne de la ville de Paris jusqu'au 19 Août.

    Cela m'a donné envie de revoir le documentaire remarquable que lui consacre Terry Zwigoff et de commettre deux-trois lignes sur lui.

    image prise ici autoportrait de 1992

    crumb_aventures002.jpgCrumb se verrait bien au départ comme un brave petit « all-american kid ». Comme eux il habite avec ses parents dans un de ces lotissements qui s'étend sur des kilomètres autour des mégalopoles américaines, on y lève « les couleurs » le matin. Il n'est pas le gosse bien sage élevé aux Corn Flakes et aux sages préceptes des Pères Fondateurs, contrairement aux vœux de ses parents, il n'est pas « quaterback », ni même « premier de classe », il rêvasse et dessine dans son coin, et commence à sortir avec des filles qui ont toutes la même particularité physique, elles sont callipyges de manière impressionnante.

    Il est un peu perdu entre un frère brillant mais de plus en plus enfermé dans ses fantasmes, une mère monstrueuse et la société des êtres humains dont il perçoit déjà toute l'absurdité et le grotesque.

    Déjà il se fait remarquer en portant des petits chapeaux ridicules qui lui donnent l'allure d'un petit vieux.

    L'arrivée des années 60 donne un rythme un peu plus trépidant à ses conquêtes et son absorption de substances illicites.

    Il est partagé entre le dégoût de lui-même, la volupté et l'envie brûlante de continuer à se vautrer dans ses délires fantasmatiques qui vont très loin, suscitant le malaise parfois :

    image prise ci-contre prise ici, tel qu'il se voit avec Aline, son épouse

    15-large.jpgMasturbation monstrueuse, réduction des femmes à de monstrueuses créatures dévorantes des pauvres hommes, quelques courbes et sphères, c'est tout, Crumb n'est pas aussi zen que un de ses héros, « Mister Natural », qui se balade tout nu sans que cela ne lui pose problème, et Crumb est tenté par l'enfer, tout comme « Fritz the Cat », le tout dans le même style saccadé qui apparaît comme « pacifié » depuis quelques temps.

    Il se voit comme le petit homme tremblant de peur, reclus dans un coin de son cerveau, mourant de peur et d'anxiété, de révolte, de colère, de solitude.

    Il voudrait bien être comme les types des pub, ou ceux des peintures de Norman Rockwell, avoir des bonnes joues rouges, ne pas être obligé de porter des "culs de bouteille" pour lire ou dessiner, ne pas avoir la hantise de la folie dans laquelle tombe son frère, qui partageait les mêmes angoisses, et qui se suicide quelques mois après le tournage du film de Terry Zwigoff.

    Et dont il reste persuadé qu'il était plus doué que lui. Charles Crumb dessinait des « comics » lui aussi depuis sa plus tendre enfance, ayant comme son frère la rage de s'exprimer par cet art. Encore maintenant, Robert Crumb ne sort jamais sans son calepin, « croquant » le monde qui l'entoure avec frénésie.

    Ce n'est pas exactement le dessinateur préféré des féministes car il semble penser comme Saint Jérôme que ce que d'autres appellent « l'Origine du Monde » n'est rien d'autres que la « Porte de l'Enfer », tout en aimant bien emprunter souvent cette porte d'ailleurs.

    Puis Crumb s'est marié, une deuxième fois, avec une dessinatrice qui avait « vécu » elle aussi, Aline Kominsky. Ils créent tous les deux « Dirty Laundry », comic où ils racontent tout de leur vie de couple.

    Trouvant un semblant de paix, il a pu commencer à ranger sa collection de vinyles de blues, jouer un peu de musique et rire avec sa fille. Arrivé à un certain âge, il est plus sage de se ranger ou du moins de trouver un équilibre et parler de ses angoisses avec plus de sérénité.

    Du moins, c'est ce qu'il voudrait que l'on croit, car il n'est pas si assagi...

    J'ai toujours lu les comics de Crumb avec beaucoup de passion. Pourtant c'est un grand malade, comme on l'a vu, qui n'a jamais épargné au lecteur la moindre de ses névroses, obsessions ou compulsions.

    Il aide Harvey Pekar à raconter son auto-biographie, à travers ses bandes dessinées et à mon sens il n'y a pas de meilleur guide des années 70.

    Depuis quelques années, il travaillait sur la Genèse, après avoir lancé la réédition de ses premiers albums chez Cornelius. Il a prétendu que c'était un travail rapide pour l'argent, mais y passe six ans.

    Les cul-bénits s'attendent à ce qu'il soit blasphématoire, il est au contraire extrêmement respectueux de la foi, les critiques de bon ton par contre l'auraient souhaité provocateur, ils font la fine bouche (« oui c'est pas mal mais bon, il est trop sage »).

    Crumb redonne en outre aux personnages de la Genèse ce qui leur manque le plus dans l'esprit des lecteurs modernes de la Bible, croyants ou pas :

    Une incarnation, l'Incarnation du Christ est déjà présente en Adam comme le montre Crumb, et une force alors que la Bible semblait de plus en plus intellectualisée, éthérée, dématérialisée.

    Quand Jacob lutte avec l'Ange, ce n'est pas un échange poli de banalités débitées sur un ton monocorde ou d'une voix blanche.

    Il y va de la chair, de l'âme, des tripes de Jacob.

    Les prophètes sont entre Prospéro et le roi Lear, On ressent des évènements le tragique et le dérisoire, ou la grandeur, la beauté, la proximité de Dieu dans l'écriture.

    C'est tout l'esprit des peintures religieuses flamandes que l'on y retrouve, ce mélange de trivial et de mysticisme qui élève tant l'esprit sans le couper du corps. Il y a quelques années déjà, Simon Bisley, dessinateur moins connu, mais tout aussi turbulent, a peint une « Passion » étonnante.

    Quand on vous dit que Dieu écrit droit avec des lignes courbes...

    Crumb a un site officiel

    Quelques articles de presse sur l'exposition en cours

    Ci-dessous, un extrait de "Crumb" de Terry Zwigoff où le dessinateur raconte l'histoire de l'Amérique à sa manière, et un extrait de "Fritz the Cat", adaptation d'une de ses BD les plus populaires

  • Les vingt ans des Simpsons présentés par Troy MacClure

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    medium_troy_mcclure.jpg« Bonjour, je suis Troy MacClure, vous m'avez sans doute vu dans « Kennedy II la revanche » ou dans « Hydro l'homme aux bras hydrauliques », j'ai également incarné Jojo le singe génial dans « le retour des Trois ours » et repris avec succès le rôle de Charlton Heston dans la comédie musicale inspiré de "la planète des singes", on m'a chargé de vous narrer l'anniversaire de la célèbre famille, ce qui me permet de régler les frais de justice dûs à une honteuse calomnie sur mon compte mettant en jeu la réputation de truites honnêtes. De plus, j'ai un lifting extrême chez le docteur Nick dans deux jours (mais si, rappelez vous, ce sympathique personnage jovial en blouse blanche qui dit à chaque fois : « Salout tout le mondé ! » pour se présenter ; d'aucuns prétendent que son diplôme de médecine est sujet à caution). Les Simpsons ont vingt ans et sont toujours aussi jaunes. Homer le père a toujours et encore 38 ans, Marge sa femme l'aime toujours d'un amour incompréhensible mais indéfectible, Bart demeure un petit con dont le goût pour les bêtises ne faiblit pas, Lisa reste la surdouée, et pour l'instant, Maggie n'a prononcé qu'un seul mot, « Papa ». Barney rote ses bières chez Moe entre deux cures de désintoxication pendant que celui-ci, patron d'un rade infâme, rate encore une fois un suicide. Ned Flanders est toujours veuf et n'est pas gay, tout comme Smithers, l'assistant de monsieur Burns, qui a un âge incertain (tout ce que l'on sait, c'est qu'il y a plus de trois chiffres, ainsi qu'il le révèle lui-même en tapant son code de carte bancaire, qui est son âge, et qui en contient quatre. Et moi, Troy MacClure, que l'on prétend être le « has been » total, surtout après son deuxième mariage, avec une des ignobles tante de Bart, je vais bientôt tourner une sitcom qui met en scène un fantôme dont je fais la voix qui se réincarne en vide-ordures, c'est très excitant.

    Et encore une fois, Bon Anniversaire les Simpsons ! »