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de gaulle

  • Le grand Charles

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    politique, histoire, société, de gaulle, mon général, seconde guerre mondiale, amaury watremezLes icônes indéboulonnables sur leur piédestal m'ont toujours fait largement suer. L'adulation excessive m'emmerde. Quand j'entends des louanges dithyrambiques sur tel ou tel personnage, quels que soient ses mérites, cela me donne envie de provocation ou de dire exactement le contraire. Cela ne m'empêchera pas évidemment d'être capable d'admiration ou d'enthousiasme pour une personne. Ce que j'admire le plus ce sont surtout ceux qui se comportent comme tout le monde le devrait sans ressentir le besoin d'être en pleine lumière. Comme tout le monde le devrait, car nous sommes capables du meilleur bien que nous laissant le plus souvent aller au pire.

     

    Dans ce petit texte, point n'est mon intention de diminuer l'importance des actes du général de Gaulle. Je ne veux pas non plus minimiser son courage durant la Seconde Guerre Mondiale ni même critiquer la constitution de la Vème République qui nous a donné une stabilité politique. Mais le "grand Charles" que l'on évoque tout le temps, à tout propos pour se justifier, pour s'auto-apitoyer, par nostalgie d'une époque pour toujours enfuie, j'ai du mal  à comprendre et cela m'agace profondément.

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  • Mémoire des harkis

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    politique, Algérie, harkis, souvenir, nation, gaullisme, De Gaulle, Amaury watremezJe pourrais réécrire ici un énième énonçant encore une fois les malheurs qui sont advenus aux harkis lors du départ des français en 1962 après les accords d'Évian. Leur tragédie est en 2016 connue et documentée, sans parler des quelques assassinats de pieds noirs dont la fusillade de la rue d'Isly. Il suffit d'effectuer sur Google une recherche qui prend quelques secondes. il y eut 220000 morts massacrés le plus souvent de manière ignoble :

    écharpés, éventrés, crucifiés etc....

     

    Cependant, ces faits pourtant établis, personne ne veut vraiment les entendre, les admettre ou les reconnaître ou sans doute est-ce aussi une profonde indifférence qui domine ainsi qu'envers les chrétiens orientaux.

     

    Les harkis, ces supplétifs de l'armée française en Algérie, ils avaient choisi la France, ont fait les mauvais choix. Aux yeux de la mémoire collective, tout est de leur faute. Comment avait-il pu être autant voire plus patriotes que les français pour qui la nation est une idée morte ? Tant pis pour eux s'ils ont été logé des décennies dans des camps sans eau courante ni électricité rappelant de forts mauvais souvenirs. Dans leur cas, les indignés professionnels ne s'émeuvent pas vraiment. Ils s'en fichent même complètement.  La journée nationale d'hommage aux harkis c'est un os donné à ronger aux "franchouillards", aux ploucs nostalgiques...

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  • Et les commémorations du 19 Mars 1962 ?

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    100349_image-1323363581046.jpgimage prise ici

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    Cinquante après la fin de la guerre d'Algérie, les blessures qu'elle a ouvertes ne se sont toujours pas refermées tout à fait. Ceux qui osent en parler sont aussitôt soupçonnés, jugés et condamnées aussi sec, et catalogués comme nostalgiques du colonialisme et des « ordres noirs », emballé c'est pesé...

     La question des « harkis » n'est toujours pas totalement résolue (par ici des faits sur les harkis), tout comme celle des « rapatriés », sur lesquelles les beaux esprits préfèrent jeter un voile pudique et ne pas s'aventurer trop loin, ce qui risquerait de remettre en cause quelques éléments de la mythologie politique française, qui ont la vie dure, comme on l'a vu hier, certains parlant de « reprendre la Bastille » d'autres célébrant la mémoire de Robespierre ou Saint-Just deux tortionnaires de masse.

     La plupart ne veulent plus parler de leurs blessures sincèrement par volonté d'apaisement, tandis que d'autres se bouchent les oreilles surtout par lâcheté, sachant très bien le sort horrible qui a été réservé aux harkis et aux européens d'Algérie qui n'avaient pu se résoudre à prendre le bateau pour une métropole où ils n'étaient pas les bienvenus, suscitant de la part des français du continent au mieux une indifférence polie.

     Entre la « valise ou le cercueil », beaucoup n'eurent pas même le choix, ce fut le cercueil...

     On ne peut évoquer les faits sans subir un retour de bâton des tenants d'une histoire sublimée qui oublie la plupart du temps les massacres qui ont suivis...

     Certains pensent que ces massacres sont en quelque sorte le juste pendant, une simple compensation des atrocités commises par le Général Bugeaud lors de la conquête de l'Algérie en 1830, conquête qui part au départ du but avoué de faire cesser les « razzias » barbaresques, les enlèvements d'européens pratiqués jusque là.

     Car en face de Bugeaud, il n'y avait pas des tendres non plus.

     Et la violence de l'un ne cautionne pas la violence de l'autre, le massacre des harkis ne compensant pas celui de Charonne...

     Les blessures morales sont toujours suppurantes chez les personnes qui ont « fait » la Guerre d'Algérie, chez les jeunes appelés du contingent qui ont vécu les « évènements », comme on disait à l'époque, pendant vingt-huit mois, « évènements » qui ne les concernaient pas, et à qui on a confié des tâches pour lesquelles ils n'étaient ni compétents, ni préparés, du « sale boulot » qui les a marqué à vie, les poussant à un masochisme mémoriel et une culpabilité collective que chez eux on peut comprendre et trouver légitime.

     De plus, après le 19 mars 1962 ces appelés ont dû rester les armes aux pieds, et avaient l'interdiction d'intervenir lors des règlements de compte qui ont suivi, des règlements de compte qui s'apparentent à une épuration ethnique tout comme en ex-Yougoslavie, tout comme après Dien Bien Phu en 1954.

    Ils ont même du parfois tirer sur d'autres français ainsi lors de la fusillade de la rue d'Isly.

    En 2012, ces appelés seraient passibles de la Cour Pénale Internationale pour non intervention à personnes en danger. Il est compréhensible que cela ait provoqué chez quelques uns d'entre eux un peu plus tôt le ralliement au « putsch » des généraux, comme Hélie de Saint-Marc, résistant de la première heure, déporté à Büchenwald, qui s'étaient sentis trahis par De Gaulle , dont ils étaient compagnons de résistance pour la plupart, qui a promis le maintien de « l'Algérie Française » pour arriver au pouvoir, (cf : « Je vous ai compris ! », qu'il fallait comprendre « je vous hais ! Compris ? » ainsi que le prétend Desproges dans une des « chroniques de la haine ordinaire »), alors que pour lui ce maintien coûtait trop cher de toutes façons, et il craignait que cela ne provoque une immigration massive en France, et ne pose de sérieux problèmes au principe de laïcité.

     Il craignait que son village ne devienne « Colombey les deux mosquées » ainsi que l'évoquait Éric Zemmour dans sa chronique du 19 mars justement...

     Sur la question de la torture, personne n'évoque jamais le fait que celle-ci était pratiquée par ces appelés justement, qu'un professionnel saura retenir son bras et ne pas aller trop loin, voire ne pas torturer du tout, tandis que quelqu'un qui ne l'est pas ira forcément trop loin, la violence appelant la violence, parfois un sentiment de vengeance étant mêlé à tout cela, après les attentats meurtriers du FLN qui tuaient des civils, hommes, femmes et enfants dans les cinémas par exemple, attentats que « la gauche qui pense », dont les disciples de Saint Jean-Paul Sartre trouvait et trouve encore légitimes.

    ci-dessous, la guerre d'Algérie vue par le cinéma français


    La guerre d'Algérie vue par le cinéma par LeNouvelObservateur

    Ci-dessous Hélie de Saint-Marc parle de l'Algérie et de son expérience


    Hélie de Saint Marc raconte l'Algérie française par Nouvelles-de-France