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christiannisme

  • Une grande manif contre le travail le dimanche

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    Où l'on pardonnera à l'auteur de reparler de son obsession du consumérisme et de ses ravages...

    politique, macro, super fayot, société, dimanche, Christiannisme, amaury watremez

    Ce n'est pas le premier article sur ce blog contre le travail du dimanche. Voir à ce lien.

     

    Je vais être tout à fait honnête, ce billet m'a été inspiré par cette « brève » de « Causeur.fr » et par un mail de Marie-Noèlle Lienemann me suggérant de garder les « yeux ouverts » sur les conséquences de la Loi Macron après m'avoir remercié du billet en lien ci-dessus.

     

    image : lefigaro.fr

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  • Fragments d'un journal en Palestine – 4

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    Mars-Avril 2000 : Montée vers Pâques – visite d'un « frère d'armes »

    Israèl, Palestine, ChristiannismeEn Mars 2000, le pape Jean-Paul II est venu en Terre Sainte, ce qui fût un événement majeur pour les chrétiens, les juifs et les musulmans de Palestine et Israël. Il multiplia les gestes de paix et de rapprochement, visita « Yad Vashem », le jardin du mémorial de l'Holocauste, moment où l'on découvrit qu'il était un « juste » lui aussi, déposa une prière au « Mur », où il exprima aussi la repentance de l’Église, un geste extrêmement fort, quant à l'antisémitisme, et pria avec le grand mufti dans la mosquée « El Aqsa ».


    Après qu'il eût déposé une petite prière dans un des interstices du « Mur », des juifs ultra-orthodoxes vinrent pour la déchirer, et laver l'emplacement du « Kotel » où le papier avait été glissé à grandes eaux montrant qu'ils n'avaient rien compris à ce geste de rapprochement.


    Il venait pour le Jubilé de l’Église catholique. Son organisation sur place pour les jeunes fût confié à une jeune femme issue d'une « communauté nouvelle » qui multiplia les bévues.


    Elle commença lors d'une cérémonie à Bethléem par inviter d'abord les responsables de communautés occidentales, négligeant les chrétiens palestiniens qui furent « oubliés » surtout par ignorance de leur existence même, et disons le par bêtise bien que ne cessant de se réclamer de l'Esprit Saint et de son inspiration.


    En effet, bien souvent, quasiment tous les chrétiens, catholiques ou non, européens, méconnaissent gravement l'existence des chrétientés originelles du Proche Orient, qu'ils prennent pour des survivances folkloriques, ou des restes du travail d'éventuels missionnaires qui auraient évangélisé la Terre Sainte au cours des siècles alors que ce sont plutôt ces chrétiens orientaux qui ont de fait évangélisé l'Europe.


    Les pèlerins se méfient des chrétiens arabes qu'ils soupçonnent de pas être tout à fait sincères, ou qu'ils vont jusqu'à traiter de « collabos », avec les israéliens, ou avec les palestiniens du Hamas. Lorsqu'on évoque les souffrances et persécutions bien réelles vécues par ces chrétiens arabes, les uns vous répondent qu'ils ne peuvent entendre ce qu'ils estiment être un discours trop politique, les autres rétorquant que ce sont des « collabos » d'Israël.


    De plus lorsque nous pressions ces chrétiens de rester en Palestine, de ne pas fuir et laisser le champ libre aux intégristes, ceux-ci nous faisaient justement remarquer qu'ils n'était pas vraiment aidés pour rester par les chrétiens occidentaux qui se contentaient de vagues promesses, de gentilles prières, pour repartir ensuite chez eux la conscience tranquille.


    Je me souviens particulièrement de cette personne qui accompagna des gosses du Lycée Français à Jéricho, légèrement illuminée, légèrement mythomane également, entonnant malgré mon avertissement de ne pas le faire un psaume hébreu, là encore très beau pour un petit européen vivant confortablement mais qui avait une toute autre signification pour les adolescents arabes chrétiens présents avec nous, à savoir la guerre, la pauvreté, la faim, l'exil, les privations diverses de libertés...


    M'ayant consulté du regard et avec mon assentiment, les jeunes ne chantèrent pas le chant.


    Elle nous dit ensuite qu'ils auraient dû dépasser leurs souffrances et s'abandonner à l'Esprit du chant ce qui est une réflexion typique de personne qui n'a jamais souffert....


    Ce fût le Pape lui-même qui « rectifia le tir » lors de sa messe au Saint Sépulcre où il fit mettre les croyants arabophones au premier rang de l’assistance, ceux-ci obtenant au fond réparation de l'humiliation subie par ailleurs. Voilà où mène l'ignorance des chrétiens qui ne connaissent pas les bases de leur propre histoire, sinon à des manques de charité graves, envers des chrétiens palestiniens entre « le marteau et l'enclume » depuis des siècles.


    Lors de la messe à Bethléem, par un curieux échange par hauts parleurs interposés, ce fût également le Pape qui obtint que le muezzin pour une fois, dans un minaret juste au dessus de la place de la Nativité, se taise pendant son homélie, entamant avec lui un dialogue fructueux au-dessus des personnes assistant à la messe, ce qui nous permit d'échapper à l'ire des « services spéciaux » palestiniens l'un d'entre nous ayant imprudemment conseillé, en arabe, à l'un des « gros bras » de « fermer sa gueule » pendant la Consécration.


    Au début de la « Semaine Sainte » peu après je reçus la visite d'un ami, connu pendant le mariage d'un camarade d'université, excellent ami également, qui était pour moi, qui est encore, même si la vie nous a séparés, un « frère d'armes », à savoir de ce genre d'amis dont on sait dés qu'on les rencontre que l'on sera forcément ami, avec qui je partageais le goût de la littérature qui est une des passions de ceux qui ont été des enfants pas très doués pour la vie « comme tout le monde », et ce dés qu'ils ont su articuler leurs pensées, et ce certainement du fait d'une sensibilité aux autres et à la beauté des choses un peu plus grande que le commun des mortels.


    Je savais, ce qui fût le cas, qu'il comprendrait tout de suite, ainsi que son épouse, ce que l'on pouvait ressentir au Carmel du Pater, ou n'importe où sur « le Mont des Oliviers », la nostalgie des plaintes lancinantes des muezzins parfois mêlées aux clochers, la sensualité paradoxale des paysages de Terre Sainte, paradoxale du fait de la sottise et la violence partout présentes qui empêchaient beaucoup de personnes de simplement prendre le temps de contempler la beauté du Monde, ce qui aurait peut-être apaisé leur haine mais encore eût-il fallu qu'ils le veuillent.


    Il comprit immédiatement que si le Saint Sépulcre ressemble effectivement à une « Cour des Miracles » de la Foi chrétienne, nous faisons tous partie de celle-ci, tous ayant des faiblesses, des petitesses, de bassesses qu'il est plus facile de voir chez l'autre que chez soi.


    Cet ami, agnostique, aimant jouir des bonnes choses, a fait preuve de cette sensibilité dont n'étaient pas capables des personnes censées en être plus rapidement capables, ce qui montre que l'Esprit souffle où il veut, et quand il veut, et pas forcément là où on l'attend.


    Nous vécûmes ainsi que sa femme le chemin de Croix du Jubilé, organisée par la jeune femme dont il était question ci-dessus, qui ignorant visiblement que ce chemin de Croix était également un moment important pour les musulmans avec qui les chrétiens palestiniens partagent la lumière reçue lors du « Samedi de la Résurrection », allumée au Cierge Pascal du Saint Sépulcre.


    Elle demanda pourtant « l'aide » de la police israélienne afin de « libérer » le passage du « Chemin de Croix », ceux-ci en profitant pour saccager le marché de la porte de Damas qui n'était pas le moins du monde sur le chemin de la montée au Calvaire.


    La Croix que nous portions à tour de rôle avait été façonnée par le Frère Béat, un vieux « père blanc », présent sur place depuis quarante ans, décédé il y a peu, simple et aimant, ouvert au monde qui l'entourait, et non le reniant comme beaucoup de personnalités plus intellectuelles, plus savantes mais incapables d'altérité.


    Pour Béat, cela allait de soi. Depuis que je suis sorti de mon enfer personnel, quand le découragement ou l'acédie me tentent, je pense à Béat et le reste est facile...

    Israèl, Palestine, Christiannisme


    Entendant les intentions de prières durant ce chemin de croix, parlant toutes de charité pourtant, parlant toutes de l'autre, cela me mit en colère et prenant le micro à mon tour je rappelai incidemment que la charité cela aurait été de respecter le marché bédouin, et de ne pas laisser parquer les palestiniens du quartier derrière des barrières de police et les M16 des « services spéciaux » de « Tsahal » à bérets rouges.


    L'organisatrice ne voyait pas le problème, l'une de ses acolytes me souffla même que dans le métro les policiers dégageaient les « SDF qui sentaient tellement mauvais », et qu'ils avaient raison, et que là la police israélienne avait également raison de le faire avec les vieilles bédouines et leurs produits « qui ne sentaient pas très bon il faut avouer ».


    Réflexions qui me laissèrent sans voix mais qui me confirma que beaucoup de chrétiens « laveurs de vitres », sourire jusqu'aux oreilles, ont souvent la joie superficielle et la grâce peu efficace.


    Ce fût lui, ce « frère d'armes » qui me suggéra d'écrire un journal en Palestine, journal que je n'étais pas capable d'écrire alors, et que je n'ai pas pu écrire réellement pendant dix ans, étant pris dans une « descente aux enfers » personnelle et une spirale de « passions tristes » m'ayant amené au bord de l'abîme en toute connaissance de cause et ce malgré ces moments vécus en Terre Sainte, que j'évoque depuis quelques lignes déjà.


    Comme tout le monde, il m'a fallu être sur le point de sombrer complètement pour découvrir combien la vie est un cadeau, malgré tout, malgré les « bagages de souffrance » que l'on traîne derrière soi.


    De vivre ensemble tous ces moments renforça notre amitié qui devint à ce moment précis véritablement profonde. Cela me manqua profondément de ne pouvoir le vivre avec tous ceux que j'aimais qui pour beaucoup ne purent comprendre une fois que je rentrais en France les changements réalisés en moi.


    De France, je recevais régulièrement des colis de charcuterie, de fromages, de bons vins, et d'alcools, instaurant avec d'autres la « coutume » excellente de les partager tous ensemble avec qui voulait bien.


    Les bonnes choses, une bonne table, de bons vins, sont un moyen bien plus sûr pour lutter contre la bêtise et la violence que les meilleures intentions, les prières les plus mystiques surtout si elles ne sont suivies d'aucun acte ou geste minimal.


    Les intégristes, les spiritualistes fous, le savent bien, ils ont horreur de la convivialité, horreur des bonnes tablées, qu'ils assimilent à des « beuveries », ne comprenant pas que parfois l'ivrogne est plus proche de l'amour divin que le « bon croyant »...


    En Terre dite Sainte, ces fous refusaient d'apprécier l'accueil totalement gratuit des palestiniens mais aussi des israéliens, à Tel Aviv en particulier mais aussi de la part d'artistes juifs rencontrés à Jérusalem, tous n'étant pas des nationalistes radicaux, des bellicistes ainsi que les « antisionistes » du net semblent souvent le croire...


    (Bientôt la suite)

    image du haut de la "Via Dolorosa" prise sur le site Viator.com

    image du bas un jour de Chemin de croix prise sur katapi

  • Ô Jérusalem...

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    233941228dd56ef86577da92dbbf24c6.jpgTous les jours, cela m'arrive, je regarde un paysage pourtant familier de Normandie et j'ai alors l'impression que Jérusalem est toute proche, qu'au bout de la rue, il y a la Via Dolorosa et Sainte Anne, que le car que j'emprunte m'emmène à Tel Aviv. La gare routière d'Evreux me rappelle celle de Tibériade ou Ramallah et il me suffit de fermer les yeux pour y repartir ne fût-ce qu'un petit moment. Un soir de fatigue, j'ai cru voir la tour du minaret qui était au bout de ma rue en traversant Vernon. Parfois, je crois avoir rêvé ces deux ans. Ce que j'ai vécu là-bas est aussi que je m'étais posé comme condition était d'être libre de faire ce que je sentais être le mieux pour moi, et d'être totalement sincère. Cela n'a pas toujours été facile, à commencer par les personnes avec lesquelles je vivais. On dit qu'il faut compter le double de mois qu'un séjour a duré pour dire que l'on est vraiment "rentré".

    1e51ccb03a2690851c1c3e9e801f25d6.jpgEt pourtant, pour tous ceux qui étaient là-bas comme pour moi, une partie de nous y est toujours un peu, pas à cause des monuments, les pierres ne vivent pas, pas à cause d'une opinion ou d'une cause à défendre, à cause des personnes que nous croisions, que nous aimions et qui nous ont accepté sans conditions.Si chaque ville ressemble un petit peu à Jérusalem, al Quds en arabe, "La" ville, c'est je pense vraiment parce que celle-ci contient toutes les autres et que chaque être humain peut s'y retrouver et retrouver son humanité, s'il se laisse faire par le sens de l'accueil de ses habitants, et s'il sait s'ouvrir aux autres, sinon il perdra toute son humanité et sa capacité à la compassion. Il n'est bien sûr pas indispensable pour un croyant d'aller en pélerinage à Jérusalem mais ceux qui y sont allés savent néanmoins à quel point elle est unique par son art de vivre, sa convivialité et sa douceur paradoxale mais profonde, ce que combat la connerie intégriste, la sottise de ces occidentaux boute-feux de haine.

    PS : C'est pour tout cela que je pense avec d'autant plus de tristesse à l'attentat qui a eu lieu à Beyrouth hier dans le quartier chrétien. Les extrèmiste haïssent la douceur de vivre, refusent d'aider au bonheur qui parfois peut-être tout simple.

  • De Jean-Claude Barreau à André Frossard

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    medium_jc_barreau.jpgJe me souviens d'une émission de télévision où Frossard, ancien communiste donc pour cela mal considèré par Barreau (biographie ici), lui avait demandé à la fin d'un discours particulièrement enflammé avec forces gestes sur l'adultère et le pardon nécessaire  aux adultèrins malgé leur péché mais aussi le retour nécessaire à l'ordre moral, s'il avait quelque chose à se reprocher, quelque chose à prouver, de manière calme et tranquille le ridiculisant instantanément car Barreau jouait un rôle qui sonnait étrangement faux après avoir fait une déclaration du même genre que celle ci-dessous. J'avoue que je préfère largement Frossard, beaucoup plus capable de réelle miséricorde et de finesse.

    medium_frossard.gifJean-Claude Barreau a écrit ceci : "Ceux qui viennent en France en tenant à conserver leur langue, leur culture et leur religion ne doivent pas être considérés comme des immigrés, mais comme des colons".

    On aurait tort de crier tout de suite au fascisme ou au nazisme. Cela ne servirait à rien pour faire avance les choses. Cela témoigne d'une méconnaissance humaine profonde et d'une irrationnalité assez importante, une invasion, une colonisation, est quelque chose qui est raisonnée et pensée, ce n'est pas l'exode de pauvres qui viennent chercher fortune sous nos cieux plus riches. Est-ce de leur faute à eux ? J'avoue que je n'arrrive pas à comprendre pourquoi il y a cette intention derrière. Cela empêche toute résolution pacifique, bloque la discussion. Car il faudra bien trouver autre chose de plus sensé pour résoudre cette question sans pour autant tomber dans un excès inverse qui serait l'excès d'angélisme. 

  • Sur la prière

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    Un texte très court du père Alain Bandelier résumant ce que l'on oublie souvent de la prière, je rêve que charismatiques ou "tradis" le lisent :

    medium_priere.jpg"Quand tu pries, tu ne sens rien, tu n'entends rien, tu n'as rien à dire ? Bravo ! Te voilà enfin prêt à prier pour de vrai. Cherche Dieu, pas des sensations."