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darcos

  • Neuf ans d'ancienneté = zéro expérience : un cas présenté par le Père Fouettard

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    tableau_noir.jpgUn précaire enseignant, non titulaire donc, remplaçant depuis neuf ans, reçoit hier une lettre de son autorité de tutelle lui signifiant que comme il ne relève pas du ministère concerné et encore moins du corps des fonctionnaires, il n'est pas apte à candidater à un concours qui ne demandait aucune condition de statut.

    Il a pris tous les contrats, que ce soit près de chez lui ou à "Pétaouschnok", a passé les concours, dans sa matière c'est fermé depuis trois ans, mais il essaie de se requalifier quand même.

    C'est peine perdue, il se heurte à un mur d'incompréhension totale car même les personnes censées le défendre lui opposent les mêmes arguments que son autorité de tutelle.

    Ce sont donc des clowns grotesques en somme. Ne pleurez pas si l'Éducation Nationale s'effondre, par votre faute.

    Vous parlez de Sarkozy, vous vous opposez à la loi sur les universités, très bien, commencez donc par le statut des précaires, chers amis de gôche et les autres. L'abstention diminuera très vite et il y aura des gens pour voter pour vous.

  • Foutus profs précaires !

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    Lu ça sur un tract d'un syndicat enseignant (le SNES) cette phrase qui m'a fait bouillir :

    classe1.jpg"L'emploi de nombreux vacataires et contractuels entraînera une baisse de qualité de l'enseignement".

    C'est ce que pense en fait la plupart des collègues certifiés (qui ont le CAPES) et agrégés sans trop le dire jusque là, qui sont également persuadés que leurs concours leurs donneraient plus de compétence.

    Je trouve ça rigolo vraiment.

    De par mon expérience de contractuel justement (professeur remplaçant non-titulaire pendant huit ans), j'ai souvent constaté :

    - que les contractuels s'adaptent plus vite à une équipe

    - prennent les élèves plus rapidement en charge

    - et ont l'habitude de préparer des cours avec méthode et précision plus rapidement que les collègues titulaires.

    Donc sont au moins aussi compétents voire plus de par leur expérience dont leur employeur, l'Éducation Nationale, ne tient aucun compte ni quant à leur salaire ou leur carrière.

    Et sont méprisés par les autres professeurs qui ne les considèrent que rarement comme de vrais professeurs (malgré leurs dénégations souvent -comment dire- faux-culs ?)

    Par contre, j'ai vu un grand nombre de collègues néo-titulaires sortant de l'IUFM très forts sur les cours et le vocabulaire de didactique mais incapable de tenir une classe ou...d'enseigner.

  • Les précaires de l'Éducation Nationale dindons de la farce

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    darcos.jpgAfin de lutter contre les suppressions de postes, on ne parle pas précisément du sort des précaires enseignants, qui n'intéresse pas grand monde, les syndicats vont faire une journée de grève le 11 septembre (wouaah u-n-e j-o-u-r-n-é-e !! Voilà qui fait peur) et demandent aux professeurs de refuser les heures sup' quand on leur propose (avec la prime de 500 Euros en sus). C'est sûr, si çà marche avec quelques uns (il y a des collègues, minoritaires, conscients de la question), la majorité suivra le mot d'ordre pour la galerie et prendra le fric proposé en plus soit 500 euros en plus par mois. Sans rire, qui croit qu'une journée d'action pèsera si lourd que çà et que les professeurs refuseront les trois heures sup', tout comme les nouveaux titulaires les 1500 Euros qu'on leur donne ?

    Remarquez, vu que l'on envoie des jeunes enseignants complètement inadaptés aux établissements où ils sont parachutés, ce n'est pas cher payé. Je me souviens de cette jeune femme, prof d'anglais du public en Lycée pro, pleurant le jour de la rentrée, de cette collègue d'espagnol lisant le journal en cours tant que les élèves restaient à peu près calmes etc...

    Pour être tout à fait clair, j'ai l'impression très nette que l'on se fout complètement de la gueule des précaires enseignants (comme des autres précaires certes). Les seules choses qui sont à exiger pour cette catégorie de profs c'est :

    la titularisation après un certain de nombre de contrats,

    la prise en compte de l'expérience,

    l'évolution du salaire selon l'ancienneté : pour l'instant à chaque nouveau contrat, le contractuel part de zéro.

    Un DRH du privé qui se comporterait comme l'État serait traîné devant les prudhommes tous les jours,

    la reconnaissance des compétences, ce qui n'est pas le cas pour le moment.

  • Tout va très bien, madame la professeure - article d'Elisabeth Lévy

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    bateau_sid1_2002.JPGDu réel, du vrai : si Nicolas Demorand, le talentueux matinalier de France Inter a choisi, entre tous les livres qui paraissent sur l’école, celui de Luc Cédelle, journaliste au Monde, c’est d’abord parce qu’il ne s’agit pas d’un témoignage mais d’un reportage, “un reportage au ras des tables et des chaises”, a-t-il cité, proclamant son enthousiasme pour cette merveilleuse expression. Et puis, il y a le titre “simple et joyeux”, Plaisir de collège, qui, insiste l’animateur, “tranche avec le catastrophisme ambiant”. C’est vrai, quoi, sois cool, man. Il y a quelques années, une pubeuse répondant au prénom de Chicorée ou Vanessa (elle avait perdu son nom en route) avait patiemment tenté de me convaincre des vertus d’une campagne de la RATP qui proclamait : “Il faut tout voir en beau” et invitait les usagers à avoir “des pensées positives” et à “purifier leur mental” – dans les couloirs du métro, fallait oser. Pour stimuler la sérénité de l’usager, on lui offrait un massage pratiqué dans un couloir puant et une boite de thé vert vraiment dégueulasse. Vous ne voyez pas le rapport ? D’accord, ce n’est pas exactement la même chose. A propos de l’Ecole, on ne nous dit pas que “tout va très bien” mais que “tout ne va pas si mal”. Reste à savoir si c’est vrai.

    Donc Luc Cédelle se contente de “restituer des faits”. Et contre les faits, vous le savez : rien à dire. Ceux qu’il livre se déroulent au Collège expérimental Diam’s (non, c’est une blague, il s’appelle Clisthène (Note d'Amaury : çà aurait pu être pire, il aurait pu s'appeler Clistère et les professeurs l'auraient DLC, dans leurs c..., ah, ah, ah, hum...). Planté en périphérie de Bordeaux, ce Summerhill de quartier chaud (pour ce que j’en ai compris) organise la cohabitation harmonieuse des enfants de la bourgeoisie et des enfants de pauvres de la cité voisine, le tout grâce à une pédagogie sur-mesure (et vaguement aussi grâce à un effectif de cent élèves seulement, toutes classes confondues). Bref, c’est la maison du bonheur et l’auteur aimerait y enseigner. Mais attention, qu’on ne croie pas qu’il donne des leçons à qui que ce soit. Il serait même d’accord pour que chacun puisse expérimenter ses idées, y compris les plus réacs des réacs comme Finkielkraut ou Brighelli – et alors, on verrait bien, qui, des partisans de la blouse grise ou des défenseurs de l’épanouissement de l’élève, obtient les meilleurs résultats.

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