Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

catholicisme

  • Ce que deviennent les cathos

    Imprimer Pin it!

    religions, société, christianisme, politique, catholicisme, versailles, amaury watremezJe défendrai toujours la foi catholique et l'Evangile contre vents et marées. Elles me sont chevillées au corps et à l'âme bien que ma foi est sans doute loin d'être aussi grande qu'un grain de moutarde. Et c'est petit un grain de moutarde. Tout comme je défendrai malgré eux les catholiques qui sont pour la plupart pourtant indéfendables.

     

    Mais j'ai du mal, de plus en plus.

     

    J'ai vécu trois ans à Versailles qui est le cœur de ce qui reste du catholicisme en France, enfin celui dont on parle le plus, celui qui va à l'Emmanuel en été et à saint Cast, La Baule ensuite. Je m'étais dit naïvement que de par ma proximité apparente d'idées avec la plupart, de ma par mes croyances, cela serait facile. Je pensais que c'était à moi de faire des efforts pour m'intégrer et rencontrer du monde. Il y avait aussi ce désir de ne plus être l'électron libre, le trublion, le caillou dans la chaussure...

    Lire la suite

  • Fais toi peur avec les cathos

    Imprimer Pin it!

    politique, société, religions, catholicisme, spiritualité, amaury watremez, macron, bernardins,Emmanuel Macron est allé tenir un discours aux Bernardins déplorant que les relations entre l'état français, la république, se soit distendu avec les catholiques. Il est vrai que nos valeurs, notre société, se sont construites sur celles du catholicisme qu'on le veuille ou non. Les droits de l'homme ne sont en somme qu'une laïcisation de la morale évangélique. Dés que quelqu'un ose le rappeler ne fût-ce que timidement, il risque aussi une levée de boucliers moralisateurs, une bordée d'injures de tous ceux qui haïssent le catholicisme encore maintenant alors qu'il ne concerne que de 1 à 2% de pratiquants réguliers.

     

    Il faut dire qu'après des décennies à avoir affirmé aux catholiques que la pratique des sacrements n'était pas bien importante, il ne faut pas trop s'en étonner.

     

    C'est plus simple et moins risqué de le faire avec eux qu'avec d'autres religions monothéistes beaucoup plus susceptibles. Il faut dire aussi que les catholiques ne savent généralement pas se défendre ou répondre à la haine contre eux. Ils ont toujours peur de déplaire, d'être assimilés aux méchants réactionnaires, à la droite bien de droite.

    Lire la suite

  • Lettre d'un fils à son père – lettre au pape François

    Imprimer Pin it!

    Aussi sur Agoravox

     

    à propos de la lettre du pape François sur les migrants (voir à ce lien)

     

    pape françois, société, politique, christianisme, religions, catholicisme, église catholique, lettre sur les migrants, amaury watremezMon père,

     

    Je ne suis pas de ces doux dingues persuadés que lorsqu'ils écrivent des missives enflammées au président de la République ou à ses ministres ceux-ci se jettent sur leurs lettres, les dévorent et y répondent. Je suis convaincu que jamais vous ne lirez cette courte adresse mais je vais l'écrire malgré tout.

     

    Dans l'église de France, je pense particulièrement aux paroisses de Versailles mais c'est le même cas de figure un peu partout dans ce pays, on veut aider les pauvres. C'est très bien, très honorable sauf que le pauvre ce n'est jamais le plus proche, jamais le voisin de chaise à la messe auquel on ne serrera pas la main pendant le « baiser de paix » si on ne connaît pas, s'il ne fait pas partie du réseau. Le pauvre c'est toujours le migrant, l'étranger, cet autre majuscule que l'on ne veut plus voir ailleurs, cet autre toujours innocent alors que l'occidental serait toujours coupable :

    Lire la suite

  • Le facteur humain et les catholiques

    Imprimer Pin it!

    Ces « cathos » dont des jeunes prêtres qui se demandent régulièrement dans leurs homélies dominicales avec gravité et componction et avec leurs équipes liturgiques durant toute l'année :

     

    Foi, catholicisme, société, politique, religions, église, paroissiens, 15 août, amaury watremez« Mais comment se fait-il que les gens désertent les églises » ne se voient donc pas à la sortie des messes ?

     

    Les gosses et les parents en « Cyrillus » (TL°), les shorts pastel rouge, rose et vert des pères en été, page 46 du catalogue printemps/été, les robes « trapèze » des mères, page 54 du catalogue, les groupes de conversation automatiquement selon la spécialité médicale ou juridique du mari, les épouses objectivement « de décoration », les vieux gars et vieilles filles de service que parfois l'on honore d'un -bref- bonjour, bref parce que c'est déjà pas mal n'est-ce pas...

    Lire la suite

  • Prendre Sausage party au sérieux ?

    Imprimer Pin it!

    Moraliser le cinéma

    dessin animé, sociologie, politique, société, cinéma, censure, sottise, religions, catholicisme, amaury watremezLa polémique, si on peut appeler ça ainsi car elle est picrocholine, autour du dessin animé pour adultes « Sausage Party », m'amuse beaucoup. Et je ne comprends pas trop : ceux qui condamnent « Sausage Party » sont dans le même temps pour une libéralisation encore plus marquée de l'économie, libéralisation qui entraîne mécaniquement celle des mœurs. Ou alors sont-ils hypocrites ?

     

    Cette discussion ridicule m'évoque également l'abbé Bethléem. Cet abbé a pratiqué tout le temps de son sacerdoce la censure attentive des œuvres littéraires et cinématographiques de son temps. Il s'est régulièrement trompé sur la valeur artistique de ce qu'il prétendait interdire au nom de la foi chrétienne manquant singulièrement de discernement sur la plupart des auteurs de livres et de films. Il s'est systématiquement trompé avec une constance qui inspire l'admiration.

     

    Il les aura tous manqué, y compris les écrivains catholiques...

    Lire la suite

  • Les pauvres à la porte des églises de France

    Imprimer Pin it!

    politique, société, religions, christianisme, patronage, jeunesse, curés, catholicisme, amaury watremezLa déchristianisation de la France en général, la désaffection des églises, et des messes dominicales en particulier, trouvent leur origine dans l'abandon par l'église de France des populations précaires et, ou pauvres. Il n'y a guère plus de 4% de français se disant catholiques pour pratiquer régulièrement ou pas trop irrégulièrement. Bien sûr, je n'oublie pas qu'il existe encore maintenant des associations catholiques s'occupant de fournir des aides d'urgence comme le « Secours Catholique », ou de reloger des « sans abris », ainsi « Habitat et Humanisme ». Il demeure des croyants, souvent dans l'ombre, on ne parle pas beaucoup d'eux, aidant encore leurs prochains.

     

    Mais la pratique religieuse est surtout devenue objectivement un conservatoire social permettant à un milieu de « bonnes » familles de se protéger des influences néfastes des « classes dangereuses » si vulgaaaires. Parler des pauvres c'est bien joli, mais les Béatitudes sont oubliées une fois le parvis de l'église franchi...

     

    Ce n'est pas que les précaires ou les pauvres soient rejetés des paroisses avec brutalité ou dans les discours. Les intentions, à commencer par les intentions de prières, sont toujours de bonnes intentions. Cela va même jusqu'à la mièvrerie il est vrai de temps à autres. Mais la pratique active active de l'entre-soi par la plupart des paroissiens actuels, souvent plus ou moins inconsciemment, constitue un repoussoir infranchissable. Leurs manières de se comporter à la sortie de la messe en premier : on ne se dit bonjour qu'entre personnes du même milieu voire de la même profession libérale ignorant les autres...

    Lire la suite

  • Le nécessaire chemin de Damas des catholiques français

    Imprimer Pin it!

    catholicisme, saint etienne du rouvray, terrorisme, islam, société, amaury watremez« Combattre avec les armes de la Paix et du dialogue » : dit monseigneur Lalanne en voyage aux JMJ de Cracovie en direct sur BFM-TV. Moi le premier je suis d'accord mais le dialogue suppose que l'autre ait envie d'écouter, envie de répondre, envie de discuter. Et la Paix n'implique de perdre toute lucidité, toute force de caractère, toute fermeté face à l’innommable. Rechercher la Paix se fait par le haut et non par la mise en place d'un plus petit commun dénominateur. Les catholiques ne sont pourtant pas des moutons dociles que l'on mène à l'abattoir. Ils ont le devoir de préserver la vie, leurs vies et celles de leurs frères et sœurs en tout premier lieu et de le faire en étant forts.

     

    Et on ne raisonne pas avec des croyants fanatisés, embrigadés jusqu'à leur mort pour eux glorieuse.

     

    Je songe à certains commentateurs d'une indécence sans nom au moment de l'attentat d'Orlando le 12 juin osaient comparer LMPT et le soit-disant Etat Islamique, ils n'étaient pas rares non plus parmi les catholiques ceux qui leur donnaient raison et battaient leur coulpe. Cela ne faisait aucun doute, il y avait trop de catholiques séduits par la nostalgie des heures les plus sombres de leur histoire. Certains catholiques aiment depuis des décennies tendre l'autre joue. Ils le font avec enthousiasme, font de la foi chrétienne, catholique, un salmigondis vaguement sociétal consistant en gros à être gentil avec tout le monde. Ils confondent la charité avec la faiblesse de caractère, la mièvrerie....

    Lire la suite

  • Des coups de pied au cul évangéliques qui se perdent

    Imprimer Pin it!

    Ou l'incapacité à se défendre des catholiques français...

     

    catholicisme, catho agressif, société, politique, médias, journalisme, barbarin, amaury watremezSoyons clairs, dans le lynchage médiatique du cardinal Barbarin il ne s'agit à aucun moment de combattre réellement les méfaits de la pédophilie. Quand cela arrive dans une autre institution s'occupant d'enfants voire dans une autre confession cela ne suscite jamais la même hargne, la même levée de boucliers haineux. Il s'agit juste de se « payer du catho » car c'est sans risques ce qui ne signifie pas ici que les abjections commises ailleurs excusent en quoi que ce soit la pédophilie dans l'Eglise. Aucun danger de se prendre une rafale de kalashnikov ou une bombe sur le coin de la figure. A peine subira-t-on quelques « prières de rue » de « Civitas », ce qui est au pire une nuisance sonore ponctuelle.

     

    Certains catholiques lorsqu'ils se prennent à défendre le cardinal Barbarin me donne des furieuses envies de bondir et de ruer dans les brancards. Ils écrivent : « Espérance et charité et prières », « il y a deux mille ans que le Christ dérange », « Charité toujours » etc... puis-je lire un peu partout sur le Net et autres « banalités pieuses » pour reprendre une expression du père le Guillou (tirée de son livre « le Scandale du Mal »), père dominicain aumônier des Bénédictines de Montmartre.

     

    Le cardinal Barbarin lui-même, primat des Gaules et archevêque de Lyon, (et non évêque de Lyon comme j'ai pu le lire dans « le Monde »), il faut le dire se défend de manière totalement catastrophique réagissant à la façon plus que maladroite de certains politiques et, ou hauts fonctionnaires....

    Lire la suite

  • Les catholiques méritent-ils la raillerie qu'ils subissent ?

    Imprimer Pin it!

    En débat sur Agoravox

    Petite réflexion personnelle après les manifestations organisées hier samedi contre "le mariage pour tous".

    Du fait que l'on ne risque pas grand-chose à railler les catholiques, la majorité des personnes en France ont l'air de le penser, car finalement ce n'est qu'une question de rapports de force :

    politique, christianisme, foi, nostalgie, tièdes, catholicismeQuelques chapelets de « Pater » et d'« Ave Maria » récités devant une scène de théâtre, quelques œufs balancés, au pire, ceux-ci sont devenus un sujet de raillerie facile.

    En effet, avec eux, aucun risque d'émeutes de fanatiques, d'attentats ou de violences, ils sont donc un défouloir tout trouvé, que l'on justifie le plus souvent par une histoire du catholicisme plus ou moins fantasmée, qui serait suffisante pour appuyer la loi du talion actuelle contre toute personne se référant à la spiritualité de l'Église.

    Ce n'est pas qu'être catholique soit interdit, non, mais à condition que l'on ne s'exprime pas sur sa foi, ou sur la conception de la morale qui en découle, ce qui serait perçu comme imposer un mode de pensée aux autres, comme totalement arbitraire.

    On se demande bien pourquoi : une personne non catholique, qui n'en a rien à faire, qu'est-ce que cela peut bien lui importer quant à sa vie sexuelle les recommandations du Pape ou des prêtres sur le préservatif ou l'avortement ? Rationnellement, rien.

    Car au fond, le discours catholique touche encore, ne laisse pas indifférent.

    Dans l'Évangile, il est pourtant exprimé tout à fait clairement que ce n'est pas une expression mièvre, mais qu'elle porte « le glaive » au cœur même parfois des familles, et ainsi que le dit Fabrice Hadjaj, philosophe catholique, dans de nombreux livres c'est de la TNT et non du sucre liquide ou une doctrine facile à appréhender, sur la base du plus petit commun dénominateur pour faire plaisir à tout le monde et ne créer aucun conflit...

    Un bon catho est un catho « qui ferme sa gueule » et rit quand on se moque de lui, qui fait « ses dévotions » comme il l'entend quand il est à la messe mais qui une fois sorti doit se comporter comme tout le monde, et penser dans le même sens.

    Ce n'est pas qu'il y ait une persécution sévère ou physiquement violente, mais ainsi que Thierry Bizot le raconte da ns « Catholique Anonyme », excellent ouvrage sur la question, c'est plus subtil, c'est un ostracisme très progressif, silencieux, un rejet feutré, poli, mais ferme, un dédain à peine masqué de celle ou celui qui témoigne de ses croyances pris pour un arriéré coincé, frustré, incapable de jouir des plaisirs de la vie.

    Rappelons simplement à ce sujet que la jouissance de faire l'amour, de boire un bon vin avec ceux que l'on aime, de partager un excellent repas, est une autre forme de prière et de louange à Dieu, qui effraie il est vrai certains catholiques qui s'imaginent en purs esprits, ayant peur au fond et de leur humanité et de leur corps ou simplement de la Création somme toute.

    Rappelons aussi que l'Evangile est une longue suite de repas, où l'on mange et où l'on boit sans que ne se pose la question de se sentir coupable de le faire. Et que la vie publique du Christ commence lors d'un problème dramatique durant une noce, quand sa mère lui enjoint de faire quelque chose car les mariés n'ont plus de vin à offrir.

    Comme les « post » ou les « trans-humains », ces catholiques sont dans la haine de l'humanité fantasmée comme forcément mauvaise.

    Cependant, il n'est pas tout à fait faux que les catholiques méritent parfois bel et bien la raillerie qu'ils subissent.

    Il suffit d'aller dans de nombreuses paroisses. Il est alors assez simple d'y constater de nombreux travers, toujours les mêmes dont le plus grave est que celles-ci ne sont plus des communautés réelles, à l'exception de quelques uns qui considèrent la paroisse comme un conservatoire sociale, en quelque sorte, où ils ne se retrouvent qu'entre eux, à savoir entre professions, entre milieux sociaux, y compris dans celles qui jouent sur des cérémonies sur-affectives mais creuses qui ne débouchent sur rien de tangible dans la vie de tous les jours.

    On attendrait vainement le moment où ces croyants feraient preuve enfin d'altérité réelle.

    L'affectivité de ces rassemblements est très sympathique sur le moment, mais ce ne sont que des agitations sans intérêt si c'est juste pour partager un moment de défoulement avec d'autres, un moment pas si éloigné des « quarts d'heure de la haine » décrits dans « 1984 » de Georges Orwell, pendant lesquels les citoyens soumis au joug se laissent aller ce qui permet de mieux les asservir encore ensuite.

    Ces cérémonies sur-affectives, que l'on trouve surtout dans les communautés « dites nouvelles » qui ne sont jamais très loin de dérives sectaires dangereuses ont leurs avantages pour les parents, c'est plus sain et moins dangereux qu'une « rave » pour se défouler, et on sait bien qu'une fois passée la crise mystique de sa progéniture elle reviendra sur les rails accomplir une « bonne » carrière, faire un « bon » mariage et s'assurer un statut social envié et enviable.

    Beaucoup de ces communautés sont d'ailleurs devenues d'excellentes agences matrimoniales pour les familles dites « bourgeoises ».

    Il n'y a cependant plus cette ferveur, ni cet élan spirituel, que l'on trouve dans des pays ou des régions du monde où les catholiques sont pourtant violemment persécutés et risquent parfois leur vie à assister simplement à la messe du Dimanche, que ce soit au Proche Orient, en Afrique ou en Asie, ainsi au Vietnam.

    Dans la plupart de ces paroisses, on ne veut surtout pas se faire remarquer, on ne veut surtout pas dire ce que l'on croit vraiment, ce que l'on pense, en tant que catholique. Une fois le seuil de l'église franchie, la foi est effacée, niée, y compris dans l'accueil des plus pauvres ou la solidarité effective qui commence dans sa propre famille ou avec le voisin de palier.

    La plupart des catholiques, à quelques exceptions, ne veulent pas choquer, ne veulent pas selon le terme hypocrite actuel « stigmatiser » d'autres populations, ne veulent pas dire ce qui ne va pas dans le monde, ce qui pourrait aider leurs prochains, par peur, dont celle de perdre des amis (ce qui peut les conduire à une véritable schizophrénie de convictions), par lâcheté, par conformisme et confort intellectuel.

    Pourtant, que ce soit sur le plan individuel ou collectif, sur les questions de solidarité, de société, l'époque attend des catholiques beaucoup moins tièdes que ce qu'ils sont en ce moment, non des fanatiques ou des intégristes mais qui comprennent que la demie-mesure n'est pas compatible avec la Foi.

    Peinture empruntée ici