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cinéphilie

  • Les films et séries de couloir

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    164604999.jpgOn va encore me dire que j'ai mauvais goût en cinoche alors que finalement ce n'est qu'une sorte de plaisir pervers, du bon "mauvais" gout selon John Waters, du cinéma psychotronique de qualité, dont Joe Dante est un grand spécialiste (dont les films d'astronautes sans casques dans l'espace). Si des cinéphiles dans mon genre n'avaient pas découvert les délires "Z" de Peter Jackson, il n'aurait pas pu faire "Heavenly creatures" ou "Lords of the rings". De temps à autre, entre Blake Edwards et Kubrick, ou Wells, j'aime bien un petit nanar, un petit Z bien dodu, même si c'est plein de colorants ces machins là, le meuste du genre restant "Virus Cannibale",(aussi nul et extravagant ce n'est pas possible).

    Dernièrement, j'ai pu conseiller sur Facebook un journaliste cul-turel de regarder "Valse avec Bachir", excellent, mais aussi "l'attaque de la Moussaka géante" (qui raconte l'invasion d'Athènes par des pom-pom girls extra-terrestres). Les films de couloir ne se limitent pas au genre épouvantable, les films et série d'action également, comme "Alias", où l'héroïne se fait sans cesse poursuivre dans des couloirs (ceux de la production), on constate gràce à elle que les russes ou les méchants en général tirent très mal puisqu'ils la ratent dans un corridor, par contre quand c'est elle qui tire, elle les plombe du premier coup. Dans les films d'action de couloir, mais aussi de corridor, de tunnels ou de souterrains, comme "la Momie", le héros doit souvent échapper à une énorme explosion, il y réussit toujours ce qui permet de constater que le héros américain va plus vite que la vitesse de combustion de l'oxygène.

    2133857510.jpgNous causerons des films d'épouvante de couloir, souvent japonais, bien que parfois repris par les américains qui sont les rois du recyclage comme les italiens, en plus luxueux cependant. L'image symbole de ce genre de sottises, c'est une fillette au teint blême, avec des cheveux longs et gras, qui se tient la tête baissée et filmée floue parce que ça fait plus peur. Il y a une musique genre discordante, et puis d'un coup, coup de cymable et elle relève la tête et alors on a très peur. Théoriquement, parce que ça dure un quart d'heure comme scène, et on a le temps de faire autre chose entre deux, parler du temps qu'il fait, acheter une boisson ou du pop-corn. Bien sûr, j'ai l'air de rigoler comme ça, mais "Ring" fiche une frousse d'enfer bien que ce soit très mal fichu et vaguement inspiré, pour la film sur la cassette maudite, d'un "Chien andalou" et de son symbolisme déjà lourdingue. Les films d'épouvante de couloir, en version française, sont d'autant plus hilarants que bien souvent la voix ne colle absolument pas au physique de l'acteur nippon (ni mauvais d'ailleurs, ah, ah, ah, suis-je spirituel ?). Parfois, la caméra filme la petite fille fantôme de très loin et puis, paf, zoome à grande vitesse sur un détail derrière elle, la lune dans la fenêtre, un bout de rideau, une chaise, avec une musique qui fait drôlement peur.

    alien-vs-predator-2.jpg"Solaris" de Soderbergh est le meilleur des films de SF de couloir, tout comme "Alien"1, 2, 3, 4. Le tout est copié par les séries Z qui ont ainsi créé un sous-genre à part entière, dont le maître incontesté est David de Coteau, spécialiste du film de vampire gay également : le film de SF claustrophobe de couloir, souvent filmé dans des usines désaffectées ou pas, adapté en séries, ça donne "Torchwood". Le couloir est alors technologique, et tout en métal, ça finit par être dangereux pour les trois quart du casting, excepté pour le has-been qui joue le héros. En y pensant bien, "Fortress 1 et 2" sont des films de SF de couloir claustrophobes.