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  • La Corse une exception française ?

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    En débat sur Agoravox

     En Corse lors d'une « nuit bleue », sous le prétexte de la fête de la nation corse, une vingtaine d'explosions ont détruit une vingtaine de résidences secondaires dont certaines en construction.

    politique,corse,ump,ps,valls A ce propos, on se dit qu'il faut être maso pour faire construire là-bas du fait de « l'impôt révolutionnaire » obligatoire, réclamé par des petits malins qui ne sont souvent ni nationalistes ni même révolutionnaires mais surtout opportunistes, ou des risques de violences que l'on peut subir si l'on est « du continent » ou d'origine étrangère en général, par exemple arabe.

    On s'étonne d'ailleurs que ces pseudo "nationalistes" puissent tenir impunément des conférences de presse aux médias sans être inquiétés en quoi que ce soit par les forces de l'ordre.

     Beaucoup de personnes d'origine maghrébine témoignent clairement de ce racisme qu'elles retrouvent partout en Corse, ne serait-ce que sur les murs avec le slogan « arabi Fora » (« les arabes dehors ») tagué partout.

     Elles entendent aussi dire avec de moins en moins de complexes qu'un « bon arabe en Corse doit baisser la tête ».

     Personne n'a l'air étonné face à ces violences diverses, tout le monde trouve ça en somme quasiment normal alors que la Corse c'est quand même encore la France, excepté le ministre de l'intérieur Manuel Valls qui souligne le mutisme des élus corses et des personnalités de l'île sur les groupuscules violents qui gangrènent la vie politique et sociale dans cette région portée à bout de bras quant à l'emploi par l'État français, qui appelle le reste de la classe politique à condamner davantage ces actes qui mettent en péril le fonctionnement normal de la démocratie en employant ces termes :

     « On ne peut pas accepter dans une démocratie que l'on agisse avec des bombes pour des motifs politiques. »

     Ces actes de violence sont généralement minimisés qui par le fameux « contexte » qui par les traditions corses et la culture clanique de ce territoire, comme si la loi de la République française ne concernait pas ces deux départements.

     Le racisme et la xénophobie, que l'on trouve là-bas, dépendrait donc du contexte et des traditions corses ?

     Il serait donc plus ou moins acceptable selon les régions et leur histoire ?

    Les revendications « nationalistes » cachent bien mal la plupart du temps des ambitions locales de petits roitelets et familles qui espèrent faire un maximum de bénéfices en profitant par exemple des directives européennes sur les euro-régions, qui leur permettraient d'avoir une fiscalité « allégée » qui leur donnerait la possibilité de bétonner tout le littoral sans scrupules ni remords.

     On ne compte déjà plus les escroqueries à divers niveaux au sein même de la fonction publique en Corse, le clientélisme un peu plus développé qu'ailleurs en France.

     Beaucoup de corses savent très bien tout cela, tout en jouant la comédie de la Corse pittoresque, des corses « susceptibles », comme dans un des albums d'Astérix, mais au fond bien sympathiques, du corse « pastoral » qui vit très simplement de fromages de chèvres et de plantes sauvages en gardant ses chèvres dans le maquis, qui nargue les représentants de l'autorité, dans le style Robin des bois agraire, hâbleur et beau parleur et tellement accueillant...

     Le tout contredit par les faits.

    politique,corse,ump,ps,valls Alors, certes, il n'y a pas qu'en Corse que tout cela existe, Marseille est également un de ces territoires où la République ne contrôle plus grand-chose, gangrené par la lie de la société qui y trouve un terrain de jeux très confortable pour s'y ébattre sans risquer quoi que ce soit car les politiques y ont renoncé depuis longtemps à s'y conduire fermement ou à faire respecter les valeurs de la République sous couvert de respect des diversités culturelles que l'on peut croiser dans cette ville, la deuxième de France.

     Manuel Valls a d'ailleurs également signalé ces dysfonctionnements flagrants dans la métropole du Sud et le fait flagrant que la politique soit-disant spectaculaire mené contre ces phénomènes inquiétants n'était qu'une longue suite de coups de pub.

     Ce renoncement dont parle ce ministre s'explique par trois raisons :

     Le manque de courage à mettre en place une politique éducative et sociale courageuse, les différentes raisons qui veulent à gauche comme à droite aussi d'ailleurs que l'état n'a pas à jouer les gendarmes, car cela conduirait à « stigmatiser » (TM°) certaines populations pour la gauche, du fait des options libérales et du nécessaire désengagement des institutions, du « détricotage » indispensable selon eux des services publics à droite, et aussi leur indifférence car au fond ils s'en fichent, méprisant les populations précaires qui habitent les quartiers souffrant le plus des conséquences de ces violences.

     Bien entendu, on ne compte pas partout ailleurs en France les quartiers mis en coupe réglée par des petits caïds, au profit des économies souterraines, qui alimentent et profitent à celle qui se fait en plein jour, ces petits caïds étant eux-mêmes sous l'autorité de plus « gros poissons » étrangers qui ont parfaitement intégré les mécanisme de la mondialisation libérale.

     De même qu'en Corse et à Marseille, c'est souvent au nom de la « diversité culturelle » (TM°) que les responsables, les politiques et autres se gardent bien d'intervenir.

     Et il n'y a pas qu'en Corse et à Marseille que sévissent népotisme et clientélisme grâce à la décentralisation qui permet à un maire et ses adjoints, par exemple, de nommer, même à des postes subalternes, des proches ou des copains, voire des copains de copains.

    illustration en haut prise sur ce site

    illustration du bas empruntée sur le site de RFI