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collusion

  • Les Anars de droite de salon...

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    anars de droite, littérature, politique, société, hypocrisie, collusion, Barnum consumériste, amaury watremezIl n'y a pas de faute au graffiti, les anars de droite sont bel et bien morts aux cons..

     

    Je suis il paraît un anar de droite dont je partagerai les contradictions selon un ami de gauche : individualisme forcené et mépris absolu pour l'égoïsme sans frein de mes contemporains. Je suis même d'une longue lignée d'anars de droite. Cela ne me dérange pas, je suis en bonne compagnie. Un anar de droite déteste les idéologies, toutes les idéologies, même celle s'appelant « anarchisme de droite » et qui n'existe pas depuis bien longtemps, un avatar débile des libertariens. Il tient à son indépendance, à sa liberté, à ne pas subir un bonheur qu'on voudrait lui imposer malgré lui. Il veut user de son libre-arbitre comme il l'entend, sans souci de la gloriole humaine ou des futilités à la mode parmi les bourgeois qui maintenant pensent ou feignent de penser et théorisent le monde, réduits à des slogans et lieux communs étriqués, d'une sottise épaisse...

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  • L'imposture Montebourg ?

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     Avec ce texte et un titre sans ambiguité, je vais à contre-courant de l'image d'Arnaud Montebourg qui se présente maintenant comme le Hugo Chavez français, le « Che Guevara » de la ruralité, sauveur des valeurs de gauche au PS en quelque sorte, je risque de provoquer quelques remous. L'arbitre du second tour des "primaires" du PS profite de sa position afin de briguer un maroquin de ministre qui convienne à l'idée qu'il se fait de la force de ses idées (et de sa personne).

    Ci-dessous, photo prise sur "le blogvidéo"

    audrey-pulvar-arnaud-montebourg.jpgComme on le constate sur son blog ou sur son site de campagne, Arnaud Montebourg reprend des idées énoncées depuis quelques temps déjà par les alter-mondialistes, les disciples de Saint Stéphane Hessel, bref, l'extrême-gauche « light » qui a du mal à s'assumer comme telle.

    Quand on lit attentivement les textes de monsieur Montebourg on comprend que s'il prétend être contre la mondialisation hyper-libérale en particulier, ce dont on ne le blâmera pas, il n'est pas contre la mondialisation en général, qu'il appelle l'internationalisme, ce qui revient finalement à souhaiter non pas une refonte du système, il n'est pas si à gauche que cela, mais des aménagements cosmétiques qui ne changeraient pas grand-chose au final, un peu comme ces personnes qui achètent hors de prix des produits étiquetés « développement durable » dans les supermarchés en s'imaginant contribuer à changer le monde, alors que participer au « développement durable » consisterait à ne pas mettre les pieds du tout dans les supermarchés..

    En suggérant la mise en place d'un hypothétique « VIème » République, qui corrigerait les dysfonctionnements supposés de la Vème, il ne fait que flatter certains citoyens devenus des citoyens/consommateurs dans le sens du poil qui ne veulent plus entendre parler de leurs devoirs mais faire comme bon leur semble en prenant un peu par ci, un peu par là, et en finissant toujours par se décider pour les « têtes de gondole » dont ils voient la publicité partout.

    Arnaud Montebourg est une « tête de gondole » idéale remarquera-t-on en passant, présenté par le système avec des idées dans le genre « Robin des bois » social esthétiquement attirant pour la « ménagère de moins de cinquante ans ».

    Ceux-ci se sont trouvés une excuse selon eux en or à leur paresse au moment des échéances électorales ou de l'exercice de leur devoir et responsabilité de citoyens. S'ils ne votent pas, c'est parce que le système est mal fait et s'ils ne s'engagent pas c'est parce qu'ils ne se retrouvent pas dans les idées des partis représentés au parlement.

    S'il n'est pas un aristocrate comme on l'a cru très longtemps en l'affublant d'une particule, il ne vient pas pour autant vraiment d'un milieu très populaire. Il est le représentant d'un milieu plutôt favorisé, où l'on est sincèrement de gauche, un père haut fonctionnaire des impôts, une mère algérienne, universitaire. Dans ce milieu généralement, peu se posent de questions sur les privilèges et les réseaux dont ils disposent, les estimant somme toute légitime au regard de leurs opinions se voulant progressistes.

    Ils n'ont pas conscience de rester au fond de dignes représentants de la bourgeoisie triomphante depuis le XIXème siècle qu'ils sont toujours, étant persuadés que le fait d'afficher des idées à l'inverse de leur statut social favorisé les absout.

    Il épouse en premières noces Hortense de Labriffe, collaboratrice d'Édouard Ballardur. Des mauvais esprits pourraient y voir une preuve parmi d'autres de l'endogamie du milieu politico-médiatico-culturel en France où l'on se fréquente entre « gens du même monde » tout en faisant mine par ailleurs de se détester et de polémiquer ardemment.

    Depuis 2010, ces mêmes mauvais esprits pourraient dire que la relation de monsieur Montebourg avec Audrey Pulvar, journaliste à I-Télé et maintenant chroniqueuse chez Ruquier le samedi est un symptôme bien concret de la connivence qui existe en France depuis longtemps entre les médias et les politiques. On se déchire sous les projecteurs, et on se côtoie sans aucun problème par ailleurs, dans ce milieu on se connait bien, y compris bibliquement.

    Ci-dessous, Arnaud Montebourg et Ségolène en 2007

    arnaud_montebourg_segolene.jpgPour tous dans ce milieu, ce qui compte de toutes façons, ce n'est pas les idées, ce n'est pas la concrétisation de ces idées, c'est la carrière d'abord et avant tout, et la réussite de cette carrière passe par la réalisation d'ambitions nationales que l'on croit justifiées encore une fois par des idéaux affichés que l'on estime dans le sens du progrès, et du bonheur du peuple, alors qu'il s'agit la plupart du temps d'être surtout dans le sens du vent.

    En réplique à ces objections, ils ont trouvé ce qu'ils estiment la parade idéale, ceux qui critiquent la connivence et la collusion assez infâme, l'hypocrisie du milieu politico-médiatico-culturel en France sont des poujadistes, voire des faââchistes, ce qui permet à cette classe de camoufler, lui semble-t-il mais cela ne trompe que les naïfs, son imposture.

    A ce lien, Philippe Muray leur répond sans ambiguïté et comme il se doit.

    Certains auront beau jeu de le traiter de « réac » (ce qui est amusant, Muray relevant plutôt du socialisme orwellien) tout comme l'auteur de ses lignes. Cela n'aura guère d'importance et démontrera surtout la paresse intellectuelle des éventuels contradicteurs qui l'étale depuis longtemps dans notre beau pays de toutes façons, où ceux qui ont été lucides se sont souvent retrouvés bien seuls, mais mieux vaut être seul que mal accompagné...