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canard enchaîné

  • Un siècle de Canard

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     à propos de « le Canard Enchaîné, cent ans : un siècle d'artistes et de dessins » anthologie dans la collection « Beaux Livres » au Seuil

     

    Canard enchaîné, irrévérence, presse, société, politique, maurice maréchal, amaury watremezLe « Canard Enchaîné » a cent et un ans. Son centenaire est fêté en 2016 car c'est la seconde version du « Canard » qui dure depuis 1916 qui est encore celle vivante de nos jours. Il est fondé par Maurice Maréchal pendant la Première Guerre Mondiale en septembre 1915 afin de contrecarrer la propagande belliciste  dans le reste de la presse auto-muselée par les services de l'Armée française. Ce premier Canard attaquait Barrès et les nationalistes, Millerand et les « va-t-en guerre ». Cette première version vécut deux mois le journal reparaissant un peu adouci en juillet 1916. Sa parution s'interrompt ensuite quatre ans durant l'Occupation à la différence d'autres journaux tel « l'Humanité ». Le « Canard » se fait toujours remarquer par son ton acerbe envers le régime bourgeois et son insolence piquante, son irrespect sans remords des grands personnages.

     

    Ce n'est plus en 2016 un journal anarchiste depuis bien longtemps. Comme tout le monde « le Canard » vieillit, murit et parfois radote comme toutes les personnes âgées. Il a perdu de son mordant depuis longtemps déjà.. Le palmipède est, cela a commencé il y a plusieurs décennies déjà le fleuron de la liberté de la presse comme il faut, qui pense comme il convient. Il est rentré dans le rang en vivant sur sa légende, un peu comme l'oncle de famille qui porte une queue de cheval sur sa calvitie bien avancée pour laisser croire qu'il est encore rebelle.

     

    On y conspue Trump, les cibles habituelles de la « bonne pensée » et la droite de la même manière que partout ailleurs dans les feuilles de chou des bourgeois pédagogues. De temps en temps on tape bien un peu sur la gauche sociétale ou non pour montrer que l'on a le sens de la dérision et que l'on est équitable dans la raillerie, on appelle Hollande « pépère »  mais cela ne trompe pas grand-monde. Si on engueule la gauche c'est surtout pour lui reprocher de ne pas l'être encore assez ce qui l'on me rétorquera est certes plutôt légitime. Il n'y a pourtant guère que l'épaisseur d'un papier à cigarette entre la droite dite républicaine et la gauche dite de gouvernement.

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