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chroniques du pays réel

  • Chroniques du réel – Subversion efficace du pédagogisme

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    école, chroniques du pays réel, éducation, Education Nationale, société, amaury watremezL'histoire vraie que je raconte ci-dessous montre combien les clichés sur les « jeûnes » sont abscons, combien aussi cette société est criminelle laissant leurs aspirations aux idéaux, à la culture souvent en friche volontairement. C'est mieux d'avoir des individus uniquement soucieux de leur dernier gadget électronique que des personnes véritablement capables de mûrir et remettre en question leurs certitudes et celles de leurs groupes, de leur ethnie, de leur religion. Et puis les encourager à réfléchir par eux-mêmes c'est aussi les encourager à se libérer de l'arbitraire de notre monde consumériste.

     

    Quand j'étais enseignant en Lettres et Histoire en enseignement professionnel, dans un lycée de « cités » d'Évreux, je devais ainsi que les collègues des autres matière mettre en œuvre un « machin » pédagogiste s'appelant le PPRE (ou Programme Personnalisé de Réussite Éducative). Comme le contenu de la chose était loin d'être clairement précisé, nous ne savions pas trop quoi en faire. L'une d'entre nous se dit alors que cela pourrait être l'occasion d'ouvrir les élèves à une association humanitaire. Nous aurions présenté quelque chose aux élèves les faisant sortir un peu du cocon de leurs préjugés.

     

    Ce serait au moins ça...

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  • Chroniques du pays réel - parents tatoués modernes

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    mode, hipster, société, famille, enfants, politique, amaury watremez, chroniques du pays réelLe train vers Montparnasse comme souvent a soudain stoppé peu avant la gare, pour laisser passer un autre convoi. Cela suffit pour affoler une mère et ses deux enfants. Le père reste bien sagement à sa place. Il a l'habitude visiblement de toute cette agitation . Lui est en short et polo, petite barbe soigneusement entretenue et tatouage tribal sur l'avant-bras droit, chignon entortillé sur l'occiput. Elle a trois « piercings » visibles, un à l'oreille gauche, un sur la lèvre supérieure, un autre sur la langue. Elle porte un de ces débardeurs très lâches qui laissent entrevoir largement la couleur de son soutien-gorge. Elle est également tatouée sur les bras et la cuisse gauche, elle aussi en short, tout mini, qui ne cache rien de sa peau d'orange.

     

    Les gosses, le plus grand semble avoir une dizaine d'années, sont mignons mais déjà pollués par les paradigmes de comportement moderne. Ils sont rivés à l'écran de leur smartphone et portent sur le nez des lunettes à verres « mercure », la tête réhaussée de casquettes « NYC ».

     

    La mère vient me demander pourquoi le train est arrêté comme cela et si ça va durer longtemps ? Je dois faire un effort pour ne pas regarder son piercing de langue, et la petite boule de métal accrochée dessus qui tressaute à chacune de ses paroles. Comme je sens son énervement monter, les « parisiens », les « fainéasses de la SNCF », ont déjà eu leur compte d'injures bien senties, j'ai le sentiment que ça va bientôt être mon tour. Je dévie donc la conversation vers ses tatouages et ceux de son mari, leur origine, leur signification....

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