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chanson

  • Reparti avec les oies sauvages

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    musique,chanson,delpech,amaury watremez2016 commence par la mort d'une figure de la France radieuse...

    Delpech est reparti avec les oies sauvages...

  • Les Femmes c'est du chinois...

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    musique, gainsbourg, société, politique, littérature, amaury watremez"Les femmes sont extrêmes : elles sont meilleures ou pires que les hommes".

    Jean de La Bruyère

     

    Je n'ai pas exactement un physique de séducteur, avouons le.

     

    Je ne serai jamais un « play boy », n'en tirant ni gloire ni honte, ce dont je me fiche éperdument. Je n'ai même pas besoin de prononcer un mot pour provoquer des éjaculations de sottise chez de nombreuses personnes. Dans notre monde, il serait logique de me voir me mettre en ménage avec une femme me ressemblant ou alors d'être un célibataire se rencognant dans son coin sans faire de vagues tel un héros houellebecquien.

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  • Stromaé Brel de hard-discount

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    Stroma%C3%AB_310.jpgJe le sais c'est très mal de dire du mal d'une icône, je n'aime pas du tout Brel auquel je préfère les textes et les musiques de Gainsbourg apparemment plus léger, plus cynique aussi, et plus futile mais plus élégant, je parle ici d'élégance morale ami lecteur.

     

    Ce n'est pas que je lui dénie son talent à Jacques De Bruxelles, je le reconnais mais Brel c'est un genre de poésie de « curé progressiste », ainsi que le surnommait Suzanne Gabriello, une de ses amantes, pour qui il a d'ailleurs écrit « Ne me quitte pas », réputé la scie amoureuse ultime, à laquelle je préfère pourtant tout l'album « Melody Nelson ».

     

    J'ai vraiment du mal avec l'écriture de Brel et ses mélodies hormis quelques chansons dont celle qui dit avec raison que « les bourgeois c'est comme les cochons plus ça devient vieux plus ça devient (c...on)», « Mathilde est revenue » ou sa chanson nostalgique, gaie et ironique sur la pluie tombant sur les grands boulevards à Paris.

     

    Stromaé (Maestro en « verlan »), a.k.a est belge, il chante un genre de « slam » - « rap » - « chanson réaliste » avec l'accent, on ne sait pas trop quoi, donc on le fait passer pour un genre de Brel « nouvelle vague ». C'est un rejeton de la bonne bourgeoisie belge, fût-elle « diverse » qui fait parler de lui dans la presse « pipeaule » du « plat pays » de temps en temps, notamment pour ses amourettes avec une « Miss » belge qui ne l'était pas, plate...

     

    Comme en plus il est métis, « issu de la diversité », c'est encore mieux même si il faut lui reconnaître cela, il n'en joue pas trop de sa « diversitude », rajoutant bien sûr à son personnage un zeste d’ambiguïté sexuelle qui plaira au « bobo » qui se croira pour un quart d'heure un peu l'homme du XXIème siècle, un type ou une femme drôlement con-cerné-e par la pauvreté, la mort, la méchanceté, et toute cette sorte de choses.

     

    Son « Fô-or-midable » on l'entend un peu trop partout, sur tous les tons, et comme c'est dans le vent de s'esbaudir, on s'esbaudit pour faire comme tout le monde car tout le monde aime et surtout ne pas sortir du troupeau, un peu comme pour « Zaz » (TM°) qui n'aurait même pas pu faire chanteuse de « goualante », car elle n'a pas non plus de personnalité.

     

    Stromaé chante le malheur, les pères absents, les types alcoolos un peu paumés, c'est tellement authentique trouvera le bon peuple qui aime bien la misère quand elle est enrobée d'un peu de sucre, car au fond Stromaé rajoute beaucoup de sucre, à un point que ça en est un rien indigeste. Le public pleure ainsi des larmes de crocodiles, car le malheur, la pauvreté, dans la vie, il s'en fout, il préfère qu'on la repeigne couleurs « chromo », qu'on la ripoline avec des bons sentiments.

     

    Il verse quelques larmichettes et puis il pense à autre chose, dont à lui d'abord et avant toutes choses.

     

    Comme ce qu'il chante est très noir, l'auditeur s'imagine ce que c'est adulte alors que ça l'est autant que l'imaginaire fantasmatique de n'importe quel ado mal dans sa peau, et tout aussi immature et narcissique qui s'imagine que ses petits tracas sont au centre du monde.

      

    Bien entendu, il combat des causes drôlement courageuses à notre époque comme le racisme, l'homophobie ou le sexisme ce qui lui vaut l'admiration de sa crémière et des éditorialistes des z-inrocks ébaubis par tant d'audace quant au choix des combats et du messââge. Des messages il y en a plein les journaux, et c'est plus efficace de s'adresser aux « P et T' pour les envoyer, il ne peut donc que sombrer dans la banalité, le « maestro », ça tombe bien la banalité, la société actuelle adore...

     

  • Analysons une chanson débile et énervante dans la joie et la bonne humeur : "Je veux" de Zaz

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    ...« Je veux » de Zaz qui casse les oreilles de tout auditeur capable d'un peu de bon goût, et ce depuis le mois de juillet. Alors, certes, un tube de l'été c'est mal écrit, c'est nul mais on aime bien l'écouter parce que ça sent les vacances, mais là, il y a trop de choses qui bloquent.

    On écoute aussi cette ritournelle sur Agoravox

    zaz.jpgJ'ai toujours aimé la chanson parisienne, qu'elle soit « rive gauche » ou « rive droite », sa gouaille, son irrespect, sa bonne humeur et son sens de la dérision, de Barbara à Juliette Gréco ou Fréhel en passant par Gainsbourg ou Philippe Clay, ou encore Dutronc et même Brassens qui était du XIVème. Par contre, avec Zaz, là on nous vend une resucée de la « goualante » des années 30 en affirmant l'actualiser au goût des années 2000 alors qu'au fond, la chanteuse ne fait qu'étaler une tonne et demie, au bas mot, de clichés de pseudo-authenticité qui ne sont pas vraiment populaires mais surtout petit-bourgeois.

    Par exemple, « Donnez moi une suite au Ritz, je n'en veux pas ! Des bijoux de chez CHANEL (en citant la marque on peut espérer des réductions dans les boutiques de la marque, un peu plus que les échantillons minuscules habituels), je n'en veux pas ! Donnez moi une limousine, j'en ferais quoi ? Papalapapapala », dans ces vers elle décrit une conception du confort finalement très commune et assez matérialiste, ça pourrait presque être sympathique si au fond ce n'était une sorte d'antiphrase. Elle en rêve de tout cela donc. Ensuite elle continue dans le même registre :

    « Offrez moi du personnel, j'en ferais quoi ? (de toutes façons on n'est plus servis, il n'y a plus de bons domestiques ma bonne dame) Un manoir a Neufchatel (pourquoi à Neufchatel, et puis celui de Suisse ou celui de Normandie ?), ce n'est pas pour moi. » Moi, je ne sais pas, je connais plein de monde qui s'en contenterait. Ensuite elle nous affirme froidement « Offrez moi la Tour Eiffel, j'en ferais quoi ? Papalapapapala », de toutes façons, à moins de se laisser avoir par un escroc, elle n'est pas à vendre.

    Le refrain est une sorte de sommet, de ponpon, de cerise sur le gâteau, de goutte avant que le vase ne déborde :

    Refrain:

    « Je Veux d'l'amour, d'la joie, de la bonne humeur, ce n'est pas votre argent qui f'ra mon bonheur, moi j'veux crever la main sur le coeur papalapapapala allons ensemble, découvrir ma liberté, oubliez donc tous vos clichés, bienvenue dans ma réalité. »

    Si je comprend bien ce qu'elle veut dire, elle ne veut rien gagner sur cette chanson, et il n'y a que son opinion, et son nombril qui compte, tout ce qui est en dehors n'est pas totalement réel.

    « J'en ai marre de vos bonnes manières, c'est trop pour moi ! », bon là au moins, elle a conscience de ses limites et on l'imagine très bien répondre au producteur du « sinegueule » et aux sponsors du clip en leur faisant un doigt, leur suggérant une toupie à partir de leur fondement, ou bien j'imagine qu'elle leur a craché à la figure. Ensuite elle confirme, elle semble y tenir, qu'elle mange comme un sagouin (comme Sophie Marceau dans « la fille de d'Artagnan ») : « Moi je mange avec les mains et j'suis comme ça ! ».

    La suite est passionnante, elle nous apprend qu'elle parle sans réfléchir, mais ça les paroles de la chanson nous en avaient déjà convaincus : « J'parle fort et je suis franche, excusez moi ! Finie l'hypocrisie moi j'me casse de là ! J'en ai marre des langues de bois ! ». Là, elle fait la confusion commune entre le fait de dire tout ce qui nous passe par la tête et la vraie franchise. Et il est probable qu'elle ne saisisse pas tout à fait le concept de la langue de bois politique.

    Elle termine en beauté : « Regardez moi, toute manière j'vous en veux pas et j'suis comme çaaaaaaa (j'suis comme çaaa) papalapapapala ». Elle ne nous en veut pas, encore heureux, il ne manquerait plus qu'elle morde. Sur la photo, Zaz est habillée avec un fichu/turban vaguement ethnique parce « t'vois on est tous frères, t'vois », on sent bien qu'elle a envie d'aller fumer un bédo ou deux avec des joueurs de djembé à dreadlocks, mais elle reste étonamment sage car le tag est fait à la craie, donc facilement effaçable après la photo. Elle porte un pantalon écossais large style « punk » mais assagi, rentré dans le rang.

  • « Boyzone » et l’antisémitisme

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    Un article de Jean-Louis Essefii, ancien chroniqueur pour « Cosmopolitan » et « Marianne » ainsi que "Science et Vie junior" entre autres

    00151070_lg.jpg« Stephen Gately, membre du boys band « Boyzone » a été retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel de Majorque. Aussitôt des journalistes de l’empire du Bien, qui prônent le retour à l’Ordre Moral ont suggéré fielleusement que c’était du fait de l’absorption massive d’alcools et de drogues, chacun étant pourtant parfaitement au courant qu’à travers ses textes engagés, Stephen mettait en avant une vision saine et progressiste du monde actuel. En payant des gigolos ou des gitons, Stephen ne fait que remettre d’équerre l’équité qui devrait toujours avoir cours dans notre monde. Son analyse économique était particulièrement pertinente d’ailleurs dans « All the time in the world » ou « Believe in me ». Dans « While The World Is Going Crazy », le groupe se montrait particulièrement attentif aux préoccupations écologiques de son public. On pense aussi qu’à travers des paroles faussement anodines, Stephen se souciait de l’antisémitisme grandissant des croisés de l’Ordre Moral de retour, certains étant crypto-pétainistes comme l’auteur de ce blogue qui est également un crypto-catholique traditionaliste réactionnaire et vichyste qui se cache sous des dehors aimables de gauchiste à la petite semaine. Il est sauvé par le fait qu’il a conscience de ses gros handicaps et qu’il veut s’amender, enfin du moins c’est l’impression qu’il me donne depuis qu’il m’a recruté pour écrire sur son site. Les mêmes croisés de l’Ordre Moral ont cru ensuite voir dans « Boyzone » de la pédophilie alors qu’il n’en était rien, le groupe voulait simplement souligner l’homophobie latente de notre société. Comme Stephen Gately vivait encore chez sa mère à 33 ans, d’autres ont cru qu’il était juif, et ont pensé voir là l’origine de ses dérives alcooliques et sexuelles. On le voit bien quand même par cet exemple que l’antisémitisme est encore présent dans notre société, que ces attaques contre le leader de « Boyzone » rappelle les heures les plus sombres de notre histoire, ce n’est pas irresponsable d’invoquer la « Bête Immonde » à tout bout de champ, monsieur Vatremèze, il faut en parler tout le temps et à n’importe quelle occasion, c’est la seule manière de détruire la judéophobie en France. Je pense qu’il faudrait que tous les hommes et les femmes de bonne volonté devraient faire entendre leur voix pour défendre la mémoire de Stephen Gately ».

  • "Les amours perdues" - Juliette Gréco

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    Hier soir, j'ai écoute plusieurs chansons de Juliette Gréco, grande dame de la chanson française, dont celle-ci que Gainsbourg lui porta un jour, transi de timidité et "le Gros Lulu" (petite dédicace à toi qui me lis souvent en cliquant sur le lien). Cela m'a donné l'inspiration pour un prochain épisode de mes "Torrents d'amour".

    Un livre sur cette chanteuse :

    174850.jpgContrairement à ce livre, ce qui est toujours un peu agaçant dans le portrait que l'on tire des personnes de talent, c'est qu'on ne les imagine que graves, pétries des bonnes intentions et des bons sentiments que les admirateurs projettent sur leurs idoles. Gréco est une femme libre, résistante, au sens strict aussi, il en faut aussi du culot pour gifler un officier nazi quand on est une adolescente juive pendant la Seconde Guerre !
    J'ai eu envie de lire cette biographie après avoir vu Juliette il y a quelques mois à la télévision. Elle va au gré de ses humeurs d'homme en homme, qui jamais n'arrivent à la recadrer dans la petitesse de leurs désirs étriqués. Elle s'engage, se trompe et a souvent raison, milite et s'indigne de la sottise et de l'injustice, mais ne devient jamais une militante acceptant les compromis pour complaire à un parti quel qu'il soit, contrairement à Isabelle Aubret, talentueuse et parfois stalinienne, ce qui n'enlève rien à son talent de toutes manières. Elle fait preuve aussi d'humanité, de gaieté, de joie furieuse de continuer à vivre entièrement et non à moitié comme la plupart de nos contemporains.

    Titre : Juliette Gréco. Les vies d'une chanteuse | Auteur : Bertrand Dicale | Editeur : Lattès

  • l'Europe communie dans le kitsch en attendant la guerre civile

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    Il paraît que l'Europe et la campagne pour les élections européennes ne passionne pas vraiment les citoyens, qui s'en foutent un peu visiblement, ne connaissant pas pour les trois quarts le fonctionnement des institutions. Comme un fait exprès, un paranoïaque dirait que c'est un complot pensé, des abrutis sans foi ni loi et dangereux décident de tirer à l'arme de guerre sur les policiers venus apréhender un gardé à vue : un animateur socio-cul interrogé ce matin sur une radio périphérique en a profité pour dire que "ça allait encore porter préjudice à l'image de la Courneuve dans les médias" ça, ben tiens ! Il a continué son discours sur le mode du "tout va très bien madame la marquise". Il ne voyait pas de problèmes à ce que les jeeeûnes aient un flingue par ailleurs (ils ont peur dans le noir ?) et a terminé sur la "culture rap" et la culture des "tags" qui sont quand même quand on considère le tout-venant l'expression de haines et de sottise satisfaites, phallocrates et totalement amorales.

    Ce genre de fusillade ferait quand même bigrement penser aux débuts de la guerre endiapo_sarkozy2.jpg ex-Yougoslavie. C'est plus qu'inquiétant si on en est là. Et on sait bien qu'envoyer des militaires n'y changera rien, comme le montre l'exemple précisément de l'ex-Yougoslavie ou de la guerre israélo-palestinienne. C'est une des raisons pour laquelle le vote que les français s'apprêtent à faire est pour l'instant à très forte majorité UMP qui continuera à encourager la désastreuse politique monétariste actuellement suivie par les institutions de l'Europe, en face, on est incapables de se confronter aux vrais problèmes, on retarde souvent d'un wagon, ou alors on se chicane sur des conflits de personnes.

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  • Maman XY, Mademoiselle K - de Frédéric Vignale

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    Jolie chanson mise en images et en notes par Frédéric Vignale qui introduit là la personne de Françoise Lavatère.

    En France, il y a les cloportes de la Star Ac, les nouveaux chanteurs lymphatiques et il y a ce genre de chansons.