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démagogie

  • On sait ce que l'on perd...

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    ...Mais on ne sait pas toujours ce que l'on gagne.

     

    politique, service public, Société, politique, démagogie, amaury watremezCela arrive qu'on le comprenne lorsque l'on est expatrié. Ainsi le point de vue change sur son pays d'origine et ses défauts supposés. C'est ce qui est arrivé à une de mes proches expatriée aux Etats-Unis. Elle a vu la différence qu'il y avait entre nos services publics tellement décriés en ce moment et ceux d'un grand pays réputé libéral voire un modèle de libéralisme économique inspirant de nombreux responsables s'en réclamant à la manière du facteur dans "Jour de fête".

     

    Ils vont tout à faire "à l'américaine" même si cela ne veut pas dire grand-chose. ils vont réformer la Sécu "à l'américaine", ils vont reconstruire la fonction publique "à l'américaine". Tout "à l'américaine", même si "à la française" était souvent aussi bien ou mieux.

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  • La révolte du jeune consommateur

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    2008-12-14T134738Z_01_APAE4BD12BI00_RTROPTP_3_OFRTP-GRECE-20081214.JPGLes mouvements lycéens et étudiants actuels, que ce soit en Grèce ou en France, me font penser à la fin de la Bande à Bonnot. Trois des "brigands automobiles" comme on les appelait s'étaient réfugiés dans une petite baraque, dont leur chef. Les bourgeois positivistes et libéraux de la Troisième République en avaient tellement la trouille qu'ils avaient rameutés trois-cent soldats pour leur faire la peau car ils connaissaient très bien l'injustice de leur société finalement. Alors que Bonnot et ses sbires, sous couvert de deux ou trois idées fumeuses, faisaient comme eux, il servaient sur le gâteau avec autant d'amoralité. A la différence que les bourgeois de la troisième étaient plus hypocrites quant à reconnaître leur amoralité foncière et l'iniquité du système libéral. Comme par hasard dans les années qui suivirent, on édicta quelques lois sociales, on donna quelques droits aux ouvriers, afin de s'assurer de leur docilité quand on les enverrait se faire massacrer en pantalon garance en 14. Ce sont toujours les mêmes bourgeois libéraux positivistes et complètement amoraux qui sont au pouvoir, sauf qu'ils assument plus leur hédonisme étroit de nos jours, leur "bling-bling", le bon peuple rêvant de faire exactement la même chose se baladant à défaut dans les rayons des supermarchés la bouche béante d'envie. Et comme par hasard, les précaires ont reçu quelques cadeaux supplémentaires ces derniers jours.

    photo_1229096746573-2-0.jpgCe qui se passe en Grèce leur colle la même terreur. Ils auraient raison si ces jeunes grecs et nos jeunes en France voulaient vraiment changer le système, or ce qu'ils veulent c'est simplement avoir autant d'argent à disposition pour consommer autant que leurs parents (qui ont fait moins de gosses et travaillent beaucoup plus pour remplir le réservoir de la bagnole, acheter une ou deux télévisions, partir en vacances etc...) car ces jeunes savent très bien que leur qualité de vie sera beaucoup moins agréable que pendant les Trente Glorieuses. En Grèce, le crédit est d'ailleurs encore plus développé que chez nous, là-bas on paie les dindes en 24 mois. Il y a aussi en Grèce le fait que l'on pensait que l'Union européenne allait amener la même prospèrité que dans les pays occidentaux plus riches, or tout ce qu'elle a amené c'est la hausse vertigineuse des prix et la "modernisation" du pays a entraîné plus de précarité. Le comportement de beaucoup de ces jeunes quand ils murîssent (un peu) et deviennent adultes, le confirme, ils râlent contre le tri sélectif, les amendes contre les pollueurs, les nouvelles contraintes dont ils ne veulent pas car il y a aussi ce déni effarant des conséquences de cette société inique qui rend fou (30% de la population française serait atteinte de diverses affections psys).

    manifestation-etudiants-paris-2423278_1378.jpgDe plus, à la fin de l'année, les examens auront lieu de la même manière que toutes les autres fois. Ceux qui sont de milieu favorisé le sachant bien rentreront sagement dans le rang au bon moment, pendant que les naïfs continueront en se disant que ce sera noté moins sévèrement. Il y a aussi ces mensonges éhontés quant à l'orientation qu'il serait bon de ne plus diffuser. Les gosses qui font des études d'histoire, de littérature ou de musique, entre autres, ont très peu de débouchés. Les plus intéressants sont tous réservés aux gamins choisis par cooptation sociale, par népotisme, clientèlisme et autre copinage (note personnelle : à ce propos vous ne trouvez pas que Sophie Tapie c'est son père avec une perruque ridicule, fermez la parenthèse). C'est bien cela le problème, on cherche toujours les réseaux. Pour les autres étudiants de ces filières restent les postes de professeurs, le problème étant qu'il n'y en a plus (et ce n'est pas en faisant la morale aux profs qui restent en leur demandant de ne pas prendre d'heures sup' qu'il y en aura plus). On arrive donc à ces surdiplômés qui passent des concours autrefois réservés à des CAP, BEP ou bac, sans parler bien sûr de la prédominance écrasante des mathématiques sur tout le reste dans le choix d'un candidat pour un métier ou une orientation. Je suis à peu près sûr que la ministre et Sarko vont lâcher un ou deux sucres puis la réforme passera en douceur par décrets, en pièces détachées. Et puis j'aimerais quand même rappeler que c'est la Loi d'Orientation Loi de Finances édictée par le gouvernement Jospin en 2002 qui a commencé le détricotage. Quand la droite est revenue au pouvoir, ils ont cru à une blague.

    En fait, je crois que la question cruciale c'est la refonte totale de la société, sur d'autres bases que le fric et la consommation, et celle de l'éducation mais pas une réformette prétexte à faire des économies de bouts de chandelles...