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choses pénibles

  • Les météorologues de comptoir

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    2051363222.gifAuparavant il n'y avait que les biocosméticiens-capilliculteurs, autrement dit les coiffeurs ou les merlans, qui ne sont pas tous tétrapiloctomes (Attention, que veut dire ce mot ? vous avez cinq secondes : homosexuel ? Naan, ennuyeux ? Naan ! "Coupeurs de cheveux en quatre" était la bonne réponse), pour nous encombrer les tympans avec des considérations météorologiques des plus niaises, maintenant tout le monde s'y met. Quand il y a un peu de soleil, on risque la canicule, quand il pleut un petit peu, c'est que toute la saison va être pourrie. Cela doit faire un bon bout de temps qu'il n'y a plus de saisons dans les conversations des gens, au moins depuis le traite de Villers-Cotterêts et le fait que tout le monde parle français (maintenant même dans mes notes les plus frivoles j'insère des notes de culture pour participer moi aussi à l'effort d'éducation des masses populaire qui sont quand même bien trop cons pour penser toutes seuls, donc faut que l'élite s'y mette, et bien sûr, je fais partie 1634745431.jpgde cette élite, évidemment ; note personnelle : à l'intention des scientologues ou des adhérents à l'UMP, ceci est de l'humour glacé et sophistiqué au second degré). Pourquoi ne pas tout simplement être content du temps qu'il fait ? La pluie permet de s'abriter et de parler avec ses voisins, le soleil donne l'occasion de s'attarder à la terrasse d'un café, la neige autorise le défoulement, et le printemps est tellement doux qu'il incite à la bagatelle plus qu'à se gueuler dessus. Ce serait beau, non ? Mais ça ne va pas, on ne peut pas, on affirmera à son voisin que le temps est pourri et qu'il n'y a rien à y faire, qu'il nous détraque le temps mais que c'est comme ça ma bonne dame. Ce seront les mêmes qui, plus tard, laisseront tourner le moteur ou prendront la bagnole pour aller chercher deux bricoles à cinquante mètres, et participeront activement et gaillardement au réchauffement de la grosse boule de glaise qui tourne à 26000 km/h sous nos pieds.