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  • Ce léger détail qu'on appelle la démocratie - à propos de Brignoles

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    Un article de Philippe Tesson sur le sujet

    Dédié à Adrien Bisson

    1246660474_brignoles.jpgEn démocratie existe un « truc », un « machin » bien gênant qui s'appelle la liberté d'expression liée à la liberté de vote. Je dis que c'est bien gênant, ami lecteur, car quand le peuple ne vote pas ce que l'on lui dit de voter, ne manifeste pas là où on l'encourage à manifester et, l'ingrat, n'en fait qu'à sa tête, le peuple est tenté soit par le populisme, soit par le poujadisme et tout ça l'un dans l'autre entraîne un risque, mon bon monsieur, de retour aux z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°).

     

    En appeler au risque de retour des HLPSDNH permet surtout d'éviter soigneusement de se poser les questions des raisons du vote FN ou du rejet par les français d'une grande partie du monde politique qui sont toutes les insécurités qu'il subit en ce moment :

     

    Financière, d'emploi, bancaire, surtout du fait des fichus critères de convergence budgétaires européens, sociale, l'insécurité dans la rue, l'insécurité du fait de conflits ethniques maintenant bien implantés en France, l'insécurité due au désengagement de l’État mais aussi des catholiques, des partis, des éducateurs, des parents, de leurs responsabilités propres sans oublier l'insécurité fiscale (non, non, non pas d'augmentation en 2013 avait dit notre président, surtout pas pour les ménages précaires).

     

    Là bien entendu, si le peuple continue à n'en faire qu'à sa tête et ne pas tenir compte des risques de fââchiisme, s'il ne suit pas les fronts (de taureau) républicains, c'est que dans le peuple il n'y a que des beaufs ou des franchouillards, des rââciistes, des petits blancs et des nostalgiques de Pierre Poujade qui, si ça se trouve, ne regarde jamais les feuilletons d'Arte, ne va jamais aux spectacles tellement drôôôles et citoyens de Jean-Michel Ribes et qui n'est même pas allé voir « la Vie d'Adèle », le fameux porno lesbien à alibi « intello ».

     

    C'est un discours finalement assez primaire, violent, des plus simplistes et toujours teinté de mépris petit bourgeois envers les « basses » classes qu'il n'y a pas si longtemps, les privilégiés appelaient les classes « dangereuses ».

     

    Le petit, comme le grand, bourgeois, croyant bêtement que cela camoufle ses privilèges pour lesquels il ressent encore quelque culpabilité, se donne des prétentions sociales, politiques et culturelles (bien entendu, cependant, quand des SDF campent sous ses fenêtres pour dénoncer leur précarité il ne faut pas que ça s'éternise, tout comme la présence de Roms aux endroits où il a ses habitudes pour les vacances, ou ses « ouiquendes »).

     

    A ce moment là, quand le peuple n'obéit plus, quand il contredit la pensée dominante, il est alors de bon ton d'en appeler à la résistance « civique », consistant donc à nier aux autre citoyens le droit de voter autrement que ce que l'on voulait leur imposer, mais attention, pas une résistance qui impliquerait entre autres de renoncer aux quelques avantages dont on dispose, non, non, non, une résistance qui fait que l'on garde son « rond de serviette » dans les émissions politiques qu'elles soient d'« infotainement » ou réputées, je bien réputées, plus sérieuses, que regardent ou écoutant ces salauds de « beaufs » ingrats, ces « cons » séduits par des démagogues et tentés par le populisme.

     

     

    On parle de résistance car on aime bien la démocratie, mais seulement quand elle va dans le « bon » sens dont les bourgeois qui pensent affirment que c'est celui du progrès progressiste, bien évidemment celui qui protège leur acquis. Si d'ailleurs il est tenté de toucher à ces privilèges là encore, air connu, on en appelle aux mêmes dangers signalés plus haut. On pense également dans ce cas que cela empêchera toute réflexion à ce sujet.


    vue de Brignoles prise ici