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cons

  • L'effarante crédulité contre la Foi

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    politique, foi, christianisme, amaury watremez, cons, connerie

    Le plan du "Village planétaire", qui ressemble donc à un parc d'attractions aussi, est emprunté à ce site

     

    L'on est frappé en parcourant le Net, les commentaires des internautes, leurs « statuts » « fessebouc » ou « Touiteure », par leur effarante crédulité vaguement camouflée par l'alibi de la modernité. J'ai pu le constater par exemple pour cet article-canular évident sur le pseudo-Évangile « de Gaïus » (comme Gaïus Baltar dans « Galactica » ?), écrit avec les mêmes codes et « mots valises » pour moquer ce genre de textes que l'on trouve chaque année partout dans les médias au moment de Noël, aussitôt commenté au tout premier degré par des internautes soit scandalisés, soit déjà convaincus par le texte et qu'il est presque impossible de convaincre de l'intention taquine du texte, pourtant évidente ; les personnes scandalisées montrant la fragilité de leur foi celle-ci pouvant donc être ébranlée par une blague certes sophistiquée mais une blague...

     

    NB : On ne s'étonne qu'à moitié de ne jamais trouver d'articles doutant de l'historicité de Mahomet ou Moïse...

     

    Ayant accès à une immense banque de données, certains découvrent des choses que leurs ancêtres connaissaient déjà il y a quelques siècles, et les exposent sans restriction ni prudence, sans réflexion personnelle ni analyse se contentant de répéter ce que les béquilles informatiques que sont pour eux « Wikipédia » ou « Gougueule » apportent.

     

    Ou pas.

     

    Car ces béquilles font des internautes des handicapés du raisonnement intellectuel strictement incapables de penser par eux-mêmes bien loin de l'idée de « village global » émancipateur. Ce fameux « village planétaire » encouragerait plutôt au repli sur soi et en particulier sur ses certitudes rassurantes, sur des préjugés d'une sottise généralement abyssales et l'exposé de lieux communs d'une mièvrerie sans égal pour se justifier de sa paresse intellectuelle : en gros, tous les goûts se valent, il faut être gentil avec son interlocuteur même quand il dit des énormités, et les personnes qui ont un peu de culture extérieure à la « culture » du Web et des réseaux dits sociaux sont des prétentieux-se insupportables...

     

    Curieusement, enfin cela sera curieux pour quelques uns, cette effarante crédulité s'oppose frontalement à la Foi et en particulier à la Foi chrétienne nombre d'internautes redécouvrant l'eau chaude, que ce soit des éléments repris des Évangiles apocryphes ou des confusions dus à l'ignorance (par exemple que le prénom « Ieshuah » ou Jésus était extrêmement répandu à l'époque du Christ et qu'il exista d'autres « rabbis » itinérants le portant confondus plus tard avec lui). Les chrétiens ont été conscients dés l'origine de ce risque qu'est la crédulité pratiquant l'exégèse, et un travail de recherche historique, en particulier celui des dominicains, ou des missionnaires d'Afrique, dans tout le Proche-Orient et particulièrement en Terre Sainte.

    La Foi fait travailler tout l'être, et en particulier son intelligence...

     

    Ce n'est pas la première époque autant marquée par cette atroce et abjecte crédulité, doublée de l'imbécile prétention d'une vanité sans bornes d'être à l'apogée des consciences, dans l'incapacité totale d'un quelconque second degré de compréhension, c'était déjà le cas durant les Guerres de Religion, période pendant laquelle des esprits de qualité comme Montaigne ne trouvèrent comme solution que de se réfugier dans leur bibliothèque parmi les écrits des grands anciens et des maîtres antiques, y puisant leur sagesse et un peu de raison. Ce qui frappait Montaigne déjà en son époque est que cette crédulité étonnante se doublait d'une servilité sans bornes face à des maîtres qui ne songeaient qu'à leurs propres intérêts et leur seul confort de classe.

     

     

    Durant cette période troublée, j'avais un ancêtre en Picardie ayant trouvé la solution pour mettre les imbéciles d'accord entre eux, le Sire d'Inchy. Il a encore à cause de cette solution sa « pierre d’infamie » dans un coin obscur de la cathédrale de Laon. Il pendait les cons après avoir bien bu et bien mangé avec ses compagnons d'armes s'arrêtant de pratiquer ce salutaire quoique radical « branchage » constatant qu'il ne se trouverait pas assez d'arbres pour libérer la terre de tous les sots. Hélas, ami lecteur, je peux que souscrire, moi son lointain descendant, à cette constatation désolante...

  • Adresse à un/e petit/e malin/e

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    41591_401838291538_6604566_n.jpgUn/e petit/e malin/e a perdu un temps fou visiblement hier soir pour m'abonner à une trentaine de niouzeletters de divers sites gays et lesbiens. Je m'étonne toujours qu'il y ait des esprits assez malades pour perdre du temps à ça, ce qui témoigne ici chez le/la petit/e malin/e qui a fait ça d'une homosexualité latente inavouée ou honteuse.

    Ce n'est pas la première fois, que j'y ai droit des pseudo anti-sionistes m'ont abonné à divers publications fondamentalistes musulmanes comme d'autres, sionistes radicaux...

    Comme dirait monsieur Fernand, celui qu'aurait jamais dû quitter Montauban : "les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait". 

  • On est toujours surpris par les cons

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    Ou jeu de con

    Il y a des cons que j'aime bien, tellement cons et candides que c'en est sympathique. On leur pardonne tout, ce n'est pas de leur faute. Et puis il y a les autres, les cons avec qui on commence une discussion que l'on pense être fructueuse et constructive, mais le con ne l'accepte pas, il insulte, éructe, se cabre, vibrant de jalousie, de colère et de sottise extravertie. Ce que le con pense, il a raison de le penser, un point c'est tout, et même lui prouver l'évidence de sa connerie et de son erreur n'y change rien. Le con est sourd à la raison. Avant je me laissais prendre à ce petit jeu des cons, maintenant c'est beaucoup plus difficile. Parfois on tente l'apaisement, car on se dit que c'est trop con, mais non, ça marche pas, le con répond par une saloperie, une allusion fielleuse voire verse carrément dans l'abject, mais il n'en a pas conscience car c'est celui ou celle qui ose le contester qui est con à ses yeux. Au bout d'un moment, ça lasse. J'ai ainsi suivi comme ça plusieurs débats sur des sites de "discussion" (rires), qui semblent être le refuge de cons haineux verbeux et aussi fins dans l'humour et la raillerie qu'un pilier de bistrot du bled perdu dans le trou du cul du monde que l'on a tous déjà une fois au moins rencontré, du genre à dragouiller les dames avec une élégance de chat de gouttière pelé queutard, prêt à pisser autour de son territoire par contre si un autre mâle alpha jette un oeil sur sa régulière. Car le con est aussi jaloux comme un pou. Il faut bien relever toutes les insultes reçues par un con, par une sorte de transfert inconscient, il décrira en long, en large, en travers sa pathologique connerie. Le con sera capable de me répondre en lisant ce petit texte, "c'est çui qui dit qui y est", car le con ose tout comme on sait, et plus c'est con, mieux c'est.

    Tout à l'heure, je m'apprêtais à me rejeter dans le gouffre au con et à discuter avec plusieurs types de cons d'un sujet d'actualité quand je me suis dit : "Non, quand même", ce serait trop con car en plus on fait passer alors le con pour une victime ce qu'il adore.

    Ci-dessous, encore une connerie de Régis (pardon aux régis qui me liraient ce n'est pas personnel)

  • Dans la catégorie "on s'en fout complètement" : les victoires de la musique

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    En photos, non pas la Sainte Trinité, mais la divine quadrature du cercle bobo.

    Encore ce soir aura lieu une cérémonie d'auto-remerciements comme le milieu culturel français aimerait en voir plus souvent. Il y a un côté éducatif de la chanson française qu'on ne signale pas assez souvent, c'est celui des pathologies dont les artistes font la prévention pendant leur tour de chant : par exemple, la chanteuse Camille, qui est très intelligente parce qu'elle a fait Sciences po et qu'elle sait monter des étagères Ikea toute seule, montre chaque fois devant son public les ravages du syndrôme de la danse de saint-guy et celui de Gilles de la Tourette sur les malades qui en souffrent. Carla Bruni, dont on peut écouter une version non officielle de l'album par ici, quant à elle insiste sur les ravages des problèmes de bronches et les extinctions de voix dont on souffre ensuite. Il y a les chanteuses qui éduquent le peuple et il y a la variété française dont les nombreuses chanteurs et chanteuses de téléréalité de salles de bains qui ont donné un renouveau éclatant à ce que l'on appelait le beuglant auparavant. Nous passerons sur le Air haine bi francophone dont la qualité n'est plus à démontrer, Sherifa Luna par exemple, une dizaine de chansons sur un album moins cher que deux litres de débouche-évier. Enfin, il y a le rap qui dénonce pleins d'injustices, "tu voas" ?, qui est drôlement méchant contre les "gebours" et les "fils de tepu de ta mère", "tu voas" ?, mais toujours avec talent et finesse comme ci-dessous. Enfin, il ne faut pas oublier le slam, qui est la cerise sur le gâteau de la chanson française actuelle, voir par là ni les chanteuses alcooliques, droguées et de gôche qui sont à la mode.

  • Le pognon et les « djeuns » en 2009

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    1711414622_small.jpgEntendu ce matin devant une boulangerie en attendant le bus à Bernay...

    Quatre jeunes sont devant l'entrée, ils comptent leurs pièces jaunes.

    Jeune gars « tectonik » (djin slim, coupe en balai-brosse) :

    -On a pas assez, un pain au chocolat, ça coûte 1 euro et on a que 95 centimes !

    Jeune mi « gothique » (il a un pentacle de sorcier au cou), mi « tectonik », il a un louque bon marché mais soigné dans le genre, avec toile d'araignée au « bic » sur la main droite :

    -On a qu'à attendre Sylvain, tiens je le bippe...

    Il prend son téléphone l'air inspiré de celui qui a des relations qui comptent mais personne ne décroche :

    -Ah, merde, il est pas là.

    Quand soudain, roulements de tambour, sonneries célestes, Sylvain le sauveur arrive, grand type costaud, cheveux coupe « marine » en parka fourrée, sac au dos « de marque » :

    (Il ne s'arrête pas devant la piétaille, il entre dans le magasin, quelques instants passent, il ressort)

    -J'ai acheté que deux pains au chocolat pour vous, moi y faut que je garde deux euros pour acheter le Cid pour la prof de français, c'est cher putain ! (un livre est toujours trop cher aux yeux du djeun en 2009 pour qui c'est une dépense inutile)

    Les autres jeunes cons acquiescent ; Sylvain sort de sa poche le dernier modèle de téléphone « ail-fone » :

    -Ma mère elle m'a pris le « teutche ène rolle 398 » avec le forfait Orange à 50 euros mais on peut même pas tchatter sur Internet (le djeun adore bavarder sur Internet plutôt qu'en vis-à-vis où il ne saura pas trop quoi dire).

    Respectueusement, on regarde l'appareil, Sylvain, grand seigneur, accepte de le passer de main en main sauf un :

    -Non, pas toi, Johan, tu viens de toucher les pains au chocolat.

    Il croit bon de rajouter, touchant sa parka avec un semblant de volupté :

    -Ma mère elle m'a acheté la parka de marque (la marque fait la dignité du djeuns) comme ça samedi, pour que je soye élégant pour la Saint Valentin (fête que les djeuns trouvent très bien en 2009). Ma copine elle était trop contente, avant elle trouvait que je faisais trop « keuss » (se dit en langage djeun de quelqu'un de maigre ou de pauvre, voire qui fait pauvre ce qui est presque la même chose).

    Les autres se taisent, remplis de révérence, l'air stupide des gars contents d'avoir un copain et costaud et plein aux as, Sylvain continue sa péroraison (à parler quoi, les djeuns qui me lisent) :

    -Et en plus, ma mère nous a inscrit à « 12 coeurs » (émission de téléréalité trash de NRJ12 basée sur le déshabillage et physique et intellectuel de 6 couples de djeuns décérébrés).

    Pendant que Sylvain savourait son moment de gloire, mon bus arrivait, et je les laissais là à leurs discours...

     

  • Les révolutionnaires (et réactionnaires) virtuels

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    dr_folamour_ou_comment_j_ai_appris_a_ne_plus_m_en_faire_et_a_aimer_la_bombe_dr_strangelove_or_how_i_learned_to_stop_worrying_and_love_the_bomb_1963_diaporama_portrait.jpgQuand je lis plusieurs blogs de droâte ou de gôche, révolutionnaires ou réactionnaires, il m'arrive d'être parfois d'accord sur les constats effectués par les tenancier de ces blogs. Par exemple, je rejoins souvent les constatations de cet auteur sur l'Église, je le trouve plutôt pertinent. Et j'aime bien la plupart des articles de Causeur à une ou deux exceptions près, des polémistes qui n'ont besoin de personne pour se ridiculiser tous seuls (l'un d'eux m'a traité de schizo dans un mail que je trouve amusant car lui-même écrit à la fois dans une revue marxiste et dans un hebdo ultra-libéral).

    Mais parfois je trouve ça un peu vain parce que ça ne change rien, la plupart des révolutionnaires et réactionnaires en restent au virtuel et ne changent pas d'un iota leur mode de vie qui reste très consumériste et totalement intégré à la société capitaliste, comme le mien cela dit à deux ou trois nuances. Quand il s'agit de voter ou de penser, c'est la même chose, la plupart raisonne encore en consommateurs, se disent que cela n'aura pas de conséquences de voter pour n'importe quel candidat, celui que l'on aime bien à un instant "t" et que l'on trouvera nul quelques mois plus tard. J'aimerais bien également trouver un jour quelqu'un qui a une vraie réflexion politique, capable de dépasser les clivages (je n'ai pas dit bien sûr quelqu'un qui bouffe à tous les râteliers, voir plus haut), je désespère d'en trouver. Et depuis que des forums politiques se sont multipliés sur le net, les étiquettes sont de plus en plus collantes et les opinions souvent cyniques et amères en vérité, on est loin des rêves de collectivismie agraire et champêtre ou de l'utopie, voire d'une société moralisée.

    Jusqu'en 2002, il me semblait que la revue "Immédiatement" (des entretiens d'Elisabeth Lévy avec Philippe Muray aux articles aux accents bernanosiens de Sébastien Lapaque en passant par les éditos de Luc Richard) commençait à réussir une ébauche de raisonnement sur la question. Et c'est resté lettre morte, chacun étant retourné ensuite sur ses terres d'origine en quelque sorte, prudemment, confortablement à l'aise dans une étiquette. Les réactionnaires feignent de croire que la société spectaculaire marchande (où même le corps humain devient une marchandise) n'est pour rien dans le désordre moral, qu'ils imputent à "Maisoissantuite" le plus souvent, les révolutionnaires rêvent de coquetèles molotov et de révolte des djeuns comme en Grèce mais on a beau attendre le Grand soir, on s'en tient surtout au bolchevisme de la sieste, en réhabilitant bêtement deux ou trois figures icôniques de la Révolution ce qui permet de ne pas se demander ce que l'on va faire contre la situation actuelle. Et ce n'est sûrement pas Baille-roux, en somme son Modem c'est le bon vieux marigot centriste bourgeois modéré un rien paternaliste sur les bords, qui réussira ce genre de synthèse alors que la maison brûle.702__18846512.jpeg

    La plupart en reste toujours aux mêmes sujets de discorde ou de discussions, comme si l'on était toujours en 1981 ou en 74, en 5 après de Gaulle, en 40 après de Gaulle on se borne à évoquer continuellement la Résistance, la Collaboration, pas une année sans un livre qui se veut "démystificateur" de l'un ou l'autre phénomène, la Guerre d'Algérie, l'homosexualité qui obsède autant les intellectuels libéraux-libertaires que certains réactionnaires (Nicolas Huchet dont je cite le blog plus haut le dit très bien, Caroline Fourest ou certains "tradis" catholiques parmi les plus têtus ont finalement le même point de vue sur l'Église actuelle). De toute ça il y a en vraiment marre, on n'en est même plus là. Si le communisme s'est effondré de lui-même en Europe de l'Est, le libéralisme a échoué également dans ses buts premiers et est maintenant porté à bout de bras par les dirigeants de nos contrées dites développées qui font tout pour en maintenir la dynamique, à commencer par Obama qui multiplie en ce moment les déclarations chocs qui seraient sympathiques s'il nous expliquait comment il va vraiment s'y prendre pour, par exemple, contrôler les bénéfices des financiers ou des patrons voyoux qui ont plus d'une société écran dans leur sac pour s'en mettre plein les poches. Et il me semble que le complexe militaro-industriel américain reste aussi puissant.

    Deux photos de "Docteur Folamour ou comment j'ai appris à aimer la bombe et ne plus m'en faire" car nous sommes gouvernés par des docteurs Folamour que les risques de fin du monde ou de destruction de la planète n'effraient pas une seconde.

  • La malédiction des trains Paris-Evreux-Caen

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    D6086.jpgTous les matins ou presque je prend le train de 7h40 en direction de Caen partant d'Evreux. L'originalité de ce train est qu'en fait il arrive rarement à 7h40, c'est plutôt 7h50 ou 8h voire même 8h10 quand ce n'est pas 8h20. Quand d'aventure il est à l'heure, le chauffage ne fonctionne pas, ainsi mardi par -2 à 7h45, ou bien il partira en retard de la gare, comme ce matin, pour raisons diverses, ce matin car le contrôleur et le chef de gare d'Evreux "discutaient et n'avaient pas vu le temps passer". Parfois c'est le machiniste qui ne se réveille pas. Tout y passe en matière d'excuses bidons, comme invoquer un mouvement social deux jours après la fin de la grève. Il paraît que c'est comme ça sur tout les trains de la ligne. On est loin d'Henri Vincenot et des cheminots héroïques de "confessions d'un enfant du rail", socialement combatifs et qui se seraient fait tuer en cas de retard du train, déshonneur ultime à leurs yeux. Pour faire 50 kilomètres, il me faut donc en l'occurrence une heure et demie de transports. Comme tant d'autres.

    Du fait des retards à répétition, la SNCF a perdu dernièrement les 500 000 euros de dotation annuelle de la région Basse-Normandie. C'est malin. C'est cela en moins pour les infrastructures et les emplois.

  • Les films que j'aime détester : "Lol" de Lisa Azuelos

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    lol_5.jpgLol, c'est un acronyme pour "Laughing out loud" ou MDR (mort de rire) que les djeuns décérébrés utilisent sur les messageries du style MSN pour se faire bien voir de leur réseau drôledement sympatoche. Tout à l'heure je regardais la réalisatrice de ce film commenter les premières critiques de son film. On lui reprochait de ne montrer que des ados des quartiers privilégiés. A cette remarque stupide, elle a répondu par une connerie en arguant qu'elle "allait quand même pas s'excuser de parler du milieu qu'elle connaît et d'où elle vient", bref qu'elle n'allait quand même pas s'excuser d'être une petite bourgeoise aisée, merde, quoi !? Donc son film parle de parents adulescents drôledement coools avec leurs gosses qui sont rien qu'à être des rebelles qui arrivent en retard aux cours dans leur lycée/boîte à bac où les profs sont tous nuls, cons, moches (y portent même pas de marques !) et mal habillés en plus. Les gosses du film, comme PapaMaman, dont parmi les acteurs un ou deux "fils de" ("mais ça m'a pas du tout aidé" comme prétend un rejeton de Moati) couchent à droite à gauche, fument du hache, boivent des "soft drinks", reprochent à leurs parents d'être trop sympas et de fumer du hache aussi, bref que des problèmes existentiels trop graves, tu vois. Depuis "La Boum" où jouait déjà Sophie Marceau, les djeuns semblent un peu plus hardcore à causes des djins slims et des coupes "tectonik addicts" mais finalement leurs problèmes sentimentaux sont toujours aussi niais. La plupart de ces petits bourgeois favorisés finiront créatifs de pub ou bosseront dans le cultureux, ou bien feront des affaires comme PapaMaman. On me dira c'est tout aussi con que les naïfs qui pensent encore que le rap est une musique de rebelles et sont tout fiers de voir que le deuxième fiston Sarkozy adore ça...

  • Koh Lanta - Les survivants de la banalité

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    tournage-koh-lanta.jpgEn gros titres, en première page, on cause de Con-Lanta, le seul programme ou les candidats pratiquent l'anthropophagie puisqu'ils y mangent des larves. C'est séduisant l'attrait de l'aventure, de l'inconnu, de l'exotisme, de laisser derrière soi toute cette société qui va vers l'abîme à toute vitesse ; moi-même j'aimerais faire comme Chris MacCandless d'"Into the wild", et avoir un peu plus de chance. Mais ce programme pervertit ce rêve, les candidats ne regardent pas les paysages, ne voient pas la beauté, ne se soucient même pas de relever un défi, ils s'en foutent, ils sont là pour le pognon et leur quart de célébrité promis par Andy Warhol, et bien sûr être célèbre pour rien, pour du néant, pour du vide.Chaque candidat est un archétype : le gros con macho, le bureaucrate avide d'exotisme, le psycho-rigide, le fourbe, l'obsédé, le prolo, la nymphette court vêtue, la prof elle aussi psycho-rigide, ou alors elle est chef de service aux impôts, la plouquesse et bien sûr quelqures minoritaires visibles bien dans le cliché, la fille de "téci" violente, la jeune beurette insolente etc...

    La survie selon les organisateurs de cette humiliation publique filmée 24 heures sur 24 consiste à les laisser crever de faim juste ce qu'il faut pour qu'ils ne tombent pas malades et juste ce qu'il faut pour qu'il n'y ait pas d'harmonie dans le groupe. Surtout pas. On se chamaille, on se crêpe le chignon non pas pour des motifs importants, on se chicane pour des ragots comme au bureau, on se tire dans les pattes comme dans un service de grande entreprise. Les garçons montrent leurs pectoraux, et leur compétition finit très vite par ressembler à un concours de taille de génitoires, les filles montrent leurs fesses et beaucoup de nichon, comme cela le spectateur est content et ravi de mijoter dans sa médiocrité pavillonnaire ou achélèmesque ("on est quand même bien en France, hein bobonne ?"). Plus tard, la douzaine de crétins partis faire du tourisme "Nouvelles frontières" un peu plus trash reviennent au bercail et on les retouve à Paris, bronzés, contents d'eux et souriants, pour la dernière émission où le gagnant est toujours prévisible (c'est le moins logiquement prévisible). Et on se sent soulagé pour eux.

    Une parodie du programme à l'origine de Con-Lanta, "Survivors", les parodies françaises étant toutes nulles

  • Peut-on porter plainte en diffamation quand on se fait traiter de con sans l'avoir l'air : con ?

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    j3b2avgk.jpgIl y a quelques mois, sur un blog, un des participants s'est fait traiter de con. Il n'a pas réagi tout de suite à l'insulte mais a envoyé rapidement un mail à l'administrateur dudit blog pour lui dire qu'il allait porter plainte en diffamation si le com-mentaire restait. Il y en a qui n'ont donc pas peur du ridicule en effet. Quelqu'un a dit, c'est Frédéric Dard, que traiter quelqu'un de con n'était pas une insulte mais une simple con-statation objective. Mais se sentir diffamé par cette con-statation voilà qui est très con. Les cuistres, qui sont souvent d'une lâcheté sans limites, ont tant de prétentions que çà les empêche d'avoir un peu d'humour sur eux-mêmes. Quand on se fait traiter de con, on peut rétorquer que l'on est toujours le con d'un autre, que "se faire traiter de con par un abruti est un festin de fin gourmet", Courteline, ou alors tout simplement l'admettre avec philosophie en notant que reconnaître sa connerie c'est déjà être moins con. Mais un con, comme la lune, comme on dit avec Audiard "çà ose tout,c'est même à çà qu'on les reconnaît". Un con pense toujours que le monde entier com-plote contre lui, il sent con-fusément que les autres le prennent pour un con, çà l'énerve, ce con (et il n'y a pas d'àge pour çà comme le chante Brassens). Il finit par croire que tout le monde parle de lui. Le con cela dit ne s'attaquera pas directement à son con-tradicteur, il le fera par la bande, par des menaces, où il se défoulera sur plus faible que lui, car le con est méchant, vraiment méchant; il aime bien les con-tentieux. Nous pourrions développer cette causerie sur les connes mais nous nous répèterions.