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ce que soulève la jupe

  • Des nouveaux « sans-culottes » contre le sexisme ?

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     Dédié au modérateur du « Huffington Post » qui m'a viré au bout de quinze minutes (certainement par excès de tolérance)

     

    c38f51481233f343d12586c39bf96a694a087a04.jpgLes articles de l'ineffable Samuel Laurent de « le Monde », les commentaires sur le « Huffington Post » où j'ai cherché à mener le débat pour voir mon compte et mes commentaire supprimés au bout de quinze minutes montre en main (sur ce site on aime bien le débat mais entre personnes qui pensent la même chose), l'hystérisation des médias autour de l'initiative de quelques lycéens encouragés par les adultes dont les éducateurs et l'Académie de Nantes, « Ce que soulève la jupe », m'ont rappelé l'ambiance au moment du badge « Touche pas à mon pote ! » en 1983,84.

     

    Tu ne portais pas ce morceau de plastique, tu étais raciste ami lecteur. Hier, un lycéen ne mettait pas de jupe, il était forcément sexiste et homophobe et réac et fââchiiiste ainsi que la plupart des journalistes télé, radio ou de la presse papier ou en ligne le suggéraient, utilisant les militants présents de « la Manif Pour Tous » comme des épouvantails bien utiles, des repoussoirs ce que je trouve ironique de par la frénésie que Frigide Barjot et LMPT ont mis à vouloir absolument se présenter comme aimant les homosexuels et modernes toussa, hélas, ainsi que je l'ai déjà écrit, ils étaient déjà dans le même sac que les « réacs ». Ils sont encore tombés « dans le panneau » hier au fond, se laissant prendre au piège.

     

    On passera sur les propos rappelant que les prêtres et les religieux sont en robe, bonne blague en disant long sur les préjugés de ceux qui les sortent au fond.

     

    Alors que pour ces gamins qui sont bien de leur époque, ils s'agissait surtout de faire le buzz tout en donnant d'eux sur le réseau une image flatteuse de gosses bien courageux et citoyens, beaucoup de « selfies » je pense sur « Touitteure » et « Fècebouc », tout en participant du spectacle. Car comment croire que cette journée changera quoi que ce soit au sexisme, aux injures faites aux femmes ou à l'homophobie ? Ce sont des maux graves qui naissent de la grave crise morale et éducationnelle que traverse la France depuis quelques décennies déjà, crise dont « Soissantuite » fût le révélateur.

     

    Le sexisme et les injures faites aux femmes naissent d'abord de la démission des parents quant à l'éducation de leurs enfants qui n'apprennent plus et n'apprendront jamais à respecter les jeunes filles et les dames. Par peur d'être qualifiés de réacs ou pire encore, leurs géniteurs ne veulent surtout pas transmettre quoi que ce soit là-dessus, encore moins concernant la sexualité car malgré l'avalanche de porno sur le Net les gosses de 2014 sont aussi ignorants sur le sujet que leurs ancêtres et grands parents, voire plus car leurs ascendants pouvaient observer chaque jour les animaux autour d'eux se livrer au coït. L'influence du porno sur ces petites têtes blondes ou brunes est bien sûr catastrophique puisqu'il amène la perception des femmes comme des « machines à jouir » toujours disponibles, les plus féminines étant forcément considérées comme des « salopes », je cite.

     

    On gardera un silence « pudique » sur les françaises dans ces endroits, ou les filles justement qui viennent à l'école « en filles ».

     

    Cela est également engendré par le détricotage progressif de l'Éducation Nationale et du tissu associatif dans les quartiers difficiles et les cités au nom d'économies pour l'Europe, les décisions aberrantes consistant à envoyer dans ces lieux des jeunes diplômés pas du tout préparés à ces divers chocs et qui sont incapables de faire face, à la destruction du travail de proximité des policiers, des gendarmes, des pompiers. Ne reste alors que la loi du plus fort, celle des traficoteurs et crétins dangereux ayant assimilé parfaitement les lois du Marché et qui ont mis en coupe réglée ces quartiers dans lesquels je doute que l'on croise des lycéens en jupe. Dans ces quartiers, où la précarité et le chômage règnent en maitres chez ceux qui ne trafiquent pas, on compense par une masculinité exacerbée à outrance et violente, et dure, en particulier avec les sœurs ou les copines.

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    A ce propos, regardant les reportages et les photos de l'évènement, j'ai vu surtout des petits mâles blancs bien proprets, aucun parmi eux n'était issu de la diversitude...

     

    Ce sexisme et ces injures contre les femmes naissent aussi d'un Islam des « quartiers » dispensé par des imams étrangers souvent complètement ignorants du Coran que beaucoup n'ont pas lu, et qui encourage les jeunes hommes à cette masculinité « radicale » évoquée plus haut, qui compenserait leurs frustrations en somme, d'un désir de se créer une identité fantasmée et idéalisée contre les valeurs françaises modernes, ou plutôt leur absence. Notes d'ailleurs ami lecteur que ce sont d'abord et avant tout des jeunes filles de familles aisées, des étudiantes, qui ont enclenché ce mouvement de « prise de voile » progressif dans les années 1990 jusqu'à maintenant.

     

    S'il y a une « journée de la jupe » (voir vidéo ci-dessous) qui posa les bonnes questions, ce fut celle-ci mais curieusement il n'y eut guère alors de relais médiatiques, politiques ou éducatifs pour en parler, car ces questions posées étaient certainement trop brûlantes...

     

    image du haut prise sur le site de TV5

    image du bas sur le site de midilibre