Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

desproges

  • L'ennemi en politique

    Imprimer Pin it!

    Aussi sur Agoravox

     

    Attention, texte fortement inspiré par une chronique de la haine ordinaire de Pierre Desproges sur l'ennemi en temps de guerre. Desproges qui s'inspirait lui-même souvent d'Alexandre Vialatte qui s'inspirait de la Bruyère et la Fontaine qui avait tout pompé sur Ésope qui lui-même avait volé les fables bien connues à son beau-frère, anecdote méconnue des critiques et exégètes littéraires. Maintenant vous voilà à égal avec le saint des saints de la culture française, amis lecteurs.

     

    politique, société, desproges, vialatte, ennemis politiques, militantismeJe précise aussi qu'il y a un zeste de dérision dans ce texte mais mes lecteurs ne sont pas des idiots et l'avaient compris. En ces temps où le déplorable esprit de sérieux domine tout, la gravité étant le bonheur des imbéciles, elle est indispensable.

     

    Donc, l'ennemi en politique est très différent de vous et moi, enfin surtout de moi et c'est le plus important il faut avouer, il a deux bras, deux jambes, une tête et – théoriquement - un cerveau dedans. Et l'ennemi politique ne pense pas comme moi. Pour lui, quel imbécile, l'ennemi en politique c'est aussi vous et moi, surtout moi, si vous et moi ne pensons pas rigoureusement comme lui, ou comme moi, bien entendu. Et réciproquement ajouterais-je afin de clarifier mon propos...

     

    Il convient très vite de s'injurier lors d'échanges politiques, on ne discute pas avec quelqu'un ne pensant pas comme vous, c'est forcément un fasciste, un hypocrite, un malveillant, un nostalgique des ordres noirs, un stalinien, un gauchiasse, un méchant...

    Lire la suite

  • Un peu de dérision dans la campagne des présidentielles...

    Imprimer Pin it!

    politique, présidentielles 2017, société, amaury watremez, dérision, Desproges, le luron, Coluche En 2017 encore de temps en temps le téléspectateur a le droit à des rétrospectives lacrymatoires sur tel ou tel comique et ou humoriste d'avant, plus incisif, plus caustique, beaucoup moins révérencieux que ceux de maintenant. C'est toujours le refrain du « Ahlala il nous manque ! » : Pierre Desproges, Jean Yanne, Thierry le Luron, Coluche et d'autres. Par contre, dans le même temps, que quelqu'un, rigolo assermenté, vu à la télé ou pas, s'aventure imprudemment à remettre en question ne serait-ce qu'un tout petit peu les clichés de langage ou les -confortables- certitudes politiques sur l'un ou l'autre candidat, tous saisis du « complexe du gourou », ça ne va plus du tout.

     

    Là, il n'a plus aucun regret de l'absence totale de dérision afin de contrebalancer -un peu- les choses. Au contraire !

     

    Gare à celui ou celle qui s'en moque, qui les dynamite, qui se fiche des « chapelles » et du fameux « respect » que n'importe quel imbécile réclame avec force gueulements sur le net ou ailleurs pour des convictions et un discours parfois complètement farfelus. Il se fiche de savoir s'il est cohérent. Il se fiche de savoir s'il a réellement quelque chose à dire. Il sait parfaitement qu'il n'est pas forcément pertinent ou intéressant. Il veut juste pouvoir le dire, qu'on l'entende et qu'on le « respecte ». Et éventuellement pouvoir avoir son quart d'heure de gloire à la télévision ou sur le web pour compenser l'une ou l'autre frustration ou carence intellectuelle...

     

    ...Ou les deux.

     

    Lire la suite

  • Desproges bande encore

    Imprimer Pin it!

    A propos de « Desproges bande encore » de Francis Schull aux éditions « les échappés »

     

    humour, politique, société, télévision, humour, amaury watremez, desproges« Les échappés » après les chroniques culinaires de Desproges, sortent cette biographie en forme de recueil d'entretiens avec ses amis, ses filles, sa femme et d'autres proches, des témoignages parfois lus ou entendus ailleurs. Le tout dessine un portrait vivant de l'humoriste, « écriveur » de talent inventeur de diverses formules que ceux les citant encore en 2016 oublient de rappeler la provenance, à commencer par le fameux « On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui » dit au moment de la venue de le Pen au Tribunal des flagrants délires en 1982 où Rego fût meilleur que le procureur pour de faux de l'émission, celui-ci sombrant alors dans un « prêchi-prêcha » indigne de lui et beaucoup plus lourd que ses textes habituels.

     

    A chaque évocation d'un comique anciennement populaire mort, Coluche, Guy Bedos, Le Luron ou Desproges qui l'était un peu moins, populaire, c'est la même rengaine : « Ahlala, il nous manque ! C'était le bon temps etc... ». On est toujours dans la logique du présent perpétuel dans lequel nous vivons depuis quelques décennies, la plupart des « grandes personnes » se prétendant raisonnables étant incapables d'accepter de mûrir, de penser simplement. Il y a un fait objectif, certes, l'incompréhension quasiment totale par notre époque de la dérision, du second degré, de l'ironie et la dictature de l'émotionnel qui interdit toute nuance, tout recul, toute ironie...

    Lire la suite

  • Aujourd'hui évitons l'antigermanisme avec Desproges

    Imprimer Pin it!

    hitler, seconde guerre mondiale, politique, hypocrisie, desproges, amaury watremez

    Sur la photo, Desproges en Hitler avec sa concierge bien connue, Fraülein Brouchard (Dominique Valadié) dans un "Monsieur Cyclopéde"...

     

    En ce jour de commémoration de la Libération de la France, évitons de tomber dans l'écueil d'un anti-germanisme primaire de mauvais aloi en ces temps de réussite faramineuse de l'Union Européenne voyant le triomphe du couple franco-allemand...

    Les allemands selon Pierre Desproges dans "les étrangers sont nuls" (au Seuil en "points") :

     Les Allemands sont appelés ainsi parce qu'ils aiment le travail et la discipline, comme les Allemands.

        Il y a deux sortes d'Allemands: les Allemands de l'Ouest, qui s'entendent très bien avec les juifs, et les Allemands de l'Est, qui s'entendent très bien avec les Russes. De toute façon, la loi protège très bien les juifs à l'Ouest, et très très très bien les Russes à l'Est.

        L'Allemand le plus célèbre du monde reste Adolf Hitler, qui s'est suicidé sans dire pourquoi, deux ans avant la victoire de Robic dans le Tour de France.
    Aujourd'hui encore, Adolf Hitler est détesté d'une foule de gens. Mais demandez-leur si c'est le peintre ou l'écrivain qu'ils n'aiment pas, ils resteront cois.

  • Chroniques culinaires - « Encore des nouilles » Pierre Desproges aux éditions « les échappés »

    Imprimer Pin it!

    Desproges, gastronomie, vin, bouffe, littérature, amaury watremezCertains de ces textes ont été utilisés par Desproges pour « Cyclopède » ou les « Chroniques de la Haine Ordinaire », ou encore les réquisitoires des « Flagrants Délires », d'autres sont totalement inédits. Ils ont été rédigés pour la revue « Cuisine et vins de France ». Rien que le fait d'écrire sur la cuisine à notre époque sans moraliser le lecteur, déplorer ceci ou cela, se contenter de dire combien le plaisir de manger et boire de bonnes choses avec ceux que l'on aime est grand. Desproges se foutait complètement de manger « équitable » ou « bio », de manger hygiénique, il aimait les bons produits, cela suffit. Il n'intellectualise pas sur le sujet comme il est d'usage même si bien sûr le plus important lorsqu'on boit par exemple un Cognac ou un excellent Bourgogne c'est aussi ce que l'on en dit après...

     

    Les imbéciles n'aiment pas -bien- manger, ils n'aiment pas le bon vin, ils confondent les plaisirs de la table avec la goinfrerie et assimilent ceux du vin à de l'ivrognerie on ne se méfiera jamais assez des buveurs d'eau, ils ont du mal à apprécier les joies et les plaisirs que la vie peut leur donner. Et ils voudraient que le monde entier autour d'eux soient aussi purotins, aussi incapables de simplement apprécier la beauté des choses et des êtres, leurs parfums, leurs saveurs. Ces sots obtiennent parfois ce qu'ils veulent hélas...

     

    ...Ils n'ont même pas l'excuse d'être d'anciens parpaillots.

     

    Une des meilleurs séquences du « Petit Rapporteur » est celle où il va faire ses courses au marché de la rue Lepic, un dimanche, en alexandrins déclamés gentiment par les commerçants dont le célèbre Peppone, marchand de quatre saisons et bien entendu on se souvient de la bataille de boudin blanc avec Prévost vue et revue dans les émissions de zapping.

     

    « Un cassoulet sans vin rouge, c'est aussi consternant et incongru qu'un curé sans latin. » écrit Desproges dans ce livre qui aimait la gastronomie en particulier, la bouffe en général et le bon vin aussi. Le livre porte ce titre car lorsqu'il emmenait ses filles à venir au restaurant avec sa femme, celles-ci demandaient gentiment et très poliment aux restaurateurs raffinés chez qui « l'écriveur » les emmenait de pouvoir avoir un plat de nouilles si rien ne leur convenait sur la carte. Plus tard, lorsqu'elles devaient aller au restaurant avec leurs parents, leur première réaction était :

     

    « Encore des nouilles ! ».

     

    Desproges raconte principalement des repas, son plaisir à les partager avec des amis et sa famille. Il évoque les consternants restaurants à la mode où le champagne peut être vert et ressembler au produit vaisselle à récurer les casseroles. Il décrit son plaisir à bâfrer comme un barbare des mets peu élégants pour se réjouir le ventre. Il raconte la bouleversante histoire de l'inventeur du pain à saucer qui devrait être enseignée dans toutes les écoles. Et même il nous donne des fragments de sa vie amoureuse lorsqu'il narre sa passion pour une femme merveilleuse qui aime goûter les chairs tendres de viandes savoureuses, les desserts délicats de refuges gastronomiques qu'il connaissait, jusqu'à que cette conne mette de l'eau dans un cru rare, un « Figeac » d'une très bonne année, ce qui est, avouons le scandaleux et impardonnable.

    Desproges, gastronomie, vin, bouffe, littérature, amaury watremez

    En passant il rappelle que bien manger et apprécier les plaisirs de la bonne chère, ou du bon vin, indique généralement que l'on a des prédispositions de bon niveau pour les choses de l'amour. Desproges conseille même de faire l'amour à table et manger au lit ce qui est beaucoup plus simple il est vrai.

     

    Enfin, en bon cuisinier qu'il était, il propose quelques recettes, des recettes disons difficiles comme « le cheval Melba », en cas d'impossibilité de trouver un cheval on peut le faire avec un chihuahua, la « Marie croquette », et sa manière particulière d’accommoder sa fille aînée, plat unique entre tous, des recettes plus accessibles comme le « pâté à la desprogienne » qui semble savoureux bien que consistant (on met dedans deux paquets de beurre quand même).

     

     

    Ami lecteur, si tu es un hygiéniste de la bouffe passe ton chemin ce livre n'est pas pour toi et va manger tes cinq fruits et légumes quotidiens.

     

    Image et couverture prises sur le site du "Huffington Post"

  • Desproges à la fac ?

    Imprimer Pin it!

    000a3fcb_medium.jpeg

    image ci-contre prise ici

     

    Les imbéciles aiment beaucoup célébrer dithyrambiquement les comiques morts : Raymond Devos, Guy Bedos, Anne Roumanoff, Coluche ou Pierre Desproges dont les "horreurs" qu'il a pu dire, à commencer par son sketch sur les juifs dans le deuxième spectacle du Grévin, remuent encore les intestins fragiles des arbitres des élégances intellectuelles et politiques de nos jours. Ainsi ce journaliste de « Le Monde » qui il y a quelques mois encore nous disait bien que « oui bon c'est de la dérision toussa mais enfin quand même il exagère un peu » sans parler de ces spécialistes de l'esprit positif de mes deux qui fait que des gosses de quinze ans en 2014 parlent comme ma grand-mère, ne supportent plus, eux et leurs parents adulescents, l'ironie et que l'on tourne en ridicule leurs émois de post-pubertaires et adulescents narcissiques et immatures.

     

    Les comiques morts font moins peur, ils ne seront plus là pour ridiculiser l'imbécile qui dira « Ah il nous manque, il nous faudrait un … rajouter le nom que vous voulez » ce qui le dispense lui de faire preuve d'insolence et d'irrévérence. Les universitaires et les « ronds de cuir » intellectuels ne sont pas différents. Ils sont comme le bourgeois, ils ont la trouille que le rire hénaurme emporte leurs certitudes et arrache le peu de dignité qui leur reste, dignité qu'ils estiment bien à tort inattaquable. Ils préféreront citer Bergson et « le Rire » (pour s'endormir c'est mieux que l'Annuaire du Vaucluse, après deux pages on décroche, pour paraphraser monsieur Cyclopède lui-même).

     

    C'est un article de monsieur Ajavon paru suite à la parution de ce livre : « Je suis un artiste dégagé » Pierre Desproges : l’humour, le style, l’humanisme, Éditions rue d’Ulm, 2014, monsieur Ajavon étant un desprogien avisé et compulsif (comme votre serviteur), amateur de Vialatte (la grâce du très Haut soit sur lui), qui m'a donc averti de l'entrée de Desproges à l'université, parmi les z-élites. Et ainsi qu'il semble le suggérer, monsieur Ajavon pas Desproges, cela prête à rire doucement comme cela aurait doucement fait rigoler l'intéressé qui à mon avis s'en serait foutu complètement, l'important pour lui n'étant pas la consécration reçue des z-élites, mais de découvrir avec des amis le parfum et le goût d'un bon vin dans un flacon de Bourgogne ou de Bordeaux, de gâter ses filles et de rire avec avant qu'un imbécile de crabe ne lui mette une bonne fois pour toutes le grappin dessus.

     

    Le rire est quelque chose de trop sérieux pour être confié à des z-intellectuels qui vont en faire aussitôt un truc sinistre, imbuvable, desséché car au fond l'humour ne s'explique pas, et encore moins l'humour desprogien qui consistait à contre-péter aux portes des cimetières et des charniers pour se payer la tête de la bêtise et la violence. Le rire de Desproges particulièrement échappe à ces esprits forts car il est totalement dégagé de l'esprit de sérieux, de ce besoin de gravité qui ainsi que le rappelait Nitche à moins que ce ne soit mon beau-frère est le bonheur des imbéciles. Le crétin aime bien se donner l'air grave, ça le console...

     

    Desproges lui-même dans « criticons » une des « Chroniques de la haine ordinaire » où il évoque un de ces purs esprits critiquant avec mépris « les Ripoux » de Zidi, considéré par ce journaleux comme un « simple divertissement », avait lui-même ridiculisé ces exégètes de la blague qui font la fine bouche devant ce qui les fait rire, considérant, les sots, que s'ils rient ils se dévaloriseront entièrement, donneront d'eux une image tellement moins flatteuse que celle qu'ils s'imaginent voir dans leur miroir, qu'il faut qu'ils rajoutent des prétentions à la rigolade pour que ça passe. Il faut forcément qu'il y ait dans les textes de Desproges des intentions que ces cerveaux "es qualités" peuvent s'approprier, il faut qu'il y ait un engagement, une démarche merde quoi, que ce soit socialement utile. Ils ont dédaigné ses sketchs à la télévision et, ou à la radio, ceux-ci étant du spectacle destiné à la populace grands dieux, ma chère mais vous n'y pensez pas, ça ne se fait pas d'apprécier un artiste qui était populaire ! ?

     

    Et Desproges l'était, « les Flagrants Délires » était une des émissions les plus écoutées de la radio, sans parler des pastilles de « Monsieur Cyclopède » qui rameutaient après « les Jeux de Vingt Heures » la « moitié d'imbéciles » qui aimaient ça et « l'autre moitié qui détestait » dixit son créateur lui-même. Quant à Corbiniou, ancêtre dudit donneur de bons conseils il apparut dans « L'Ile aux enfants »...

     

    « Quant à ces féroces universitaires, je le dis, c'est pas pour cafter, mais y font rien qu'à péter dans la soie dans nos campagnes... »

     

    Ci-dessous écoutons plutôt les bons conseils d'un vrai professeur et revoyons non sans délices l'interview d'Edern Hallier par Desproges et Prévost 


    Jean-Edern Hallier, Desproges et Prévost par 999aizen666

  • Les français sont -encore- bien nuls

    Imprimer Pin it!

    837175.jpg

    Egalement sur "Mauvaise Nouvelle" de Maximilien Friche

    Il y a trente-trois ans, Desproges évoquait ces français nuls pris dans un cercle vicieux, voir fig 1 ci-contre, dans « Les étrangers sont nuls », recueil paru après sa mort, et rassemblant des chroniques parues dans « Charlie Hebdo » en 1981, et attention pas le « Charlie Hebdo » de Philippe Val, celui de Choron. Ces français ne supportaient pas ce qu'ils regardent à la télé, râlant contre des émissions que personne ne les obligeait à regarder, entretenant l'Audimat d'icelles en se collant devant, oubliant qu'il suffirait de tourner le bouton, simplement, et de ne pas regarder, à moins d'être masochiste, ou débile.

     

    Maintenant, les mêmes non seulement continuent de regarder la télévision, avec trois-cent fois plus de chaînes toutes plus inintéressantes les unes que les autres qu'en 1981, le font sur leur téléviseur, leur smartphone et l'ordinateur, s'infligent sur Internet la lecture d'articles dont ils injurient l'auteur sans le lire bien souvent, s'imposent la vision de photos auxquelles ils s'affirment indifférents à hauteur de dizaines de commentaires, sans rire, et redécouvrent l'eau tiède concernant le cynisme des politiciens et leur collusion au sein d'officines dont l'influence réputée souterraine est pourtant de notoriété publique pour la plupart d'entre elles et leur influence n'existe que parce que les gens leur laissent ce pouvoir que celles ne devraient jamais avoir à cause de trop d'inertie, trop de patience mal venue comme disent les chanteurs concernés, consensuels et compatissants.

     

    Les mêmes pourtant continuent, de moins en moins il est vrai bien que l'abstention massive s'explique surtout par la fainéantise et la passivité des électeurs préoccupés surtout par l'obsolescence programmé du dernier gadget électroniques que le tout économique leur enjoint de posséder, à voter pour des partis qui se fichent d'eux dans les grandes largeurs, y compris ceux qui parlent au nom des français sincères de gauche comme de droite qui voudraient que l'alternance artificielle qui tient lieu d'ersatz de vie politique en France entre l'UMP et le PS s'arrête enfin, avec les méchants imposés que sont la famille le Pen et leur parti quant à Mélenchon, à moins qu'il ne soit vraiment sincère, je ne sais pas sonder les reins et les cœurs, il participe à première vue de la même collusion, de la même farce derrière les « bonnes phrases », on a pu le constater il y a quelques jours encore...

     

    Et si les uns comme les autres se défoulent sur Internet de manière souvent abjecte, et anonyme, avec une violence qui en dit très long sur le vernis de tolérance de notre société, ils se comportent dans leur vie quotidienne, leur vie professionnelle comme de bons petits rouages dociles, en bons petits salariés rêvant d'être sur le tableau d'honneur de « l'employé du mois », ne remettant jamais formellement en question les injustices et les iniquités pourtant flagrantes que toute personne de bon sens peut remarquer dans notre pays, chaque jour. Ils rêvent de la célébrité « kleenex » actuellement en vogue, même pour rien, même sans talent, se fantasment en justiciers électroniques, défenseurs bien virtuels de la veuve et l'orphelin.

     

    Ceux qui pestent et vitupèrent contre la perte de moralité, de morale et de sens de notre époque sont les premiers à s'agripper comme le morpion aux gonades du mâle reproducteur qui à son petit, moyen ou grand privilège, qui à son n'acquis, son régime spécifique, que ce beau monde estime éternel, ses droits de consommateur, d'acheteur, de client, d'usager, sans se soucier du voisin et de la pauvreté, consentant parfois à quelques piécettes ou achats « équitables ». Il faut dire que quelques décennies de société hyper-individualiste, d'aspirations narcissiques ont eu raison depuis longtemps des liens d'empathie, d'altérité et de solidarité demeurant encore entre les personnes, souci de réactionnaire, le lien social et ce que l'on appelait la « Common Decency »  vous dis-je».

     

    Je crois d'ailleurs profondément que les français les voient ces injustices et cette crise morale, mais y sont complètement indifférents tant que cette précarité ne les touche pas personnellement, ce qui ne manquera pas d'arriver vu la politique libérale-libertaire de Valls, qui suit la politique libérale-libertaire d'Ayrault et Fillon, qu'ils ont peur au fond d'évoquer la crise morale que nous traversons, invoquant la responsabilité de tel ou tel parti, telle ou telle idéologie, tel ou tel lampiste alors que ce sont eux tous les responsables et leur égoïsme.

     

    image empruntée ici