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chrétiens

  • Des chrétiens forcément homophobes

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    politique, société, chrétiens, catholiques, islam, homophobie, amaury watremezDés qu'un taré fanatique se réclamant de Daech commet un massacre au nom des valeurs de l'Islam, il se trouvera toujours un commentateur ou un éditorialiste distingué pour comparer avec l'homophobie chrétienne et assimiler tous les chrétiens, surtout les catholiques, aux affidés « rednecks » de Trump, majoritairement protestants, ou aux traditionalistes délirants de Civitas, parfois c'est juste l'envie de choquer le bourgeois, ce que je peux certes comprendre. Pire encore, si un chrétien dit sincèrement toute son horreur du massacre d'Orlando il sera alors soupçonné de double langage, d'intentions suspectes. C'est quand même un peu facile.

     

    Et puis il faut bien dire qu'avec les catholiques on risque quand même moins la rafale de « kalachnikov » (TM°) en pleine tête...

     

    Ainsi que de nombreux chrétiens j'en ai ras le bol de cette assimilation réductrice et caricaturale dés que l'on souhaite ne serait-ce qu'un petit peu parler de l'homophobie bien présente pourtant en Islam. Je songe quand même à tous ces gosses qui se font violenter, brutaliser, maltraiter dans l'indifférence et la lâcheté dés que ne serait-ce que suspects de mœurs ne convenant pas à tel ou tel imam. Ce ne sont pas des cas isolés d'imam gay, de musulmans fiers d'être homos, des exceptions confirmant la règle parmi les musulmans qui changeront la réalité de ces faits concrets. Et l'hypothèse de l'homosexualité de l'assassin d'Orlando tout comme celle de Salah Abdelslam n'y changent rien.

     

    Au contraire, cela confirmerait ce que j'affirme...

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  • Quand vous souciez-vous enfin des attaques anti-chrétiennes ?

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    7684147-11883327.jpg?v=1429141360En France, deux lieux de culte ou de sépulture chrétiens sont profanés chaque jour. Le ministère de l'Intérieur décompte pour 2014 807 atteintes aux lieux de culte et aux sépultures dont 673 à l'encontre de sites chrétiens, soient 83% des attaques. Cela pourtant ne semble pas émouvoir grand-monde. La plupart des journalistes évoquent le problème à tout petits pas, et le mot « chrétiens » semble leur brûler les lèvres, ainsi qu'aux politiques.

     

    Qu'il a été dur à notre président, à nos ministres, à nos journalistes de le dire ! Combien d'années pour que l'on parle enfin des chrétiens d'Orient ! Combien de temps pour les citoyens dignes de ce nom, croyants ou non, y compris de droite s'en émeuvent ! Je me souviens de ces années où en parlant j'étais qualifié de « donquichottesque ! J'exagérais selon les bonnes âmes mais aussi les petits jeunes gens réalistes de droite...

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  • Un pape "simple" et radical

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    pape.jpgPour ses cent jours au Vatican, le pape François a prononcé encore une homélie très forte, incitant à la radicalité évangélique, encourageant les chrétiens à être révolutionnaires, je cite dans le texte. Alors certes, je ne pense pas qu'il entende par là une révolution au sens marxiste ou socialiste du terme, mais le terme est suffisamment clair me semble-t-il.

     

    Il entend par là que la foi n'est pas seulement une affaire privée, une sorte de gymnastique mentale et spirituelle pour « se sentir bien dans sa peau », mais qu'elle implique des exigences morales, sociales et personnelles bien loin du consumérisme idéologique actuel dominant aussi parmi les chrétiens :

    Une goutte d'humanitarisme « light » qui n'implique pas trop d'obligations, un zeste de syncrétisme, deux doigts de développement durable, un rien de commerce équitable, et quelques litres d'hypocrisie mièvre sur les chtits n'enfants n'africains....

     

    Il s'agit pour les catholiques d'être en cohérence, au moins un minimum, avec leur foi et la doctrine sociale de l'Église, qui n'a jamais été favorable à notre société libérale libertaire, et encore moins au monétarisme qui domine le niveau macro-économique. Alors bien entendu, il ne s'agit pas pour moi de juger qui est en cohérence, qui ne l'est pas ne l'étant pas moi-même et ne disposant pas de l'autorité morale ou de la sagesse nécessaire, ou d'indiquer des panacées pour y arriver, cela étant une affaire intime entre la personne et Dieu.

     

    Mais les fruits de comportements privés plus cohérents s'additionnant se feraient immédiatement sentir. Évidemment, dans une société où tout ce qui ressemble de près ou de loin à une obligation morale et personnelle envers les autres est considéré comme insupportable et arbitraire, hélas également chez les catholiques où personne ne veut se sentir forcé à aller jusqu'au bout, à être radical quant à l'Évangile, ce n'est pas une voie semée de pétales de roses.

     

    Le pape a également fustigé les communautés fermées dans lesquelles s'enferment volontiers les catholiques, qui choisissent une case confortable selon leur milieu et leurs appétences spirituelles :

    plutôt traditionnelle, plutôt progressiste et libertaire quant aux mœurs, charismatique et sur-affectif pour le défoulement-catharsis, où l'on trouve des réflexes sectaires qui transforment le christianisme en religions d'« initiés », les « appelés » étant toujours, est-ce étrange, les cadres des « sectes », pardon, des « communautés nouvelles ».

     

    Ces cases sont aussi des agences matrimoniales plus ou moins officieuses permettant de perpétuer l'endogamie de certains milieux privilégiés et d'éviter ce qu'ils considèrent comme des mésalliances. Dans les milieux du spectacle, des arts et de la culture, l'on apprécie particulièrement ce « vivier » d'épouses et époux sérieux et sérieuses, et bien dotés.

     

    Je peux presque comprendre cette endogamie qui nait de la crainte des catholiques de perdre leur identité celle-ci pouvant se dissoudre dans la société telle qu'elle est. C'est d'ailleurs ce qui arrive dans les familles « progressistes » où l'on a dit et répété aux enfants que la foi n'induit aucune obligation, ni prières, ni sacrements, l'intercession des prêtres y étant considérée comme accessoire.

     

     

    De cette homélie, les journalistes, mais aussi les ecclésiastiques médiatiques, dont le représentant des évêques de France ce matin, monseigneur Bernard Podvin, feignent de ne retenir seulement que la fameuse « simplicité » de ce pape qui va certes à l'essentiel sans fioritures, qui s'exprime comme un curé de campagne, alors que ce n'est pas l'essentiel. Louer la simplicité du pape, c'est très beau, mais c'est parfois plus intéressant d'écouter son discours, qui est d'ailleurs le même que celui de Benoît XVI dans « le Sel de la Terre » qui était certes plus intellectuel.


    illustration prise sur le site "la Croix"