Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

collège

  • Pédagogie de la réforme du collège

    Imprimer Pin it!

    politique, école, éducation nationale, société, najat vallaud belkacem, collège, amaury watremezLa réforme du collège produit de nombreuses turbulences ces derniers mois parmi les enseignants et les parents d'élèves, sans que ceux-ci ne soient vraiment écoutés, sans que leur anxiété exprimée en particulier dans des grèves ne soit prise en compte. Encore une réforme ne servant à rien selon la plupart des observateurs. A droite on l'imagine parfois construite dans les cabinets noirs de l'anti-France, désirant la détruire par plus de laxisme et un nivellement par le bas de l'instruction publique assortis d'une pédagogie qui s'inspirerait de doctrines infernales et cosmopolites. A gauche d'aucuns accusent les financiers, les plus riches, les réactionnaires, les cibles habituelles.

     

    Les professeurs sont chargés de mettre en place à marche forcée une réforme que pour la plupart ils n'approuvent pas et sur laquelle ils n'ont pas été consultés alors qu'étant les premiers concernés. Ils se doivent de mettre en place les fameux EPI (ou Enseignements Pratiques Interdisciplinaires) censés favoriser la synergie entre les enseignants sans en comprendre le contenu, sans avoir été réellement formés excepté ceux sortant des ESPE (ex-IUFM) et encore.

     

    Et Najat Vallaud-Belkacem est chargée de tous les maux alors qu'elle n'est ni décisionnaire ni responsable de la réflexion menée en amont. Généralement on oublie également que la politique menée par l’Éducation Nationale est essentiellement budgétaire. Elle a pour but de diminuer les dépenses en pratiquant un « turn over » du personnel que Pierre Gattaz lui-même n'oserait rêver, en les payant des salaires parmi les plus bas d'Europe, en leur déniant la moindre reconnaissance. Certains professeurs contractuels (remplaçants) cumulent ainsi jusqu'à quarante-deux CDD en une quinzaine d'années sans que cela ne choque les syndicats ou les représentants du gouvernement.

    Lire la suite