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consommation

  • Pour quelques pots de Nutella

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    inspiré de ce fait divers (voir à ce lien)

     

    société, politique, consommation, nutella, amaury watremezJe suis agent de sécurité du centre commercial « les trois violettes ». C'est un bien chouette métier que celui-là. Je suis comme le shérif d'une petite ville bien vivante, parfois turbulente. On en a vu des choses si vous saviez. Des voleurs à la tire, des kleptomanes, des grandes dames piquant dans les rayons. Quand on les arrête elles protestent, elles ont de ces grands airs, « ouaip », des comédiennes. Je ne suis jamais dupes même quand elles se mettent à pleurnicher.

     

    Mais je les aime bien, ça me fait de la distraction dans mon petit réduit où que je les emmène. Leur parfum reste longtemps après, entêtant, ça me donne l'impression que j'ai plein d'amoureuses.

     

    Pourtant dans toute ma chienne de vie, rien ne m'avait préparé à ce que j'ai vécu pendant les foutues soldes du Nutella...

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  • De l'épicerie au surconsumérisme : à propos de l'émission "50 ans qui ont changé notre quotidien"

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    Cet article où le spleen transparait est aussi sur Agoravox

    Hier j'ai regardé le premier documentaire de M6 dans la série « 50 ans qui ont changé notre quotidien » (suivi par un deuxième à 22h30 concernant le logement) à la gloire des progrès en matière de consommation que nous aurions connu depuis les années 60 et de ce que cela aurait apporté de bénéfique à l'humanité, le tout bien enrobé pour convaincre en somme le consommateur docile et soumis qu'il a raison de l'être, et qu'il faut absolument qu'il le reste pour pouvoir continuer à bénéficier des bienfaits du progrés qui va toujours de l'avant (lien sur la création du premier hypermarché).

    le-premier-carrefour-c3a0-annecy-haute-savoie.jpg?w=375&h=249Ce dogme du progrès quel que soit le domaine dont on parle est quasiment unanimement consensuel, de la gauche à la droite, du centre vers un peu partout. On ne doit pas le remettre en question, on ne doit pas le critiquer sous peine de passer pour un réactionnaire ou un affreux rétrograde. Alors que le progrès dont notre monde se gargarise consiste surtout, comme le disait Montaigne à « se créer de nouveaux bagnes » plus qu'à aider l'homme à s'émanciper de ses pulsions primaires.

    De ces « nouveaux bagnes » je trouve que ceux des nouvelles technologies censées favoriser la communication sont les pires. Endoctrinés, matraqués sans cesse, les jeunes générations comme parfois les plus agées se demandent candidement comment on pouvait bien faire avant sans téléphone cellulaire pour rester « sans cesse en contact » (et localisable) et sans Internet, où la publicité est de plus en plus envahissante.

    C'est même plutôt l'inverse, le progrès fait de l'être humain un puits sans fond de désir et d'insatisfaction qui le conduit à la haine de celui qui ose dire qu'il n'a pas besoin de tous les objets que le système lui impose, ou l'effarement, tel celui de la jeune génération qui est née avec les nouvelles technologies.

    Des adolescents se sont sincèrement étonnés devant leur professeur de savoir qu'avant il n'y avait ni Internet, ni téléphone cellulaire.

    « Mais comment faisait-on avant ? » ont-ils demandé épouvantés ? La plupart ne peuvent reconnaître que ce ne sont que des besoins imposés et non consentis, des besoins totalement artificiels, sans aucune nécessité.

    Devant les yeux du spectateur/consommateur ébahi par tant de merveilles techniques et d'innovations financières lui permettant de dépenser l'argent qu'il n'a pas et de rêver à des objets dont il n'a pas besoin ont défilé des archives des années 60 sur l'ouverture du premier hyper-marché en France, dont la marque est abondamment montrée à l'écran, il ne saurait y avoir de petits profits, des interviews avec des spécialistes en consommations se rappelant les époques tellement arriérées semble-t-il à leurs yeux où les ménagères faisaient les courses à l'épicerie du coin, et perdaient leur temps, à les entendre, à discuter avec l'épicier, l'épicière ou les autres clients.

    A entendre ce qui est dit dans ce documentaire

    Je m'étonne que personne ne relève la vulgarité intrinsèque de cette société.

    Minority-Report-shopping.jpgLes individus sont fiers de se vendre et d'être vendus, d'ailleurs on conseille aux jeunes qui vont se lancer dans la vie active de "se vendre", donc de se prostituer en quelque sorte.

    On s'étonne que la prostitution soit tellement taboue encore puisque toute la société marche selon ce principe.

    Tous ceux qui prétendent "donner aux pauvres" en "prenant aux riches", comme Robin des Bois, me font rire, car la société dans son ensemble se fout complètement des pauvres, dont elle connaît très bien la situation, dont elle est consciente, ce n'est pas son problème en fait.

    Ce sont les fondements mêmes de nos raisonnements en matière sociale qui clochent, et qui sont toujours dans le prolongement des « valeurs » de la bourgeoisie industrielle, positiviste et matérialiste du XIXème siècle.

    La personne qui impose sa conversation au téléphone aux autres dans la rue ou les transports en commun est vulgaire, la jeune fille à qui l'on apprend à se conduire uniquement dans une optique de séduction est vulgaire (elle pense souvent que sa vie en dépend, ainsi que sa dignité, et qu'elle doit absolument plaire quitte à se conduire comme une péripatéticienne), la pub et la télévision imposent aux jeunes filles de se balader le nombril à l'air, encore, ce n'est pas si grave, mais quand c'est combiné avec le string bien apparent remonté sur les hanches et le djin ultra taille basse, c'est grossier et moche, les programmes de téléréalité, que tout le monde conspue, et que tout le monde regarde, sont d'une vulgarité sans nom, un peu plus chaque année.

    Nos dirigeants eux-mêmes font preuve de vulgarité, jetant l'argent au visage des citoyens, qui hélas en redemandent ou ne se souciant de leur expression démocratique que lorsque les citoyens votent dans le sens qui leur est fortement suggéré.

    Ce qui a changé dans notre quotidien du fait du consumérisme, c'est l'infantilisation progressive et le contrôle des êtres humains.

    Aux Champs Elysées ("auux champs z-élysées, pala-lala...") on a considéré comme un immense progrès d'installer trois ou quatre panneaux de pub dits biométriques, qui déterminent et photographient de suite le poids, la taille, et l'âge, ou le look, des passants qui jettent un oeil. Beaucoup de curieux viennent s'y faire ausculter électroniquement pour le plaisir sans doute d'être sur la photo.

    Dans quelques temps, la plupart des feux rouges seront équipés de caméras et de radars qui empêcheront les infractions. Tout cela est présenté comme un grand progrès, un bien indépassable, au troupeau de consommateurs de plus en plus infantilisé, pouponné, de plus en plus immature qui trouve ça génial. Il n'est pas loin le monde totalement contrôlé des dystopies de Philip K. Dick.

    Le plaisir, la joie, la famille, les relations sociales, la douleur deviennent progressivement rigoureusement virtuelles dans la société d'hyper-consommation où nous vivons.

    Il est tellement plus simple de parler à l'écran d'une machine souvent colorée agressivement dans des tons enfantins.

    On est dans le cauchemar d'une des héroïnes de l'écrivain précité, un cauchemar de pavillons de banlieue coquets et automatisés, parfaitement fonctionnel, d'être humains assexués et incapables de passer à l'àge adulte, qui finit par s'écraser sur lui-même. Le troupeau également festiviste trouve cela cool d'avoir une puce dans le bras, qu'on le piste dans ses tribulations, d'être à la pointe des dernières inventions favorisant les nouvelles prisons mentales en vogue, de payer ses courses avec, d'être catalogué, sondé, fiché avec.

    Comme argument, on dira bien sûr que si quelqu'un ne commet rien de répréhensible, pourquoi refuserait-il d'être surveillé après tout ?

    Et d'y perdre toute liberté en toute conscience plutôt que de chercher à améliorer les rapports sociaux, et d'aider les personnes à mûrir enfin. Je trouve étonnant que cette infantilisation entraîne finalement également une déférence et une révérence à l'égard du pouvoir et des autorités jamais vues avant.

    En conclusion il est intéressant de citer Étienne de la Boétie et quelques mots extraits du « Discours de la Servitude volontaire » :

    « Mais, ô grand Dieu, qu’est donc cela ? Comment appellerons-nous ce malheur ? Quel est ce vice, ce vice horrible, de voir un nombre infini d’hommes, non seulement obéir, mais servir, non pas être gouvernés, mais être tyrannisés, n’ayant ni biens, ni parents, ni enfants, ni leur vie même qui soient à eux ? »

    Un peu plus de la Boétie ici

    Image de supermarché prise ici sur le site brainbooming

    Image tirée de "Minority Report" prise ici sur le site travel industry

    Ci-dessous la scène du centre commercial dans l'adaptation de "Minority Report" par Steven Spielberg

  • Théologie au rabais et spiritualité « discount »

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    Les réactions à mon texte sur la conférence des Bernardins de Guillebaud et Hadjaj...

    18928095.jpgOn pouvait s'y attendre un peu mais la plupart des commentaires que je lis concernant mon article montrent que le propos des deux intervenants n'est absolument pas compris. Ce qui domine, sans me surprendre, tout en m'effarant malgré tout, c'est la haine de l'humain, l'humanité en général, diffuse derrière les propos se voulant généreux, universalistes et sympathiques. Et l'humanisme est confondu avec l'humanitarisme vague en vogue depuis quelques temps, le tout nimbé de quelques propos hostiles à la philosophie en particulier et la réflexion intellectuelle sur la société en général. La plupart des commentateurs ne savent pas ce qu'est l'humanisme et encore moins ce qu'est l'humanisme chrétien, perçu comme une défaite de la spiritualité par d'autres.

    Et le tout confirme bien les constatations des deux hommes, c'est toute la société qui tend vers le post-humain ou le trans-humain.

    Il y a la peur de la fêlure, chez soi-même, chez l'autre, la peur de la blessure, vue comme une faiblesse, une folie. Il y a également une peur panique de l'inadaptation au monde, et de son corollaire, la peur l'indocilité aux règles imposées par le monde. Ce surhomme soit-disant libéré des chaînes de son humanité ne serait donc bien qu'un sous-homme, un pantin révérent, ignorant et content de l'être, se soumettant sans réfléchir aux pires diktats de standardisation de la société spectaculaire marchande actuelle, et à un bonheur finalement insoutenable, comme dans le roman d'Ira Levin (on ne dira jamais assez la lucidité de la plupart des auteurs dits de « genre ») car forcé.

    Car finalement, pour la plupart des personnes il n'y a pas d'égalité entre les êtres humains mais une hiérarchie, un des commentaires l'exprime : la vie d'un handicapé vaut moins que celle d'un directeur de banque, le tout enveloppé sous des prétextes plus ou moins généreux. On se pare de bonnes intentions pour dire que l'on veut le bien de l'handicapé qui ne peut être heureux tel qu'il est, non pas car son handicap le ferait souffrir mais parce qu'il n'est pas dans les normes, surtout d'ailleurs pour cette dernière raison, les bonnes intentions étant surtout un alibi pour camoufler la peur de la différence, non pas la différence telle qu'on la définit actuellement, ce qui effraie c'est l'altérité au bout du compte. Je suis toujours stupéfait de l'eugénisme en vigueur actuellement qui est exactement le même que celui des totalitarismes, les faibles, ceux qui sont réputés l'être, doivent être éradiqués, ne doivent survivre que les forts en somme, ou ceux qui sont réputés l'être.

    Quelques « croyants » répondant à ce texte, mais aussi à la conférence, semblent aussi avoir de leur foi une idée telle que définie par Guillebaud et Hadjaj par la notion de théocratie. L'homme est un esprit enfermé dans un corps, là ils rejoignent la gnose, l'amour divin ou humain est éthéré. Il y a aussi énormément de confusions, comme présenter Marie-Madeleine comme le « treizième » disciple ou prôner une sorte de syncrétisme immonde, une bouillie pour les chats vaguement universaliste, qui correspond finalement à une démarche spirituelle, si tant est qu'on puisse la qualifier ainsi, consommatrice. On prend un peu ce qu'on veut sur les rayons, ce qui arrange, ce qui flatte. On aime bien les grands rassemblements grégaires, hyper-affectifs, et sur-spiritualisants, dans lesquels on est perdu dans un grand tout confortable, oubliant l'humain, que l'on méprise, et son corps, dont on a peur, en parlant comme de la source de toutes les perversions, y compris le corps souffrant dont un commentateur affirme sans rire qu'il engendre le péché chez celui qui souffre. Ce comportement de consommateur engendre le rejet des institutions catholiques considérées comme oppressives car empêchant de consommer en toute sérénité, et forçant donc à une réflexion personnelle plus approfondie que le picorage intellectuel.

    Tout cela afflige par son indigence, cette incompréhension de la plupart des lecteurs et auditeurs du propos de Fabrice Hadjaj et Jean-Claude Guillebaud est extrêmement dommage car ils relèvent pourtant le degré de réflexion à un niveau de qualité qui n'était pas atteint depuis longtemps, excepté dans les textes de Ratzinger, ( et Jean-Paul II).

  • Une télévision de plus en plus débile...

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    « Quelle chance ! » me dit un vendeur d'Hifi dans sa belle veste sans manches de couleur rouge : « Bientôt, on va avoir seize chaînes de plus en numérique, plus les dix-huit de TNT, c'est chouette ». Autour de nous, un ou deux quidams étaient hilares et s'enthousiasmaient de même dans le magasin blanc et immaculé comme un hôpital de cauchemar. En effet, c'est chouette, c'est la grande vie. Et le pire est que c'est de plus en plus regardé. Au fond du magasin, où nous étions, deux television-cassee.jpgcandidats d'un jeu quelconque manifestaient leur joie d'avoir été traînés plus bas que terre pendant une demie-heure et ridiculisée par des questions d'une telle facilité que même un élève de primaire en connait les réponses, le tout de manière bruyante et sans aucune pudeur sur vingt écrans à la fois. Car maintenant, c'est positif d'être fier d'être ignare.

    TF1 multiplie les jeux les plus cons, les plus abjects, comme « la Ferme Célébrités » dans laquelle sont enfermées une douzaine de has-beens accros à leur dose de célébrité et qui sont descendus tellement bas dans l'abjection qu'ils en sont à se faire humilier volontairement pendant quelques semaines juste pour le plaisir qu'on les regarde encore, de l'ancien acteur populaire à la walkyrie rechappée de partout. La majorité du troupeau aime. Tout comme les multiples rediffusions sur les autres chaînes de la TNT des feuilletons maison comme « une femme d'honneur » sur TMC, dans laquelle Corinne Touzer incarne une gendarmette (rires) ou « Navarro » sur la même chaîne (re-rires), des bons feuilletons trépidants au filmage inventif. C'est d'ailleurs, quelle chance encore, quel pied d'enfer, la TNT qui récupèrent les émissions les plus sordides en matière de téléréalité, de « l'Ile de la tentation » sur Virgin 17 à NRJ12 qui présente des crétins décérébrés prétendre réinventer le marivaudage. Pour la bonne bouche, on gardera l'émission présentée par une « star » du porno.

    20090821_canal.jpgLa télévision publique n'est pas en reste, de « Plus belle la vie », le « soap » indigent qui fait aussi dans la leçon d'éducation civique politiquement correcte (pas un épisode sans un truc sur l'alcool à consommer modérément, à la gentillesse et à la bonté naturelle des couples gays, etc...) aux émissions à la con tablant sur les larmes des pipeaules ou leurs z-émotions fortes en voyage. « En Terre inconnue » m'horripile particulièrement, on y montre des sauvages qui sont bien docilement en pagnes, des tribus bien pittoresques qui ne semblent jamais souffrir de la faim ou du manque de médicaments, et qui sont toujours dans des pays du Tiers Monde où les dictateurs semblent ne pas exister. On sait bien qu'en Afrique, il n'y a que des démocraties, tout comme en Amérique Latine. Le pipeaule va d'émerveillement surjoué en émerveillement sujoué pour finir par parler un peu plus tard de son expérience devant un public qui trouve ça tellement émouvant, avant d'aller bouffer au Mac Do juste à côté des studios de la Plaine Saint Denis.

    Le pipeaule est très important dans les émissions dites de divertissement du public, chacun dans son rôle, Miller, c'est l'intello de gauche, Charlotte de Turckheim, la grande fille riche toute simple, grande gueule, mais bonne mère et tellement proche de la ménagère de moins de cinquante berges, un peu comme Michèle Bernier ou Muriel Robin, Palmade c'est le pédé de service marrant et fin, mais avec un pathos qui lui permet de faire aussi les émissions de côtching psychologique.

    La télévision actuelle me donne envie d'acheter une hache et de casser la mienne, pas vous ?

    Le début de "La mort en direct" de Bertrand Tavernier. En 1980 c'était de la Science Fiction prophétique, en 2010, nous y sommes, la vie est belle, non ?


    La Mort en Direct (1980) °A OUVERTURE°
    envoyé par lesamoureux-LK. - Bertrand tavernier, 1980.

  • Les soldes et l'iran

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    Est-ce qu'il y a des soldes en Iran ?

    soldes.jpgAux temps des frimas de Janvier, l'esclave volontaire de sa carte de crédit ou de son « trois fois sans frais » revolving Cetelinoga se rue dans les magasines parce que c'est les soldes, il est prêt à frapper son voisin pour un chiffon bariolé ou du soda vendu par trois litres à la fois. A savoir, après avoir claqué son pognon avant, pendant et après les fêtes, on lui intime de continuer à le faire avec ce qui lui reste pour consommer un peu plus, le pire étant qu'il obéit. Docilement et sans meugler, il se dirige avec sa femme et ses gosses pourris vers le supermarché le plus proche flâner entre les rayons des échoppes post-industrielles et se faire avoir par de fausses bonnes affaires, les enseignes commerciales ayant maintenant la manie de la pénurie organisée, on vend par exemple des téléviseurs, fabriqués par d'autres esclaves dont le consommateur se fout comme l'an quarante car dit-il : « Les chinois tu leur donnes un bol de riz et ça leur suffit », des écrans plats stockés pour l'occasion pour une somme dérisoire en laissant croire que l'on brade. Ensuite l'esclave volontaire de la consommation rentre chez lui et se prend à rêvasser encore de frimer comme les pipeaules qu'on lui montre en exemple. Les soldes c'est là où le troupeau de consommateurs communie dans la même allégeance au système.

    Il se fait du souci pour Djohnny. Il compassionne quand on lui montre un chtit n'enfant qui pleure en Afrique, et il bave devant la pub pour la dernière bagnole à la mode. Il fait là où on lui dit de faire, il voudrait bien manger cinq fruits et légumes par jour, et il n'a pas peur de se laisser torturer par une machine électronique pour faire du sport devant son écran encore et toujours. Il rigole à Morandini qu'il prend pour un type drôlement transgressif et il trouve que Bigard il a raison de douter de la réalité du 11 septembre.

    iran-obama.jpgEt puis il y a l'Iran, l'Iran, le consommateur ne sait même pas que c'est l'ancienne Perse et que c'est là que la civilisation est née, civilisation dont il se fout, certes, car « il n'aime pas lire », c'est un « type simple » ou « une fille fraîche » comme on dit dans la pub ou les feuilletons à la con de 20h10. En Iran, c'est tout un peuple qui demande à changer radicalement de société, sans violences, sans haine mais fermement. Alors que nous cieux éclairés par les lumières célestes de nos phares de la pensée, dont Éric Cantona est un digne représentant, nous ne citerons que les plus grotesques, on chipote sur des signes extérieurs de soumission à des diktats imbéciles, comme le voile, entre autres, là-bas, ce sont les hommes qui vont porter le voile dans quelques jours, et les femmes se promener tête nue, car ils n'en peuvent plus de la connerie fondamentaliste et de la haine. Les iraniens savent combien la liberté est précieuse.

    Les iraniens seraient-ils beaucoup plus courageux que nous le sommes ?

    Seraient-ils moins cons finalement ?

  • Toi aussi deviens un gros américain inculte !

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    Je me suis rappelé cette fausse pub des "Nuls" hier après avoir regardé un énème reportage sur Obama, qu'est si bien sapé, et Biden, et MacCain, qui a sept maisons, avec Sarah Pas Line. L'Amérique c'est plutôt çà, des obèses qui bouffent n'importe quoi, vagissent devant la téloche en regardant telle ou telle connerie, élisent n'importe quel démagogue qui sait bien s'y prendre avec sa com, qui veulent aussi flinguer les voleurs de poules comme ils veulent sans que çà ne porte à conséquence, qui s'en foutent de la culture et se font de Dieu l'image d'un recruteur militaire "über alles" (les bellicistes sont des imbéciles qui ne réfléchissent jamais aux conséquences de leur discours, que ce soit d'ailleurs à Washington ou Caracas). Il y a beaucoup de français qui ne seront donc pas dépaysés quand ils iront sur le Nouveau Continent, nous leurs ressemblons de plus en plus.