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chats

  • Éloge misanthrope du chat

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    société, animaux, chats, amaury watremez, politique, maisonL'être humain, ce pitoyable primate, est persuadé qu'il domine la Création et tous les animaux alors que comme chacun sait depuis Douglas Adams il est seulement la troisième espèce la plus intelligente de la planète. Pour l'auteur du « Guide galactique », les dauphins et les souris nous précèdent, je pencherais plutôt pour les chats dont l'homme croit qu'ils sont des animaux domestiques dociles. Le chat le laisse croire, ceci afin d'assurer sa propre tranquillité. S'il ne le faisait pas, l'homme s'affolerait, et il oublierait de changer la litière tous les jours.

     

    Il le laisse même faire quelques croisements pour aboutir à des physiques félins exotiques flattant l'homme dans son orgueil. Après tout il n'est pas contre si cela lui donne l'occasion de rencontrer quelques chattes même de gouttière....

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  • Les animaux malades de la bêtise (humaine)

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    Peut-être les défenseurs des animaux m'en voudront-ils sur Agoravox ?

    En France, on dénombre 70 millions d'animaux de compagnie de tout genre. Les français sont fous en particulier de leurs chiens et de leurs chats. Combien de fois croise-t-on sur les routes des chien-de-garde.jpgvoitures avec le clébard à sa maman sur le siège arrière voire celui du passager car c'est plus qu'un enfant parfois, mieux en fait, car avec un chien ou un chat, pas de problèmes d'enfance, pas de puberté difficile, pas de devoirs à vérifier, rien n'est trop beau pour lui de fait. Et comme le dit la formule consacrée, il ne lui manque que la parole. Les propriétaires de chiens, les chats c'est différent, rajoutent souvent ensuite : et « en plussse ils sont plus fidèles que les êtres humains et moins méchants, allez ! ».

    Cela me rappelle cette anecdote vu dans un documentaire animalier : un présentateur tenait à la main un fruit, et observait un orang-outang juste en face dans un bassin en béton. Les yeux perdus dans le vague de sa réflexion, il se lança dans une tirade qu'il croyait très profonde sur la sagesse qu'il croyait lire dans les yeux du quadrumane qui n'avait d'yeux que pour le fruit qu'il finit par lui chiper avant que l'autre ait pu finir son discours. Là où il voyait de la sagesse, il n'y avait surtout que l'envie du singe de s'offrir une petite gâterie gratuite (au second degré, petite gâterie pourrait vouloir dire qu'ils s'offrent autre chose, mais là aussi, ils se l'offrent sans permission, car eux ont la souplesse pour ça qui nous manque).

    On projette finalement tellement de choses sur les animaux, qu'écouter quelqu'un en parler permet de connaître beaucoup de choses de celui qui en discute : son rapport aux autres, ses frustrations, ses complexes.

    Ce n'est pas pour rien que les petits caïds de cités, de lotissements (ce sont souvent alors des caïds retraités, des caïds qui ne deviennent des cadors qu'une fois le gros clebs bavant et grognant au bout de la laisse) ou de centre-villes aiment bien se balader avec au bout de la laisse un chien entre le fauve et le chien des Baskerville. Le chien, qu'ils dressent ou font dresser pour le pousser à l'agressivité, ce qui est plus impressionnant dans leur cervelle de moineau, compense leurs manques ou ce dont ils s'imaginent manquer.

    Il y a toujours une chose qui choque beaucoup, par tous les temps, mais un peu plus en hiver, c'est quand on voit les maîtres de chiens passer l'air indifférent devant des SDF ou des clochards qui dorment dehors la nuit, alors qu'il gèle à pierre fendre, et avoir tout plein d'attentions ensuite pour leur chien, qui n'est certes pas responsable de la sottise de ses maîtres, mais lui ne couchera certainement pas dehors au froid. Si l'on posait la question aux propriétaires de chiens, ils seraient les premiers surpris que l'on puisse se la poser, car ils se fichent comme du premier os en plastique de leur félidé préféré ou de leur canidé adoré des personnes qui dorment dehors.

    Brigitte Bardot prétendait dans les années 70 que ce n'était pas vrai, que souvent les défenseurs des animaux sont aussi d'ardents humanistes, elle a montré par la suite combien elle exagérait un peu en disant cela par ses déclarations et attitudes.

    Parfois les maîtres, et les maîtresses, poussent le ridicule à affubler la pauvre bête d'un tout petit manteau ou imperméable assorti à leurs habits. C'est très « hype » chez des perruches snobs et quelques dindes de haute volée qui quant à elles sont des animaux de compagnie parfaits pour un quinquagénaire qui a du pognon ou même encore un président de la République, des animaux de compagnie très coûteux à entretenir.

    Les animaux de compagnie le sont parfois jusqu'à la mort, on fait enterrer ou incinérer le chien, le chat, ou la tortue, à côté du maître. On me dira, cela permet d'entretenir la dynamique économique des pompes funèbres qui ont trouvé là un nouveau créneau. Si l'on craint de plus en plus la mort, si l'on a de plus en plus peur de la maladie chez l'être humain, on adore s'occuper des funérailles du chienchien à mémère ou du Raminagrobis de l'oncle Alphonse qui l'avait sur ses genoux jusqu'à la fin, ou presque, car le chat a quitté les genoux du bon tonton quand il s'est avéré qu'il avait considérablement refroidi.

    Ci-dessous un extrait de "les chiens" d'Alain Jessua

  • Hacher un chien ? (C'est dur à dire)

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    Vu le nombre de propriétaires de clébards faisant faire leur chien en toute quiétude un peu partout sur tous les trottoirs de nos belles villes françaises, j'appellerai bien la SDA pour leur demander combien de bâtons de dynamites il faut pour hacher un chien.

  • Ma chatte n'aime pas les voitures

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    chat_voiture.jpgMa chatte, Rififi, comme le chat de Nestor Burma, c'est pas grave c'est un prénom unisexe, n'aime pas les voitures. Ces gros engins font du bruit, du bruit effrayant qui pousse à aller se réfugier sous une table accueillante ou une chaise. De plus, les voitures sentent très mauvais, une odeur qui monte à la tête et empêche de se concentrer dans la chasse aux moineaux, aux pigeons voire aux bouchons de bouteille (la proie ordinaire du fauve de salon, ou de cour, quand il est jeune). Et puis les voitures effraient le gibier possible. Parfois les voitures avalent son maître et d'autres humains, et ils ne peuvent même pas rigoler dans la salle à manger et il n'y a même plus de séances de caresses et de gratouillis sur le ventre sur la moquette du salon. Les voitures ont bien une utilité. On peut grimper dessus pour observer son domaine, que l'on aura pris soin de délimiter en pissant un peu partout. C'est encore mieux de grimper avec les pattes boueuses, en plus le maître a l'air d'aimer cela, car on peut voir le chemin pour redescendre en toute sécurité. Les chats ont du bon sens, ils cherchent le côté amusant, le reste, si çà ne se mange pas ou si çà ne se chasse pas, même pour de rire, on s'en fout. Si d'aventure, un chat est obligé de prendre la voiture il peut : primo apprendre à conduire, voir en haut à gauche, deuxio, à moins que l'on ne soit un chat souffrant du mal de mer (ressenti par les chats en voiture, c'est comme chat, euh, comme çà) on peut toujours se servir des épaules du maître ou de la maîtresse comme d'une plate-forme d'observation de la route et des animaux nuisibles que l'on y voit, tel le mulot, ou le fonctionnaire de police assermenté.

    chat2.jpgL'être humain lambda aime les voitures, surtout quand il a un problème de microcéphalie ou de micro-génitoires. Il aime qu'elle fasse du bruit car alors il se sent plus puissant, il sent qu'il domine au moins quelque chose, ou qu'il a l'impression de dominer. C'est ce qui lui plaît. Il s'en fout que çà fasse tomber plus vite les feuilles des arbres qui abritent les oiseaux et que si ceuxc-ci ne se sentent plus protégés cela fait moins de proies délicieuses pour les petits chats. L'être humain pense que l'odeur de l'essence calcinée c'est comme celle de ses phéromones, c'est écoeurant à sentir mais chez lui çà le pousse à chercher un ou une partenaire de reproduction, la voiture semble se reproduire en même temps car elle émet beaucoup de sons quand un être humain a trouvé une compagne officielle (il est à noter que les femelles humaines ne font pas des portées de 4 ou 5 chatons mais seulement un ou deux à la fois, très rarement trois, encore plus rarement quatre ou cinq). L'être humain, au lieu de roupiller tranquillement, en s'étirant de temps à autres les membres pour se procurer une activité physique saine et suffisante, a plein de choses à faire, des choses bruyantes là aussi, il verse de l'eau sur ses écuelles et sifflote en même temps, il a donc l'air content d'avoir plus d'eau dans sa gamelle contrairement aux chats qui, là encore, ont plus de bon sens.

    Conclusion : L'être humain détruit son environnement et son domaine, il aime se faire du mal en somme. Les chats sont donc déjà les maîtres du monde.