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bourgeois

  • Ce qui compte aujourd'hui

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    Dans "le confort intellectuel" de Marcel Aymé
    marcel aymé, bourgeois, société, confort intellectuelDans tous les domaines où prévalaient autrefois l'intelligence, le bon sens, l'esprit critique et constructeur, c'est par quelque singularité facilement accessible à la sensibilité bourgeoise qu'un homme se fait maintenant apprécier.
    Dans son milieu, on ne juge plus guère un individu sur ses capacités professionnelles, sur ses talents d'organisateur ou sur ses vertus familiales, mais sur des nuances de son tempérament, des aptitudes mineures et exquises, des préférences artistiques. On le classera avantageusement parmi ses pairs s'il a en tête quelque marotte littéraire, si on lui connaît des goûts délicats [...]. Qu'un général en chef ou un ministre soit médiocre dans ses fonctions, il ne lui en sera pas tenu rigueur.
    " Un être inouï, formidable, dira-t-on. Vous savez qu'il joue de l'accordéon ? " Et sur cela seulement qu'il joue de l'accordéon ou qu'il prend de la coco ou qu'il est inverti, on le tiendra pour un homme de génie. Mais d'un autre ministre ayant tous les talents et toutes les vertus convenables dans son emploi, on dira en haussant les épaules qu'il est un " con et un emmerdeur " s'il n'a pas en lui ce coin de marécage poétique qui fait aujourd'hui le prix d'un homme.
    Pour un bourgeois qui veut être considéré dans son monde, la grande affaire est de passer pour un original. " Marcel Aymé

  • Revisitons

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    Dernière note de l'année !

     

    Tout à l'heure, me promenant dans Montmartre j'ai voulu m'acheter deux croissants, deux malheureux croissants bien traditionnels car il fut un temps où rien n'égalait la croissanterie parisienne. Les croissants étaient en fait des « foccacia » revisitées, les gâteaux tous pareils étrangement étaient tous des classiques de la pâtisserie également revisités.

     

    Devant moi un jeune couple de CSP ++ visiblement faisait des mines en questionnant la boulangère qui les considérait d'un œil morne sur le « sourçage » des produits de la boulangerie et aussi sur les preuves de l'absence de glutamate dans les gourmandises sous leurs yeux...

     

    ...derrière moi des parisiens moins frelatés s'agaçaient de devoir attendre le bon vouloir des deux jouvenceaux.

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  • Les bourgeois c'est comme les cochons...

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    Le problème central de notre société depuis un siècle ou deux c'est la Bourgeoisie :

     

    politique, société, bourgeois, argent, hypocrisie, amaury watremezSon avidité, sa sottise, son mépris de la culture, ses aspirations étriquées et picrocholines, sa peur insigne des petites gens qu'elles appellent les « classes dangereuses ».

     

    Par bourgeois on entend ce milieu de riches, d'entrepreneurs, de propriétaires au départ issu du Tiers Etat qui s'enrichissant a fini par avoir des velléités de prise du pouvoir. Les bourgeois jusqu'en « Soissantuite » se caractérisait par une hypocrisie morale avérée, où seules les apparences d'honorabilité sociale comptaient. D'ailleurs la morale n'avait aucune importance dans les affaires, ou la vie professionnelle, elle en a encore moins de nos jours.

     

    Depuis « Soissantuite » la bourgeoisie a jeté aux orties son souci de maintenir les paravents de cette honorabilité dans sa grande majorité, les exceptions étant quelques familles versaillaises ou du XVIème, et encore. Mais elle n'a pas changé quant à son avidité matérielle, sa bêtise et sa haine de la culture ramenée à un simple divertissement. Et quant à ses aspirations minusculissimes elles ont hélas essaimées dans toute la société...

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  • La France méprisée – à propos de « la France périphérique » de Christophe Guilluy

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    chez Flammarion, sorti en septembre 2014 (couverture empruntée à lepoint.fr)

     

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    Décrivant la petite ville où l'absurdité de l'administration m'a conduit depuis septembre, une de ces villes où il n'y a personne dans les rues passé dix-sept heures excepté les poivrots locaux ou des bandes éparses de « punks à chiens », où les jeunes s'ennuient, un ami a évoqué ce livre que je me suis empressé de lire.

     

    L'auteur est géographe, il est également celui de « l'Atlas des nouvelles fractures sociales en France » avec Christophe Noyé, ouvrage indispensable pour comprendre ce que devient notre pays, l'abîme dans lequel il risque de tomber. Finalement, et bien que Guilluy soit plutôt apparemment de gauche, son propos rejoint celui de Zemmour quant au suicide du pays. Il dresse dans ce livre qui sera perçu comme très polémique et qui est éminemment politique le tableau d'une France presque irrémédiablement cassée en deux :

     

    La France des CSP ++ et des « rurbains » qui habitent et, ou travaillent dans de grandes métropoles régionales ou nationales, celle où l'on trouve les « bobos », des bourgeois libéraux libertaires ou sociéto-libéraux, ce qui revient au même, voisinant avec les immigrés qui sont « leurs pauvres » et les milieux « issus de la diversité » selon la formule hypocrite à la mode, et la France de ce qui reste de la classe moyenne, la France des petites gens, souvent rurale, méprisée par les élites, c'est elles qui se nomment ainsi, et le pouvoir, celle des petites et moyennes villes qui ont fini après cinquante ans de détricotage systématique de la Nation et des liens traditionnels par perdre presque totalement leur identité, et leur dynamisme.

    Cette France périphérique est celle d'une précarité sociale sans cesse accrue, une précarité matérielle mais aussi culturelle et intellectuelle, les éducateurs n'y faisant plus leur travail et encore moins les politiques, sans parler des églises, dont la catholique qui l'a laissé tomber également. Les français qui y vivent sont considérés comme trop riches pour bénéficier des aides sociales et sont trop pauvres pour arriver à se sortir du marasme économique. C'est un cercle vicieux qui implique un chômage endémique dont personne ne s'inquiète, une sous-éducation n'étant le souci de qui que ce soit, et la cause principale du vote Front National, vote qui n'a rien à voir à la base avec un vote protestataire ou un vote raciste. Les français ne sont pas racistes, ils demandent juste pour ceux de la zone périphérique l'équité sociale, et les mêmes aides que des primo-arrivants...

     

    Nos élites autoproclamées vivant dans la France privilégiée ont tendance à considérer que les pauvres ce sont surtout les populations immigrées ou français de deuxième ou troisième génération qu'ils côtoient, qu'ils n'aident pas beaucoup plus se contentant de les faire bénéficier des minima sociaux sans éducation à la citoyenneté et aux valeurs républicaines. Bien sûr, elles ont du mal à considérer qu'elles bénéficient de privilèges exorbitants les considérant comme légitimes, et rajoutant aux prétentions matérielles de leurs ancêtres du XIXème siècle des prétentions sociales et culturelles (voir l'essai de Domecq et Naulleau sur la culture en France). La plupart auront d'ailleurs le culot ou la bêtise de dire qu'être bourgeois c'est surtout un sentiment, qu'ils ne ressentent pas, et non une situation objective...

     

    Les dirigeants, et les oligarques, n'ont plus le souci de l'intégration économique des plus faibles socialement de leurs compatriotes, se donnant bonne conscience en favorisant plutôt les « minorités », les « communautés », ce qui leur permet de se donner d'eux-mêmes une image flatteuse. Ils n'ont toujours pas compris que cette cassure favorise le vote FN, cela ne correspond pas à leurs schémas, pour eux, ce vote est le fait de nostalgiques de Vichy et du fascisme, de skins bas du front et autres groupuscules le plus souvent infiltrés à 50 % par la BCRI (un militant, un indic...etc). La colère gronde pourtant dans ce pays abandonné à son sort, et bientôt il sera trop tard. Etre pauvre ou précaire ce n'est pas forcément faire partie d'une communauté visible...

     

    Amaury Watremez

  • Le bourgeois 2.0 est toujours un bourgeois avide

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    politique, société, économie, bourgeois, libéraux libertaires, Amaury Watremez

    Rien ne change depuis Molière (voir ci-contre, image prise ici) ou le "Monsieur Bertin" d'Ingres, voir ci-dessous)

     

    J'avoue, c'est mal, on ne devrait jamais se réjouir du malheur d'autrui, mais ce qui arrive à Geoffroy Didier et d'autres, comme Aquilino Morelle il y a quelques mois ne percevant pas le paradoxe qu'il y a à se faire cirer les pompes pour très cher aux frais du contribuable, après avoir il est vrai dû cirer les pompes de ses maîtres, ne voyant pas de problèmes comme ce jouvenceau sensible et émotif de Didier, si romantique dans sa chemise semi-ouverte sur un torse que l'on pense à peine pubère, « espoir » de l'UMP, à profiter de privilèges indus qui n'ont plus rien de républicain, tout cela me fait largement sourire, sans parler de Bastien Millot et de ses « réseaux » d'amis, de bons amis seulement promis, juré, ce n'est pas de sa faute si des malveillants y ont vu du copinage amoral !

     

    Le bourgeois veut de la morale sociale, plein, un retour à des « valeurs simples » qui inclinent à penser qu'il a de ces « valeurs simples » le même point de vue qu'un « créatif de pub » pour bouffe industrielle réputé bio, ou du moins donc un genre de fac-similé de morale qui « tienne » le peuple dans l'allégeance et la soumission à un système économique lui permettant de continuer à s'enrichir ainsi que le bon monsieur Guizot l'encourageait à le faire aux débuts du libéralisme en France, mais ce fac-similé, cette moraline, il le veut pour les autres, pas pour lui, lui n'est pas concerné, lui sait ce qui est bon pour les « classes dangereuses » et surtout pour lui et les siens, il sait que le peuple n'a pas besoin de littérature, d’élévation spirituelle, de hauteur, encore moins d'arts.

     

    Le bourgeois 2.0 ne voit pas que la crise morale c'est principalement lui et son avidité qui l'ont causé et rien d'autres.

     

    Il sait que le peuple n'a besoin que de divertissement le plus léger possible quitte à ce que la télévision ressemble à celle que regardait les « flashés » décérébrés du film de Science-Fiction français qui se voulait seulement une fable un peu sombre à l'époque : « Paradis pour tous » d'Alain Jessua. Ceux-ci s'amusaient à regarder des pubs abêtissantes et des émissions se voulant proches des « vraigens ». Ayant tellement peur d'être humains, de la liberté, de leurs sentiments ils finissaient par y renoncer définitivement et muer en bêtes de somme dociles baisant, bouffant et buvant sans penser à rien d'autres.

     

    Le bourgeois résolument moderne à des prétentions politiques et matérielles qu'il a toujours eu rajoute maintenant des prétentions de « coach » de vie pour les « masses », pour aider les moins favorisés à se sentir bien dans leur précarité car il se sent quand même un peu coupable d'avoir voté pendant plusieurs décennies pour la mise en place d'une Europe hyper-libérale qui le flatte dans son ego car il est incorrigible, comme un gosse gâté qui est encore un peu trop narcissique, bloqué au stade anal et centré sur son nombril :

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    « Merde quoi tu 'ois ! L'euro c'est super pratique quand tu vas à Venise ou Londres en ouiquende !» et puis il faut bien savoir que « vu des States l'exception culturelle française, le système social qui protège c'est dépassé merde quoi ! On n'est plus le village gaulois, tu vois? », et puis aussi les « le multiculturalisme c'est de la richesse en plus pour notre culture tu 'ois, on devrait plus s'inspirer du « melting pot » des américains » (note : comme le « lascar » de cité le bourgeois 2.0 rêve d'Amérique, une Amérique fantasmée et idéalisée qui n'existe que dans les pubs pour sodas).

     

    On entend souvent ces énormités, on les lit aussi grâce aux fabuleux progrès techniques des réseaux sociaux, car ils osent l'écrire, provenant de pintades d'élevage, qui sortent généralement de basse-cours très chic et de pintadeaux tendres et roses hermétiques aux souffrances des moins bien lotis qu'eux, des mécheux germanopratins aux adeptes du velours vert bouteille. Cette volaille insupportable à force, bien que charmants en soirée, ne voit pas le monde qui croule sous ses yeux, ne veut pas en entendre parler, ça ne la regarde pas.

     

    Et le pire est que c'est toute la société qui rêve de « s'embourgeoiser » de cette manière alors que cet « embourgeoisement » est une impasse !

  • Les nouvelles folies bourgeoises

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    Dédié à Aurélie Filipetti, Anne Hidalgo, NKM, Bertrand Delanoé, Michel Champredon, Jean-Michel Ribes, BHL, Daniel Buren, Jack Lang, Daniel Cohn-Bendit (pauvre Cohn), DSK et tant d'autres que j'oublie...


    Il y a déjà quelques temps, alors que je participais à une soirée mondaine ou plus ou moins, se voulant « libérée » et culturelle, tout en n'étant finalement rien d'autres qu'un agrégat de snobinards mécheux, de salonnards tous « fissapapamaman » et de pauvres petites filles riches à névroses chics et très chères, j'entendis un des invités confier à un autre sans trop de discrétion qu'il était fort étonné de constater que même « sortant de ce « milieu » je fus si cultivé et tellement ouvert ». Je n'en conçus pas de la colère, après tout c'était flatteur. Je lui demandais de quel « milieu » voulait-il parler en évoquant « ce » milieu ? Il me dit sans beaucoup de gêne qu'il parlait du milieu petit bourgeois catho, un peu versaillais sur les bords, un peu « coincé » sur le plan des mœurs, conservateur aussi sur l'argent et l'éducation et qu'il s'étonnait.

     

    Je lui rétorquais que lui aussi faisait partie d'un milieu bourgeois, plus favorisé d'ailleurs que celui d'où je suis issu, sur le plan matériel et des réseaux. Ce à quoi il me répondit que « bourgeois » c'était surtout un sentiment, un état d'esprit, et que lui ne se sentant pas « bourgeois » ne pouvait pas l'être, oubliant en passant que c'était aussi une situation matérielle confortable objective, et non seulement, donc, un « sentiment ». Lorsque je lui fis part de mon opinion sur le sujet, « je voyais le mal partout, et je ne pensais qu'au fric », lui bien sûr en ayant à foison ne se posait pas la question des ressources. Il m'assèna croyant m'échever qu'en fait j'étais un cynique...

     

    J'étais pour lui un « huron » de Voltaire, un « persan » de Montesquieu, ce n'était pas possible à ses yeux que l'on puisse être ouvert à la culture en dehors de son microcosme.

     

    Dans les pays anglo-saxons, les « bourgeois », les riches, les parvenus n'ont pas honte de l'être, il est normal de montrer son argent et d'être fier de sa réussite sociale et financière, et celle de ses enfants en profitant des réseaux des milieux financièrement confortables. On a bien du mal à comprendre en Floride ou en Californie pourquoi les français ont tellement de préventions avec l'argent, on y est moins hypocrites avec l'argent il faut dire ami lecteur, car on sait très bien que « s'il ne fait pas le bonheur » il achète beaucoup de choses qui permettent au moins une certaine sérénité du côté du portefeuille mais aussi pour se consacrer à autre chose, du moins dans notre société matérialiste où il est quasiment impossible de s'en passer à moins d'un changement radical.

     

    En Allemagne, vieux pays de tradition protestante, à Berlin on n'hésite pas à se rassembler en mouvements pour dire que l'on peut être « pauvre mais sexy ». La personne qui a les moyens ne verra pas l'utilité de montrer ses ressources avec ostentation, elle n'en ressent pas le besoin, elle sait qu'elle a travaillé, le plus souvent, pour les obtenir, et trouve ça normal, elle n'en tirez aucun orgueil.

     

    Elle en profitera, cette personne, pour voyager et parfaire sa culture et ses connaissances de manière studieuse, organisant sa vie active et sa retraite avec le même pragmatisme, voire même elle encouragera ces enfants à parcourir le monde et voir du pays et d'autres cieux.

     

    En France, pays où l'on feint de croire que la méritocratie n'est pas une légende urbaine, ou rurale, ceux qui ont de l'argent, ceux qui profitent du système par tout un ensemble de petits et grands clientélismes, de népotismes et favoritisme plus ou moins avoués, plus ou moins digérés, culpabilisent d'avoir du pognon et de ne jamais craindre pour leurs fins de mois. Pour compenser, pour ne plus se sentir coupables, ces bourgeois en ont conçus des prétentions à la fois culturelles et sociales, leur permettant de croire que s'ils sont favorisés, c'est parce qu'ils le méritent et qu'ils ont un rôle à jouer, un rôle de guides, de phares des peuples.

     

     

    Ceux qui ont ces prétentions, ces folies bourgeoises d'un genre nouveau, ne voient pas le problème. De par leur conditionnement de milieu, ils estiment qu'ils sont parfaitement légitimes pour les exprimer, que c'est même pour eux en quelque sorte une mission quasiment divine. Il faut dire qu'ils ont conservé la même hypocrisie morale, et ce malgré « 68 », concernant les seules motivations qui les meuvent réellement, à savoir boire, baiser et bouffer et jouir -de leurs privilèges- sans entraves.

     

    Ces "guides" de la pensée, Internet, notons le, les emmerde beaucoup, car tout le monde peut s'y exprimer, y compris les  "basses" classes ou les "classes dangereuses" que les bourgeois méprisent encore avec enthousiasme qualifiant toute pensée indépendante des personnes qu'ils dédaignent de "populisme", de "poujadisme" grossier voire pire, d'encouragement à revenir aux "z-heures les plus sombres de notre histoire". Très vite sur le Réseau, le petit bourgeois montrera son mépris de classe, surtout s'il est à court d'arguments.


    Le mépris utilisé en dernier recours, il appellera ça prendre de la hauteur alors qu'en fait il se comportera exactement de la même manière que son ancêtre guizotiste et, ou positiviste...


    Il a voyagé, il trouve ça super la diversité, les autres coutumes, le multicul et le métissage culturel, quand il voit une noce africaine fêtée selon le folklore de l'un ou l'autre pays, cela lui rappelle en plus son denier séjour avec "Nouvelles Frontières" et un spectacle de danses traditionnelles. Et lui au moins n'est pas homophobe comme ces cathos coincés, d'ailleurs, il le prouve, il a plein d'amis "pédés" ainsi qu'il le dit souvent en employant ces termes pour se donner le genre affranchi.

    Ce qu'il ne sera jamais...

    image extraite du film "Folies Bourgeoises" de Claude Chabrol, de 1974 et prise sur ce site

  • L'Art contemporain en folie en province

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    Folies bourgeoiseses et art con-temporain.

    Ami lecteur, je te rassure tout de suite, j'aime bien les paysages de province, la campagne, les panoramas somptueux, mais ce que je ne supporte pas c'est l'ennui tout puissant que j'y ressens, et je suis loin d'être le seul, dans une province vidée de son âme, de sa substance, de son identité, le tout au nom de la diversité (TM°) du progrès (TM°) du développement durable et autres gadgets cosmétiques cachant bien mal les vanités culturelles toutes petites de la petite et grosse bourgeoisie.

     

    Par petite et grosse bourgeoisie, j'entends bien la réalité concrète de tous ces privilégiés petits, moyens et grands qui bénéficient de réseaux, copinages et clientélismes divers selon eux bien légitimes, des acquis que l'on ne peut remettre en question sous peine de passer pour un nostalgique des « z-heures les plus sombres de notre histoire », un fâchiiste, un poujadiste !

    Et ce n'est pas l'art contemporain en lui-même que je raille mais les pseudo-artistes et escrocs plus ou moins conscients qui affirment en relever.

     

    En 2013, la province reste donc confite dans la contemplation de son nombril, se repliant sur elle-même, se rassurant, et toutes les villes ont des airs des sous-préfecture anonyme, de non-lieux sans âme, le tout agrémenté de politiques urbaines ineptes.

     

    Les créateurs d'art contemporain de province, d'"installations" (on ne doit plus parler d'oeuv res)  jouent là-dessus pour écouler leur production, et ainsi vivre de subventions diverses et variées, de mécénats souvent publics, au nom de l'art, pardon, de l'Aââârt, faire marcher l'épate-bourgeois, les « bovarysateurs » et « bovarysatrices » ruraux se sentant alors aussi audacieux (et aussi conformistes) que leurs équivalents parisiens dont ils partagent les mêmes prétentions et la même vacuité intellectuelle, car tout ce motive leur prétendue passion de l'Art moderne c'est le désir de se mettre en valeur, eux, et leur peur panique de passer pour des béotiens.

     

    Les créateurs de « happening » provinciaux (comme cette jeune femme qui tout en dansant sur du Strindberg colle des lanières de scotch par terre traçant ainsi des « chemins spirituels »), les « plasticiens » (tel celui-ci qui « crée » des ronds-points tellement audââcieux pour un conseil général qui a de l'argent à jeter par les fenêtres), les « théâtreux » (ainsi ce metteur en scène, pardon, en espace, qui fait jouer Molière comme Ibsen, « parce que Molière en fait c'est tragique, t'vois », retardant en cela d'une trentaine d'années sur les modes prétentieuses), bénéficient donc de la manne institutionnelle et sont assurés d'un public quasiment captif, dont les jeunes, qu'il convient d'ouvrir à cette pseudo-modernité d'un grotesque « prudhommesque » car depuis monsieur Prudhomme, Bouvard et Pécuchet, les bourgeois n'ont pas changé, ils aiment toujours passionnément les lieux communs qui les font rougir d'orgueil.

     

    Les exemples que je viens de donner sont tous réels.


    J'allais omettre dedans le plus beau, si j'ose dire, la « mise en espace » de la pièce en deux actes d'un poète grec, pour le « jeune public » c'était agrémenté d'un échange-discussion avec les acteurs et le « metteur en espace ». Un bateau à voiles par exemple était symbolisé par une figurante en grande robe blanche qui tenait les deux pans de son habit pendant qu'un autre comparse soufflait derrière pour figurer le vent, le voyage étant symbolisé derrière les acteurs par la projection de rails de chemins de fer en mouvement pris du dernier wagon d'un train.

     

    Bien sûr, pour figurer la solitude du voyageur, et aussi pour respecter les traditions non écrites du théâtre moderne, un des acteurs se déshabillait en scène jusqu'à la nudité frontale ce qui va de soi pour bien montrer qu'on lutte contre les tabous sexuels de notre société « d'inspiration judéo-chrétienne totalitaire » (TM°), « t'vois », déshabillage qui avait mis en joie des gosses de "cités" "bons sauvages" et alibis "socio-cul" présents ce soir-là.

     

    Cette imposture continuera malheureusement encore longtemps, car les prétentions et les folies des vanités bourgeoises sont sans fond, car aux prétentions sociales les privilégiés finissent toujours par ajouter des prétentions culturelles, voire un rôle de fanaux progressistes du peuple. C'est dans la nature des choses mais il est parfois bon d'évoquer leurs ridicules...


    Rond-point des Godelles pris sur le site du syndicat d'initiative de Commercy à ce lien

  • L'histoire revue et corrigée de modernes Siddhartha

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    On se souvient de l'histoire du prince Siddhartha qui sortant de son palais pour découvrir le monde comprit dans 

    politique,société,hypocrisie,bourgeoisquelle misère vivait l'humanité, la pauvreté qu'elle subissait pour son plus grand nombre, ses souffrances, la colère, la guerre, la haine. Ensuite, comme c'était une pointure, il se mit à méditer pour ne plus voir le malheur, la sottise et la violence décidant que tout cela n'existait pas.


    En gros, il a fait un beau déni de réel, Siddhartha était européiste et social libéral il faut dire.

     

    Il est d'autres Siddhartha, modernes, nés dans des familles catholiques traditionalistes, aisées financièrement. L'on y déteste « la gueuse », la République, mais on aime bien quand même que sa progéniture fasse partie de ses élites, à la place des représentants du peuple dévoyés par des décennies de propagande judéo-socialisto-météco-maçonnique (au choix le complot, selon l'humeur).


    A ces jeunes Siddhartha, l'on a bien fait comprendre que le monde était mauvais, à la solde des méchants, que les femmes modernes étaient diaboliques, et les catholiques actuels des mécréants à peine chrétiens, des païens décadents.


    Et puis, ces jeunes hommes, et jeunes femmes, ont grandi, ils ont découvert le monde, sont sortis de leur milieu protégé comme le prince de son palais, et se sont aperçus, ô miracle, que le monde n'était pas si diabolique que ça, qu'on leur avait raconté beaucoup d'histoires sur ce point. Ils s'aperçoivent qu'ils peuvent être amis avec des personnes de gauche sans que cela ne les entraîne vers la damnation, ils voient très vite que les femmes qu'ils croisent qui n'ont jamais fait de « rallyes »1 de leur vie ne sont pas toutes des traînées.


    C'est un fait acquis dés le départ auraient-ils dû comprendre, le monde, tout comme les êtres humains, n'est ni tout blanc ni tout noir, il n'y a guère que des nuances de gris, et quant aux idéaux de gauche comme de droite ils sont bien souvent solubles dans l'avidité personnelle des uns ou des autres.


    Ces jeunes Siddharta font alors une sorte de crise post-pubertaire à retardement, contre le père et toutes les valeurs qu'on leur avait inculqué jusque là, parfois à trente ans passés.


    Ceux qui n'ont aucun talent particulier se contentent d'aller dans des bars à hôtesses en prétextant des voyages d'affaires, ceux qui ont une « plume » chercheront désespérément à se justifier leur révolte bien anodine au fond en se cherchant parfois des grands ancêtres, une étiquette qui soit à la fois flatteuse et sympathique aux yeux du monde et à leurs yeux.


    Il en est qui invoqueront un « anarchisme chrétien », d'autres « l'écologie humaine » ne comprenant pas que les idéaux qu'on leur avait transmis étaient parfois largement tout aussi émancipateurs dés l'origine, allant jusqu'à se tirer une balle dans le pied en se coupant à la fois de leur famille d'idées et de celle du "camp d'en face".


    Ils préfèrent souvent jeter le « bébé avec l'eau du bain » mettant dans le même sac l'hypocrisie sociale intrinsèque de leurs milieux sociaux et les idées qui y sont affirmées comme autant de prétextes, ce qui n'est pas l'apanage de ces milieux de droite, on trouve beaucoup d'hypocrites dans la bonne bourgeoisie de gauche, hypocrisie qui au final revient au même dans les deux cas et semble finalement ontologique à cette classe sociale au pouvoir en France depuis deux siècles et quelques poussières.

     

    1Un « rallye » permet aux jeunes éléments des « bons » milieux de se choisir entre personnes du même monde afin d'éviter les « mésalliances »

     

    illustration : oeuvre d'Alain Jacquet prise ici

  • Les petits bourgeois chez Simenon

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    medium_simenon_filmo_gabin_bardot.jpgAlors que je m'ennuyais avec application dans un endroit pourtant rempli d'une foule de bonnes gens de la bonne société, il m'est venu l'idée que finalement Simenon est très juste quand il décrit ce style de petits bourgeois sans trop de cervelle, égoïstes, égocentriques et qui ont le souci constant du convenable, de ne pas déparer à leur milieu, de ne pas avoir plus d'ambitions intellectuelles ou spirituelles que les autres. De la religion on retient surtout la morale, on oublie généralement l'éthique, gênante car elle ferait prendre conscience de l'iniquité de la société actuelle telle qu'elle est construite ("Mon pauv'monsieur, on ne peut pas faire la charité tout le temps, il faut bien penser à soi") : quelques privilégiés profitant d'avantages auxquels les autres n'auront jamais accès, même fugacement. Tant pis si ce convenable n'est qu'une apparence, un paravent, l'essentiel est de garder la considération de ses voisins et de profiter de son magot. Dans les enquêtes de Maigret, la victime d'un crime est souvent un personnage qui en a eu assez de ces faux-semblants, de ces on-dits multiples, de cette hypocrisie, et qui paye ses vélléités d'indépendance par sa mort, ou sa déchéance. Les filles qui font le trottoir, les putains, les ouvriers, les mythomanes minables sont parfois tout autant marqués par les mêmes faiblesses et l'envie d'atteindre à la même félicité douillette d'un intérieur feutré que les familles cossues qu'ils peuvent rencontrer parfois.

    librematch13.jpgChez Simenon, les prostituées ont souvent des envies conjugales plus marquées que les bonnes dames de la bonne société. Le but de la plupart des personnages que décrit Simenon est de survivre en se planquant de l'adversité et des prédateurs supposés, sans chercher surtout à s'élever ; et puis de cultiver leur hédonisme minable de primates lamentables, le faux apitoiement, la componction et la charité bruyante en faisant partie. Les poètes, les artistes, les esprits libres n'y ont pas leur place, ils sont étouffés à feu très doux toute leur vie, on leur ôte une par une leurs illusions, on croit devoir les libérer de leurs rêves de s'élever un tout petit peu plus. Bernanos l'avait bien compris, il aimait beaucoup Simenon, sachant très bien que ce fatras d'apparences brille comme des soleils trompeurs mais que ce n'est pas là que le bonheur ou la vérité des sentiments se cachent. C'est la raison pour laquelle il écrivit "Un crime", au départ un livre qu'il considérait comme mineur appelé à devenir le premier d'une série qu'il espérait fructueuse, à la fin de sa rédaction, un roman qui préfigurait "Monsieur Ouine", décrivant par le menu la vacuité d'un monde où l'argent et la réussite matérielle et sociale sont les seuls vecteurs d'appréciation d'une personne. Simenon était juste dans les annnées 30, 40, 50 et 60, il l'est encore maintenant bien que ces milieux qu'il décrivait se passe maintenant de leur morale de pacotille depuis "Maissoissantuite".

    Photos : "En cas de malheur" (voir extrait ci-dessous), Gabin, Bardot ; Simenon en famille, bourgeoisement aussi, ce qui n'empêche pas la lucidité...

  • Apprécier une fête prolétaire - à propos de la fête de l'Huma

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    J'ai de très mauvaises lectures (et j'en suis fier), je viens de relire Léon Daudet racontant les funérailles nationales de Victor Hugo par le petit bout de la lorgnette et de manière beaucoup moins pompeuse que les hagiographes officiels.

    huma1.jpgAvant de caser le fils d'Alphonse dans la case facile des extrêmistes, il faut savoir qu'il défendit Proust, Céline et la plupart des écrivains dont on se souvient encore de nos jours avec passion, et adorait les livres d'Hugo. Il raconte donc les "apaches" qui tripotent leurs copines à deux pas des bourgeois endimanchés venus pour s'encanailler qui finissent par picoler avec, la lie qui vient chercher la bagarre avec la police, l'élite auto-proclamée sur une estrade démocratique protégée démocratiquement par deux-cent soldats en armes, les pseudo "héritiers" d'Hugo qui se mettent en tête du cortège avec ostentation, les constatations cyniques de certains auteurs ravis de se débarrasser de la "concurrence". Je suis comme Léon Daudet, j'ai toujours détesté la foule, les élans grégaires de fausse affectivité qui se transforment vite en mouvement de haine, les mots d'ordre que l'on fait gueuler à des manifestants qui ne réfléchissent plus à ce qu'ils disent. Mais je sais, je suis un "anar de droite cynique et misanthrope", qui "n'aime pes les gens", un "onaniste de sacritistie méchant comme une teigne".

    huma2.jpgVers l'àge de cinq, six ans, mes parents nous avaient emmené à l'arbre de Noël de l'entreprise où travaillait ma mère. Il s'étaient trompés de lieu et nous étions entrés à la "Mutu" à celui de la CGT pour les salariés des PTT. C'était bien, à l'entrée, on distribuait plein de cadeaux aux chtits n'enfants, plein de friandises mais il fallait bien sûr se fader un cours de marxisme vulgarisé pour les tout-petits annoné par un missionnaire du prolétariat en poulovère lâche sur les épaules, portant également le collier de barbe et les lunettes à monture acier réglementaires. Quand mes parents ont entendu le discours, ils ont réalisé leur erreur et nous sommes sortis. Il a fallu rendre les cadeaux et les friandises, enfin presque tout rendre puisque mes géniteurs avaient mis quelques paquets de friandises dans les poches de leurs manteaux, privant peut-être par là-même un chtit n'enfant prolétaire de gâteries pour ses caries et de vulgate révolutionnaire. Nous avons fini par trouver le bon endroit de l'arbre de Noèl où nous allions, il y avait un spectacle pour enfants dans le style des années 70 : un type maquillé de blanc jouait du piano avec un archet de violoncelle sur le corps de son assistante habillée de violet qui mimait les mouvements saccadés d'un automate. C'était largement mieux que les "Teletubbies".

    huma3.jpgJ'aime bien les kermesses et les fêtes foraines, les stands où l'on bouffe des merguez trop cuites dans de la baguette farineuse et élastique, des cornets de frites molles et dégoûtant d'huile que l'on sale sans mesure, tout en biberonnant une boisson de l'autre main. C'est dégueu tout çà mais c'est un plaisir rare en même temps, un plaisir un rien pervers aussi. On va s'amuser à des jeux idiots ou dans des attractions en carton pâte où l'on fait semblant d'avoir encore douze ans. A "la fête de l'Huma" on rajoute le plaisir d'être entre esprits forts qui pensent être un peu plus lucides que les autres et qui, de toutes façons, partagent la même foi, d'écouter des musiciens que l'on aime en communiant dans la même euphorie un peu moutonnière. C'est très religieux finalement. En plus il y a l'ivresse d'être minoritaires, de s'opposer à la majorité des cons qui n'ont rien pigé, tous les autres. Je connais çà, j'ai vécu la même chose dans un ou deux autres mouvements certes aux antipodes. Et puis sorti de là, après quelques élans romantiques, on se retrouve à être tout aussi dociles qu'avant, et la docilité est plus facile car on peut se faire passer pour un rebelle romantique. Au fond de son coeur, on se dit que l'on ne veut pas vraiment que les choses changent, que l'on veut rester dans cette euphorie mais aussi dans le même confort intellectuel et matériel. J'ai beaucoup d'amis (ils ne se fâcheront en lisant la note) qui vont à la fête de l'Huma, du parisien qui va là pour les concerts et se fout des discours, c'est un anar de droite également celui-là, un caustique sans idéal prolétarien, aux convertis de fraîche date en passant par les vieux de la vieille qui peuvent réciter par coeur le nom de tous les premiers secrétaires depuis la mort de Staline, l'un d'eux, qui vient de la banlieue plus aisée m'a avoué se sentir "mal à l'aise" avec les "gens du peuple". Ce genre de convertis est celui qui est maintenant le plus nombreux...

    C'est aussi parce que les bourgeois, c'est le problème, gardent de la vie populaire, comme le prof d'histoire dans "Uranus", Jourdan, une image romantique, bien idéalisée, amélipoulinesque, qui n'a rien à voir avec le réel : les enfants battus, humiliés, les cris des adultes qui se disputent, les odeurs de pisse, de chou cramé, la misère et l'ignorance, la solitude pesante des plus pauvres. Et puis, il y cet élément que je ne comprend pas, que je n'arrive pas à saisir qui est cette fascination pour des hommes d'état réputés providentiels qui sont objectivement des tyrans.

    Ci-dessous un extrait du film "Uranus" d'après Marcel Aymé, ou quand un idéaliste devient enfin lucide sur la nature humaine...

  • Les français sont-ils des sales cons égoïstes ?

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    harpagon.jpgA l'annonce à la radio ce matin de la taxation de 1% des produits du capital des particuliers, quel que soit ce capital : donc également les assurances-vie, les actions et les obligations, l'épargne, déjà taxée à 11%, ceci afin de financer le RSA de Martin Hirsch, des milliers d'auditeurs ont téléphoné aux radios afin de manifester leur colère et leur incompréhension, et dévoiler un peu plus s'il en était besoin leur profond égoïsme révoltant pour certains ou montrer que les bonnes habitudes prises en 40 (faire du courrier tellement modeste que l'on ne signe pas) demeure. De cette femme qui dit qu'elle en a marre d'aider des "fainéants qui ne veulent pas travailler" à cette autre qui dit qu'elle a "pas voté Sarkozy pour çà et qu'il y en a des qui vivent sans rien foutre", c'était atterrant. La plupart des intervenantes étaient des retraités friqués qui ont la trouille pour leur magot. Et il n'y avait pas besoin de comprendre que monsieur Hortefeux est là pour leur complaire (à son propos, c'est assez ironique mais quand il a commencé à expulser beaucoup de sans-papiers, il y eut de très nombreux patrons pour téléphoner et dire qu'il fallait pas trop déconner quand même, un sans-papier au boulot non seulement çà ne coûte rien mais en plus çà peut bosser 85 heures par semaine la trouille au ventre). 

    Bien sûr que je comprend parfaitement les petites gens qui ont économisé sou par sou toutes leurs vies pour se construire une retraite vivable, pour eux cette mesure est parfaitement dégueulasse, par contre j'ai plus de mal à avoir de la compassion pour ceux qui jouent en bourse.

  • Un bourgeois qu'est-ce que c'est ?

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    Bourgeoisie.jpgBourgeois est-ce un état de fait ou un état d'esprit ? Beaucoup pensent que ce n'est qu'un état d'esprit, croyant que si l'on affirme deux ou trois conneries et lieux communs qui font plaisir entre la poire et le fromage, et surtout permettent de ne pas trop culpabiliser d'avoir bien bouffé, cela change tout, d'un coup de baguette magique, l'on n'est plus bourgeois alors que c'est un chouïa plus compliqué et moins satisfaisant pour l'ego il est vrai. Certains bourgeois se prétendant de gauche (attention, si il ne se retenait pas très fort, ce serait la révolution et le grand soir, bien sûr là tout de suite il peut pas parce qu'il a un dîner prévu, mais gare, il y aura du grabuge) amusent ainsi bien qu'en fait leur esprit libertaire consiste surtout à faire l'amour à droite à gauche, de temps en temps se murger un peu pour oublier mais ne parlons pas de fric car c'est un sujet tabou. Le bourgeois prétendument de gauche croit qu'il suffit de cela pour passer pour un type drôlement épanoui, flamboyant alors que la flamboyance c'est plutôt Barbey ou à la rigueur peut-être Robert de Montesquiou, et l'esprit mousquetaire. On me rétorquera que le bourgeois prétendûment de gauche finirait collé au mur parmi les premiers à l'être un soir de révolution, mais cela il n'en a cure, il ne veut pas le savoir. Comme il méprise en fait le peuple, il pense que ses grandes déclamations lui donneront immédiatement un prestige immense auprès des petites gens.

    Les bourgeois ont abandonné depuis une quarantaine d'années leurs moeurs plus hypocrites en matière morale, de toute manière ils n'ont jamais été vraiment moraux, l'apparence comptait plus : donner l'image d'une famille honorable et faire un tour de temps en temps au bordel afin de trousser des gamines qui souvent étaient des filles mères ou des pauvresses obligées de faire çà justement à cause de la bourgeoisie. Le bourgeois actuel compte bien utliser son fric comme il l'entend, sans se soucier des conséquences. Les valeurs dites bourgeoises n'ont jamais été que des illusions, elles ont caché au début la malhonnèteté foncière, intellectuelle et morale de cette classe. Une autre marotte du bourgeois c'est de se dire anti-bourgeois, dans la confort de son intérieur douillet, sans prendre trop de risques bien sûr. C'est souvent pour cela que le bourgeois est un lâche qui joue les matamores, les fiers à bras de foire du trône, mais il suffit de le gronder un peu pour qu'aussitôt il se fasse dessus ou se tire la queue (c'est une image) entre les jambes. Je me suis laissé dire que le bourgeois, en plus de ses problèmes de foie, de bile, et d'amertume engendré par l'anxiété de perdre son magot, est aussi microcéphale.