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délire

  • Une nécrologie vraiment rock and roll

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    ou le crépuscule des vieux rockers

     

    Johnny-cest-la-France.jpgJohnny Hallyday est mort aujourd'hui des suites d'un cancer contre lequel il luttait depuis longtemps, le lendemain du décès de cette grande coquette de Jean d'Ormesson qui au moins avait défendu Yourcenar. On va lire un peu partout sur les réseaux dits sociaux des « Salut l'artiste » des « RIP' » des hommages hagiographiques des « ahlala il nous manque déjà ». Si la plupart n'avait sans doute pas lu Jean d'Ormesson, tout le monde a entendu au moins une fois une chanson de Johnny, volontairement ou contre son gré...

     

    Johnny c'était le rock adapté pour les émissions des « Carpentier ». Il a été de toutes les modes : à la Elvis, hippie, « cuir » et même il eût sa période « glam ». Je me souviens de l'époque où Johnny à la télé avait les yeux très soulignés de noir comme une vraie petite allumeuse et il était tout en lamé comme Dalida. Il reprenait le plus souvent des titres de chanteurs américains pas encore arrivés jusque chez nous, comme Claude François et la plupart des « yéyés ». Il fit même son « Mad Max » dans un film de Pierre-William Glenn avec « Terminus ». A l'éclosion des « yéyés » et des « copains » les britanniques inventaient entre autres le « northern Soul ».

     

    Johnny ne cassait pas les guitares sur scène, ne pourrissaient pas ses chambres d’hôtel. Il faisait son service, adorait ça. On ne l'aurait pas vu à l'île de Wight, un rassemblement de « tarlouzes »...

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  • Une politique fiscale pour payer les clientélismes...

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    Je tiens avant toute chose à préciser clairement les choses, je ne suis pas du tout opposé aux impôts, à leur paiement, qui assure l'entretien de l'environnement commun, des services publics (détricotés un peu plus chaque jour pour satisfaire les critères de convergence européens), des infrastructures.

    politique, impôts, société, délire, hypocrisieLes impôts, dont plus d'un français sur dix est concerné par la hausse cette année, raisonnables, utiles, employés avec discernement , sont un des garants de la solidarité et la communauté nationales.

    Cela est énoncé dans l'absolu, car il faut bien avouer que les impôts, en particulier les impôts locaux, servent surtout à payer et nourrir les clientélismes des politiques qui ont tous plus ou moins le complexe du micro-potentat, s'imaginant de plus tous être parfaitement légitimes car appartenant à telle ou telle lignée locale.

    On ne croirait jamais à les voir se comporter en aristocrates de la méritocratie, persuadés de la légitimité de leurs passe-droits, de leur cooptation, de leur népotisme et ce à chaque maillon de la chaîne du pouvoir, les maires de petites villes se conduisant rigoureusement de la même manière que les candidats à la présidentielle qui ne voient pas le mal à se faire financer par des familles richissimes, et ce que l'on soit au PS ou à l'UMP.

    Si la France était très centralisée, elle est devenue depuis les lois de décentralisation un agrégat hétérogène, un panier de crabes; où à tous les niveaux de décision s'affrontent les ambitions personnelles, les strates du pouvoir. L'imbroglio à l'UMP entre un candidat surtout cynique plus que sincère et un représentant des notables républicains traditionnels le montre parfaitement, tout comme les affrontements personnels au PS.

    Il y eut des abus pointés chaque année, dont certains spectaculaire, des impôts locaux servant à construire des salles de spectacle inadaptées en plein milieu de nulle part, des théâtres contemporains à Clochemerle, sans parler de la folie des rond-points décorés le plus souvent selon un goût très discutable.

    Dans les petites villes, les sous-préfectures, les bourgs qui perdent progressivement leur identité par la succession de décisions lamentables, l'on en voit les résultats :

    Des expositions artistiques contentant le responsable culturel local qui fait ainsi plaisir à ses copains, le poète local en auto-édition qui écoule ainsi sa camelote et profite de la « clientèle captive » des scolaires, l'édile qui impose des activités parfois farfelues (j'ai en mémoire cette action ayant consisté à faire écrire aux enfants des écoles primaires leurs indignations sur de tout petits bouts de papier ce qui a conduit bien sûr à un enfilage de lieux communs certes sympathiques mais totalement creux), les dépenses somptuaires sous prétexte de célébrations caritatives, tel le « Téléthon », les quartiers qui ont "bien" voté favorisés (ce qui va jusqu'au grotesque), les dépenses des représentants du peuple eux-mêmes dont généralement les premières décisions, est-ce curieux, consistent à s'augmenter généreusement car on n'est jamais si bien servi que par soi-même au fond etc...

    Le tout sur les deniers publics, le contribuable devenant une source de revenus, celui-ci payant deux fois les services publics très souvent, pour des spectacles qu'il a lui-même contribué à financer.

    Il existe aussi un jeu assez amusant, sur le mode ironique s'entend, qui est de compter le nombre de personnes dans les bureaux de la plupart des conseils généraux ou régionaux, ou dans les municipalités, celles qui travaillent et ont l'air d'avoir une utilité quelconque, celles qui s'ennuient ferme, celles qui assument de ne rien faire du tout, celles qui remuent beaucoup de vent, celles enfin que l'usager dérange.

    Il est la plupart du temps inutiles de chercher à postuler dans ces institutions pour des places ou des postes qui sont la plupart du temps réservés aux enfants du personnel et des représentants du peuple qui semblent souvent oublier que les privilèges ont été théoriquement abolis lors de la nuit du 4 août 1789.

    Je dis bien théoriquement car il en reste beaucoup au final.

    La centralisation est devenue le mal, est présentée comme malfaisante, évoquant l'arbitraire et la tyrannie, ceci également afin de garantir une assise aux institutions européennes censées apporter plus de prospérité aux nations, dont les décisions sont censées être prises démocratiquement (on sait bien ce qu'il en est de démocratie comme par exemple lors du passage en force sans consulter le peuple du TSCG et de la « règle d'or » en France), alors que l'on voit bien que centraliser les décisions quant à la politique nationale permet de trancher et d'assurer une cohérence.

    Ce n'est pas que toute décentralisation ne soit pas souhaitable, que les politiques locaux n'ont aucun droit à décider de l'avenir de leur territoire, mais un retour de la nation forte comme ciment social serait souhaitable.

    illustration excellente empruntée au blog "monquartier", blog niçois

    ci-dessous une chanson qui valut à chacun des "inconnus" un controle fiscal

  • Terrorisme éducatif

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    tgv-gendarmes.jpgEn parcourant quelques blogs d'extrême-gôche ou d'ultra-gôche ("merde on est sérieux, on parle de révolution les gars, hein, on en tremble, on est moites"), c'est eux qui le disent, je me suis aperçu que la plupart montaient en épingle les délires des jeunes cons de bonne famille qui ont été arrêtés il y a peu, qui rêvent de chaos et de batailles avec l'autorité par ennui, par vacuitc é intellectuelle et absence d'idéaux véritables en fait. On crie aux attaques contre la liberté de pensée, à la dictature. Ce n'est pas exclusif d'ailleurs aux ultra-gôches, on retrouve ce goût pour le sang et les larmes, cette vocation au martyr par volontaires interposés de l'autre côté. A Nanterre, pendant mes années de fac, dans la minorité folklorique des autonomes que l'on pouvait encore y croiser, j'y connaissais un garçon dont le Papa travaillait pour une grande banque d'affaires, une autre qui s'occupait des campagnes d'EuroDisney, et encore un dont le géniteur brassait les comptes d'une grande compagnie. Et parmi eux étaient paumés quelques naïfs sincères, ou purs, cela dépend du point de vue. Comme sur l'autre rive bien entendu.

    Ce n'est peut-être pas eux, il n'y a pas de preuves formelles mais de fortes présomptions quand même, et faire dérailler un train, ce n'est pas seulement un moment pour lire et compenser le désir abscons de performance de notre monde qui va si vite ma bonne dame, c'est dangereux, ça peut tuer des innocents ou les handicaper à vie. En langage ultra ou extrèmiste, un terroriste est comparé aux résistants, qui s'en retourneraient dans leur tombe, et les innocents morts lors d'un attentat y sont des martyrs de la cause, des martyrs utiles. C'est de là que vient ma défiance instantanée en face des tenants d'une idéologie ou des porteurs de cause, il faut toujours en passer par un massacre avant toute chose et une période où la liberté est confisquée pour le bien du peuple bien sûr. Ensuite on verra. En attendant ce genre de grand soir, on continue à gagner un peu de fric quand même, la société consumériste n'a pas que des désavantages, tout en cherchant une planque confortable, voire en bouffant à tous les râteliers. Et leurs idées sont la plupart du temps un exposé de clichés et perles mille fois entendus ailleurs.

    En plus ce petit jeu fait le bonheur de Sarkozy et consorts...