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démocratie

  • La France est une "couguar" BDSM

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    politique, société, emmanuel macron, assemblée, démocratie

    Aussi sur Agoravox

     

    Que l'on coupe les cheveux en quatre, que l'on se lance dans des calculs d'apothicaire sur les votes exprimés, les bulletins blancs et l'abstention, le fait est là. Que l'on suggère des votes truqués (certains n'ont pas peur du ridicule). Emmanuel Macron a été légalement élu, en grande partie par défaut, après matraquage de multiples sermons sur le risque de retour des z-heures les plus sombres de notre histoire, grâce au "storytelling" sur son couple et son parcours.  Je soupçonne de nombreuses personnes d'avoir voté pour lui car il est "tellement beau"...

     

    Pourtant à l'entendre la France est morte depuis longtemps, ce ne serait plus qu'un "espace". Il se fiche complètement de protéger notre modèle sociale qui préservait les plus précaires des français encore un petit peu. Il a également montré à plusieurs reprises en quelle basse estime il tient ce pays...

     

    Mais la France est un peuple masochiste, elle aime bien que ses dirigeants lui fassent mal. Elle vénère de la droite à la gauche radicale le général De Gaulle qui traitaient les français de "veaux". Certes il n'avait pas entièrement tort .Et  elle adule encore incompréhensiblement la légende de Napoléon qui emmena à la mort une ou deux générations de jeunes hommes de son temps. Et en ce moment, elle boit les paroles d'un type, Emmanuel Macron, pour qui si on n'a pas fait "Normale sup", si on ne s'est pas enrichi à trente ans sur le dos des autres on n'est littéralement "rien" (voir la vidéo à ce lien).

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  • Un tsunami inéluctable pour Macron

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     Aussi sur Agoravox

    ...ou raz-de-marée macroniste (nien ? nesque?) inévitable

     

    politique, société, emmanuel macron, démocratie, pluralité, amaury watremezIl y a autour d'Emmanuel Macron une de ces adulations excessives que je hais profondément. De ce boutonneux que j'ai croisé à la sortie du métro tractant avec le même air de tous les convertis à une nouvelle religion, à ces quinquagénaires bécébégé m'expliquant doctement qu'il fallait bien que les classes moyennes (donc pas eux) fassent quelques sacrifices pour que l'économie de la France se relève. Ce n'est pas la personne présidentielle que je déteste, Macron n'est qu'un cynique, un opportuniste extrêmement habile qui va faire bientôt passer des ordonnances concrètement mortifères pour tous les salariés, les chômeurs et tous ceux qui vivent grâce aux allocations.

     

    Ainsi que le disait un type que d'aucuns prendraient encore maintenant pour un grincheux, un ancien maire de Bordeaux, au XVIème siècle, un certain Montaigne ayant préféré se réfugier dans sa bibliothèque plutôt que de lutter en pure perte contre la bêtise triomphante et meurtrière à son époque :

     

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  • Simplismes

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    politique, société, en marche, simplisme, démocratie, amaury watremez

    Aussi sur Agoravox

     

    Pour se convaincre que le suffrage universel est une vaste blague, une fumisterie, il suffit de prendre le bus (ou le métro, ou le train de banlieue) et d'observer, et d'écouter, les discussions éventuellement politiques. Il suffit aussi de lire les journaux, les articles de fond, les éditoriaux des analystes officiels qui font leur job, en restant dans leur case, en collant à leurs étiquettes. Il convient donc d'être simpliste afin d'amuser le peuple. Pas trop non plus, il faut que ça reste crédible, pas trop gros, mais simpliste quand même, ça marche toujours et cela permet de mieux manipuler les masses.

     

    Le simplisme du discours politique actuel se résume facilement et concerne tous les camps sans distinction, sans que l'un ou l'autre n'en ait l'apanage. Il est toujours préférable de s'attaquer aux personnes, à ce que l'on suppose d'elles, plutôt qu'à leurs idées, leurs propositions condensées en deux ou trois slogans débiles, mais plus simple à comprendre certes et facilement partageables en « statuts » facebook. Je grossis un tout petit peu le trait bien sûr mais ce que l'on peut lire se réduit plus ou moins à ces quelques phrases :

     

    « A caca Hollande, a pas beau Sarkozy, a fâââchiiste le Front National,

     

    Il est méchant Fillon, Macron au moins il est neuf,

     

    Les étrangers faut tous les accueillir,

     

    les étrangers précipitent le grand remplacement etc... »

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  • L'info aux ordres

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    à propos de « Main basse sur l'information » de Laurent Mauduit aux éditions Don Quichotte, sorti en septembre 2016

     

    politique, société, presse, liberté d'expression, liberté de la presse, démocratie, amaury watremez, Ce que l'on pourrait reprocher à cet ouvrage ainsi qu'à la plupart des ouvrages et sites internet s'affirmant « politiquement incorrects » c'est qu'ils ont parfois tendance à redécouvrir l'eau tiède. Et Mauduit n'y échappe pas. Il expose des faits que tout citoyen éclairé ou un peu lucide, toute personne du « pays réel », connait depuis longtemps. Mais que ce soit lui qui le fasse donne de la solidité à son propos et permet de mettre en lumière le scandale de la censure et l'auto-censure, encore pire, de la chape de plomb idéologique s'exerçant sur la presse en France.

     

    On ne peut pas soupçonner Laurent Mauduit d'être un fasciste, un réac amer, un jaloux tenant un blog caustique pour se défouler car extérieur au « système » des médias. Du moins est-ce que ce que l'on dit d'eux dans les médias traditionnels. Mauduit a travaillé à « Libé », au « Monde », et a été un des fondateurs de « Médiapart ».

     

    Encore une fois, cela fait tout l'intérêt de son livre car c'est dire s'il connaît son sujet de l'intérieur.

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  • Vieux chevaux de retour

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    politiques, primaires, fillon, juppé, société, élection, démocratie, amaury watremezL'auteur de ces lignes ne milite pour personne, il n'a pas la carte de Les Républicains, ni celle du Parti Socialiste, encore moins du Front National ou d'autres partis. Et le fait que des électeurs votent et se passionnent pour les primaires le conforte dans son « anarchisme de droite » et ce que l'effrayante « sottise démocratique » peut amener. Car être un « anar de droite », ce n'est pas seulement être le type rigolo balançant des gros mots faisant rougir les dames et donnant le sentiment aux petits garçons sages d'être des « affranchis ».

     

    En France, les vieux chevaux de la politique courent jusqu'à l'épuisement, et le pire est qu'ils font ça volontairement par addiction au pouvoir. Et l'encore pire est qu'ils aiment cette souffrance et que le public en redemande à chaque fois. Ils tournent encore et encore autour de la piste, et autour du paddock. De temps à autre, l'un d'eux crève malgré tout sous son cavalier et les huées du public, et on l'achève aussi sec où il fait la besogne lui-même. Il arrive également que des pur-sang soit mis sur le circuit mais ils se révèlent bien souvent aussi tocards que les autres, ils ne tiennent pas sur la durée, sont peu endurants.

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  • Un pays légal toujours déconnecté

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    politique, pays légal, pays réel, société, hypocrisie, démocratie, amaury watremezQuelqu'un l'a déjà écrit il y a des décennies, un « infréquentable » : Charles Maurras, il existe en France un « pays légal » et un « pays réel ». Que ce soit le fondateur de l'Action Française maintenant frappé d'indignité historique n'y change rien, la distinction était et demeure totalement pertinente encore en 2016. Le premier est le pays des élites, de l'oligarchie et de toutes les personnes gravitant autour d'elles, issues des médias entre autres, bénéficiant des avantages matériels et sociaux collatéraux et de réseaux conséquents. On y sait parfaitement ce qu'il faut faire afin de réussir scolairement dans un premier temps puis ensuite matériellement et socialement.

     

    Le « pays réel » est celui de tous les autres subissant des décisions et doctrines politiques permettant toutes au « pays légal » de justifier ses privilèges et son souverain mépris de l'expression démocratique lorsque celle-ci contredit ses prétentions politiques. Le « pays réel » se confond de plus en plus avec cette « France périphérique » des classes populaires, largement dédaignée par les politiques, et évoquée par le géographe Christophe Guilluy que l'on ne peut guère soupçonner de sympathie pour le maurrassisme. Bien entendu comme tous les contradicteurs on lui reprocha de « faire le jeu du Front National ».

     

    Le « pays légal » est complètement déconnecté de la réalité quotidienne du « pays réel ». La plupart du temps c'est juste de l'indifférence assumée et du cynisme. Il arrive aussi que l'on y soit sincèrement persuadé de faire tout ce qu'il faut pour le Bien Commun : en soutenant un homme ou une femme politique, en énonçant des idées qui parfois paraissent contredire l'idéologie dominante tout en participant du système. Cette déconnexion n'est pas seulement le fait de la gauche et n'a rien d'exclusif à la droite. Elle n'est pas l'apanages des européistes ni des libéraux. Elle irrigue toute notre vie politique.

     

    L'on peut même dire que "Nuit Debout" est un mouvement engendré par le pays légal, un simili-mouvement de contestation mené par la progéniture des plus favorisés...

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  • La Liberté pour quoi faire ?

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    politique, société, Bernanos, islam, terrorisme, Amaury watremez, démocratie

    Très actuel, non ?

     

    De Bernanos dans "La Liberté pour quoi faire"


    unebernanos.jpg"La menace qui pèse sur le monde est celle d'une organisation totalitaire et concentrationnaire universelle qui ferait, tôt ou tard, sous un nom ou sous un autre, qu'importe ! de l'homme libre une espèce de monstre réputé dangereux pour la collectivité tout entière, et dont l'existence dans la société future serait aussi insolite que la présence actuelle d'un mammouth sur les bords du Lac Léman. Ne croyez pas qu'en parlant ainsi je fasse seulement allusion au communisme. Le communisme disparaîtrait demain, comme a disparu l'hitlérisme, que le monde moderne n'en poursuivrait pas moins son évolution vers ce régime de dirigisme universel auquel semble aspirer les démocraties elles-mêmes."

  • Croire encore en la démocratie en 2015 ?

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    tumblr_inline_nbb6221br71r4itqj.gifDepuis que le soit-disant Etat Islamique a montré le bout de son groin puant il y a déjà quelques années, on lui oppose avec véhémence et des sanglots dans la voix les valeurs démocratiques z-et républicaines qui seraient partagées par tout un chacun dans notre Occident de progrès progressiste. Par ce « on » j'entends les quelques oligarques et nantis cyniques pour la plupart profitant abondamment du système tel qu'il est depuis des décennies. Cela ne date pas d'hier, tout comme la collusion évidente entre la canaille et le pouvoir (et je n'évoquerai pas entre autre l'enquête passionnante de Laurent Mauduit sur Bernard Tapie ce Stavisky 2.0).

     

    Mais donc à part eux qui croit encore réellement en Europe, en Amérique et en France à ces dites « valeurs » qui sont d'abord des prétentions de bourgeois futiles et narcissiques ?

     

    Pas grand monde...

     

    Une considération -effrayante mais pas seulement- vient tout de suite à l'esprit de l'« anar de droite » également « petit bourgeois hédoniste et réactionnaire » que je suis, un mauvais esprit c'est certain. La démocratie, l'expression libre de son vote, c'est un droit incontestable qu'en dehors de toi et moi ami lecteur a aussi entre autres exemples :

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  • La droite qui n'ose pas être de droite

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    Dans cet article de la livraison de rentrée de "Mauvaise Nouvelle" j'évoque la droite n'osant pas être de droite, ayant peur de son ombre et des arbitres des élégances politiques...

     

    A ce lien

    politique, droite, démocratie, amaury watremez

  • Les dix ans du « NON » populaire au traité constitutionnel européen

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    Ce n'est pas la première fois que je chahute les européistes, il y eut aussi cet article...

     

    XVM1704c7d8-05df-11e5-b4c8-9abb943a6d28.jpgAmi lecteur, permets moi de trouver légèrement hypocrite l'attitude de tous ces politiques grrrands défenseurs de la démocratie, du droite de vote, de la liberté d'expression, et de la plupart des éditorialistes politiques, et, ou blogueurs socio-libéraux ou libéraux-libertaires (cela revient au même) tellement à les entendre soucieux de l'expression de la volonté des peuples depuis le 11 Janvier 2015. C'était les mêmes en « couleurs » déjà il y a dix ans lors du déni de démocratie effectif après le "Non" au Traité Constitutionnel Européen...

     

    Ce ne sont plus de toutes façons des responsables politiques nationaux, ce ne sont plus que des exécutants d'une politique décidée sans aucune consultation démocratique, l'assemblée de Strasbourg étant surtout une chambre d'enregistrement, et édictée, raisonnée, réfléchie, par des tenants du pouvoir en Europe qui ne sont pas élus et qui ne le l'ont jamais été, que ce soit Mario Draghi sans parler de Jean-Claude Juncker, président de la Commission Européenne....

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  • La justice en France est-elle impartiale ?

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     Nicolas Sarkozy, mis en examen, réagit et se défend après sa garde à vue largement médiatisée. Je ne suis pas exactement un de ses fans, mais il se trouve que même si c'est pour se défendre, lui, et non pour poser les bases d'une réflexion sur la magistrature et sa partialité idéologique déjà perçue à travers le fameux « Mur des cons », sur lequel on trouvait quelques parents de victimes ayant osé se plaindre du laxisme des magistrats envers des coupables avérés, issus de la diversitude, il faut dire, donc certainement moins coupables qu'un méchant, un réac déloyal c'est sûr, avait filmé alors qu'en reportage au Syndicat de la Magistrature (voir ci-dessous).

    image ci-dessous prise ici

    Justice-aveugle.jpg 

    Éric de Montgolfier a essayé de lutter dans le sud de la France contre les réseaux occultes de la République, dont une bonne partie de la franc-maçonnerie locale qui participaient -et participent encore certainement- de la corruption. Il fût mis au placard assez vite alors que s'approchant très près. Dans un article il évoquait l'instrumentalisation de la justice par tous les politiques, y compris ceux au pouvoir actuellement, dont madame Taubira, actuelle garde des Sceaux qui a placé des proches aux postes clés, s'indignant du « racisme » de ceux qui osent en parler, comme les autres me dira-t-on ce qui n'excuse rien, et François Hollande, président de la République sans parler de ceux qui viennent donner des leçons comme monsieur Cambadélis :

     

    L'ancien procureur de Nice n'a jamais caché que la « promotion » dont il a bénéficié n'en était pas exactement une et qu'il s'agissait surtout de l'envoyer se faire voir ailleurs, à Bourges, ceci certainement à l'instigation du maire et du préfet de la ville de « la promenade des anglais » et des retraités friqués. Il s'était approché d'un peu trop près des « affaires » de ces beaux « messieurs coquins » ce qu'ils ne comprennent pas estiment que leurs privilèges et autres z-acquis les dispensent de tout respect de la loi commune.

     

    Les politiques entendus hier, comme Bruno Le Roux entre autres semblent avoir la mémoire courte, comme j'ai le sens du service ami lecteur je leur rappelle quelques faits. Le 2 juin 2006, Cambadelis est reconnu « coupable de recel d'abus de confiance », il est condamné, à six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende, dans l'affaire des emplois fictifs de la MNEF, par la 11ème chambre du tribunal correctionnel de Paris. Bien sûr, on se rappelle aussi de l'affaire Cahuzac ou de DSK sans oublier les tribulations judiciaires des Balkany (réélu à 73% dans sa ville ce qui fait dire que c'est beau la démocratie quand même !) dans les années 90. Dans les pays anglo-saxons, des politiques ayant vécu ce genre d'affaires ont la décence de ne pas revenir et de se faire tout petits.

     

    Coq-gaulois.jpgPas en France, certainement à cause de notre « exception culturelle », chez nous les pourris peuvent continuer à « faire carrière » en toute quiétude. Rappelons que le coq gaulois aime chanter les deux pattes baignant dans la merde et le purin..

     

    .(image ci-contre prise ici)

     

    En France, ils sont même très populaires, il y en a tellement sur le Net ou au zinc des cafés du Commerce pour regretter le travail qu'aurait pu faire DSK et d'autres à droite pour trouver que Juppé est encore « le meilleur d'entre nous ». Alors certes, ce n'est pas pour faire de la moralisation facile, mais si un politique ment sur un point qui regarde sa morale personnelle, il n'hésitera pas à mentir sur des éléments qui engagent le pays et à tromper les citoyens sans vergogne.

     

    Madame Taubira est-elle impartiale ? On ne peut pas reprocher son passé à quelqu'un me dira-t-on pour le décrédibiliser mais elle a été une militante trotskiste radicale, indépendantistes guyanaise dans un mouvement n'inclinant pas vraiment à la non-violence, et ses prises de positions dernièrement montre, y compris à travers sa réforme pénale, qu'elle n'y a pas entièrement renoncé. Manuel Valls qui parle de « faits graves » reprochés à Sarkozy connait le dossier et n'est pas impartial ? François Hollande encore moins, cela fait partie de sa stratégie pour se faire réélir au deuxième Tour en 2017, se retrouver face à Marine le Pen, en appeler à « l'Union Sacrée » et emballé c'est pesé c'est du moins ce qu'il croit...

     

    Cette instrumentalisation de la justice, ce n'est d'ailleurs que ça, un outil pour préserver les ambiions personnelles et opportunistes des uns et des autres...

     

    Ci-dessous "le mur des cons"

  • Clichés et lieux communs contre les 25% du FN

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     Le FN a fait 25 % des suffrages exprimés dimanche dernier, on a beau retourner le problème en invoquant le fait qu'il y a une très forte abstention, ce sont les votes de ceux qui se déplacent pour accomplir leur devoir de citoyen (vote qui est aussi un droit lié à la liberté d'expression) qui comptent. Parmi ceux qui s'émeuvent de ce pourcentage, qui organisent des marches « citoyennes » tellement spontanées que c'en est à peine croyable (sic), la plupart ne sont pas allés voter, on note d'ailleurs dans ces manifs la très faible proportion de jeunes issus de la « diversité », sur toutes les photos on voit surtout des jeunes filles et des jeunes gens « bieeeen blancs, voire même un peu pâlots ».

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    De quoi s'étonnent-ils alors ?

     

    Pourquoi se lamenter bonnes gens ?

     

    Le fait de penser, ce qui est leur droit le plus strict, que l'immigration n'est pas un problème en France ne veut pas dire que cela n'en est pas un, qui sait après tout, la méthode Coué donne parfois des résultats...

     

    Les mêmes évoquant ce vote FN restent dans les clichés habituels et la condescendance qui sont dans leurs habitudes concernant la question de l'immigration en France, de la précarisation de ces populations immigrées qui entraine l'installation durable d'une économie « souterraine » maintenant indispensable dans les « quartiers » et indélogeable, et des revendications communautaires, ethniques et religieuses fortes adoptées et balancées afin de se consoler de la précarité, sans parler de la question de l'immigration clandestine qui est une bénédiction pour madame Parisot et monsieur Gattaz, pensez-donc des salariés « captifs » sans charges à payer taillables et corvéables à merci. Au MEDEF on adore la mondialisation du travail de ce genre, on adore l'internationalisation des échanges humains comme ceux-là.

     

    Évoquer ces questions c'est risquer dans 99% des cas de se faire qualifier soit de raciste, soit de nazi, soit de séide des fââchiistes. Et depuis dimanche c'est le retour des pires "éléments de langage", l'un se sent "souillé", l'autre "injurié", d'autres parlent des "bruits de bottes", d'autres encore de ce résultat "nauséabond" et bien sûr des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°) sans qu'un seul ne remette en question sa responsabilité dans ce pourcentage.

     

    Bien entendu, en période de Crise, ces salariés venant de minorités, où l'on est très solidaires par obligation, se cooptant « entre soi » quand ils trouvent un « filon », sont sur des emplois dont les chômeurs « souchiens » se contenteraient bien à la différence qu'eux ont souvent le défaut d'obliger l'employeur à respecter les lois concernant les salariés. De ces précaires « souchiens » dont la paupérisation est sciemment organisée afin de mieux faire passer la « pilule » des conséquences du Traité transatlantique entre autres choses, on ne parle jamais, ils ne sont pas « vendeurs », ne font pas bien sur la photo. Au pire on les traite de « beaufs », de « ploucs » en ricanant, au mieux on parle à leur sujet de « poujadistes ».

     

    Et la seule réponse qu'on leur fait quand ils invoquent ces injustices concernant leur recherche de travail est de les traiter de racistes, nazis, j'en passe et des meilleures, ceux qui les injurient ayant encore du mal à s'expliquer la colère qui monte de ce « petit peuple », ces « classes dangereuses » qui ne votent là où on leur dit de voter, qui réfléchissent par eux mêmes en somme.

     

    Personne ne reprochera aux populations d'origine étrangère qui vivent souvent dans des conditions de malnutrition, de privations de libertés, de pauvreté extrêmes de venir chercher un toit et de quoi manger en France. Personne ne songerait également- à leur reprocher leur détestation de notre pays qui trouve ses racines dans le masochisme mémoriel constant consistant dans l'étude de l'Histoire à sans cesse conchier, renier, railler les événements de l'histoire de France, surtout avant 1789 (avant 1789 il ne s'est rien passé en France), sans essayer de construire une identité commune qui supposerait aussi que les nouveaux venus sous nos cieux malgré tout encore bénis soient prêts à abandonner d'anciennes coutumes et pratiques en contradiction flagrante avec les valeurs françaises.

     

    Curieusement, les « marcheurs citoyens » qui s'émeuvent de la montée du FN ne voient strictement aucun problème avec les multiples coups de canif dans le contrat républicain, contre la laïcité, impliqués par les revendications communautaristes : prescriptions alimentaires ou d'habillement grotesques, horaires spéciaux etc...

     

    Là aussi on a du mal à comprendre. Jusqu'au moment où on les pousse dans leurs derniers retranchements et qu'ils avouent qu'en fait il faut absolument que l'Occident subisse tout cela pour payer ses fautes supposées passées...

     

    Encore cette fichue auto-flagellation en quelque sorte...

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand.

     

    la photo de ces jeunes citoyens qui n'aiment pas non plus l'ortograffe vient d'ici

  • Soyons turbulents pendant les élections européennes

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    également sur "Mauvaise Nouvelle" 

     

    La "remarquable", très creuse et très sociétale affiche ci-dessous provient de ce site...

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    Elle est parlante et maladroite en même temps, car en gros l'électrice au centre va se faire baiser mais elle ne sait pas encore par qui...

     

    Il se peut que tu me dises ami lecteur que je fasse un peu dans le palimpseste zemmourien ce matin mais quand il est pertinent, et il l'est quand même souvent, je ne vois pas trop le problème non plus. Quand il compare il y a quelques mois les européistes évoquant l'Europe et les manques d'Europe selon eux aux communistes qui affirmaient dans les derniers temps de l'URSS que les républiques socialistes s'effondraient parce qu'elles n'étaient pas encore assez communistes, il a tout fait raison, et cela se vérifie encore dans les derniers feux de la campagne, assez nulle en effet, à l'exception d'un ou deux politiques, des Européennes pour qui la nation et l'idée même de nation, ou de souveraineté, sont de toutes façons obsolètes, mortes et enterrées depuis déjà fort longtemps ainsi que l'affirme Daniel Cohn-Bendit (pauvre Cohn...) entre autres qui dit tout haut ce que les ténors UMP et PS sans parler du « ventre mou » de l'UDI-Modem, y compris les « souverainistes » chez eux pensent tout bas.

     

    D'ailleurs, les « grands » partis républicains, c'est eux qui se qualifient ainsi, n'y croient pas non plus du tout à ces européennes et à leur discours pré-mâché sur les bienfaits de l'Union hyper-libérale puisque la plupart des têtes de liste des grandes régions de l'Union sont des seconds couteaux sans grande envergure, je songe par exemple à Karima Delli d' « Europe Ecologie les Verts » qui rappelle ces premières de la classe insupportables et « têtes à claques » qui ne peuvent pas aligner trois mots sans un lieu commun, docile et soumise à l'idéologie du troupeau bien-pensant sans se poser aucune question ni remettre en cause la bonne parole.

     

    Que nous disent avec presque des sanglots dans la voix les européistes de la droite libérale-libertaire comme de la gauche sociétale-libérale ? Si les citoyens français particuliers sont en colère (car ils voient quand même cette colère) du fait de la politique d'austérité drastique qu'impliquent les fameux critères de convergence et à cause du détricotage scandaleux des services publics dont l'éducation Nationale, c'est en fait parce que les décisions de la commission de Bruxelles ne sont pas encore assez prégnantes dans leur vie quotidienne, pas encore assez présentes, en attendant les normes qui seront imposées par le Traité transatlantique.

     

    Je suis toujours étonné également, plutôt effaré, de constater que les fonctionnaires qui s'émeuvent non sans raison de la destruction programmée des services de l’État aux citoyens continuent à voter PS et, ou écolo pour la majorité d'entre eux, ce qui est tendre les verges pour se faire battre...

     

    En effet, en Grèce, en Espagne, en Italie, les politiques européennes ont eu des répercussions profondes dans l'existence de chaque personne depuis quelques années et bien visibles :

     

    Paupérisation galopante, précarité du salariat, un rêve humide de Pierre Gattaz la Grèce !

     

    Pour connaitre l'état d'esprit du système, son affolement éventuel face à la montée de la colère des peuples, rien de tel que de regarder « le Petit Journal » de Canal Pelu, ce moment de « pure » dérision « citoyenne » et militante ou d'écouter France-Inter, en particulier les interviews du jovial Philippe Cohen.

     

    Leurs cibles favorites depuis longtemps sont les partis souverainistes, ayant le souci de la nation, qualifiés de « populistes », qualificatif qui permet parfois de ne pas aller plus loin dans un débat politique car il dit tout. Encore hier Thomas Piketty, l'économiste de gauche à la mode à « Boboland », ce qui ne veut pas dire que ceux qui l'adulent sont prêts à partager quelque part que ce soit de leu magot, montrait tout le mépris et le dédain qu'il a des électeurs de droite qui osent parler contre l'Europe, une Union Européenne pourtant ultra-libérale à la base et donc théoriquement à l'inverse de ce qu'il écrit. A leur propos il ne parle que de « haine »...

     

    Ce qui en dit long sur son souci réel de la montée de la précarité sociale, un pauvre est tenu d'être gentil, bien sage et docile et de dire merci au monsieur qui lui dit ce qu'il doit faire s'il veut manger chaque jour, avoir un travail, tenter d'être un peu heureux, un pauvre n'a pas le droit d'être de droite, de réfléchir, de penser par lui-même.

     

    Bien entendu, il est hors de question que sur ce blog, nous soyons un jour gentils, bien sages et dociles, contre ce totalitarisme de la pensée, nous préférons être turbulents, indociles et impertinents, quitte à poser les questions qui fâchent.

  • L'UMP déjà déplorable...

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    L'UMP est déjà déplorable (autant que ses simili adversaires socialistes) une semaine à peine après sa victoire électorale apparente aux municipales dont le vrai vainqueur est surtout le FN. C'est exactement le même mépris du pays réel, la même déconnexion des « vraigens », et les mêmes manies déplorables dont le clientélisme électoral n'est pas la moindre, et surtout c'est le même esprit socio-libéral ou libéral-libertaire ce qui revient au même le tout enrobé dans le même européisme déplorable et béat alors que monsieur Trichet s'inspire plus de Milton Friedmann et son fiston que du discours de Victor Hugo sur son rêve des états unis d'Europe. 

     

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    Les ténors de l'UMP, ceux en particulier réélus maires, se placent déjà sur les rangs pour les "Présidentielles" de 2017, ils s'y voient déjà, comme Juppé, voire Bayrou (mais dans le cas de Bayrou ça fait rire tout comme Copé qui n'a pas saisi qu'il était très impopulaire)...

     

    Les dirigeants nationaux comme locaux n'ont strictement rien compris. Pour eux, on est dans l'alternance habituelle, le balancier qui va des socio-libéraux aux libéraux-libertaires d'une élection à l'autre. Dans les conseils municipaux, on les voit revenir avec leur cour, leurs copains et coquins, leur clientèle et leur avidité de profiter comme les précédents équipes Péhesse du gâteau ou plutôt des miettes du gâteau de ce qui reste des institutions françaises. Ils ne s'inquiètent même pas de s'intéresser au débat démocratique, ils consultent leurs « smartfônes », téléphones appelés « intelligents » à juste titre car ils le sont de plus en plus à la place de leurs propriétaires.

     

    La préoccupation de la politique et du Bien Commun sont bien loin derrière leur avidité et ne sont sûrement pas leur souci premier, sans parler de l'intérêt du pays, des valeurs communes dont ils se fichent complètement et ce malgré les bonnes intentions qu'ils continuent de claironner...

     

    Les maires commencent par placer les militants méritants, l'on oublie déjà les bonnes résolutions, les décisions sont prises avant les votes, pourquoi même se fouler encore à votre d'ailleurs ? On se laisser mener par l'illusion que les électeurs ont voté pour vous pour des idées et un programme, alors que leurs motivations sont parfois beaucoup plus prosaïques, triviales et que beaucoup ont perdu de par l'exemple déplorable que montrent les édiles le sens de la démocratie à l'exception de quelques personnes de qualité comme à Evreux Olivier Lepinteur que je salue ici..

     

    Ainsi à Évreux, ma bonne ville, c'était juste car la circulation des voitures dans le centre a été contenue par le précédent mère, or, en province, la bagnole reste un objet d'ostentation sociale, que l'on montre, que l'on utilise pour faire dix mètres, quelqu'un se déplaçant à pieds n'étant ni plus ni moins considéré que comme un « va-nu-pied », invoquer le fait qu'un centre-ville libéré des voitures c'est plus joli, plus agréable à vivre, et que ce n'est ni de gauche ni de droite, en province c'est être un affreux « bobo » parisien alors que c'est juste du bon sens.

     

    Avec le retour de l'UMP on assiste aussi au retour des franc-maçonneries provinciales comme le « Rotary » ou le Lyonsse Cleube, et ses « jeûûûnes » teeellement dynamiques. Dés samedi, il y a deux jours, à Evreux, il commettait vraiment une action « estraordinaire » ma « bonn' » dame, en gonflant des ballons à l'hélium pour deux euros, soit-disant pour aider à guérir les chtits n'enfants n'africains de la lèpre, ballons ensuite « libérés », celui volant le plus loin, avec le nom de son propriétaire accroché à un fil, gagnant un voyage dont je me suis laissé dire que le prix eût constitué un don considérable pour les pôvres chtits n'enfants. Les parents venant chercher leurs rejetons, c'était un festival d'indécence et d'ostentation, c'était à qui exhiberait la plus grosse, je veux parler de voitures « tout-terrain » le tout sur fond de musique « techno » abrutissante (pléonasme).

     

    Le vrai courage politique consisterait à faire justement véritablement de la politique au sens exact du terme, à savoir s'occuper d'abord des affaires de la cité, de ceux qui ont besoin d'aide, des logements, du prix des loyers, des ventes, d'une gestion fiscale équitable, d'une administration sans démagogie qui ne tiennent pas compte des desiderata parfois absurdes et ubuesques des « communautés » autoproclamées, mais de l'intérêt de tous...

     

    Ce qui suppose le sens du devoir envers les autres certes, sens considérablement perdu dans notre « société individualiste de masse »... (dixit Dominique Wolton pour le terme que je trouve très pertinent ici). Aueu moins cette "victoire"' de l'UMP a-t-elle eu au moins le bénéfice de virer des équipes de "bobos" sociéto-idéologiques de gôche pour beaucoup incompétents...

     

    image prise sur le site du "Midi Libre"

  • Lendemains de fête...

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    Dans ma famille, où l'on trouve des monarchistes, dont un qui fit partie de la délégation de représentants des provinces contre la loi sur le divorce de Napoléon, l'inconscient, et un autre qui fût dans la « chouannerie » berrichonne vite réprimée dans le sang, des radicaux « bouffeurs de curé », un copain de Marc Sangnier, et un arrière grand-père qui avait pieusement conservé la « Révolution Française » de Louis Blanc, les grandes personnes parlent aux enfants de politique dés que ceux-ci sont en âge de s'exprimer et comprendre un minimum, d'exercer aussi leur esprit critique. Et non contentes de nous prendre pour des -petites- personnes capables de raisonnement, nous étions également écoutés.

    politique, société, élections, municipales, démocratie, PS, UMP,  FN

    Ainsi la politique a fait partie de ma vie très tôt, faisant naître très vite un scepticisme profond quant aux idéologies, qu'elles soient libérales-libertaires, socio-libérales, voire marxisantes ce qui ne m'a pas empêché de lire « le Capital » de Marx pour me faire un jugement par moi-même. Ami lecteur, tu ne t'étonneras donc pas si j'ai très vite sombré, avec délices encore maintenant, sans scrupules ni remords, dans ce que l'on appelle un peu à tort, « l'anarchisme de droite » ce qui implique aussi quelques doutes me semblant raisonnables sur ce qui meut véritablement la plupart des citoyens qui vont encore voter, qui suivent pour la plupart leur appréciation d'une image, de « bonnes » ou de « mauvaises » intentions.

     

    Tu me diras, ami lecteur, les idéologies sont aujourd'hui plus ou moins moribondes, à l'exception de quelques « purs », car ne comptent de nos jours que l'intérêt et l'avidité des puissants, des « communautés » diverses et variées, reconnues ou non, des citoyens-consommateurs qui ne désire qu'une chose, continuer à consommer comme les autres sans trop se poser de questions, quitte à se donner parfois quelque alibi fumeux pour se payer une bonne conscience (en 2014, on ne se donne pas bonne conscience, on l'achète) dont le « commerce équitable » en supermarché ou le « développement durable » à la manière des « pipeaules ».

     

    Il n'a jamais s’agi, ces enfants, de les embrigader, de les endoctriner ou de leur « farcir la tête » de dogmes intouchables mais de leur communiquer des valeurs indispensables comme la Liberté ou l'indépendance d'esprit. Et la politique a toujours été fondamentale, car tout est politique. Le citoyen-consommateur de gauche comme de droite déteste la politique, il ne va pas voter arguant que ce serait mieux de le faire avec son gadget nombriliste favori, son « samrtefône », voire par internet ce qui est on l'avouera moins fatiguant. Si cela se passait par les voies informatiques, on peut parier sans se tromper que l'abstention serait exactement la même.

     

    A l'UMP hier, on faisait mine de faire encore de la politique, tout comme au PS, alors que depuis une quarantaine d'années les mêmes se bornent à appliquer les instructions dictées par les institutions de Bruxelles, la commission européenne en particulier, et la BCE de monsieur Trichet qui est infiniment plus puissant que nos dirigeants. Copé, et les autres, feignaient de croire que leur parti a été consacré hier pour leur programme et non par ras-le-bol absolu des français de la soumissions totale aux diktats monétaristes, qui entraineraient sans autre choix possible, la destruction des services publics, la fin des aides de l'état et donc d'une certaine philosophie de la société favorisant le sens commun, ras le bol ayant pour conséquence ce mouvement de balancier d'un pôle à l'autre, de la pseudo-gauche à la pseudo-droite....

     

    En chemin, de nombreux électeurs ont sauté du balancier pour voter Front National, et ce malgré les cris d'orfraie, les discours moralisateurs sur les z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°), les interventions con-cernées et com-plaisantes de mettteurs en scène spécialisés dans l'audace « bobo », et de mauvaises comédiennes de sitcom, pléonasme, se sentant des vocations de combattant « anti-fa », compensant l'un d'être dans une case culturelle réservée aux plus riches, et l'autre de jouer comme un pied. Notons d'ailleurs qu'Alice Belaïdi, puisque c'est d'elle que je parle, ne voit pas d'inconvénients à jouer des rôles de « cailleras » stéréotypées et « beurettes » entretenant les « clichés » racistes qu'elle dénonce chez les électeurs du FN...

     

     

    Ce vote FN n'est plus un simple « mouvement d'humeur » des français, ces ingrats tellement turbulents, un « vote sanction », il s'installe, il monte, la marée s'enfle un peu plus chaque jour et avec elle la colère de ceux parmi le peuple qui ne supportent plus que l'origine, la « communauté », la religion, la culture soient les seuls critères pris en compte pour aider les salariés, les chômeurs, les sans-abris, les mères célibataires que la société laissent au bord de la route.

     

    image, "Paris Normandie" 12 juin 2012

  • La colère des "citoyens d'en bas" qui monte...

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    politique,société,démocratie,colère Ceux qui ont défilé hier sont loin d'être tous de droite, ils sont même loin d'être tous politisés, et de loin. Et finalement leur colère n'est pas loin d'être la même de celle qui monte dans d'autres partis et syndicats, une colère contre "l'establishment" qui leur dénie le droit à l'expression démocratique dès que sont remis en question leurs point de vue sociétaux, européens ou économiques.


    Et au fond, cette colère est la même chez tous ces "citoyens d'en bas" qui gagneraient à le comprendre et à sortir des schémas partisans.


    Quand 2000 personnes manifestent dans le sens qu'il convient c'est une "déferlante", quand ce sont de 300 000 à 1M4 manifestants qui se rassemblent contre une loi qui aura pour conséquence la marchandisation des corps par la GPA ce sont des réactionnaires odieux...


    En France, pour défiler sans être inquiétés, parfois pour des slogans haineux et des plus injurieux envers la France, la République, la laïcité, pour être considérés et reçus par les médias, avoir le droit un peu douteux des « plateaux télé », il faut absolument être « issu de la diversité », d'une minorité sexuelle et militer à gauche.

    Peu importe si vous ne représentez guère que vous-mêmes et deux ou trois groupuscules, ainsi Caroline Fourest qui sévit partout, des « shows » d'« infotainement » jusqu'à bientôt les émissions de jardinage.

     

    On la verra sans doute un jour chez Stéphane Marie dans « Silence ça pousse » ….

     

    Peu importe si vous conchiez clairement les valeurs communes en direct. On vous trouvera alors tellement audacieux, on vous dénichera bien dans un recoin de la mémoire nationale sur la base du masochisme mémoriel en vigueur actuellement un épisode honteux auquel vous relier .

     

    Par contre, dans le cas de citoyens « d'en bas » manifestant contre « le mariage pour tous » ce 24 mars, des électeurs, qui veulent simplement manifester leur ras-le-bol de lois sociétales absurdes, aux conséquences douloureuses, dont la GPA n'est pas la moindre, quand ceux-ci veulent simplement se faire entendre, on les gaze, comme si ces personnes étaient des délinquants en puissance.

     

    On sait déjà il est vrai ce que la « bonne presse » pense d'eux, ce sont des nostalgiques des ordres noirs, des réactionnaires, des « ploucs », des catholiques aussi pensez donc, et en majorité des bourgeois, des privilégiés, voire des graines de fascistes.

     

    Il suffisait pour cela de regarder entre autres le documentaire à peine orienté, oh si peu, proposé cette semaine sur France 2 au sujet d’Édouard Drumont où l'on insistait bien lourdement tout du long sur le catholicisme radical et moral du personnage, suivez mon regard, ce qui est d'ailleurs historiquement faux, puisque c'était plutôt un positiviste agnostique.

     

    Après ce gazage, qui a provoqué la colère légitime des manifestants présents, qui ont compris le dédain du gouvernement à leur égard cette fois-ci, qui sont constamment raillés, méprisés, traînés dans la boue depuis le 13 janvier, il n'y a qu'une chose à souhaiter : que la colère ne s'arrête pas en si bon chemin, qu'elle mûrisse, qu'elle fasse son œuvre et que les bonnes âmes commencent enfin à s'inquiéter.

  • Bref guide du consommateur politique

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    Goûtera-t-on l'ironie de cet article sur Agoravox ?

    « Gauche, droite, centre ou « droiche » », que choisir ?

    Au sujet donc de l'hémiplégie en politique...

    arbre_de_la_liberte.GIFL'annonce de sa possible candidature par Chevènement, revenu d'entre les fantômes politiques, qui se plaçait en candidat sinon gaulliste, mais gaullien, rassembleur au dessus des partis et des parties, en 2002 donne envie de se rappeler d'où viennent la droite et la gauche en France, cette dichotomie politique qui signifie quand même quelque chose bien que l'on réduise celle-ci la plupart du temps au lieu commun qui veut qu'à droite l'on défende les riches, le Grand Capital (avec un accent sur le « â »), et qu'à gauche tous défendent les pauvres, un peu à la manière de Robin des Bois à les entendre.

    Notons qu'un homme, ou une femme, de gauche, (prononcez « de gôche »), même quand ils sont dans les faits des petits ou des grands bourgeois, sont persuadés que c'est le sentiment de l'être ou pas qui fait que l'on est un privilégié ou pas, et non la grosseur du portefeuille ou la taille du compte en banque si on les suit bien.

    Étrangement dans le sens inverse, pour un pauvre ou un précaire qui a le sentiment d'être bourgeois ou d'être privilégié, un gros gâté donc, ça ne fonctionne pas, il ne sera pas plus à l'aise financièrement, n'aura pas plus la possibilité de se payer des vacances même « équitables » dans un gîte « bio » en plein coeur de la Creuse.

    On se souvient aussi du sketch des « Inconnus » montrant ces publicitaires en pleine tempête de cerveau pour réfléchir intensément sur la campagne de Georges Beauregard, un candidat ni de droite, ni de gauche, mais de « droiche », lui aussi au-dessus de tout ça.

    On vante les mérites de tel ou tel politique comme on vante ceux d'une lessive ou d'un fer à repasser. On sait d'ailleurs que beaucoup de journalistes préparent la campagne de nombreux prétendants aux postes les plus intéressants de pouvoir sans trop de complexes, scrupules ou remords.

    Il est vrai que les politiques de droite et de gauche font tout pour maintenir ces caricatures, en pensant à dire vrai surtout à leur carrière. La plupart sortant des « grandes » (avec un grand « g ») écoles d'administration. Ils choisissent leur camp, à droite ou à gauche, comme ils choisissent leur affectation après avoir réussi leurs études, la voie royale, pardon, la voie la plus méritocratique, étant de devenir inspecteur des finances.

    A droite, le peuple a besoin que les riches le guident, et leur richesse finira bien par retomber sur les moins chanceux, à gauche on pense que le peuple est bon, beau et tourné vers le progrès, la culture et l'éducation (avec un grand « é »), et que c'est encore mieux quand il est d'origine allogène où là il permet de louer les mérites de la diversité.

    Le peuple (prononcez « le pôple » avec emphase) aime bien les hommes politiques qui se prétendent de « droiche ».

    Il aime bien ceux qui jouent à l'arbitre, au « pion » qui regarde avec bienveillance mais fermeté et sérieux les écoliers qui discutent et argumentent politique dans la cour, et qui se donnent parfois sans trop de légitimité tout autorité pour sonner la fin de la récré, comme De Gaulle, icône bizarrement inattaquable dans tous les partis politiques français, de l'extrème-gauche à l'extrème-droite.

    On se demande souvent si le peuple aime réellement la liberté et l'expression démocratique, que de toutes manières il n'utilise pas toujours quand il en a le droit, ne s'intéressant pas vraiment aux décisions prises par les politiques, certains en étant encore à croire par exemple que France Télécom est toujours une entreprise publique alors qu'elle est privée depuis quelques temps déjà.

    Entre autres.

    Ensuite, particulièrement dans notre beau pays, et alors qu'il n'est pas allé voter, cela ne l'empêchera de proclamer que rien ne change après un vote et que tous les politiques sont pourris. Si peu vote, évidemment, rien ne changera jamais. Une certaine frange du peuple, « le peuple de gauche », aime bien le reste de la nation quand ce reste vote ainsi qu'on lui indique de faire, et déteste quand celui-ci ne vote pas tout à fait « dans les cloux », ce qui devrait pourtant alerter les dirigeants sur les décisions à prendre quant aux problèmes qui se posent aux « vrais » gens, aux gens de « la France d'en bas » selon le terme particulièrement maladroit de Raffarin.

    On notera en passant que l'icône inattaquable citée ci-dessus affirmait quant à lui que « les français sont des veaux ». Il est souvent tentant de se demander s'il avait entièrement tort.

    La droite et la gauche sont nées pendant la Révolution française en 1789, quand les bourgeois ont pris le pouvoir, et ne l'ont pas cèdé depuis, où pour la première fois le peuple français est « passé de l'ombre à la lumière » en attendant la deuxième tentative 192 ans plus tard, bien sûr celle là beaucoup plus réussie comme le concevait l'auteur de la formule citée plus haut, Jack Lang.

    Les parlementaires siégeant à la Constituante en 1789 étaient tous révolutionnaires, ceux qui étaient radicaux dans les moyens employés s'asseyaient à gauche de l'hémycycle, ceux qui étaient plus mesurés à droite, et ceux qui avaient du mal à se décider, qui étaient d'ailleurs du côté du plus fort la plupart du temps, au centre, dans le « marais ».

     

  • Les fonctionnaires en 2035

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    2724671959_520c54e002_o.jpgHerbert3AZ78 avait amené son sac à dos et une couverture dans laquelle s'enrouler afin de prendre place dans la queue gigantesque pour poster un courrier recommandé. Depuis le grand bug de 2013, les e-mails n'étaient plus sécurisés. La veille encore, alors qu'il consultait son ancienne boîte, il avait 5218 spams qui encombraient son courrier électronique. Il but un peu d'ersatz de café, le vrai était devenu inabordable à la suite du krach boursier de 2020. Deux vieilles dames passèrent vite devant lui et les autres "filants" (ceux qui attendent dans les queues), c'était les dames du guichet, elles se pressaient car suite à une loi de 2011 votée car le peuple la réclamait à cause des privilèges qu'il estimait exorbitants des fonctionnaires, si elles n'étaient pas bien à l'heure au travail, leur salaire était diminué de moitié. Si, par hasard, elles avaient plus de cinq minutes de retard, la police les penderaient pour appliquer la loi.

    Loin, bien au-delà de la poste, on apercevait un coin de ciel anormalement bleu, (des rayons spéciaux chassaient le brouillard persistant du à la pollution), au-dessus du quartier des riches, dont la plupart habitaient la pyramide dite "pyramide Delanoé" du nom de l'initiateur de ce projet, des privilégiés et de ceux pour qui le président de l'Europe, Jean Sarkozy, avait de la sympathie et de l'estime. L'on affirmait que Beigbeider en était à son troisième lifting extrême après son re-mariage avec Marion Cotillard. Thierry Ardisson animait cette année la "Star Academy" pour la neuvième année consécutive, il avait courageusement pris la suite de Nikos Aliagas suite à l'embrigadement de celui-ci dans un groupe terroriste chaviste italien. Le peuple aimait bien les regarder à la télévision d'état, celle qui vantait les mérites de la bulle Bouygues, une minuscule maisonnette en plastique dont l'image seule était pour les 23 millions de sans-abris comme la promesse du paradis. Quelques insultes fusèrent devant lui, une des dames du guichet était tombée, des "filants" la traitait de "fainéante", de "paresseuse", de "privilégiée", de "nantie". Comme par magie, les informations quotidiennes de 08h00 débutèrent juste à ce moment. Le président apparut, "qu'il est beau" chuchotaient des jeunes filles sales et en haillons, et des vieilles à la bouche édentée. Il dit qu362963920_44e7b3d229.jpg?v=0'il fallait encore faire des sacrifices mais que c'était nécessaire pour sauver l'économie. Il dit encore qu'il allait débloquer 370 milliards d'Euro-dollars pour le système bancaire, LCL, la BNP-Paribas-Banque Populaire et surtout pour la Caisse d'Epargne et de recapitalisation de l'économie.

    Toute l'assistance approuva avec un grand soupir de gratitude à l'endroit d'un président si bon. Comme il terminait son discours en affirmant qu'il reviendrait vite de ses vacances à l'Ile Maurice pour vérifier les résultats de sa politique, le peuple soupira d'aise encore. L'on disait : "le pauvre, il est si fatigué pour nous sauver", "C'est bien normal qu'il se repose". Ensuite, le visage du premier ministre, François Hollande, apparut et les regards se détournèrent de l'écran. Il parlait du dossier de l'insécurité maximum en banlieue suite à un concert de la tournée d'adieux de NTM, derrière lui l'on apercevait Marine le Pen, la ministre de l'intégration et de l'immigration. Elle avait au-dessus d'elle l'holo-robot qui lui permettait de refaire un lifting virtuel constant qui donnait l'illusion qu'elle avait encore 35 ans. A la fin du discours du premier ministre, ce fut au tour du porte-parole du premier ministre, Bruno Gollnisch de livrer au public les statistiques quotidiennes des professeurs tués ou blessés dans les lycées et collèges de l'Euroländer de France, personne n'écoutait, c'était tellement banal. Certains disaient que "de toutes façons, ils se plaignent tout le temps, ces feignasses".

    Pour calmer l'atmosphère qui devenait tendue, un roboflic appela un camion de "gaz du bonheur" dont les volutes roses se mêlèrent vite à celles du smog du à la pollution et tout le monde se calma, rêvant des temps légendaires de 2008, juste au début de la Grande Crise.

  • Une "Marseillaise" qui ne sera pas sifflée...

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    Finalement, pour les sifflets contre "la Marseillaise", ce que personne ne dit c'est que ça montre l'échec de la politique d'intégration des différents gouvernements depuis vingt-cinq ans au moins. C'est ce que les gamins qui ont sifflé sifflent finalement. Comme la mascarade patriotique qui s'en est ensuivie m'ennuie prodigieusement finalement, car c'est une manière de botter en touche et de ne pas poser les vraies questions, cette comédie, (cf "la Marseillaise" debout chez Ruiquier samedi soir ou chez Denisot), je préfère vous faire ré-écouter cette version...

    ...classieuse, non ?