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charité

  • Comment parler avec tact à un SDF

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    lecanardenchainen449520pu0.jpgDans un hebdo de chrétiens de gauche, qui si ils ne se retenaient pas rogneraient sur l'argent de l'achat du Break familial dernier modèle ou des vacances à Pornichet, bref le modèle catho sirupeux, on ne parle ici pas de "Télérama" mais de "Péle...tût, censuré" (zut je l'ai dit un peu), on nous donne des conseils de savoir-vivre doucereux pour parler à un mendiant, pardon un SDF, avec politesse et savoir-vivre. Il arrive que les braves personnes qui pondent ce genre de papier soient d'une grande crédulité ou d'une grande bêtise, mais je trouve que celui-là bat tous les records dans le mielleux gluant. Il faut demander son nom au mendiant, je préconiserai quant à moi d'exiger qu'il présente ses papiers avant de lui faire un don, pour, je cite "entrer en communication avec lui", des fois qu'il ne serait pas tout à fait humain, ou d'une autre espèce. Ensuite, il faut l'inviter à "parler de sa situation", comme si il ne la connaissait pas, et comme si il n'avait pas envie à tout prix de l'oublier en se payant un coup à boire avec l'argent qu'il retire de "la manche". Si il manifeste justement son besoin de jus de raisin fermenté, ou de malt brassé, il faut lui expliquer combien c'est dangereux pour sa santé, de même s'il veut en griller une, une clope je précise. Je me demande, pourquoi ne pas lui suggérer de bien manger "cinq fruits et légumes" dans sa journée, bien sûr ne pas oublier de lui demander pour qui il vote (si le vote n'est pas correct, c'est de sa faute s'il est dans la mouise en gros). Il faut dire que ça ne me dérange pas qu'un SDF boive l'argent qu'il reçoit des paroissiens, ça lui fait du bien en attendant un très hypothétique "Grand soir" ou une très hypothétique "moralisation" (rires) de la Bourse (oh, oh, oh). On me dira, la France n'a pas le monopole des crétins sucrés, ou des démagogues qui n'aime pas les pauvres qui ne sont pas assez glamour, voir ici une interview d'Eric Stauffer, un suisse qui n'est pas la moitié d'un con.