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civilisation

  • Pas de choc des civilisations

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    choc des civilisations, civilisation, société, politique, religions, islam, france, amaury watremez

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    Pour qu'il y ait un choc des civilisations encore faudrait-il que deux civilisations s'opposent, la nôtre et la musulmane, ou du moins celle que nous supposons maintenant musulmane qui est sa part la plus radicale. La nôtre existe de moins en moins depuis plusieurs années déjà, elle se réduit progressivement chaque jour avec l'enthousiasme et l' assentiment irréfléchi des populations asservies par leurs appétits médiocres. Et cette civilisation se résume pour l'essentiel à deux choses :

     

    L'avidité à gagner de l'argent et la faculté de le consommer.

     

    Les parents, à de rares exceptions, ne se comportent plus en parents, et non seulement n'éduquent plus leurs enfants mais jugent bon de ne surtout rien leur transmettre comme valeurs ou culture. Les grandes personnes ne veulent plus l'être, elles ne veulent plus mûrir et se sentir responsables de quoi que ce soit. Elles assimilent la responsabilité à la culpabilité, et se sentir coupable c'est en 2017 le mal absolu. « Tout m'est permis mais tout ne m'est pas profitable » car ce qui m'est permis peut avoir des conséquences graves sur les autres.

     

    Mais dire ou écrire cela c'est culpabilisant, c'est faire la morale, c'est mâââl aussi...

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  • Le choc des civilisations est-il un leurre ? - à lire sur « Mauvaise Nouvelle »

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    civilizations-wars.jpgL'auteur de ce blog a écrit un deuxième article sur le thème de l'absence de véritable choc des civilisations puisqu'il n'y a plus de civilisation occidentale et que la civilisation musulmane ne se réduit pas à Daech...

     

    Ce serait faire injure à Omar Khayam, Khalil Gibran, Alaa El Aswani, Mahmoud Darwich et d'autres....

     

    Ce serait croire que le grand « Barnum consumériste » dans lequel nous vivons est une civilisation...

     

    Voir à ce lien.

     

  • Vivre sans livres

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    Dans une librairie un samedi après-midi...

    fahrenheit_451.jpgJuste après la rentrée, les parents ont la corvée de la librairie pour acheter les livres de l'année conseillés pour leurs chères têtes blondes. On vient en famille tout acheter d'un coup, c'est comme le dentiste la librairie, on aime pas trop mais on est bien obligé de temps en temps. Ce sont les mères qui se chargent de tout acheter d'un coup, pour éviter d'y remettre les pieds. Pendant l'attente, les pères vadrouillent entre les rayons, regardent un peu les couvertures, n'osent pas toucher, c'est pas pour eux. Et les univers se télescopent. Pour se donner une contenance, on sort le portable, que l'on tient comme un talisman ou un gri-gri. Pour se rassurer. On sent de manière tangible le complexe social quant à la culture, qui est de plus en plus « un truc de bourgeois », et ce malgré toutes les belles et creuses déclarations enfarinées sur « le savoir pour tous » et « l'éducation pour tout le monde ». La blague n'est même plus drôle, on mesure le cynisme des bons apôtres. Les bonnes femmes ont toutes la même coupe « pratique », courte, avec l'épi qui rebique au milieu du crâne, les mêmes débardeurs noirs sur le fuseau ou les leggins style afghan ou génie de la lampe, les gamins ont les mêmes djins slims, tout comme les filles qui sont maquillées comme des péripatéticiennes albanaises porte Maillot, non-lieu qui semble aussi la porte du premier cercle infernal, affectant tous un air blasé, qui cache mal leur innocence totale et leur conditionnement aux clichés publicitaires. Dans la file d'attente devant la caisse, on n'ose pas râler mais on souffle un peu quand même. Dehors, on est soulagé, on affirme que les livres ça coûte cher (ce n'est pas faux mais dans le même temps, les mêmes claquent 150 Euros de facture téléphonique chaque mois sans trop de problèmes). C'est peut-être que je suis d'une humeur misanthrope aujourd'hui, mais je trouve l'ambiance du lieu étouffante. C'est toute notre société qui se résume là, on préfère les divertissements grégaires, les émotions en troupeau, la fausse authenticité, on aime bien finalement le conditionnement imposé et la normalisation, c'est confortable, on n'a pas à réfléchir. Lire un livre c'est commencer à casser ce conditionnement, c'est refuser la normalisation et savoir que l'on est unique. Il n'y a même pas besoin de brûler les livres comme dans "Farenheit 451" pour hâter la destruction des consciences. La littérature est ridiculisée, rabaissée, moquée, vilipendée, vendue comme une marchandise, industrialisée, marchandisée, détruite, avec la complicité objective de ceux qui la font et qui ne voient pas plus loin que le bout de leur machine à calculer.