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clivage

  • La vieille gauche et la jeune droite

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    droite, gauche, sociét"é, clivage, jeune droite, caution de gauche, michéa, amaury watremezSur Agoravox aussi

     

    J'ai de la sympathie pour ces jeunes auteurs de plus en plus nombreux se réclamant de la "Réaction", se réclamant de maîtres de gauche comme de droite. C'est il est vrai déjà courageux en soi à une époque où le cadavre de la gauche bourgeoise pédagogue bouge encore et est encore nuisible et puissant. Il faut bien entendu savoir ce que l'on entend par ce que cela signifie être réactionnaire, et ce n'est pas seulement souhaiter le retour des 'hussards noirs", des instituteurs à manches de lustrine, ou de l'autorité perdue de la République. Ils évoquent une "common decency" selon le terme d'Orwell qui me semble rêvée et idéale, magnifique et utopique ontologiquement.

     

    Ils semblent oublier également que l'idée d'un progrès continu est consubstantielle aux idées issues de la Révolution française, que ces idées ont mené  tout à fait logiquement à la crise morale et de Raison que ce pays traverse en ce moment, crise morale où d'autres voient une crise de transition vers une société selon leurs vœux progressistes. La jeune droite n'ose pas d'ailleurs remettre réellement cette Révolution mythifiée en perspective. C'est leur droit le plus strict. Mais réclamer le retour de l'autorité dans la République est déraisonnable puisque cette autorité était en somme une survivance de l'Ancien Régime qui a tout à fait disparu depuis que les dernières scories de la Monarchie se sont évaporées en France.

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  • La fin des clivages

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    clivage,gauche,droite,société,politique,histoire,révolution,amaury watremezSur "Mauvaise Nouvelle", à ce lien, on a commis un article pour essayer de faire prendre conscience de la fin des clivages traditionnels, qui ont d'ailleurs toujours été une illusion, le but du pouvoir étant surtout de préserver les intérêts de la bourgeoisie au pouvoir depuis 1789, l'ayant pris sur une imposture politique qui dure depuis maintenant plus de 200 ans....

     

    L'imposture, considérant la coupure entre "pays légal" et "pays réel", ne durera peut-être pas encore très longtemps...

     

    Sic Transit Gloria Clivagii, Grandgil

     


    £a €ampagne Électoral de La Droiche . par nicolacoche

  • Survivre à un milieu dit de gauche

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     J'ai trouvé ce témoignage dans une bouteille non pas à la mer, mais dans une rivière. Je transmets ce texte tel que, sans rajouts personnels bien sûr, le laissant à l'appréciation des lecteurs :

     

    bobo-parisien.jpeg« Tout ce que je peux dire en commençant ce petit texte, c'est que j'écris d'expérience. Ce n'est pas que les personnes décrites soient réellement et profondément de gauche, ce ne sont pas exactement des « purs », chez eux, cela tient de la posture, et puis j'avais envie de pousser un petit coup de colère car on le sait j'adore râler.

     

    Dans ce milieu de gauche le bourgeois, le privilégié, c'est toujours l'autre, et généralement celui qui a plus ou dont on considère les mérites moindres que les siens propres pour être aisé, les privilèges dont on dispose sont des « acquis sociaux » incontestables et inaltérables que l'on ne saurait discuter même si complètement indus.

     

    Dans ce genre de milieu, les discours contre la discrimination et l'inégalité sociale sont légions, on en parle tout le temps, mais ce n'est pas que l'on y croit vraiment, il ne faut pas se méprendre, c'est juste pour mettre sa petite personne en avant et donner de soi une image flatteuse car la hiérarchie sociale et professionnelle c'est important voire fondamentale, surtout qu'à gauche on travaille souvent dans des environnements censés encore être méritocratiques, je dis bien censés, tout le monde sachant bien que ce n'est plus réellement le cas depuis belle lurette et que ce sont surtout les « lèche-bottes » et leur obséquiosité qui ont une chance un jour d'accéder à des fonctions de responsabilité.

     

    Pour se faire, il s'agit surtout d'être docile, de se couler dans le moule, d'être un larbin se comportant selon les règles, mais d'une façon qui ne soit pas trop voyante car ce milieu de gauche a des pudeurs de vieille paroissienne de saint Honoré d'Eylau.

     

    Les opinions ne sont même plus si importantes que ça à un certain degré de la hiérarchie, on tolèrera même des opinions de droite ou d'extrème droite, considérées alors comme une excentricité excusable.

     

    Si une personne à un statut inférieur exprime les mêmes choses, bien entendu, elle est automatiquement ostracisée, psychiatrisée, rejetée, devant subir sans broncher les pires ragots imputrescibles sur sa personne. Gare à celui ou celle qui, relevant de ce statut, attend de la reconnaissance de son travail ou se mêle de vouloir bien faire les choses. L'inconscient-e a déjà bien de la chance de travailler dans un milieu « éclairé », c'est en soi un privilège immense lui fera-t-on comprendre.

     

    Pour donner le change, surtout quand ce milieu a un rapport étroit avec l'éducation ou la culture, on rabâchera toujours les mêmes thèmes quitte à les banaliser, et sans jamais avoir peur de prendre le risque de pleurnicher dessus. Deux expositions d'histoire et,ou de littérature sur trois proposées à des jeunes par exemple seront sur la « Shoah » ou la « Seconde Guerre mondiale », les auteurs en ayant traités, dont on parlera jusqu'à la nausée quitte à chausser de très gros sabots pour relier le tout aux politiques que l'on aime détester en 2013, qu'il est convenable de détester, et sans pour autant transmettre quoi que ce soit d'important quant aux valeurs de tolérance, ou d'altérité.

     

    Curieusement, si on parle de la « Shoah » avec des larmes dans la voix, on est aussi antisioniste dans ce milieu, et évoquant les « sionistes » on retrouvera bien vite le vocabulaire de la propagande nazie les concernant en parlant de « l'arrogance » sioniste, de leur « expansionnisme ». Ce sera moins grave puisqu'ils vous disent que ce sont des « sionistes » dont ils parlent et non des juifs !

     

    Dans ce milieu de gauche antisioniste, on ignore souvent que le sionisme est au départ un mouvement laïc et socialisant.

     

    Finalement, la plus grande hostilité des idées dans ce milieu est réservée aux catholiques, considérés comme des empêcheurs de vivre tranquillement en bons libéraux libertaires vaguement préoccupés de « développement durable » (TM°) et de « commerce équitable » (TM°) pour se donner bonne conscience. Ces infâmes catholiques sont considérés comme des empêcheurs de profiter de son fric, et pire encore de pratiquer le vagabondage sexuel de bon aloi de nos jours quand on a moins de cinquante ans. »

     

    Le manuscrit s'arrête là, bien évidemment on relèvera que son auteur fait preuve d'un mauvais esprit déplorable envers ses bienfaiteurs, ce qui en gâchera le bénéfice de la lecture aux esprits éclairés qui feront preuve de magnanimité.

    La photo d'homme de gauche modèle a été empruntée ici

     Ci-dessous un sketch d'Alex Métayer pour définir plus sérieusement ce qu'est un homme, ou une femme, de gauche

  • Le clivage droite-gauche est-il mort ?

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    On a souvent rencontré parmi de nombreux idéalistes cette idée de l'obsolescence de la dichotomie droite – gauche en politique. Certes, cette séparation provient de la Révolution et du fait que les moins révolutionnaires étaient assis à droite à l'Assemblée et les plus radicaux à gauche, mais que tous au fond partageaient les mêmes aspirations idéologiques, différant dans les moyens employés.

     

    as.jpgAu départ, cela ne voulait donc effectivement pas dire grand-chose.

     

    Plus tard à la fin du XIXème siècle, l'Action Française première mouture, avant la Première Guerre Mondiale, prônait « l'empirisme organisateur », à savoir que ce qui est bon pour le Bien Commun doit être appliqué, quelle que soit l'origine de l'idée, et même plus tard il n'était pas rare que les maurrassiens défilent avec les anarchistes quand ils partageaient les mêmes colères ou soutiennent le syndicalisme naissant après l'abrogation de la loi Le Chapelier.

     

    Il y a quelques années, quelques auteurs s'étaient réunis au sein d'une revue éminemment sympathique à mes yeux qui était « Immédiatement », dans laquelle on trouvait un auteur marqué par le marxisme, un monarchiste, des souverainistes, tous réunis par leur goût pour la liberté de pensée hors des rails, hors des sentiers battus de la « pensée unique ».

     

    Au vu de ces quelques initiatives et réflexions posées, on pourrait penser qu'effectivement le clivage droite-gauche n'existe pas, qu'il est sans objet. Mais malheureusement, il est bel et bien présent. Ceux qui à droite ont tenté le grand écart ont toujours été mis à un moment ou un autre face à un dilemme cornélien : faire des compromis sur leurs idées ou renoncer simplement.

     

    Le fossé se situe principalement sur la manière de concevoir la morale individuelle et sexuelle, et aussi bien sûr trouve son origine dans le socle moralisateur que la gauche s'est érigé elle-même pour ses idées depuis l'Affaire Dreyfus, et un peu plus depuis Vichy, où l'on retrouvait pourtant plusieurs politiques de gauche, la gauche devenant morale et s'attribuant tous les bienfaits de la Résistance à elle toute seule oubliant des résistants comme Honoré d'Estienne d'Orves, Hélie de Saint-Marc ou encore des écrivains comme Bernanos.

     

    Rappelons que la gauche devient très vite « olfactive », selon le terme d'Élisabeth Lévy, sentant rapidement comme un parfum des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°) dès lors que l'on essaie de débattre sur les dogmes ayant servi à bâtir sa posture morale.

     

    On me dira, entre un libéral-libertaire et un social-libéral il y a finalement peu de réelles différences sur ce plan-là et un clivage bien mince.

     

    Et des valeurs de gauche il reste surtout aux socio-libéraux des aspirations sociétales issues des classes sociales favorisées urbaines...

    image prise ici