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cloportes

  • Les ricanements et la grandeur des "poilus"

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    200811110667.jpg

    J'écris ce texte en souvenir d'une visite à Vimy...


    Bientôt nous commémorerons le centenaire du début de la Première Guerre Mondiale. Il est devenu malséant et assimilable aussitôt à du fascisme ou une nostalgie réactionnaire de simplement utiliser le mot de « Nation » ou d'évoquer l'histoire de France sans passer par une auto-flagellation obligatoire, tel Lorant Deùtsch aussitôt soupçonné des pires avanies par Gilles Verdez, historien (qui a un très beau « brushing » on peut lui concéder au moins cela) tout ce qu'il y a de plus consensuel au fond, ce qui conduisit à un esclandre qui est toujours bon pour l'audience dans l'émission dont je ne voudrais même pas ou entourer mes poissons « Touche pas à mon poste ».

     

    Il a été amusant de voir ensuite une célébration dithyrambique de Cyril Hanouna, « kloune » cynique de « l'infotainement » et ses séides par la presse de la « gôche kipense », a.k.a Bruno Roger Petit sur son blog en l’occurrence , le Zorro de « Boboland » (TM°) tellement de gôche que s'il ne se retenait il partagerait la moitié de son salaire avec des « pôvres », enfin des « pôvres » qui votent comme lui bien sûr !

     

    Lorsque les mêmes parlent des soldats de « la Grande Guerre » ils sont très vite dans le ricanement déplaisantr et la raillerie, le mépris social envers ces « poilus » qui sont allés combattre non pas paraveuglement et par soumission au pouvoir mais par devoir envers leur pays, ce qui pour eux voulait dire leur famille, leur quartier, leurs amis et tous les autres, et ce qui pour ces personnes allait de soi car ils avaient conscience que les droits dont ils jouissaient impliquaient des devoirs, qu'ils soient de droite ou de gauche, coyant en Dieu ou pas. Je songe ici à mon arrière grand-père catholique et d'« Action Française », celle d'avant la « Grande » Guerre, et à son ami instituteur qu'il respectait sans aucun questionnement, radical et de gauche, athée, qui combattirent tous deux ensemble pour les mêmes idéaux qu'ils savaient plus grands qu'eux et leurs divisions habituelles. Je me souviens aussi de cet arrière grand-père maternel mort quelque part en Sologne dans le bataillon d'Alain Fournier.

     

    99 ans après eux, après leur sacrifice qui fut excessivement lourd, et sanglant, les gosses qui ont l'âge que ces hommes avaient en 1914 préfèrent également se laisser aller à ricaner de leurs ascendants qui n'avaient même pas de « smartphone », feindre parfois de l'apprécier pour se fondre dans la masse, et n'iraient certainement pas défendre le pays, surtout pas pour d'autres personnes qu'eux. Comme leurs aînés perdus par l'égoïsme et l'avidité, ils préfèrent ne songer qu'à leur intérêt personnel et étriqué.

     

    Ce qui est d'ailleurs normal puisque personne n'a daigné leur transmettre autre chose, et surtout pas des valeurs ou des repères. Ils baignent dans un vague, très vague, humanitarisme « light » qui implique d'affirmer que tout ce qui relève de la Nation est ringard et dépassé.

     

    Mais encore une fois, ce n'est pas tout à fait de leur faute s'ils feraient ainsi honte à leurs ancêtres.

     

    A l'inverse nos dirigeants, qui ont dans les faits déjà entériné la mort de la France, engluée dans une Europe hyper-libérale n'ont strictement aucune excuse justifiant leur cynisme.

     

    sn1916.jpgUne chose d'ailleurs m'étonne toujours, les historiens comme Gilles Verdez, qui reprochent à d'autres de ne traiter qu'une histoire « blanche » et selon eux raciste ne parlent jamais des tirailleurs sénégalais, des algériens, des marocains engagés à ce moment dans l'Armée Française non pas par contrainte pour mais défendre les mêmes valeurs que leurs camarades des « Tranchées ». Généralement, ils sont décrits comme de pauvres hères déboussolés attirés sur le Front par des promesses de primes et rien d'autres.

     

    On pourrait aussi rappeler la manière dont les autorités françaises les ont traités depuis, à commencer par le montant ridicule des pensions que certains de ces anciens combattants touchent encore pour la Seconde Guerre Mondiale, et bien sûr, nous nous tairons sur le mépris réservé aux « harkis ».

     

    Ce mépris, ami lecteur, l'auteur de ces lignes l'a plutôt pour tous ces cloportes lamentables qui ont oublié tout cela...


    illustration du haut prise ici

    illustration du bas empruntée


    Voir ici la polémique évoquée plus haut

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  • Physiologie des commentateurs

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    Parfois on ressent presque de la lassitude devant les platitudes déballées d'un bout à l'autre du réseau, les délires complètement irrationnels et irresponsables de petits bureaucrates frustrés ou simples minables, coincés dans leurs prétendus "open space" ou dans leur toute petite vie, qui se venge sur les forums ou de simples pauvres gens qui n'ont que ça pour communiquer en ces temps de grande solitude et d'hyper-communication.

    zzzzzzzzzzzzzzzzz20125.jpg99% du temps, ils se donnent un rôle qui les vengent du réel.

    J'avoue, parfois on en a peu marre des commentateurs qui évitent la discussion réelle plutôt que de la rechercher à chaque fois. Je me pose des questions sur leurs motivations : est-ce le plaisir de saccager par le mépris, la haine et la raillerie un texte qu'ils n'auraient pas été fichus d'écrire car l'effort leur apparaissait trop important ?

    Est-ce de la basse envie, de la jalousie vis à vis de l'auteur du texte ?

    Ou bien est-ce seulement l'expression d'un ressentiment contre la Terre entière du fait de complexes sociaux ou culturels qui les poussent à se défouler ainsi ?

    On me dira, ils sont nombreux, les cloportes, clampins et autres espèces de mythomanes, pour la plupart des génies méconnus injustement à leurs yeux, car à leurs yeux ils sont géniaux.

    A leurs yeux seulement.

    Avant ce genre de personnages se contentait d'envoyer des lettres anonymes à la Caisse d'Allocations Familiales, à la Sécurité Sociale ou aux Impôts pour dénoncer ses voisins (à la Kommandantur pendant la Seconde Guerre Mondiale). Maintenant, gràce à l'accesibilité formidable du Net, il exprime sa frustration et sa colère envers également tous ceux qui contredisent ses certitudes qui sont nombreuses, ou les lieux communs qui lui tienne lieu d'opinions selon lui.

    Ils sont de différentes sortes ou espèces :

    Ceux qui ne lisent pas l'article jusqu'au bout et se contente du titre et de ce que l'auteur dit de lui. Ils répondront donc quant aux préjugés qu'ils ont sur les choix mis en avant par le rédacteur des articles : ce sont souvent des syllogismes extrêmement basiques.

    Église catholique = méchants, le rédacteur se dit catholique donc le catholique = méchant et réactionnaire.

    Contester le libéralisme = marxistes, marxistes = méchants donc contester le libéralisme et ses conséquences (dont la soumission du politique aux marchés), c'est être non seulement méchant mais un affreux révolutionnaire le couteau entre les dents.

    Il y a ceux qui jouent hypocritement les chasseurs citoyens de méchants forcément ait-citoyens, les robins du bois du net, se prenant très au sérieux dans leur rôle de justiciers anonymes, car modestes je suppose.

    Ils oublient qu'être citoyen, ce qui implique d'avoir des droits mais aussi des devoirs, c'est aussi se comporter de manière responsable et adulte, et d'essayer autant que possible de ne pas contrevenir aux règles de vie régissant la communauté (en principe).

    Ils oublient aussi qu'ils ne sont finalement que des bien-pensants comme les autres et rien de plus.

    A la fin, du fait de l'addition de tous ces comportements déplorables, Internet devient un espace d'incivilité permanente et d'irresponsabilité totale.

    Rien n'a de conséquences, les injures sont bénignes, les lois n'ont plus cours.

    Tout est permis.

    Ce qui implique malheureusement une chose inquiétante, la démocratie et les droits de l'homme, les libertés, tout ce que l'on suppose acquis dans nos sociétés ne l'est finalement que très superficiellement, et que le vernis de la civilisation de liberté et tolérance craque très vite.

    Car très vite c'est la loi du plus fort, de la majorité qui l'emporte, la loi de la Jungle où c'est le dernier qui a parlé qui a raison, où celui que le troupeau a envie de suivre car il sait flatter les bêtes à cornes dans leur médiocrité.

  • Les hit-parades de blogs

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    Un autre blogueur que je connais s'inquiétait du nombre de visites sur son blog. Je lui ai dit de regarder le contenu des blogs en premières places des hit-parades : feuilletons cons, mode et futilités, blogs de cul (pour être clair), du journal intime d'une chaudasse de province en string aux déboires sexuels d'une bobo un peu fleur de nave vinaigrette sur les bords, ou alors les blogs politiques ou défouloirs, le contradicteur s'y fait insulter derechef, je suppose par là que les blogueurs politiquement radicaux ont tous le syndrôme de l'assistant de Charcot, Gilles (bordel ! bite ! couille ! connard ! connard !), de le Tourette , ou refuges pour politiquement corrects bien fades (un blog du Modem par exemple), d'autres hésitent encore entre prendre la grosse tête ou se poser en victimes, ou font les deux etc...

    Il n'y a donc pas à s'inquiéter ou être jaloux. De toutes façons, à la rigueur il vaut mieux porter ses choix jusqu'au bout quitte à sombrer dans la mauvaise foi parfois. Personellement, le genre que je déteste le plus est celui de la jeune femme ou du jeune type qui, bien que trentenaire depuis longtemp, se la joue drôledement drôle et djeun sur son journal multipliant les "lols" ou les "mdr" ou encore "ptdr" tous les deux mots. Quand ils racontent leur vie, leur travail est génial, leurs collègues sont géniaux, et ils se marrent tellement au boulot que c'es comme dans une sitcom débile. Bref, ce sont des esclaves contents de l'être. On me dira que cela est équivalent à ceux qui se la jouent désabusés et profitent sans trop de scrupules de leur fric ou du patrimoine de Papamaman. Je sais, je suis certainement un type méchant, comme une teigne, de mauvaise foi (justement) et jaloux en fait. Mais je remarque que le plus grand nombre de visites je l'ai en mettant une ou deux pineupes, une note sur le sujet bien stupide du moment, Cindy Sander ou le port du keffieh, et le compteur s'envole.

    Ci-dessous apprends cependant à gagner la palme et devenir un ouineur

  • "Tiens, je t'ai appris quelque chose !"

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    tc.jpgIl y a bien longtemps, alors que je jouais aux échecs avec une relation de mes parents, qui se croyait très fort, un type un peu raide et sec ("j'ai fait des championnats universitaires"), voila que je le bas contre toute attente. Nous étions tous les deux d'un niveau très moyen somme toute. Mais paniqué, l'oeil terrifié d'une souris prise dans un piège à cause de sa gourmandise, une goutte de sueur coulant sur son front brûlant, il me propose aussi sec "la revanche bien sûr". Cette fois, ce fût lui qui remporta la victoire, j'aurais voulu dire que j'étais plus fort, mais nous étions simplement d'un niveau égal et il y avait un équilibre naturel. Rassuré que le petit con en face de lui ne le batte pas deux fois, il m'expliqua l'histoire du jeu en long, en large et en travers, et me demanda si je savais tout ça, bien sûr je répondis non avec un mélange d'ingénuité et d'insolence qui fit rejaillir sur son front la goutte de sueur d'anxiété ("Est-ce qu'il se fout de moi ?").

    Il conclut l'index levé : "Tiens, je t'ai appris quelque chose", d'un ton qui signifiait que je ne savais pas tout ce dont j'étais bien conscient.

    4250140_std.jpgAinsi sont la plupart des gens quand on leur parle d'un sujet qu'ils ne connaissent pas bien, d'un livre qu'ils n'ont pas lu, d'un film qu'ils n'ont pas vu. Ils pensent que leur dignité est en danger s'ils avouent leur ignorance, ils répliquent donc en parlant d'un auteur qui flatte leur ego (l'un d'eux m'a fait le coup dernièrement me parlant du nouveau roman, qu'il ne connaissait manifestement pas, cette oeuvre grisâtre qui n'a fait que rétrécir le romanesque d'ailleurs) d'un film qui brosse dans le bon sens leur vanité afin de retrouver l'équilibre des amours-propres, ne cherchant pas à s'enrichir intellectuellement au contact de quelqu'un qui en sait plus qu'eux mais voyant toujours cela comme une compétition (ou un concours de taille de leur appendice caudal pour certains hommes qui pensent que c'est leur virilité qui est en cause, c'est à ce sujet plutôt amusant de les humilier devant leur copine/femme qu'ils voient comme leur propriété).

    Quand quelqu'un m'apprend quelque chose, me fait découvrir un univers, j'aime plus que tout que la personne soit passionnée, sensible et même de mauvaise foi, voire injuste. Je déteste l'eau tiède ou la mise en avant des prétentions.

    photos : "L'affaire Thomas Crown" et Kubrick jouant avec Georges C. Scott sur le set de "Docteur Folamour"