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contractuels

  • Et le niveau de vie des contractuels de la Fonction publique ?

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     Je n'ai pas long à dire sur la grève d'aujourd'hui dans la Fonction Publique...

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    Concernant la précarisation des salaires, et le gel des augmentations, les salariés du secteur public en première ligne sont les contractuels, remplaçants et autres intérimaires.

     

    Ils sont employés selon des principes de « turn over » tout ce qu'il y a de plus libéral ce qui ne gêne pas leur collègues de gauche, et font souvent tourner la machine car coûtant moins cher et enclins à la docilité car précaires. C'est pourtant avec eux que les gouvernements ont fait les plus grosses économies en premier depuis l'instauration de la LOLF (loi d'orientation loi de finances).

     

    Ils ont eu le droit, ces gros gâtés, à UNE augmentation en quinze ans, en 2008.

     

    Or, dans les tracts syndicaux, dans les mots d'ordre il n'est question d'eux nulle part ou alors en tout petit en dernier paragraphe.

     

    Il faut dire qu'ils sont méprisés par les agents titulaires car ils n'ont pas le "statut" qu'il faut, qu'ils subissent quant à leurs compétences une force d'inertie très lourde à supporter, qu'ils ne sont que rarement reconnus..

     

    Parfois leur précarité dure depuis une dizaine d'années.

     

    Ces "précaires" sont des "invisibles" dont tout le monde se fiche bien...

     

    Donc pour moi la grève c'est pas demain la veille...

     

    image prise sur ce blog excellent

  • On parle de moi dans le journal, et surtout on parle des précaires enseignants...

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    vincent-peillon-education-2_1016246.jpgEt oui je sais quant au journal, un "réac" de "la Manif pour tous", un "anar de droite" dans un journal communiste ??? A cela je réponds que l'AF a milité pour la création des syndicats contre la loi le Chapelier de la Révolution et défilé avec les anarchistes en 1923, cela n'empêchait pas d' s'opposer sur d'autres choses.


    Et à "l'Huma" ce sont les seuls qui le font dans le cas précis...


    Mais l'essentiel est surtout de d'abord et avant tout faire passer l'info sur les contractuels enseignants, les précaires du tableau noir car personne n'en parle, ils sont méprisés d'un peu partout, on va même jusqu'à leur demander "s'ils ont le bac" (hein on ne sait jamais). Ils doivent gérer des situations parfois catastrophiques plus vite que les autres, personne ne leur en sera gré. Ils doivent être plus réactifs et reprendre en main des classes souvent découragés, sans en tirer aucune reconnaissance...

     

    Car les précaires enseignants sont les grands oubliés des lois sur l'éducation à droite comme à gauche.

    Cela ne fait pas de moi un communiste, cela ne fera pas d'eux des réacs tant s'en faut. Il n'y a pas à avoir peur quand il s'agit de dire simplement la vérité des faits, celle qui fait mal...

     

    Après tout il y a bien des communistes qui écrivent dans "Valeurs Actuelles" ou "le Figaro Littéraire"...


    Et puis "Dieu écrit droit avec des lignes courbes"...


    Monsieur Peillon parle de "crise des vocations" mais ce n'est pas tout à fait exact, les enseignants précaires ont quand même la passion de l'éducation malgré un salaire parfois moins important que les dames de ménage des établissements où ils travaillent (ceci écrit sans aucun mépris). Les enseignants précaires ont la vocation mais tout est fait pour les dégoûter. Dans leur cas ce n'est plus une vocation mais un sacerdoce.


    Ils continuent à l'exercer, et s'entêtent, à tort visiblement, dans un métier dont les parents considèrent que c'est surtout un métier de gardiennage, dont l'administration attend une docilité aveugle, dédaigné par des jeunes pour qui la culture est quelque chose de très accessoire hélas, soumis à différentes pressions, différents lobbies et s'évertuant malgré tout à tenter de faire oeuvre d'éducation, pour un petit peu plus du SMIC, sans aucun espoir d'être augmentés.


    Un ami me fait remarquer qu'à coup sûr je vais avoir ma fiche à la DCRI, ex-RG, ce qui est déjà certainement le cas je suppose...

    Pour ma participation à Agoravox, pour mes engagements en Israèl-Palestine, pour mon article sur les guerres de Vendée dans une revue royaliste...


    Et après tout ? C'est une sorte de médaille, n'est-ce pas ?

     

    L'article de Laurent Mouloud dans "l'Huma" est ici.


    Ci-dessous un sketch presque trop réaliste des "Inconnus"

  • Contractuels de l'Education Nationale – un scandale bien caché à la Rentrée 2013

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    precarite_m1.jpgUn contractuel est un professeur remplaçant, ou professeur documentaliste remplaçant nommé pour quelques semaines, quelques mois, voire pour l'année scolaire. Même s'il reste contractuel d'une année sur l'autre son ancienneté n'est pas prise en compte et son salaire stagne autour du SMIC, et ce, selon son emploi du temps car il ne touchera ce salaire, 1400 Euros nets en moyenne, que s'il est à plein temps. Certains contractuels travaillent pour l'équivalent d'un RSA, et on leur recommande de ne pas se plaindre...

     

    Il peut espérer un Contrat à Durée Indéterminée, mais de par des conditions tellement drastiques que c'est très compliqué. Un contractuel en CDI n'a aucune certitude de garder son emploi, il n'a aucune garantie. Cela ne change que peu de choses finalement à sa précarité, alors qu'il prouve par son expérience sa compétence, expérience évaluée par des « visites conseils » des stages, des inspections.

     

    Il n'a pas le droit d'être handicapé, le handicap n'étant reconnu que s'il est titulaire, ou si il y a des besoins dans sa matière. Il n'a pas le droit d'avoir des difficultés de circulation. Il ne doit pas avoir des problèmes de santé. Il est toujours « suspect » et doit sans cesse prouver ses compétences et ses diplômes (il arrive souvent qo'on demande aux contractuels « s'ils ont le bac », on le soupçonne toujours d'incompétence etc...)

     

    Il peut espérer passer les concours, mais il faut savoir que les formateurs des ex-IUFM, maintenant ESPE, n'aiment pas du tout les contractuels qui ont souvent une expérience contredisant la formation qu'ils donnent, et que les « précaires » du public tentant ces concours sont plus sévèrement jugés.

     

    Quelques chiffres :

    Dans l'Académie de Rouen, sur 800 contractuels employés en 2012/2013, seuls 324 ont retrouvé un emploi.

     

    Pour une raison, beaucoup de collègues titulaires ont souhaité se mettre en « reconversion » et ont été favorisés dans l'attribuation des postes, parfois pour travailler dans le même établissement que le conjoint, qui fait jouer son ancienneté dans l'établissement. Ces collègues en « reconversion » sont par définition novices dans leur nouvelle matière, donc moins compétents que les contractuels qui exerçaient sur le même poste avant.

     

    De nombreux contractuels enseignants sont en grande majorité en surendettement, en grande précarité de logement, ce qui ne leur offrent pas toutes les conditions pour espérer réussir qui une formation, qui un concours.

    Ce scandale qui revient chaque année de ces « intermittents du tableau noir », la précarité enseignante est méprisé par la gauche, enfin, le PS, par la plupart des syndicats et par le gouvernement qui parlait de résorber la précarité comme par l'UMP...

     

    Enfin, une recommandation aux collègues contractuels : Surtout ne pas avoir peur d'évoquer cette précarité et de la faire connaître, la seule conséquence que cela risque d'entraîner c'est que celle-ci soit résorbée. Ecrivez à vos recteurs, à vos élus, à la presse.

     

     

    Grandgil (alias Amaury Watremez) – contractuel depuis 2001, et qui n'a plus peur


    image prise ici