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christianisle

  • Deux considérations taquines sur la mort de Mandela et les « mutins de Panurge » hagiographes

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    573932_french-opposition-parties-unions-and-civil-rights-groups-protest-against-president-sarkozy-s-tough-anti-crime-proposals-in-paris.jpgEn notre époque, l'anti-racisme très mièvre, très général, très vague est devenu la norme d'un Bien réputé consensuel, la justification facile de la société libérale-libertaire et de son égoïsme intrinsèque, les nécrologies hagiographiques autour de la mort de Mandela en sont un témoignage. Celui qui n'est pas dans le moule, qui ne suis pas le mouvement est forcément un raciste de fait et logiquement aux yeux de ces beaux esprits. Mandela était et reste une sorte de figure tutélaire de cette pensée, ou absence de pensée.

     

    Car rappelons le si cette société était vraiment cohérente sur ce sujet, elle favoriserait l'éducation et aussi l'excellence chez les catégories de la population issues de la diversité, serait soucieuse de résoudre ces problèmes sans distinction d'origine ni de cultures ou d'opinions. Ce qu'elle ne fait pas, pourquoi ? Pour une raison simple, les bourgeois « kipensent » s'en foutent et sont convaincus que se réclamer de cet anti-racisme très limité suffit largement à camoufler leur légèreté concernant la pauvreté, rajoutant aux prétentions sociales des prétentions politiques, un peu plus depuis qu'ils ont abandonné leur hypocrisie morale depuis « Soissantuite ».

     

    Le bourgeois, même « libéré » même de gôche -sociétale attention- ne change pas, n'évolue pas, il est le même que celui que conchiait Léon Bloy, Bernanos ou Marcel Aymé qui fait gagner son paradis à un de ses personnages car celui-ci, huissier, meurt en criant « à bas les propriétaires ! ». Cela ne suffit pas au bougeois de dire qu'en somme être bourgeois c'est juste un « sentiment » et non une situation matérielle privilégiée objective, il sait très bien que ce n'est pas qu'un « sentiment » et il a cru trouver enfin la solution.

     

    Il a toujours « ses pauvres » et a cru trouver la parade absolue à toute critique ou remise en cause de son ambivalence morale en décrétant que seuls les personnes « issues de la diversité » (TM°) sont des pauvres acceptables que l'on garde sous la main, poussant progressivement à la périphérie des villes ceux qui ne répondaient plus à ces critères, ce n'est pas moi qui le dit d'ailleurs mais différents atlas des inégalités. Un pauvre qui n'est pas issu de la diversité qui serait revendicatif devient forcément un jaloux, un poujadiste, un électeur potentiel de le Pen donc un raciste comme toute personne critiquant cette fausse mixité sociale dont il est question également à ce lien (comme le bourgeois "kipense" se justifie de ces opinions et de sa belle conscience en prétendant à l'objectivité je lui en donne).

     

    L'avantage de ces pauvres « issus de la diversité » (TM°), c'est que les bourgeois progressistes de progrès achètent leur gratitude facilement et se sont même dit dernièrement, à « Terra Nova » entre autres, que finalement cela en fait une clientèle électorale des plus acceptables car « captive », ce qu'ils ne disent pas, abandonnant l'électorat populaire dit « de souche », que des ingrats ! , aux autres partis, les rejetant dans les limbes des partis « anti-républicains ». Bien entendu, l'auteur de ces lignes ne reproche absolument à ces pauvres de service de profiter de cette manne non pas céleste mais bourgeoise.

     

    Cette idée aurait braqué le PS mais c'est ce qu'ils font malgré tout. De temps en temps, parmi ces pauvres méritants, et ceux qui demeurent obséquieux et pas trop revendicatifs, et qui votent docilement là où on leur dit de voter, qui militent sans se poser de questions, on en choisit quelques uns pour en mettre à la télévision ou en faire des ministres qui font bien sur la photo et suivront sans même qu'on leur demande la ligne idéologique actuelle essentiellement sociétale.


     

    Sur l'hypocrisie de cette attitude de bons apôtres qui évacuent très vite la précarité, la pauvreté (on ne parle déjà plus des sans abris) la mort de Mandela et le concert immédiat et quasi général sans nuances de louanges m'ont rappelé cette anecdote lue dans « Actuel », journal de droite bien connu (sic), sur Johnny Clegg, chantre à une époque de l'anti-racisme et de ce Bien moderne vaguement humanitariste, dont on a entendu la chanson hagiographique sur Mandela jusqu'à plus soif, jusqu'à la nausée ces derniers jours.

     

    Juste avant, il n'était qu'un des musiciens du groupe de Sawuka, artiste ayant la peau noire, mais sous le seul nom de Sawuka, les disques ne se vendaient pas en Europe ou aux États Unis. Les producteurs ont donc mis en avant Clegg, qui est blanc, misant aussi sur un angle de chansons « militantes », et ô miracle les disques se sont alors beaucoup mieux vendus sur les marchés qui comptent, ces cyniques lucides sur la nature humaine sachant très bien que le message anti-raciste se vend mieux finalement quand c'est un blanc qui le propage ou feint de le propager.

     

    Curieux, non ?

     

    On va encore dire que je suis réactionnaire et raciste et fââchiiste pour éviter de lire mes articles, ce n'est pas grave car c'est ainsi qu'Allah est grand...

     

    image prise ici

     

    S'il y a une chanson que je retiens sur Mandela c'est plutôt celle-ci des "Simple Minds"...