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célébrité

  • Hommage aux lèche-Q

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    société, politique, lèche Q, célébrité, sociétéJ'aime particulièrement lire les commentaires sur le net sur les blogs ou les profils "fessebouc" de célébrités, semi-célébrités ou larbins de célébrités des aspirants à cette fumeuse célébrité "kleenex" de notre société. L'obséquiosité la plus abjecte semble devenir la norme afin d'atteindre à une très illusoire reconnaissance pour combler la vacuité de petites vies médiocres vouées exclusivement à la consommation des choses et des personnes tant qu'on le peut et à la satisfaction de ses appétits, vanités et autres "plaisirs tristes"...

  • Les gens célèbres ne sont aussi assis que leur cul

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    US-Hollywood-21fevrier2012-1.jpgDepuis toujours, je n'ai que rarement été impressionné par la célébrité ou la gloire de personnages censés mériter l'une et l'autre pour des qualités qui seraient extraordinaires. Cela m'a toujours laissé complètement froid à quelques exceptions près dont entre autres maître Jacques Isorni rencontré lors d'un salon du livre de droite (Je sais, je sais, on ne se refait pas...) dont le charisme et la prestance me laissèrent sans voix, ce qui n'est pas chose aisée j'en conviens ami lecteur, et Jean Raspail, présent au même salon, au profil aristocratique. Il y eut aussi le patriarche catholique Michel Sabbah à Jérusalem, à la présence extraordinaire.

     

    Dans un bistro parisien du faubourg Saint Antoine, qui n'était pas encore tout à fait bobolisé, je partageai des moments de bonne humeur et de convivialité avec la fille de Tati et Annie Fratellini à qui je fis part de mon admiration pour les films de son mari, Pierre Étaix qui en avait perdu les droits.

     

    Ces personnalités avaient toutes en commun d'être d'un abord très facile, sachant s'adapter à leur interlocuteur et lui donner l'impression que sa conversation présentait quelque intérêt même quand elles avaient en face d'elles un timide bredouillant deux ou trois banalités qu'elles devaient souvent entendre.

     

    Et puis il y a les autres célébrités, les pseudo-stars, les pseudo vedettes qui du fait de leur passage régulier dans les médias, ils sont souvent « bons clients » à la télévision, n'en peuvent plus et crèvent d'orgueil, bouffies de suffisance, à la manière de la grenouille de la fable. Par prudence, je les appellerai par un pseudo, facile à comprendre, car ce genre là est très chatouilleux sur son orgueil, à porter plainte très vite si l'on prend le risque de se moquer d'elles dans un article finalement taquin, ainsi que j'ai pu le constater avec une auteure fille d'éditorialiste économique par exemple.

     

    A ce même « Salon du livre de droite », je rencontrais aussi deux ou trois autres personnages beaucoup moins remarquables, ainsi ces deux historiens ; le premier, auteur d'un livre admirable sur Louirs XIV, refusa de signer ses ouvrages que j'avais amené de ma bibliothèque personnelle car « je ne les avais pas acheté sur le salon », le deuxième, spécialiste de l'histoire de la France rurale méprisa nos sollicitations timides et se hâta d'aller s'enfermer avec les notabilités organisateurs, à part, dans son « Olympe ». J'y aperçus une comtesse parisienne entourée d'un ou deux gitons en costume hors de prix, sentant l'eau de toilette à plusieurs mètres.

     

    Je rencontrais un jour « Octave », allant recherche un manuscrit qu'il avait refusé, ancien pubeux devenu écrivain, qui ressemblait à la plupart des « fils de... » et autres héritiers oisifs, un petit garçon sage qui se donnait des airs de voyou, persuadé que la coke donne du talent dont il n'était cependant pas entièrement dépourvu mais qu'il aurait gagné à retravailler. Ce n'est pas le seul parmi les auteurs français, qui se contentent de leur « premier jet » persuadés qu'il est forcément bon...

     

    Il y a quelques années j'assistais quasiment tous les soirs dans le public à une émission de « Canal + », un « talk show » d'« infotainement » où débutèrent « les Nuls » , ce qui me semblait plus intelligent que de la regarder bêtement devant le poste, habitant tout près des studios où elle était enregistrée.

     

    Les deux présentateurs semblaient entrer comme en stase aphasique entre deux rubriques, ne jetant pas un coup d'œil au public, n'adressant pas la parole aux techniciens ou aux maquilleuses, s'animant artificiellement seulement le temps de leurs questions très « bateaux » à des mannequins au regard ou vide ou triste, à des politiques vendant leur camelote, à l'air pour la plupart de « ronds de cuir » défendant leurs z-acquis, ils sont encore là vingt ans après pour la plupart, y compris cet ancien ministre de la culture souvent convié à donner son avis, ce chanteur con-cerné (il venait pieds nus, ça le prouve bien) ancien tennisman donc forcément compétent bien que consensuel.

     

    Cela me confirma dans mon scepticisme quant à la « célébrité kleenex » que les participants de débilités « téléréelles » appellent pourtant de leurs vœux pour elle-même, pour rien, simplement pour être vus à la télé, quitte à y perdre intimité, dignité et personnalité, entraînant dans leur sillage des myriades de gosses que les parents ont oublié d'éduquer et de transmettre des idéaux de vie un peu plus élevées que le fric, la célébrité à tout prix, la consommation des choses et des personnes. La célébrité devient alors une addiction sérieuse qui peut mener le drogué à sa perte...

    photo empruntée à ce site