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  • Bolloré voit tout, fait tout, sait tout

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    4667400_6_84bd_la-marionnette-fait-par-les-guignols-de-l-info_a90b463d6eae7fd38f9fcff064224132.pngSur un plan anecdotique, j'ai été très déçu ami lecteur d'apprendre que Vincent Bolloré était maintenant marié avec Anaïs Jeanneret (on la voit dans « Péril en la demeure » de Michel Deville, entre autres), une actrice charmante des années 90. C'est un peu comme si Scarlett Johansson se mettait en ménage avec Donald Trump, une catastrophe. Je peux comprendre aussi qu'arrivé à un certain âge certaines comédiennes ne trouvant plus de rôles ressentent le besoin de se caser. Ellen Barkin elle-même, son sourire de traviole, ses jambes interminales, sa blondeur cendrée, a épousé un prince pétrolier, même pas un fier nomade du désert, un genre de prince bédouin romantique, j'aurais compris...

     

    Bolloré est un despote, un despote 2.0 ayant pour ministres des « info clowns » divertissant les citoyens consommateurs pour les dissuader de penser par eux-mêmes et surtout pour les encourager de continuer à arpenter les supermarchés géants, seuls monuments et agoras de notre temps, et d'y dépenser leurs salaires sans trop compter....

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  • Le fantôme de l'esprit Canal

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    648x415_locaux-canal-1984.jpgJ'ai regardé Canal depuis la création de la chaîne, comme tous mes camarades lycée à l'époque, et j'ai continué à regarder depuis même si je regarde de moins en moins. J'ai même fait partie régulièrement du public de "Nulle Part Ailleurs". A l'époque, en dehors de l'almanach Vermot « avec des poils » (TM° pour la formule Desproges) de Coluche, et des sketchs un peu lourds des shows des Carpentier, le rire n'était pas toujours léger. Il y avait bien « les Flagrants Délires » à la radio le midi...

     

    On est loin depuis déjà une dizaine d'années de l'esprit des « Nuls » ou de celui par exemple de l'interview d'Arrabal par Edouard Baer et Ariel Wizman où le provocateur installé, ayant « la carte » se faisait ridiculiser proprement dans un échange de gifles surréaliste. J'aimais bien aussi « monsieur Manatane » et ses conseils de « bonne » éducation et civilité (voir vidéo ci-dessous), les interventions de Michael Kael, journaliste nul et obséquieux, comme d'autres de cette profession. Dernièrement « la connasse » (cf vidéo re-ci-dessous), Camille Cottin, était une des rares à demeurer encore -très- drôle.

     

    J'avais apprécié ce qu'avait dit Beigbeider de « l'esprit Canal » lors de la « dernière » de son éphémère « Hyper Show », du fait de ne plus rien prendre au sérieux tout en se vautrant dans une gravité grotesque. On est graves surtout pour le pognon et pour entretenir le Barnum consumériste. Après ce discours étonnant et pertinent comme il en a sur la littérature, ainsi dans « Dernier inventaire avant liquidation », Beigbeider est hélas rentré sagement dans son créneau « type culturel pas chiant qui est aussi didjay »...

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  • Les « Guignols » anti-catholiques

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    En débat sur Agoravox

    Je regarde les « Guignols » depuis leur création en 1988, inspirée des marionnettes de « Spitting images » britanniques, à l'humour plus fin. Cependant, j'ai toujours apprécié les caricatures des politiques et des célébrités, souvent bien vues, ainsi celle d'Alain Delon, bien sûr jamais aussi corrosives qu'elles auraient pues l'être, la dérision restant gentille au fond.

    politique,christianisme,humour,télévision,canal plusOn a beaucoup parlé au moment de l'élection de Chirac de l'influence des pantins en latex sur les électeurs, le nouveau président en 1995 ayant été montré pendant deux ans comme un français moyen sympathique et accessible même si un rien fainéant et râleur.

    Un sketch jeudi soir a agi un peu comme la cerise sur le gâteau, la goutte d'eau qui fait déborder le vase, l'étincelle qui cause l'incendie.

    Depuis quelques mois, un peu plus depuis la polémique sur « le mariage pour tous », l'acharnement des « Guignols », ces marionnettes télévisuelles et politiques qui il y fort longtemps étaient capables de véritable dérision, est dirigé systématiquement et sans le moindre humour, lorsqu'il est question de religion et de débat moral, contre l’Église catholique, ses prêtres, ses croyants, les célébrités qui s'en réclament.

    Les ecclésiastiques sont à voir « les Guignols » tous pédophiles et vaguement affairistes, les croyants sont tous des « coincés du cul » (TM°) pincés et frustrés, et les politiques ou acteurs s'affirmant cathos automatiquement ridiculisés, telle madame Boutin dont on ne dit jamais qu'elle était visiteuse de prisons, hélas elle a montré depuis qu'elle était également toute aussi opportuniste que les autres politiques.

    Si encore l'acharnement était tous azimuts, mais les personnages musulmans intégristes, par exemple, des « Guignols » sont montrés comme des rigolos, des types joviaux à l'humour un peu salé, des machos amusants, qui tiennent en respect les occidentaux et se moquent d'eux.

    Les « Guignols » étant tournés à la Plaine Saint Denis, en plein « 9-3 », région à forte concentration de croyants musulmans il est des dérisions moins dangereuses que d'autres...

    Et on chercherait vainement la même dérision concernant des représentants du judaïsme pourtant capables de la comprendre, la dérision et en particulier l'auto-dérision étant une spécificité de l'humour juif.

    Cela ne date pas d'hier, je me souviens de la caricature de Jean-Paul II montré comme un vieillard sénile et gâteux les dernières années de sa vie, de Benoît XVI raillé en pape en somme « nazi », ne parlant que latin avec un accent allemand grotesque rappelant les nazis des films comiques français.

    Un seul prêtre trouvait grâce aux yeux des marionnettes de Canal plus, l'abbé Pierre.

    Alors certes, le personnage de monseigneur Sylvestre, le représentant de la « World Company » dans l’Église n'est pas si mal imaginé, représentant les pesanteurs qui peuvent exister dans l'institution, qui est, je le rappelle, une institution humaine donc imparfaite.

    Certes, les chrétiens en vu d'autres, ce ne sont pas les premières railleries qu'ils subissent, ni les premiers crachats qu'ils reçoivent, mais le fait que cela ait déjà eu lieu dans le passe justifie-il l'outrage présent ? Outrage qui n'en est plus un, qui aurait pu s'apparenter en somme à de la correction fraternelle, et qui devient de la haine, haine que d'ailleurs l'on reproche aux chrétiens envers les homosexuels, entre autres, ainsi Ruth Elkrief sur BFMTV dans un débat avec Olivier Mazerolles.

    Rationnellement, rien ne justifie l'outrage ou la haine.

    La plupart des catholiques semblent se résigner à les subir sans broncher à cause de la peur panique de la majorité d'entre eux de paraître décalé vis à vis de l'époque, par peur aussi de sortir du lot ou de se faire remarquer par leurs différences de convictions, à rebours du discours actuel par définition, sur la morale individuelle ou collective.

    La plupart des spectateurs des « Guignols » qui ne sont pas croyants s'empressent de rire pour les mêmes raisons, qui s'apparentent plus ou moins à de la lâcheté et l'instinct grégaire. Il s'agit de suivre le mouvement, dans la crainte de se sentir dépassés ou d'être rejetés par le troupeau.

    Et de plus, le blasphème n'est même pas drôle, si encore il était prononcé avec le même goût de vivre que les « goliards » médiévaux qui le faisaient pour rappeler les croyants à l’Évangile et à leurs manquements nombreux à celui-ci. Enfin, les auteurs des « Guignols » oublient qu'un blasphème est encore un acte de foi.

    L'acharnement des « Guignols » est au fond très conventionnel, très cadré, reprenant la plupart des clichés qui ont court depuis des décennies contre l’Église parmi les « belles consciences » de progrès qui sont surtout agacés par le discours moral du Pape et des chrétiens à l'opposé des comportements libéraux-libertaires considérés comme parfaitement normaux dans ces milieux choisis -c'est eux qui l'affirment- où l'on veut surtout pouvoir coucher à droite à gauche sans trop de conséquences ni de remords et dépenser le plus d'argent possible.

    photo empruntée sur Youtube