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cochons

  • La droite et la bourgeoisie

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    famille_piano.jpgActuellement, toute personne contredisant les privilèges de la bourgeoisie, que celle-ci soit bourgeoise-bohème ou libérale-libertaire, pantouflarde ou bien-pensante ce qui, mon Dieu, revient au même dans tous les cas, est traitée soit de démago-populiuste, soit de gauchiste ou de marxiste, même si on ne l'est pas, quand on le suspecte pas de jalousie. Je m'étonne de cela car pourtant, la droite n'a pas toujours été pro-bourgeoise dans ses fondements, à commencer par les mouvements issus de l'Action Française, tous profondément anti-bourgeois, sans parler des écrivains catholiques comme Léon Bloy qui n'a cessé de railler ce milieu social et son hypocrisie fondamentale, milieu qui le lui a bien fait payer en le poursuivant à de nombreuses reprises pour la gestion, certes improbable, de ses ressources personnelles. Ne parlons pas de Bernanos qui, jeune, espérait recréer en Patagonie une société plus équitable avec quelques amis, un monde plus beau, loin de la lourdeur et de la bassesse des nouveaux maîtres de la société française depuis la révolution de 1789 qui est une révolution bourgeoise, tout comme celle de 1830 qui était une mascarade. c'est en partie ce rêve qui l'a mené au "chemin de la croix des âmes". Et que ce soit Léon Daudet ou Jacques Bainville, tous étaient violemment anti-bourgeois, opposés aux valeurs essentiellement égoïste de cette classe sociale. Les valeurs de l'Action française relevaient d'ailleurs de la morale dite aristocratique. Quand Messadié écrit qu'Arlette Laguillier relève au fond de ce mouvement, il n'a pas entièrement tort, bien qu'il oublie que si elle était élue, les stades seraient remplis de candidats au peloton d'éxécution.

    J'entend déjà la répartie : "toi aussi tu es un bourgeois". Oui, mais cela n'implique pas d'en partager les valeurs. Je les exècre pour ma part, on a l'impression de les retrouver dans les intérieurs étriqués et sans âme des maisons bourgeoises, comme celle de ce grand homme né à Lille (De Gaulle pour ne pas le citer), dont la bicoque de famille symbolisait pour moi toute la médiocrité bourgeoise et son auto-satisfaction, sa vanité bouffie d'orgueil. Certains voudraient revenir à ces temps où l'on troussait la bonne ou la fille de service sans remords ni scrupules, où l'on jetait à la porte les miséreux, où l'on violentait les enfants sans qu'il n'y ait de conséquences. La foi et les valeurs chrétiennes n'ont rien à voir avec les valeurs bourgeoises.