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chronique du pays réel

  • Chroniques du pays réel - Ce qu'il reste de la ruralité

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    Je ne vais pas le cacher, j'ai eu envie d'écrire cette petite chronique après avoir lu le texte de Gerald Andrieu, "en direct du pays réel", dans la dernière livraison du "Causeur" papier...

     

    chronique du pays réel, société, politique, amaury watremez, pays réel, pays légalLa France était un pays rural. Il y a bien longtemps. On trouvait une exploitation agricole tous les deux-cent mètres. En tant qu'enfant du "baby boom" j'ai vu ainsi que mes semblables ses derniers soubresauts. Quand nous partions en vacances en Vendée, la ruralité avait encore une présence tangible. Il existait encore une véritable vie des villages, dorénavant complètement ou presque désertifiés à l'exception des poivrots locaux. Les bourgs et hameaux ne ressuscitaient pas uniquement les week-end quand les citadins des grandes villes proches viennent se ressourcer dans leurs pavillons "Monopoly".  

     

    Ce qu'il reste de la ruralité, je l'ai perçu en travaillant par exemple à Verneuil sur Avre pendant un an. De par mes obligations professionnelles, j'étais en "pension" à Verneuil durant la semaine. Je n'étais pas le seul dans le cas, nous étions quatre enseignants à dormir dans les chambres normalement désaffectées du collège local. Avec le recul ce sont plutôt des bons souvenirs, nous étions obligés de nous entraider afin de ne pas trop subir l'ennui profond des campagnes vidées de leurs campagnards.

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  • Chroniques du pays réel – Dans la rue

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    politique, société, SDF, hypocrisie, chronique du pays réel, amaury watremez, pauvreté, précaritéLe but de ces chroniques n'est pas de dresser de mon aimable personne un portrait de saint de vitrail en creux en narrant par le menu mes bonnes actions. Beaucoup le font sur internet, à les entendre ils mériteraient la béatification immédiate et un brevet de civisme. Sur le réseau, tout le monde est courageux, généreux, plein d'esprit chevaleresque. Cela me rappelle toujours cette phrase de Kléber Haedens sur la vulgarité des bons sentiments cachant généralement beaucoup d'estime pour son nombril chez celui ou celle en faisant étalage...

     

    On s'étonne à lire toutes ces déclarations martiales et quasi-révolutionaires, ces exposés longs comme des jours sans pain de bonnes actions, que dans la vie réelle il y ait pourtant toujours autant de femmes voilées, de « barbus », de solitude, d'aliénation sociale, de pauvres à la rue....

     

    Et il n'y a pas besoin d'être grand clerc pour deviner que ce texte va moins susciter le débat que la précédente chronique sur les deux harpies fanatisées rencontrées dans un train. Pourtant plutôt que d'attendre l'hiver et le premier mort de froid je préfère en parler maintenant en plein été, en pleines vacances...

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