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copé

  • Cris d'orfraie

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    Déjà sur Agoravox

    à propos de l'élection de Copé à la présidence de l'UMP

    politique, copé, UMP, élections, hypocrisieA gauche, depuis déjà plusieurs décennies, il est d'usage de distribuer les « bons » et les « mauvais » points en politique et en culture, y compris de désigner ce qui ressort d'une « bonne » droite et de la « mauvaise » droite, voire même les « bons » et les « mauvais » réactionnaires.

    Sur les plateaux télé, et de plus en plus depuis quelques temps, chaque show d'« infotainement » a même son « réac de service », qui joue le rôle de Gnafron dans « Guignol », celui qui finit toujours par se faire huer par le public, qui adore ça. Il finit toujours par se faire tancer gentiment et avec condescendance par les belles âmes présentes autour de lui qui lui expliquent avec pédagogie combien il se trompe et combien il est arriéré, ce qui leur offre l'opportunité au passage de se mettre en valeur dans leur rôle de « phares de sagesse » d' « anti-brouillards » du progrès social et de tous les mythes en corollaires.

    Depuis que Copé a parlé du fameux « pain au chocolat » ce qu'il a fait certes certainement cyniquement et pour se faire élire mais ce qui se rapporte à des réalités bien concrètes de choc des cultures et des origines, il est classé comme étant de la droite « mauvaise » voire l'extrème-droite, ce qui permet d'exclure tout débat raisonnable sur le vécu quotidien de l'insécurité par exemple, les personnes souhaitant en parler étant aussitôt et systématiquement suspectées de racisme ou de faire le lit du Front National.

    Évoquer ces questions liées aux cultures, aux religions, aux origines ce n'est que du simple bon sens au fond, bon sens populaire ou paysan méprisé largement par la plupart des belles consciences qui l'assimilent au poujadisme ou au populisme.

    Devenir français, devenir citoyen, ne se fait pas en ayant simplement les papiers dans la poche, c'est un apprentissage qui suppose aussi une politique éducative forte, des compromis acceptables pour chacun afin de tous vivre en bonne entente, ou du moins d'être prêts à le faire sans heurts et favoriser justement le fameux "vivrensemble" mieux que la politique du "plus petit commun dénominateur" ne le fait.

    Par contre, l'on aime bien les « réacs » pittoresques qui sentent bon la « vieille France », que l'on sait morte depuis longtemps, une France qui n'a jamais réellement existée, qui rappellent qui un grand-père bourru mais sympathique, qui un oncle amusant qui sort des horreurs salées z-et épicées entre la poire et le fromage, du genre à faire rougir les dames et rire grassement les messieurs.

    Ces « réacs » pittoresques servent d'exutoire aux belles âmes qui sont généralement des petits garçons très sages et très dociles et des petites filles tout à fait raisonnables, sérieuses et travailleuses, et dociles également, et puis cela permet de se croire ainsi proche du peuple, du « prolo », un « prolo » fantasmé comme dans les films réalistes poétiques et sociaux des années 30, la casquette de travers, la « gitane maïs » au coin du bec, dont la gauche est coupée dans sa grande majorité depuis fort longtemps, coupure dont elle est très loin d'avoir réalisée l'ampleur, voire acceptée.

    Ainsi Michel Audiard mais pas seulement ont actuellement la « carte », dans l'évocation nostalgique finalement de l'enfance des « quinquas » et « quadras » qui sont dans le « c'était mieux avant » et la larme de crocodile facile.

    Dans le cas d'Audiard, je me demande d'ailleurs si les belles consciences qui le portent aux nues ont lu ses souvenirs de la Collaboration qui contredisent un par un tous leurs préjugés sur cette période, entre autres, la Résistance et la Collaboration.

    Les belles âmes et les belles consciences distribuent les « bons » points aux « bons » élèves, se faisant arbitre des élégances morales, le tout d'ailleurs en prônant paradoxalement par ailleurs une morale individuelle plutôt libertaire.

    La plupart des commentateurs appartenant à ce camp de la gauche dite morale arguent de la supériorité supposée de leurs convictions en la matière, la justifiant qui par le souvenirs des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°) pendant lesquelles la droite est soupçonnée d'avoir eu à chaque fois un comportement dangereux pour la liberté et la démocratie, ce qui, concernant le régime de Vichy par exemple, est un non-sens historique.

    Ainsi, toute tentative de réforme, tout essai de réflexion, ou d'« aggiornamento » se heurtent à un immobilisme constant, le reste de la population ayant également très peur d'être largué par le train du progrès, ou de passer pour un méchant réactionnaire opposé au progrès, ce qui est une sorte de crime moral de nos jours, d'avoir une mauvaise image.

    illustration prise sur ce blog