Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

cohn bendit

  • Les « baby boomers » veulent jouir jusqu'au bout....

    Imprimer Pin it!

    ...Sans en perdre une goutte.

    biz_beach_1006_wideweb__430x268.jpgLes « baby boomers » nés après la Deuxième Guerre ont eu la chance énorme d'être nombreux et de vivre une des périodes les plus prospères de l'Histoire, si ce n'est la plus prospère. Ils n'ont pas fait de gosses pour profiter au maximum de la jouissance de leur existence permises par cette richesse et « maissoissantuite » quand deux trois petits bourgeois ont décidé qu'ils devaient jouir sans entraves, sans penser une seconde au lendemain ou à l'avenir de ceux qui venaient après eux, du genre des ados qui oublient de nettoyer la cuvette des WC quand ils sortent de l'endroit. Ils tiennent la plupart des postes à responsabilité et ne tiennent pas à les lâcher s'imaginant pour certains immortels, d'ailleurs ils ne veulent pas qu'on dise qu'ils sont vieux, ils veulent qu'on les appelle des « seniors ». Ils sont encore dans leur tête de jeunes ados à peine pubères, des gamines sans cervelle et des gamins mus par leur appareil génital.

    Sur le plan politique, ils sont tous aussi nuls, se bornant à de grands principes qui font plaisir entre la poire bio et le joint de « colombienne » qu'ils tiennent à fumer jusqu'à soixante berges passées, car pour eux, « ce n'est pas grave » et ça leur prouve leur liberté, ça leur rappelle le bon vieux temps du Larzac, sans les inconvénients.

    Mais ils oublient qu'ils n'ont pas fait de gosses et que donc il y a moins de monde pour que le système de répartition à l'ancienne fonctionne, mais ça ils n'en ont cure, ils prétendent qu'ils suffiraient de taxer le capital. Alors que l'on sait parfaitement que si une telle mesure était prise, le capital se barrerait ailleurs vite fait, et que ça ne servirait à rien, et les « baby boomers » se foutent du monde car les petits coquins placent leur magot en bourse dés qu'ils peuvent mettre de côté.

    On ne va pas leur en tenir grief, mais qu'ils ne versent pas dans le mélo quand ils parlent du sujet. Dans le public, ils ne sont pas rares ceux qui partent à 53 ou 55 ans avec une retraite plein pot, en ayant cotisé à peine une vingtaine d'années, voire moins. D'autres ne sont pas gênés de réclamer la prime contre la silicose à la SNCF.

    Quant au privé, on veut bien élever l'âge de la retraite, mais pour la génération d'après.Remarque, je comprend qu'ils ne veulent pas que ça change !

    CB-3.jpgEt ainsi de suite. Dans les deux grands secteurs d'activités, ils sont nombreux ceux qui placent leurs gosses au bons endroits et te bassinent ensuite avec l'égalité des chances (l'égalité des chances c'est pour les autres...), c'est dans le cinéma que c'est bien sûr le plus flagrant (dans les z-inrocks de cette semaine, Louis Garrel, fils de Philippe, et Agathe Bonitzer, fille de Pascal...). Ce qui est le plus drôle quand ils parlent de taxer le capital, c'est qu'ils se sont objectivement alliés, justement, avec depuis « mai soissantuite », permettant la destruction complète de tout ce qui empêchait le citoyen d'être à 100% un consommateur stupide docile et polyvalent.

    Le Père Fouettard