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capitalisme

  • Réorganiser le capitalisme disent-ils

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    bourse-de-new-york.jpgPersonne n'en parle, y compris sur les sites révolutionnaires, de ceux qui si ils ne se retenaient pas, ils feraient la révolution là demain, de Besancenot à Marie-Georges la petite statue du Commandeure marxiste du Colonel Fabien (il en est pour penser que fumer un cigare cubain c'est social, c'est en fait que fumer le cigare donne l'illusion d'être un peu plus qu'un avorton idéologique) ; je pense aussi à ce magazine hebdomadaire, "Marianne" qui titre sur "la fin de l'ultra-libéralisme" et fait de la pub une dizaine de pages après l'article pour des ordinateurs que seuls des privilégiés de ce système peuvent se payer. Mais pourtant on sait que si l'Europe percevait une taxe de 0.002 ou 0.003%, même pas 1%, sur les mouvements financiers des bourses, les spéculations, soient 50 milliards d'euros par an, la faim dans le monde comme la précarité seraient éradiquée. Personne ne fait sérieusement cette proposition.

    A droite, on a entendu le discours de Sarkozy qui fait du Chirac à l'étranger, il prononce un discours presque marxiste, proposant de réinjecter plus d'état dans la machine libérale, un peu dans le même genre que celui de Strauss-Kahn. Quand on sait que les États Unis sont capables de sortir l'équivalent du budget annuel de la France pour renflouer leurs banques, on sait qu'il ne sera pas entendu donc. A la gauche de la gauche, on aime bien rêver sur Hugo Chavez, un tyran qui bien qu'ayant parfois des sorties sympathiques reste un tyran, ou Evo Morales, on s'excite sur ce qui se passe en Inde en se donnant l'alibi social alors que finalement c'est l'odeur du sang qui monte à la tête. Ceux qui se réjouissent d'affrontements et de violences, celles-ci fûssent-elles justifiées par des causes généreuses, me font songer à ces singes du zoo de Vincennes, criant, hurlant, piaillant quand d'autres parmi eux se battent, sans bouger le petit doigt du pied droit pour soulager ou séparer les combattants. Ce n'est pas çà, le combat pour plus de justice. C'est ni plus ni moins que du fascisme.

    En France, en attendant, si seulement les membres de tel ou tel parti réclamant à cors et à cris l'équité sociale descendaient dans la rue chaque soir pour nourrir les sans-abris, la société changerait dans le bon sens. Pour le moment l'égoïsme domine.

    En illustration, une page de "V pour vendetta", étonnante BD d'Alan Moore, encore, qui raconte la vie dans un pays ultra-libéral dictatorial et une révolte menée par un fou cultivé et ultra-littéraire

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