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bourgeoisie

  • Bourgeoise contre bourgeoise

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    feéminisme, metoo, bourgeoisie, minorité, amaury watremezLes militants de droite de "bonne famille", de milieu matériellement aisé, voire de droite droite ou de droite très très de droite m'ont très souvent rappelé le fiancé anglais de "On est toujours trop bons avec les femmes" de Raymond Queneau. La jeune femme, demoiselle de la poste, futée maline, qui passe le livre à faire l'amour joyeusement avec les quelques pieds nickelés rebelles irlandais l'ayant prise en otage les accuse avec une horreur surjouée de l'avoir obligée à montrer ses mollets. "Shocking" dit son naïf promis qui finit par tous les faire fusiller pour cet affront. Ce qui fait dire avec dépit aux pauvres types et indépendantistes de la verte Erin la phrase du titre avant de recevoir les balles bien entendu fatales.

     

    Pour ces hommes d'un milieu circonscrit au XVIème et à Versailles pour la majorité d'entre eux, souvent appréciateurs "d'amitiés saines et viriles" et en somme d'homosexualité latente criante, une femme ne saurait être qu'une épouse docile, et une épouse qui ne cesse de lui faire des enfants, une pondeuse en somme. A charge pour elle d'entretenir sa maison et d'élever les gosses dans ce paradigme social un rien hypocrite. L'hypocrisie se remarque vite par les looks de ces dames. Tel ou tel vêtement, tel ou tel accessoire finement suggestif, intelligemment transparent, évoquera que madame est finalement encore disponible pour des "cinq à sept" voire des siestes crapuleuses à condition évidemment d'être discrets.

     

    Ces dames ressemblent énormément à la demoiselle des postes du roman cité plus haut.

     

    Les séducteurs malins savent repérer ces genre de détails et le reproducteur pas très malin n'y verra que du feu. Bien sûr, faut aimer les  bibelots, les petits "biscuits" certes mignons mais apprêtés et un rien artificiels que sont devenus ces dames.

     

    On croit toujours bêtement dans les milieux conservateurs que ce genre de femmes inspirées par les valeurs traditionnelles, tout ça, est excessivement différente des petites bourgeois éduquées dans un milieu plus libertaire. Alors que ce sont exactement les mêmes à quelques nuances près. Ces boboes, bourgeoises pédagogues superficielles, rêvent toutes d'un "bon" mari comme dans les contes de fées qui leur permettra de quitter leur boulot souvent un job trouvé par PapaMaman dans la pub ou le cultureux.

     

    Mais elles ne veulent pas se l'avouer alors elles vadrouillent entre le studio de leur meilleur ami "gay" ou en passe de faire son "outing" et diverses chambres de rejetons eux aussi de milieux "respectables". De "Jean-Eudes" qui fait de l'histoire de l'art précolombienne à Tolbiac et qui était très actif à "Nuit debout" qu'il a dû arrêter pour partir en vacances aux Barbades à "Charles" qui lui écrit dans un journal anarchiste dont il a installé la rédaction dans son loft de 250 mètres carrés de "République".

     

    Derrière les poses de façade de ces milieux hyper-minoritaires mais disposant d'un pouvoir et d'avantages bien concrets exorbitants au regard de leur poids réel dans la société, on trouve exactement le même réflexe de préservation des privilèges matériels. On trouve cette même passion pour l'endogamie la plus absolue, je parlerai même de consanguinité sociale. Et finalement au bout de quelques années de mariage installé selon les convenances de l'un et l'autre milieu ces personnes finissent par toutes se ressembler par l'apparence et l'expression.

     

    Je n'ai rien contre elles finalement, si cela leur convient mais il est toujours amusant de leur retirer leurs faux semblants...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Colère du pays réel, mépris total du pays légal

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    Be6KMWqIUAAjZUQ.jpgUne bonne dame croisée par moi il y a quelques années, syndicaliste militante, fonctionnaire avec un poste agréable et plusieurs « heures sup' » grassement rémunérée m'avait sermonné car selon elle quand étaient abordées les questions de précarité salariale, je « parlais trop de fric », voulant toujours ramener les question vers le réel, le tangible, le concret, à savoir diminuer la précarité, c'est surtout augmenter les salaires des moins favorisés. Elle ne voyait pas ce qui gênait quoi que ce soit à avoir quant à elle autant d'« heures sup », qui représentaient quand même l'équivalent d'un poste à mi-temps. Elle en avait besoin, elle et son mari, pardon « son compagnon » voire « son partenaire », ils étaient modernes, car souhaitant ajouter une véranda à leur maison ce qui était fondamental.

     

    Elle ne voyait pas le problème, elle était de gôche, elle « se battait », j'étais vraiment un ingrat à ses yeux...

     

    Dimanche, la manif disparate et hétéroclite du « Jour de colère » exprimaient des rancoeurs de manière parfois terribles et certainement maladroites mais des colères qui naissent directement de l'exaspération des manifestants d'être traités avec condescendance et mépris, sans qu'aucune des belles idées des bourgeois et privilégiés qui ne sont par ailleurs jamais suivies d'effet qui s'octroient les bonnes places, et les gardent au chaud pour leurs gosses . En ces temps difficiles, les bonnes intentions et les débats d'idées généreuses ne suffisent plus.

     

    Les français ont envie de cohérence, de partage des richesses, d'égalité réelle des chances et non seulement pour les éléments les plus dociles parmi eux, les plus soumis aux bourgeois raisonnables, des « bons sauvages » alibis venant du prolétariat voire du « Lumpenprolétariat » pour laisser croire que l'ascenseur social fonctionne encore et que la méritocratie n'est pas un vain mot en 2014.

     

    Et puis cela fait toujours quelques larbins dociles et reconnaissants bien utiles en cas de coup dur...

     

    Les français sont cependant encore des naïfs car ils n'ont pas compris que les politiques ont déjà, et depuis longtemps déjà, entériné la mort de la France se repaissant des miettes de pouvoir qui leur restent, il ne leur reste que le sociétal, et se servant abondamment sur le cadavre encore chaud, agonisant, pour leurs seuls intérêts.

     

    Et jamais, jamais depuis fort longtemps le « pays légal » n'a été à ce point coupé du « pays réel ». Je sais, ami lecteur, la notion de « pays légal, pays réel » est une idée forgée par Maurras, un théoricien qui rappelle les « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°) pas vrai ?, il n'en reste pas moins que ce concept est totalement pertinente et toujours d'actualité. La gaffe de NKM avec les éboueurs parisiens en est un autre exemple très parlant.

     

    Bien entendu, on va focaliser sur les excités antisémites du cortège, les plus débiles, ce qui évitera de se poser quelque question que ce soit sur le fond du problème. Quiconque critique la fiscalité ubuesque est forcément un poujadiste, un populiste, quiconque évoque les questions d'insécurité pregnantes un raciste, et les cathos qui ouvrent leur gueule sont des intégristes, tous. On se demande d'ailleurs pourquoi « la Manif pour tous » fronce le nez de dégoût comme madame Bastié sur "Causeur" devant le « jour de colère », car ils y sont assimilés. Tous dans le même sac !

     

    La bourgeoisie qui gouverne depuis un certain 14 juillet 1789 jetant de temps à autre au peuple un os à ronger, (une élection ou deux), le « pays légal » donc, même celle issue ou se réclamant de « Soissantuite », ne peut pas s'en empêcher, elle aime les rites sociaux, à commencer par un respect minimum de ce qu'elle estime être la bienséance : on dit bonjour à la dame, on ne met pas les doigts dans son nez, et surtout on écoute avec politesse et componction que le bourgeois pourrait avoir à dire aux petites gens, au peuple, où ce qu'il en reste car il a toujours raison le bourgeois, il sait ce qui est bon...

     

    ...Pour les autres.

     

    Depuis dimanche, on note dans les médias, que ce soit sur le Net ou ailleurs, une curieuse connivence dans le dédain et la morgue sociale, enfin curieuse ami lecteur, à première vue, car il fallait s'y attendre, entre les commentateurs politiques de la « gôche kipense » et ceux de la droite « kipense » aussi, tellement rebelle que si elle ne se retenait pas elle dirait « crotte » à Hollande. On est entre gens convenables, on s'envoie à la figure des références lettrées, on s'engueule entre soi comme d'habitude et voilà que le peuple vient mettre son grain de sel et le faire d'une manière tellement inconvenante ma chère !

     

    Pourtant, le bourgeois a besoin de temps en temps qu'un « titi », un « poulbot » se foute de lui crûment et lui rappelle qu'il n'est surtout un profiteur, un opportuniste un rien narcissique. Le bourgeois est toujours un peu ce personnage enflé et ridicule qu'il était du temps de monsieur Guizot, y compris depuis qu'il a balancé aux orties son hypocrisie morale et qu'il ne songe qu'à jouir à tout prix ainsi qu'un porc dans sa bauge...

     

    image du "hérisson dissident" pris sur le site du magazine "Brain" dans son article sur la manif du "jour de colère"

     

     

    Bourgeois, tu ne voulais pas de Le Pen en 2017 ? Ton mépris, ta morgue et la coupure d'avec le pays réel nous y mène directement...

  • Hommage à Chabrol - Chabrol au Paradis, Gegauff en Enfer

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    Ou les deux au Purgatoire ?

    chabrol7qa.jpg« Ils allèrent, ils dansèrent, ils trouvèrent en Erika une compagne d’un enjouement exquis qui fit dire à Georges :

    Elle est comme elles sont de moins en moins : parfaitement comme il faut. »

    extrait d'une nouvelle de Gegauff.

    On se dit que le « ils » c'est Gegauff et Chabrol, couple d'amis qui ont besoin l'un de l'autre même si l'un effraie l'autre, les contraires s'attirant.

    Chabrol est mort. Gegauff aussi, depuis 1984. Les deux personnages, le réalisateur, et le scénariste, avaient tous les deux une relation faite de fascination, légèrement sadienne, surtout de Chabrol envers Gegauff, lui même étant attiré par la personnalité du cinéaste. On retrouve ces deux catégories de personnages dans tous les films de Chabrol, ceux qui se moquent du monde, agissent de manière totalement amorale et s'en contrefichent, à la manière du Don Juan de Molière, prêts à aller aux enfers avec la statue du Commandeur, comme Gegauff, ceux qui voudraient bien agir de même mais ont encore des scrupules, comme Chabrol qui reste au fond un moraliste. Les personnages qui ressemblent à Chabrol ont en fait envie de faire l'amour avec les personnages qui ressemblent à Gegauff. On le voit dans « les cousins », dans « les godelureaux » et même dans « Que la bête meurt » ou le père que joue Michel Duchaussoy est comme prise au piège par celui joué par Jean Yanne, qui est infiniment plus fort. Parfois, comme dans « la Cérémonie », les forts ne sont pas où on les attendrait, les bourgeois, ouverts mais pas trop, tolérants sauf pour ce qu'ils possèdent, et finalement dédaigneux, sont insignifiants, les personnages de Bonnaire et Huppert finalement bien plus adaptés au monde, à sa violence, à sa bêtise crasse toute-puissante.

    Et vous, êtes-vous plutôt du côté de Chabrol ou de celui de Gegauff ? La réponse peut surprendre et décevoir.

    Gegauff, lui, baise, boit s'enivre et s'en fout, quitte à provoquer chez sa femme une telle passion qu'elle finit par le tuer de plusieurs coups de couteau. Pour lui l'absolu n'existe pas, il n'y a aucune transcendance, donc quitte à vivre autant le faire sans obéir à quoi que ce soit. Chabrol boit, mange, et fait l'amour, mais il a encore en lui un goût d'absolu. Il voudrait bien y croire, et surtout il conchie la médiocrité et peint les femmes comme Montherlant. Chabrol est certainement très proche de l'inspecteur Lavardin, mon flic cinématographique préféré, faussement cynique, ne respectant surtout pas l'argent, la fausse honorabilité et les conventions hypocrites de la bourgeoisie provinciale, ou parisienne (je le précise à l'intention de mes lecteurs provinciaux qui pourraient se sentir visés et insultées) : les maris qui baguenaudent et maintiennent les apparences, les femmes abandonnées et seules, les enfants qui essaient de se distraire, et adoptent très vite les préjugés des adultes, les lieux communs qui leur tiennent lieu d'esprit. Les bourgeois n'aiment pas du tout les moralistes caustiques comme Chabrol, ils n'aiment être lucides sur eux-mêmes de toutes manières. Je suis sûr que certains vont se sentir rassurés et lui tresser des couronnes hypocrites en se disant "enfin ils nous foutra la paix".

    J'aime beaucoup le cinéma de Chabrol, son honnêteté face à ce qui reste quand même, quel que soit le film, une attraction foraine. Chabrol loupait de temps un film ou deux mais ce n'était pas trop grave car ses films ratés valent bien un ou deux Depleschins voire « le jour et la nuit » de BHL, qui selon le philosophe « discount » serait devenu un film culte. Le cinéma de Chabrol est un cinéma qui ressemble beaucoup aux romans de Simenon, dont il est à mon avis le meilleur adaptateur. Certains romanciers à la mode, comme Michel Houellebecq, décrivent les travers de l'âme humaine sans humanité, chez Simenon ou Chabrol, l'homme est partout, avec tout ce que cela implique, de sa bêtise à sa capacité à se réjouir avec ceux qu'il aime. C'est toute la différence. Chabrol aimerait bien croire dans une rédemption possible mais il a du mal à la trouver. Il cherche un sens à la sottise humaine, aux errances des pitoyables primates que l'on trouve à la surface de cette planète. Selon Gegauff, il ne comprend pas qu'il n'y a pas à chercher un sens, il n'y en a pas. Dans les deux cas, cela mène au nihilisme et au désespoir.

    ci-dessous un extrait d'"Inspecteur Lavardin"

  • Implosion au PS ?

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    ambition.jpgFinalement, ce qui me choque dans les chicaneries de personnes au PS, ce n'est pas qu'il n'y ait pas une ligne directrice solide, ce n'est pas que le parti se droitise ou se gauchise, ce n'est pas que je veuille forcément de Ségolène ou d'un autre, c'est que les questions d'ambition personnelle y sont plus importantes que la volonté de s'opposer réellement à la politique actuelle de l'UMP, ou que le souci de mettre fin à la précarité. Attention, d'ailleurs, je ne critique pas forcément l'ambition, c'est bien d'être ambitieux, ce n'est pas complètement négatif, du moins si une partie de cette ambition est mise au service de la collectivité.

    D'ailleurs en considérant la chose d'un oeil strictement objectif, qu'est-ce qui différencie concrètement les idées des leaders de l'UMP de plusieurs parmi les éléphants du PS et quelques éléphanteaux qui s'apprêtent à faire front commun contre Ségolène Royal ? La plupart sont libéraux économiquement, on l'a entendu au PS, à l'exception de Benoît Hamon et de Martine Aubry, dans la ligne de la sociale-démocratie, avec une petite touche plus étatique certes, mais si peu, et alors que le libéralisme vient de montrer point par point son irresponsabilité foncière ; tous, à l'exception de Ségolène, ont une conception très libre de la morale individuelle que l'on retrouve maintenant dans toute la société. Ce que demande la société actuelle, c'est pourtant une réforme structurelle et non d'instaurer de nouveaux mécanismes de régulation qui ne donnent rien de toutes façons que ce soit pour les banques, les entreprises, les bourses. Par contre, ce qui domine incontestablement, et que l'on ne voyait pas avant à une telle ampleur, car ça a toujours existé, c'est un tel clientèlisme, un tel népotisme.

  • Ce qui arrive à ceux qui font du mal aux petits

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    grande-854687-1048985.jpg

    Bien sûr il y a la diffamation, on l'a bien vu à Outreau ou pour ce professeur qui s'est suicidé car on le soupçonnait d'actes contre nature, mais là il s'agit de faits avérés et avoués par les coupables eux-mêmes. La violence appelle la violence, et le mal, le mal, ce genre de choses arrivent toujours quand des pasteurs se prennent pour des gourous, et ça éclabousse forcément les autres croyants qui sont innocents. il y a bien souvent l'inertie des responsables. l'évêque de Parthénia, actuellement, par exemple était parfaitement au courant des agissements d'un de ses prêtres mais n'avait rien fait. Quand la chose a été découverte il n'y a pas eu un seul mot pour la famille et les enfants blessés, pas un, rien. Il y a des attitudes gênantes, quand l'un d'eux dit par exemple que la justice des hommes n'est pas celle de Dieu, c'est vrai, mais la justice des hommes a raison de condamner un pédophile comme elle a raison de condamner ceux qui font mal aux petits

    Dans l'Évangile Jésus est sans équivoque sur ceux qui font du mal aux plus petits. Je me demande si les responsables du mouvement dont il est question dans cette note s'en rappellent.

    Je ne donnerai pas le nom de cette communauté sur mon blog mais j'ai vu hier un reportage à son sujet sur une grande chaîne hertzienne qui me semble édifiant. Le reportage était à charge, moins que d'habitude mais il me semble que pour un croyant, les choses y étaient dites clairement sous la plume du Pape demandant que cette communauté se refasse ou se défasse, cela m'apparaît sans équivoque. Cette communauté a fait du bien à de nombreux jeunes mais elle connaît depuis quelques années de nombreuses dérives sérieuses dont des attouchements sur mineurs (les articles mis en lien sont à charge mais les faits sont les faits). C'est un peu toujours pareil. Quand un seul homme a rang de berger, de guide, pour un groupe, il finit toujours par se laisser aller à l'ivresse d'être ni plus ni moins qu'un gourou, un homme qui a de l'ascendant sur des êtres humains plus faibles. C'est aussi l'ivresse du groupe, le fait de partager tous ensemble, de communier dans la même ferveur, une ferveur sincère, une émotion authentique des participants, certes. c'est d'autant plus triste que cette ferveur et cette joie soit ainsi perverties.

    Et la foi se cantonne à l'émotion...

  • Le penseur en Paraboot (TM)

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    arto-skulptajhoj-001-eta.jpgLe penseur en Paraboot (TM) est de gôche le plus souvent, parce que ça fait bien. enfin de gôche, il énumère deux ou trois clichés vaguement humanitaristes qui font du bien entre la poire et le fromage. C'est le fondement de sa pensée. Parfois on en rencontre de droite mais c'est plus rare, il se dira alors "politiquement incorrect" selon ses termes ce qui lui permet de dire deux ou trois conneries qui déparerait même au "café du commerce". Le penseur en Paraboot (TM) aiume bien réfléchir sur la société, les trucs qui l'intéressent, parce qu'il s'emmerde profondément en fait. Il a une vie tranquille, un boulot qu'il aime, une femme trophée qui est à la fois une bonne ménagère et une amante empressée mais aussi son plus fidèle soutien (quoique depuis la lecture de "On est toujours trop bon avec les femmes" de Queneau, excellent livre, je soupçonne ces dames de faire semblant de ce qui précède pour avoir la paix). Le penseur en Paraboot écrit parfois dans des hebdomadaires satiriques comme Philippe Val, là il dit toute son admiration pour Obama, comme Philippe Val, sans que personne ne sache s'il sera vraiment un bon président, et il rajoute une ou deux louches sur l'Europe tellement utile et qu'il faut absolument développer. Il se voit bien en sauveur, en romantique à chemise à jabot, le poitrail tendu vers le glaive des totalitarismes qui s'en foutent mais. Il le sait bien, c'est la raison pour laquelle il s'invente alors des ennemis imaginaires, il croit parfois sincèrement qu'il est surveillé par les chinois du FBI. Cela va du fantasme de droite classique du gouvernement secret judéo-maçonnico-islamo- homosexuallo-bolchevik qui se trouverait à 300 mètres sous la glace au Pôle Nord (enfin 250 mètres depuis le réchauffement climatique), ils n'osent pas trop le dire en public, mais si on les y encourage un peu ça finit toujours par sortir ; au fantasme de gôche radicale du "Grand soir" (là on aime bien en parler parce que c'est comme les cow-boys et les indiens). Parfois le naturel revient au galop et il a envie de mener la belle vie sans trop se culpabiliser (il adore se sentir coupable, mais pas trop).

    Je l'aime bien en fait, car il est émouvant de candeur, le penseur en Paraboot (TM).

    Sur la photo un bronze du penseur de Rodin coulé dans le métro parisien.

  • La droite et la bourgeoisie

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    famille_piano.jpgActuellement, toute personne contredisant les privilèges de la bourgeoisie, que celle-ci soit bourgeoise-bohème ou libérale-libertaire, pantouflarde ou bien-pensante ce qui, mon Dieu, revient au même dans tous les cas, est traitée soit de démago-populiuste, soit de gauchiste ou de marxiste, même si on ne l'est pas, quand on le suspecte pas de jalousie. Je m'étonne de cela car pourtant, la droite n'a pas toujours été pro-bourgeoise dans ses fondements, à commencer par les mouvements issus de l'Action Française, tous profondément anti-bourgeois, sans parler des écrivains catholiques comme Léon Bloy qui n'a cessé de railler ce milieu social et son hypocrisie fondamentale, milieu qui le lui a bien fait payer en le poursuivant à de nombreuses reprises pour la gestion, certes improbable, de ses ressources personnelles. Ne parlons pas de Bernanos qui, jeune, espérait recréer en Patagonie une société plus équitable avec quelques amis, un monde plus beau, loin de la lourdeur et de la bassesse des nouveaux maîtres de la société française depuis la révolution de 1789 qui est une révolution bourgeoise, tout comme celle de 1830 qui était une mascarade. c'est en partie ce rêve qui l'a mené au "chemin de la croix des âmes". Et que ce soit Léon Daudet ou Jacques Bainville, tous étaient violemment anti-bourgeois, opposés aux valeurs essentiellement égoïste de cette classe sociale. Les valeurs de l'Action française relevaient d'ailleurs de la morale dite aristocratique. Quand Messadié écrit qu'Arlette Laguillier relève au fond de ce mouvement, il n'a pas entièrement tort, bien qu'il oublie que si elle était élue, les stades seraient remplis de candidats au peloton d'éxécution.

    J'entend déjà la répartie : "toi aussi tu es un bourgeois". Oui, mais cela n'implique pas d'en partager les valeurs. Je les exècre pour ma part, on a l'impression de les retrouver dans les intérieurs étriqués et sans âme des maisons bourgeoises, comme celle de ce grand homme né à Lille (De Gaulle pour ne pas le citer), dont la bicoque de famille symbolisait pour moi toute la médiocrité bourgeoise et son auto-satisfaction, sa vanité bouffie d'orgueil. Certains voudraient revenir à ces temps où l'on troussait la bonne ou la fille de service sans remords ni scrupules, où l'on jetait à la porte les miséreux, où l'on violentait les enfants sans qu'il n'y ait de conséquences. La foi et les valeurs chrétiennes n'ont rien à voir avec les valeurs bourgeoises.